Sélection de la langue

Recherche


Mise à jour économique du printemps de 2026

Chapitre 2 : 
Des mesures bénéfiques pour les Canadiens : Un Canada pour tous

Des mesures bénéfiques pour les Canadiens :
Un Canada pour tous

L'évolution rapide du contexte mondial est une source d'incertitude pour les familles et les entreprises canadiennes. En réponse, le nouveau gouvernement du Canada se concentre sur ce que nous pouvons contrôler : bâtir une économie forte afin de rendre la vie plus abordable pour les Canadiens et les Canadiennes.

Les travailleurs qualifiés seront au cœur de notre plan. Au fil de notre histoire, ils ont été les piliers de l'économie canadienne et des pionniers de la construction de logements, de routes et de ponts. Aujourd'hui, nous nous tournons une fois de plus vers eux pour renforcer notre économie. C'est pourquoi le gouvernement prend des mesures pour améliorer et accélérer la formation aux métiers spécialisés et la formation des apprentis, mobiliser les talents plus tôt, soutenir les apprentis durant leur formation et jusqu'à l'obtention du diplôme ou du certificat, et garantir que le Canada dispose des travailleurs dont il a besoin pour bâtir un avenir sûr et souverain.

À l'heure actuelle, la population canadienne subit aussi la pression du coût de la vie au quotidien. C'est pourquoi le gouvernement veille à protéger les programmes sociaux essentiels qui donnent aux Canadiens des chances d'améliorer leur situation : garde d'enfants, soins dentaires et assurance médicaments.

La Mise à jour économique du printemps de 2026 présente le plan du gouvernement pour réduire le coût de la vie et améliorer la situation de tous les Canadiens. Nous dynamisons le secteur du logement et renforçons la concurrence au Canada, afin que les Canadiens bénéficient de davantage de certitude, de sécurité et de prospérité, aujourd'hui et demain.

Voici quelques exemples des nouvelles initiatives du gouvernement :

  • Lancer Une Équipe Canada forte visant à recruter, à former et à embaucher de 80 000 à 100 000 nouveaux travailleurs des métiers spécialisés désignés Sceau rouge d'ici 2030-2031 en vue d'offrir aux jeunes Canadiens un parcours rémunéré vers des emplois dans la construction de logements et de grandes infrastructures, et la réalisation de projets en matière de défense, à grande vitesse et à grande échelle.
  • Créer l'Agence contre les crimes financiers, et en faire un organisme de premier ordre qui adoptera une méthode consistant à suivre la piste de l'argent pour enquêter sur des crimes financiers graves et complexes, recouvrer les produits de la criminalité et tenir les criminels responsables de leurs actes.
  • Investir dans les programmes et les services qui garantissent que les Canadiens se sentent en sécurité, soutenus et à même de participer pleinement à la vie de leur communauté.
  • Investir 755 millions de dollars pour élargir l'accès au sport, afin de permettre aux Canadiens d'établir des relations enrichissantes au sein de leur communauté et de tirer pleinement parti des infrastructures existantes et nouvelles, et pour soutenir les athlètes d'élite canadiens.
  • Consacrer près de 1 milliard de dollars à la réparation et à l'entretien des ports pour petits bateaux, qui sont des infrastructures essentielles pour les communautés côtières et la pêche commerciale.
  • Faciliter l'accès au Crédit d'impôt pour personnes handicapées en simplifiant le processus de demande pour les personnes ayant certains troubles médicaux de longue durée.
  • Investir près de 4,3 milliards de dollars pour soutenir l'épanouissement de communautés autochtones en santé.

Nous donnons un coup de pouce aux gens qui en ont le plus besoin, tout en jetant les bases d'une prospérité à long terme. À la suite des mesures que le gouvernement a récemment prises :

  • Plus de 12 millions de Canadiens auront accès à des centaines de dollars de plus dans leur compte en banque grâce à l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels.
  • Les Canadiens économiseront 10 cents le litre sur l'essence ordinaire et 4 cents le litre sur le combustible diesel grâce à la suspension temporaire de la taxe d'accise fédérale sur l'essence et le combustible diesel.
  • Les familles ayant deux enfants économisent 800 $ par année en épicerie grâce au Programme national d'alimentation scolaire, qui a été rendu permanent.
  • 22 millions de Canadiens profiteront de la réduction d'impôt pour la classe moyenne, qui permettra aux familles à deux revenus de disposer de 840 $ de plus par année.
  • Les droits de péage que doivent payer les Canadiens qui empruntent le pont de la Confédération sont passés de 50 $ à 20 $, tandis que les tarifs des traversiers du Canada atlantique ont baissé de 50 %.

2.1 Soutenir les travailleurs et les jeunes

Les travailleurs et les travailleuses du Canada bâtissent un pays fort, notamment en contribuant aux grands projets d'infrastructures et à la construction de nouveaux logements un peu partout au pays. Le gouvernement est déterminé à soutenir un marché du travail dynamique où chacun a sa place.

Les jeunes, tout particulièrement, se heurtent à de réelles difficultés pour bâtir leur carrière et avancer. Nombreux sont ceux qui tentent de trouver un équilibre entre le coût de la vie courante et leurs grands objectifs de vie, comme le financement d'études postsecondaires et l'épargne pour une première habitation. Au même moment, il n'est pas toujours facile pour eux de trouver un premier bon emploi : le taux de chômage chez les jeunes atteignait 13,8 % en mars 2026, et bon nombre de nouveaux diplômés peinent encore à se tailler une place sur le marché du travail.

C'est pourquoi le gouvernement renforce le Programme canadien d'aide financière aux étudiants, afin de rendre les études postsecondaires plus accessibles et d'aider à atténuer la pression financière subie par les étudiants et les nouveaux diplômés.

Le gouvernement accroît aussi l'accès à des possibilités d'expérience pratique de travail et de formation en cours d'emploi afin que les jeunes puissent acquérir les compétences dont ils ont besoin pour entrer avec confiance sur le marché du travail. Dans le Budget de 2025, il avait été annoncé que le gouvernement appuierait 175 000 jeunes en 2026-2027 au moyen de possibilités d'emploi et d'apprentissage en milieu de travail, dans le cadre du programme Emplois d'été Canada, de la Stratégie emploi et compétences jeunesse (une stratégie horizontale) et du Programme de stages pratiques pour étudiants.

À l'avenir, pour répondre aux besoins du Canada en matière de logements, d'infrastructures et de défense, il faudra faire appel à une nouvelle génération de travailleurs des métiers spécialisés. Une Équipe Canada forte propose une approche globale visant à recruter, à former et à embaucher de 80 000 à 100 000 nouveaux travailleurs des métiers spécialisés désignés Sceau rouge d'ici 2030-2031 afin de mettre en place des parcours clairs et rémunérés qui permettent aux jeunes Canadiens d'accéder à des emplois de qualité, tout en renforçant la main-d'œuvre future du Canada.

Une Équipe Canada forte

Les travailleurs qualifiés ont toujours été les moteurs de l'économie canadienne. Tout au long de notre histoire, ils ont joué un rôle de premier plan dans la construction de logements, de routes et de ponts.

Dans le cadre d'Une Équipe Canada forte, nous agirons rapidement et à grande échelle, dans l'ensemble du pays, pour construire des logements, réaliser de grands projets et assurer l'état de préparation de la défense. Il faut cependant plus que du bois, de l'acier et des capitaux pour réaliser de tels projets. Il nous faut des travailleurs qualifiés. Le Canada a besoin d'eux plus que jamais.

Le défi

Nous devons agir rapidement pour recruter et former les travailleurs dont nous avons besoin : à cause des départs à la retraite et de la croissance économique, le Canada aura besoin de plus de 1,4 million de travailleurs de métiers supplémentaires d'ici 2033, et l'ampleur des investissements dans les projets de logements et d'infrastructure viendra accroître la demande. Les besoins sont urgents, mais les taux d'achèvement sont faibles, notamment en raison des longs processus de formation et de la pression sur les finances des apprentis. En 2024, plus de 100 000 nouveaux apprentis étaient enregistrés, mais à peine quelque 34 000 d'entre eux ont terminé leur apprentissage. Si nous ne faisons rien, le Canada fera face à un manque à gagner de plus de 20 000 travailleurs de métiers spécialisés par année.

Les jeunes Canadiens qui choisissent ces métiers sont trop peu nombreux et se détournent ainsi d'emplois bien rémunérés offrant une sécurité financière à long terme. Pour que davantage de jeunes tirent parti des bons emplois qui découleront du plan pour bâtir le Canada, nous devons adopter une nouvelle approche.

Notre objectif est clair : lancer le programme Une Équipe Canada forte, qui offrira aux jeunes Canadiens un parcours direct et rémunéré vers des emplois qui contribuent à bâtir le Canada. Nous agirons sur plusieurs fronts pour recruter, former et embaucher de 80 000 à 100 000 nouveaux travailleurs des métiers désignés Sceau rouge qui permettront de répondre, d'ici 2030-2031, aux besoins du Canada en matière de logements, d'infrastructures, de mise en valeur des ressources et de défense.

Il est indispensable d'avoir des travailleurs qualifiés pour appuyer les investissements historiques d'intérêt national que nous effectuons afin d'assurer un avenir prospère au Canada. Nous investissons d'importantes sommes dans la réalisation de projets. Il s'impose tout autant de faire des investissements d'envergure en soutien aux jeunes travailleurs qui feront en sorte que ces projets soient exécutés dans les délais voulus, pour que le Canada ait ce qu'il faut pour prospérer.

Notre plan pour une carrière dans un métier spécialisé

Étape 1 : Joindre le programme Une Équipe Canada forte

  • Début d'un stage d'au plus 4 mois pour acquérir de l'expérience.

Étape 2 : S'inscrire comme apprenti auprès d'un employeur ou d'un centre de formation en milieu syndical et commencer la formation en milieu de travail

  • Versement aux PME d'un incitatif de 10 000 $ pour compenser le coût du salaire.

Étape 3 : Suivre la formation technique dans un collège et par l'intermédiaire de votre employeur ou d'un centre de formation en milieu syndical

  • Subvention aux apprentis de 400 par semaine.
  • Soutien au revenu entre la formation et l'entrée sur le marché du travail.

Étape 4 : Obtenir l'accréditation

  • Prime à la réussite de 5 000 $ après l'obtention de l'accréditation Sceau rouge.

Étape 5 : Commencer sa carrière comme travailleur d'un métier désigné Sceau rouge

  • Contribuer au plan pour bâtir le Canada.

Les Forces armées canadiennes offriront de nouveaux parcours vers des métiers spécialisés

Formation pratique pour les Cadets et les Rangers juniors canadiens

Formations entièrement payées dans les métiers spécialisés pour les jeunes Canadiens se joignant à la Première réserve des Forces armées canadiennes

Un processus rapide et simple (qui prend la moitié moins de temps en tout)

Nous adoptons une nouvelle approche

De nombreux Canadiens sont conscients de la valeur d'une carrière dans les métiers spécialisés. Mais l'obtention d'un diplôme ou d'un certificat peut s'avérer longue et difficile. Les places dans les programmes les plus prisés sont souvent limitées. Les employeurs ne sont pas toujours disposés à prendre le risque d'embaucher un apprenti en première année. S'y retrouver parmi tous les programmes gouvernementaux et les aides financières prend du temps et peut être décourageant, et de nombreux apprentis ont du mal à joindre les deux bouts pendant leur formation, d'autant plus que le coût de la vie a augmenté.

Une Équipe Canada forte prévoit :

  • Du soutien de bout en bout : Nous accompagnerons les jeunes à chaque étape du processus de recrutement, de formation et d'embauche. Depuis leur premier intérêt pour les métiers spécialisés, en passant par l'apprentissage, jusqu'à l'obtention de l'accréditation Sceau rouge, nous serons à leurs côtés pour leur apporter tout le soutien dont ils ont besoin. Leur réussite, c'est aussi celle du Canada.
  • Des résultats plus rapides : Le parcours menant à l'accréditation Sceau rouge sera accéléré et simplifié. Nous voulons que les jeunes soient prêts à entrer sur le marché du travail dès que possible : notre objectif est de réduire de 50 % la durée du parcours menant à l'accréditation.
  • Une grande portée : Une multitude de petits gestes isolés ne nous permettra pas d'obtenir des résultats. Le Canada doit se fixer de nouveaux objectifs ambitieux pour les apprentis. Voilà pourquoi nous sommes prêts à investir jusqu'à 6 milliards de dollars sur cinq ans dans l'initiative Une Équipe Canada forte.
  • Une approche sur plusieurs fronts : La formation dont les travailleurs ont besoin ne peut être offerte en un seul endroit. Nous travaillerons en étroite collaboration avec les provinces et les territoires, les partenaires autochtones, les employeurs, les syndicats et les Forces armées canadiennes afin d'assurer une formation rapide et de grande qualité, ainsi que des taux de réussite élevés dans les programmes d'apprentissage.

Notre plan permettra d'éliminer les goulots d'étranglement tout au long du parcours des travailleurs :

Le recrutement

Nous avons besoin de plus de Canadiens prêts à s'engager à bâtir le Canada, et nous souhaitons qu'ils franchissent ce premier pas le plus tôt possible.

  • La Mise à jour économique du printemps de 2026 propose d'accorder 2,0 milliards de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, et 262 millions de dollars par année par la suite, afin d'augmenter le nombre de jeunes prêts à relever le défi d'une carrière prometteuse dans les métiers spécialisés. Le programme Une Équipe Canada forte offrira un moyen simple et efficace de découvrir les métiers, de s'y lancer et d'entrer en contact avec des employeurs.

Les jeunes feront d'abord des stages rémunérés qui les mèneront directement à des apprentissages enregistrés; ils toucheront un revenu, acquerront de l'expérience et contribueront immédiatement à de grands projets de logements, d'infrastructures et de défense. Les petites et moyennes entreprises recevront en outre de l'aide pour embaucher de nouveaux apprentis, ce qui leur permettra de gagner du temps et facilitera le processus de jumelage.

  • Le programme Une Équipe Canada forte permettra aux jeunes de 15 à 30 ans d'occuper un emploi lié à un métier, qui est rémunéré et de niveau d'entrée, puis de se diriger vers l'apprentissage.
  • Le Service d'apprentissage pour bâtir le Canada aidera les employeurs à embaucher, à former et à maintenir en poste des apprentis grâce à des subventions salariales pouvant atteindre 10 000 $ pour la première année de salaire, jumellera les apprentis à des possibilités d'emploi et fournira du soutien et de l'orientation concrète.
La formation

Des systèmes de formation sont nécessaires pour former adéquatement le plus rapidement possible une main-d'œuvre en croissance.

  • Dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, il est proposé de consacrer 331 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, et 18 millions de dollars par année par la suite, pour dynamiser et moderniser la formation des apprentis, afin qu'ils deviennent plus rapidement des travailleurs de métiers désignés Sceau rouge. Nous allons étendre et accélérer deux parcours de formation possibles : un dirigé par des syndicats et l'autre, par des employeurs.
  • Nous avons également l'intention de travailler avec les provinces et les territoires pour renforcer la main-d'œuvre et les systèmes de formation.

Nous reconnaissons ainsi qu'un seul parcours ne suffit pas pour obtenir assez rapidement les résultats attendus.

Pour y parvenir, nous investirons dans ce qui suit :

  • La modernisation du programme du Sceau rouge afin de réduire les délais pour obtenir une accréditation, et d'accroître l'uniformité à l'échelle nationale, notamment en mettant en place des examens en ligne, des carnets numériques et des justificatifs de connexion sûrs, de même qu'en créant un seul numéro national d'apprenti enregistré;
  • L'élargissement du Programme pour la formation et l'innovation en milieu syndical afin que les centres de formation relevant des syndicats puissent rénover leurs installations, accroître leur capacité et investir dans l'achat d'équipement moderne;
L'embauche

Nous voulons que les jeunes Canadiens puissent profiter des avantages de bâtir le Canada en obtenant leur premier emploi désigné Sceau rouge.

  • La Mise à jour économique du printemps de 2026 propose d'accorder 3,4 milliards de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, et 468 millions de dollars par année par la suite, pour relever les défis susceptibles d'empêcher les apprentis de mener à bien leur formation et d'accéder à un emploi permanent. Nous demanderons aussi aux employeurs (en particulier ceux qui reçoivent d'importants investissements du gouvernement fédéral) de faire leur part dans le recrutement et le maintien en poste de travailleurs des métiers.
    • Éliminer les obstacles financiers des apprentis pendant leur formation – subvention à la formation d'apprentissage  Fournir aux apprentis un supplément de revenu de 400 $ par semaine pendant qu'ils suivent leur formation en classe obligatoire. Au total, la subvention pourrait représenter 16 000 $ par apprenti, qui s'ajouterait aux prestations d'assurance-emploi.
    • Récompenser la réussite et accélérer l'obtention d'une accréditation avec des primes à la réussite et un soutien continu – Augmenter les taux de réussite en versant une prime unique de 5 000 $ aux apprentis qui obtiennent une accréditation Sceau rouge et accorder du soutien au revenu aux personnes qui ne commencent pas à travailler dès la fin de leur formation.

Ouvrir de nouvelles voies vers les métiers spécialisés grâce aux Forces armées canadiennes

Tout comme nous nous efforçons de bâtir le Canada, nous devons être prêts à le défendre. Les Forces armées canadiennes (FAC) ont également besoin d'une main-d'œuvre qualifiée pour les épauler dans cette mission cruciale.

  • La Mise à jour économique du printemps de 2026 propose un financement de 250 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, et 45 millions de dollars par année par la suite, pour renforcer les capacités de formation aux métiers spécialisés au Canada grâce aux FAC.

Nous offrirons un soutien de bout en bout aux cadets et aux rangers juniors canadiens qui souhaitent apprendre un métier, depuis la formation jusqu'à l'accréditation. Pour accélérer la formation, nous mettrons à l'essai un nouveau parcours propre aux FAC que pourront suivre les Canadiens pour terminer leur apprentissage tout en apportant une contribution directe aux opérations des FAC et à l'état de préparation à la défense.

  • Familiariser tôt les jeunes avec les métiers par l'amélioration des programmes pour les cadets et rangers juniors canadiens – Nous étendrons la formation pratique au moyen des programmes pour les cadets et rangers juniors canadiens, en améliorant, par exemple, les programmes d'emploi d'été et en établissant des liens plus nets avec les parcours d'apprentissage d'un métier de la Réserve. Des partenariats seront établis avec l'organisation Du régiment aux bâtiments ainsi qu'avec des collèges et des universités, afin d'aider les participants à passer directement à des apprentissages et d'ainsi orienter les jeunes prometteurs vers des métiers spécialisés.
  • Programme pilote d'acquisition d'expérience dans les métiers de la Réserve – Nous mettrons à l'essai un nouveau parcours propre aux FAC pour attirer les Canadiens dans la Première réserve. Les participants au programme pourront suivre une formation aux métiers entièrement payée, et auront accès à des expériences de travail à temps partiel et rémunérées dans le cadre de projets liés à la résilience et aux infrastructures critiques. Ils devront s'engager à effectuer une période de service dans la Réserve en échange d'une formation subventionnée, l'objectif étant de renforcer à la fois la main-d'œuvre qualifiée et la capacité de défense du Canada.

Prolonger le soutien de l'assurance-emploi accordé aux travailleurs saisonniers ­

Au Canada, de nombreux secteurs, y compris l'agriculture, la pêche, la foresterie et le tourisme, dépendent largement des travailleurs saisonniers pour composer avec les contraintes liées aux conditions météorologiques, aux cycles naturels et à la fluctuation de la demande. L'assurance-emploi procure un soutien au revenu temporaire à ces travailleurs pendant les périodes creuses où ils n'ont plus de travail saisonnier, afin de leur offrir une stabilité financière et de leur permettre de rester dans leur communauté. Ce soutien profite aussi aux employeurs et aux économies régionales en assurant le retour des travailleurs expérimentés la saison suivante, ce qui permet aux industries de fonctionner efficacement et de favoriser l'activité économique dans de nombreuses régions rurales et côtières à travers le Canada.

Pour éliminer les lacunes en ce qui a trait au soutien de l'assurance-emploi entre les saisons dans certaines régions, des règles temporaires ont été mises en place en 2018 afin d'offrir jusqu'à cinq semaines supplémentaires de prestations régulières d'assurance-emploi, pour un maximum de 45 semaines, aux travailleurs saisonniers admissibles de 13 régions économiques. Ce soutien prend fin en octobre 2026.

  • Dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, le gouvernement annonce son intention de prolonger cette mesure pour les travailleurs saisonniers des 13 régions ciblées jusqu'en octobre 2028. Le coût de cette mesure est estimé à 356,2 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027.

Réduire la dette de prêts d'études des jeunes Canadiens

Les pressions financières subies par les jeunes Canadiens peuvent retarder l'atteinte de grands objectifs de vie comme l'achat d'une habitation, le lancement d'une entreprise ou l'accumulation d'épargne à long terme. En réduisant les obstacles financiers excessifs auxquels se heurtent les jeunes, nous leur donnons les moyens de participer pleinement au marché du travail, de s'engager sur la voie de l'innovation et de l'entrepreneuriat et de contribuer à la croissance économique du Canada à long terme.

Depuis le 31 décembre 2025, le gouvernement a élargi le programme d'exonération de remboursement de prêts d'études canadiens au-delà des médecins et des infirmières pour inclure un éventail de professionnels de la santé et des services sociaux qui travaillent dans des communautés rurales et éloignées. Ce programme permet aux professionnels admissibles d'obtenir une exonération de remboursement de leurs prêts d'études fédéraux, ce qui réduit le niveau d'endettement des jeunes Canadiens.

Les prêts d'études fédéraux sont aussi sans intérêt depuis le 1er avril 2023, ce qui permettra à l'emprunteur étudiant moyen d'économiser 350 $ en 2026. De plus, les étudiants peuvent attendre jusqu'à six mois après l'obtention de leur diplôme ou de leur certificat pour entamer le remboursement du principal de leurs prêts. Ceux qui éprouvent des difficultés financières peuvent avoir recours au Programme d'aide au remboursement pour suspendre le remboursement jusqu'à ce qu'ils gagnent au moins 40 000 $ par année.

Bonifier les bourses et les prêts d'études

Le gouvernement fédéral soutient environ 730 000 étudiants de niveau postsecondaire chaque année, en moyenne, à l'aide de bourses immédiates et de prêts sans intérêt d'une valeur approximative de 7 milliards de dollars, permettant aux jeunes Canadiens de faire des études postsecondaires, peu importe leur parcours.

Malgré l'appui important qu'apporte le gouvernement au moyen de l'aide financière aux études, bon nombre d'étudiants ont tout de même besoin d'un soutien financier supplémentaire.

Comme il a été annoncé le 23 mars 2026, le gouvernement maintiendra pendant une année de plus l'augmentation des bourses canadiennes pour étudiants à temps plein, qui sont passées de 3 000 $ à 4 200 $ par année, ainsi que des prêts d'études canadiens sans intérêt, qui sont passés de 210 $ à 300 $ par semaine. Le coût total des bourses et les prêts d'études bonifiés pour l'année scolaire 2026-2027 est estimé à 1,1 milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027.

Les bourses pour les étudiants à temps partiel, en situation de handicap ou ayant des personnes à charge seront également augmentées proportionnellement. Le Québec, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut ne participent pas au programme fédéral, mais peuvent recevoir du financement pour offrir un soutien comparable.

Tableau 2.1
Bonification des bourses d'études canadiennes et des prêts d'études canadiens, de 2014 à 2026
Montant maximal
en 2014
Montant maximal
en 2019
Montant maximal
en 2026
Prêts d'études canadiens
(par semaine)
210 $ 210 $ 300 $
Bourses d'études canadiennes
Étudiants à temps plein 2 000 $ 3 000 $ 4 200 $
Étudiants à temps partiel 1 200 $ 1 800 $ 2 520 $
Étudiants avec personne à charge (temps plein) 1 600 $
(par personne à charge)
1 600 $
(par personne à charge)
2 240 $
(par personne à charge)
Étudiants avec personne à charge (temps partiel) 1 920 $ 1 920 $ 2 688 $
Étudiants en situation de handicap 2 000 $ 2 000 $ 2 800 $

Bonifier la déduction pour la mobilité de la main-d'œuvre pour les gens de métier

Le gouvernement reconnaît le rôle essentiel des travailleurs des métiers spécialisés pour bâtir l'avenir du Canada. Il est aussi conscient que certains travailleurs de la construction doivent assumer des coûts élevés pour se déplacer afin d'aller occuper des emplois temporaires.

  • Dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, le gouvernement propose de bonifier la déduction pour la mobilité de la main-d'œuvre pour les gens de métier, en faisant passer de 4 000 $ à 10 000 $ le montant maximal annuel des dépenses pouvant être déduites, qui sera indexé à l'inflation, et de modifier la distance minimale admissible des réinstallations de 150 kilomètres à 120 kilomètres, à compter de l'année d'imposition 2026.

Aider les travailleurs et les entreprises en réduisant les cotisations au Régime de pensions du Canada

Le Régime de pensions du Canada (RPC) est une pierre angulaire du système de revenu de retraite au pays qui fournit un revenu de retraite stable et prévisible à des millions de personnes. Le gouvernement fédéral et ses partenaires provinciaux gèrent conjointement le RPC, et toutes les décisions sont guidées par des examens actuariels réguliers qui assurent la viabilité à long terme du régime.

Le 32e Rapport actuariel du Régime de pensions du Canada, qui a été déposé au Parlement le 8 décembre 2025, indiquait que le taux de cotisation minimal du RPC de base, soit le taux minimal requis pour maintenir le RPC au cours des 75 prochaines années, était inférieur d'au moins 69 points de base au taux prévu par la loi.

Beaucoup de Canadiens qui travaillent fort sont confrontés à des pressions liées à l'abordabilité, alors que le coût des biens essentiels, du logement et des dépenses quotidiennes reste élevé. À la lumière de ces difficultés, les ministres des Finances du Canada ont unanimement convenu au début du mois de réduire le taux de cotisation au RPC dans le cadre de l'examen triennal du RPC 2025-2027. Cette mesure permettra aux Canadiens de garder plus d'argent dans leurs poches tout en préservant la viabilité à long terme du régime.

  • Dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, le gouvernement annonce qu'il a l'intention d'apporter des modifications au RPC pour réduire le taux de cotisation au RPC de base de 9,9 % à 9,5 %, à compter du 1er janvier 2027.

Ce changement permettrait de conserver un coussin financier prudent qui protégerait le RPC contre tout risque économique et démographique futur, tout en offrant un allégement notable des cotisations. Une réduction de 40 points de base du RPC se traduirait par des économies annuelles de quelque 133 $ pour un employé gagnant 70 000 $ par année, et des économies équivalentes pour l'employeur.

Compte tenu des quelque 16 millions de cotisants au pays, cette mesure réduirait le total des cotisations de plus de 3 milliards de dollars par an. Ils pourront ainsi recevoir une part plus importante de leur paie, tout en assurant la viabilité à long terme du RPC et en maintenant l'équité entre les générations. Et, fait également important, on peut réaliser cette mesure sans détérioration de la situation budgétaire des gouvernements, puisque le RPC est financé intégralement à même ses propres sources de revenus, et que son actif et son passif n'ont aucune répercussion sur l'état financier des administrations fédérale et provinciales.

2.2 Faire baisser le coût de l'épicerie et des produits essentiels

Pour beaucoup trop de personnes au pays, le panier d'épicerie et les produits de première nécessité coûtent trop cher depuis trop longtemps. La pandémie a provoqué un pic d'inflation à l'échelle mondiale, qui a fait grimper le coût du panier d'épicerie et des produits essentiels. Les prix des aliments ont augmenté plus vite que l'inflation globale sous l'effet des chocs causés dans les chaînes d'approvisionnement mondiales par l'imposition de droits de douane, des phénomènes météorologiques liés aux changements climatiques et des perturbations géopolitiques.

L'un des points forts du Canada, c'est l'esprit d'entraide qui y règne. Nous croyons que notre économie est la plus forte lorsqu'elle profite à tous.

C'est pourquoi nous avons pris des mesures pour rendre le panier d'épicerie et d'autres produits essentiels plus abordables à court terme et, en parallèle, favoriser la sécurité alimentaire et soutenir l'innovation dans le secteur agricole et agroalimentaire.

Rendre les produits de première nécessité plus abordables grâce à l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels

Pour soutenir les personnes les plus touchées par la hausse des prix des aliments, le gouvernement fédéral a annoncé, en janvier 2026, la nouvelle Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels afin d'aider plus de 12 millions de Canadiens à se procurer les produits de première nécessité dont ils ont besoin au quotidien.

L'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels remplacera le Crédit pour la taxe sur les produits et services (TPS) et fournira une aide supplémentaire de 11,7 milliards de dollars sur six ans, grâce :

  • au versement d'un supplément unique, le 5 juin, correspondant à 50 % du montant annuel du crédit pour la TPS en 2025-2026. Cette mesure apportera une aide de 3,1 milliards de dollars aux particuliers et aux familles qui reçoivent le crédit pour la TPS;
  • à l'augmentation de 25 % des versements du crédit pour la TPS pendant cinq ans, à compter de juillet 2026. Cette hausse représente une aide supplémentaire de 8,6 milliards de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, y compris pour 500 000 nouveaux particuliers et ménages.

Ensemble, ces mesures feront en sorte qu'une famille de quatre personnes recevra jusqu'à 1 890 $ cette année, et environ 1 400 $ par an pendant les quatre années suivantes. Une personne seule recevra pour sa part jusqu'à 950 $ cette année, et environ 700 $ par an pendant les quatre années suivantes.

L'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels sera versée chaque trimestre et s'ajoutera à d'autres prestations comme l'Allocation canadienne pour enfants, la Prestation canadienne pour les personnes handicapées et le Supplément de revenu garanti.

Parallèlement à cette prestation, le gouvernement a annoncé une gamme d'autres mesures qui contribueront à faire baisser les coûts pour la population canadienne, notamment les suivantes :

  • Réserver 500 millions de dollars du Fonds de réponse stratégique pour aider les entreprises à absorber les coûts attribuables aux perturbations dans les chaînes d'approvisionnement.
  • Créer un fonds pour la sécurité alimentaire de 150 millions de dollars dans le cadre de l'Initiative régionale de réponse tarifaire pour les petites et moyennes entreprises.
  • Instaurer la passation en charges immédiate pour les serres (41 millions de dollars sur six ans) en vue de faire augmenter l'approvisionnement au pays et l'investissement dans la production alimentaire.
  • Attribuer 20 millions de dollars au Fonds des infrastructures alimentaires locales pour appuyer les banques alimentaires et autres organismes nationaux, régionaux et locaux afin qu'ils puissent offrir davantage d'aliments nutritifs aux familles dans le besoin.
  • Élaborer une stratégie nationale de sécurité alimentaire qui étaye la production alimentaire au pays et améliore l'accès à des aliments nutritifs à prix abordable; elle comportera des mesures qui encourageront l'affichage du prix unitaire et appuieront les travaux du Bureau de la concurrence.

Accroître la sécurité alimentaire dans le Nord

De nombreuses personnes qui vivent dans le Nord et dans des communautés autochtones isolées ressentent les effets de l'insécurité alimentaire et d'un coût de la vie élevé. En février 2026, le gouvernement a investi dans le Fonds des initiatives pour les communautés nordiques isolées et dans le programme de contribution au commerce de détail de Nutrition Nord Canada afin d'améliorer la sécurité alimentaire et de rendre les aliments plus abordables dans le Nord :

  • Grâce à un financement supplémentaire de 6,3 millions de dollars en 2026-2027, le Fonds des initiatives pour les communautés nordiques isolées pourra continuer de soutenir les systèmes locaux et autochtones de production d'aliments, notamment des entreprises agroalimentaires novatrices du Nord, qui contribuent à la sécurité alimentaire dans les régions nordiques.
  • Un financement supplémentaire de 30 millions de dollars en 2026-2027 accordé au programme de contribution au commerce de détail de Nutrition Nord Canada aidera à rendre plus abordables les aliments nutritifs et les biens essentiels dans 124 communautés nordiques isolées, par le paiement des frais de livraison.

Le gouvernement reste déterminé à travailler avec des partenaires inuits et autochtones du Nord en vue d'apporter des réformes à Nutrition Nord Canada pour que ce programme réponde mieux aux besoins découlant du coût élevé de la vie dans de nombreuses communautés inuites et du Nord.

Accroître la sécurité alimentaire

La hausse du prix des aliments est une préoccupation majeure des Canadiens et exerce une forte pression sur les ménages. C'est pourquoi le gouvernement s'est engagé à élaborer une stratégie nationale de sécurité alimentaire pour faciliter l'accès à des aliments nutritifs et abordables, et renforcer la résilience du Canada et sa capacité à répondre aux besoins de la population. De plus amples renseignements sur cette stratégie seront publics au cours des prochains mois.

  • Dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, le gouvernement propose ce qui suit :
    • Apporter des modifications à la Loi sur l'Agence canadienne d'inspection des aliments et à la Loi sur les produits antiparasitaires pour tenir compte de la sécurité alimentaire et du coût des produits alimentaires. 
    • Accorder un financement de 24 millions de dollars sur quatre ans, à compter de 2027-2028, et de 9 millions de dollars par année par la suite, pour permettre à Santé Canada d'élargir sa capacité d'analyse économique et d'optimiser les processus d'examen des produits antiparasitaires. Ces coûts seraient intégralement recouvrés par l'entremise de droits annuels.

Favoriser l'innovation à grande échelle dans le secteur agricole et agroalimentaire canadien

Pour faire baisser les prix des aliments, il faut aussi saisir les nombreuses occasions de croissance et d'investissement qu'offre le secteur agricole et agroalimentaire canadien. Dans le but de renforcer la capacité d'innovation du secteur, Financement agricole Canada a annoncé en mai 2025 un investissement de 2 milliards de dollars d'ici 2030 pour stimuler l'innovation dans l'agriculture de pointe et l'industrie alimentaire au Canada.

De plus, en février 2026, Financement agricole Canada a annoncé avoir obtenu des engagements d'une vingtaine d'organisations, dont la RBC et Northleaf Capital Partners, en vue d'investir, d'ici 2030, jusqu'à 5 milliards de dollars en capital à l'appui de l'innovation dans le secteur agricole et agroalimentaire canadien.

Combinés, les investissements prévus pourraient représenter 7 milliards de dollars en nouveaux capitaux d'ici 2030, qui contribueront à la croissance du secteur agricole et agroalimentaire canadien.

Suspendre temporairement la taxe d'accise fédérale sur le carburant

Les conflits mondiaux et les perturbations persistantes dans les chaînes d'approvisionnement au Moyen-Orient ont entraîné une hausse du prix du carburant partout dans le monde, y compris au Canada. Pour aider la population canadienne à faire face à l'augmentation des prix du carburant, le gouvernement fédéral a annoncé une suspension temporaire de la taxe fédérale d'accise sur l'essence, le combustible diesel et les carburants d'aviation.

À compter du 20 avril 2026 et jusqu'à la fête du Travail inclusivement, le 7 septembre 2026, la taxe d'accise fédérale sera réduite à zéro cent le litre. Cette mesure devrait réduire la facture des Canadiens à la pompe à essence de 10 cents le litre sur l'essence ordinaire et de 4 cents le litre sur le combustible diesel. Elle devrait réduire les coûts pour les camionneurs et autres entreprises, ainsi que pour les familles qui parcourront le Canada cet été.

On prévoit que cette mesure procurera un allégement de plus de 2,4 milliards de dollars en 2026-2027. Le 8 septembre 2026, le taux de la taxe d'accise fédérale reviendra à 10 cents le litre pour l'essence et l'essence d'aviation sans plomb, et à 4 cents le litre pour le combustible diesel et le carburant d'aviation.

2.3 Rendre le logement plus abordable

L'un des grands objectifs du nouveau gouvernement du Canada consiste à faire en sorte que les Canadiens puissent se loger à un coût plus abordable. Grâce aux mesures prises au niveau fédéral, l'écart entre l'offre et la demande de logements commence à se résorber, particulièrement sur les marchés locatifs, notamment dans les grandes villes. À Toronto, le loyer mensuel moyen demandé pour un appartement d'une chambre a diminué de 210 $ depuis deux ans. À Vancouver, les loyers mensuels ont baissé de 320 $ pendant la même période.

Même si la situation s'est quelque peu améliorée sur le plan de l'accès à la propriété, des difficultés subsistent. Il faut bâtir plus de logements, plus rapidement, et travailler ensemble pour y parvenir. Pour ce faire, nous nous attaquons aux problèmes sous-jacents qui font grimper les coûts de construction et ralentissent les travaux.

En septembre dernier, le gouvernement a lancé Maisons Canada, une agence fédérale chargée de construire des logements abordables à grande échelle. Elle aide à lutter contre l'itinérance en construisant des logements de transition et des logements avec services de soutien, en collaboration avec les provinces, les territoires, les municipalités, les communautés autochtones et les communautés marginalisées. L'agence bâtit des logements communautaires et très abordables pour les ménages à faible revenu, et elle s'associe à des promoteurs privés pour construire des logements abordables destinés à la classe moyenne canadienne.

Maisons Canada transforme la collaboration entre les secteurs public et privé et met l'accent sur des méthodes de construction modernes, afin de stimuler la création d'une nouvelle industrie canadienne du logement. L'agence met à contribution des terrains publics, offre des incitatifs financiers flexibles, mobilise des capitaux privés, facilite la conclusion d'importantes transactions de portefeuille et s'associe à des fabricants de pointe pour construire les logements dont les Canadiens ont besoin.

En complément d'un ensemble complet de mesures fédérales en matière de logement, représentant plus de 140 milliards de dollars en dépenses et en revenus fiscaux non perçus au cours des cinq prochaines années, Maisons Canada fournit un soutien ciblé pour répondre rapidement aux besoins variés en logement à l'échelle du pays. Ces initiatives comprennent des mesures fiscales pour réduire les coûts de construction et stimuler la productivité du secteur, ainsi que des mesures visant à réduire les coûts de financement et à favoriser la construction de logements de type intermédiaire, dont il manque actuellement. De plus vastes efforts sont aussi déployés pour s'attaquer aux obstacles réglementaires et exercer un effet catalyseur en vue de moderniser et de rendre plus performant le secteur de la construction résidentielle. À ces mesures s'ajoutent d'autres investissements fédéraux dans des infrastructures pour faciliter la construction de logements.

Dans le but de réduire les coûts et d'accroître l'offre de logements, le gouvernement a éliminé la TPS à l'achat d'une première habitation neuve et travaille avec les provinces et les territoires à mettre en œuvre des mesures supplémentaires dans l'ensemble du pays, notamment pour réduire les redevances d'aménagement sur la construction de nouveaux logements.

Faciliter la construction résidentielle­

Alors que les coûts de construction continuent d'augmenter et que le secteur de la construction résidentielle fait face à des défis en matière de productivité et de main‑d'œuvre, il est de plus en plus coûteux de construire des logements aux prix que les Canadiens peuvent se permettre. Le nouveau gouvernement du Canada s'emploie à changer cette situation.

Pour poursuivre sur la lancée de récentes initiatives, dont la somme de 1,7 milliard de dollars prévue dans le projet de loi visant à améliorer l'offre de logements, le gouvernement propose d'autres mesures pour accélérer les projets de construction résidentielle et bâtir davantage de logements qui correspondent aux types d'habitations que veulent les Canadiens, tout en s'attaquant aux obstacles réglementaires et en améliorant la productivité afin de réduire les coûts de construction.

Innover la construction résidentielle

  • Dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, le gouvernement propose d'accorder 41,9 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, au Conseil national de recherches Canada, au Conseil canadien des normes et à Innovation, Sciences et Développement économique Canada, pour :
    • moderniser et rendre plus efficace le cadre de réglementation, en collaboration avec les provinces et territoires, en mettant à jour les codes modèles nationaux et en simplifiant la réglementation pour réduire les points de friction, rendre le marché plus abordable, établir une filière plus claire et prévisible pour les logements préfabriqués et raccourcir les délais des projets. Cette mesure comprend l'élimination des inspections redondantes en usine ou sur place, la mise en place d'un processus d'approbation fondé sur le rendement pour les systèmes modulaires ou à panneaux, et l'amélioration de l'uniformité de l'interprétation des exigences du Code national du bâtiment;
    • renforcer les capacités d'innovation dans le secteur de la construction résidentielle, en s'appuyant sur la recherche-développement des secteurs public et privé, et en aidant les entreprises à adopter des technologies et des pratiques modernes de construction qui permettent d'améliorer la productivité et de réduire les coûts. Cette mesure comprend l'accélération des processus d'examen et d'approbation des produits de construction novateurs et préfabriqués, l'élargissement de la portée des codes afin de procurer une plus grande souplesse quant aux différentes méthodes de construction (p. ex. le bois d'ingénierie), et le renforcement de l'analyse des modifications qu'on propose d'apporter aux codes et aux normes du bâtiment afin de mieux évaluer l'incidence des coûts cumulatifs sur l'abordabilité du logement;
    • améliorer la réactivité des marchés du logement au Canada en collaboration avec les intervenants, en modernisant la manière dont les données sur le logement sont recueillies, suivies, surveillées et communiquées partout au pays.

Le gouvernement explore également diverses façons de moderniser les produits hypothécaires conformément aux pratiques exemplaires adoptées dans d'autres pays du G7, afin d'améliorer l'accès à la propriété et à des logements abordables pour tous les Canadiens.

Faciliter la construction résidentielle

La construction d'un plus grand nombre de maisons en rangée, notamment superposées, ou de plus petits immeubles d'appartements de faible hauteur, permet de faire un meilleur usage des terrains déjà aménagés et des infrastructures existantes, tout en offrant des options de logement accessibles dans des quartiers établis. Toutefois, malgré les récentes réformes du zonage municipal dans de grandes villes canadiennes visant à densifier en douceur des quartiers, les constructeurs ont encore de la difficulté à obtenir du financement à des taux permettant de rendre ces petits projets viables.

Le gouvernement prend des mesures pour contribuer à réduire les coûts de financement pour la construction d'immeubles résidentiels comptant jusqu'à huit logements.

  • Dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, le gouvernement annonce qu'il compte :
    • modifier les règles de l'assurance hypothécaire de manière à permettre aux assureurs hypothécaires du secteur privé d'offrir une assurance prêt hypothécaire pour des bâtiments à logements multiples comptant de cinq à huit logements, afin de stimuler la concurrence et d'élargir l'éventail de choix des prêteurs;
    • modifier les règles de l'assurance hypothécaire de manière à donner plus de latitude aux assureurs hypothécaires pour offrir des produits aux emprunteurs qui construisent des bâtiments comptant trois ou quatre logements, afin d'accroître l'offre de financement pour des logements de type intermédiaire, qui font actuellement défaut, comme des triplex et des quadruplex – une importante mesure pour accroître l'offre de logements et atténuer la pénurie de logements au pays.

Le gouvernement tiendra une période de consultation de 30 jours sur ces mesures et fournira de plus amples renseignements par la suite.

Le gouvernement prend également des mesures pour appuyer les activités en cours de construction de logements, car tout ralentissement pourrait avoir des répercussions négatives plus tard sur l'offre nécessaire pour faire contrepoids aux pressions liées à l'abordabilité.

  • Dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, le gouvernement propose d'accélérer le versement de prêts à faible coût d'une valeur de plus de 7 milliards de dollars, au titre du Programme de prêts pour la construction d'appartements, pour accélérer la construction d'au plus 16 500 logements locatifs.
  • De plus, le gouvernement compte mener des consultations sur d'autres mesures supplémentaires de financement pour stimuler l'offre continue de davantage d'habitations occupées par leurs propriétaires préalablement au Budget de 2026.

Tous ces changements débloqueront du financement pour davantage de logements, notamment le chaînon manquant des logements de type intermédiaire, pour ainsi accroître substantiellement l'offre de logements à louer ou à acheter partout au pays. Il s'agit d'une grande avancée dans la recherche de solutions à la crise du logement. Le gouvernement se réjouit à l'idée de travailler en partenariat avec les provinces et les territoires pour faire avancer des solutions collectives dans le cadre du fédéralisme coopératif.

Fournir du soutien au logement

Enfin, parallèlement à ses efforts visant à faciliter l'accès au logement pour tous les Canadiens, notamment grâce à des mesures pour favoriser une augmentation de l'offre sur toute la gamme, le gouvernement continuera à s'assurer que les personnes les plus vulnérables reçoivent du soutien. C'est pourquoi il a annoncé le 1er avril 2026 qu'il prolonge d'un an l'Initiative de lutte contre l'itinérance hors refuge et les campements. Pour ce faire, il affectera une somme de 125 millions de dollars en 2026-2027 à Logement, Infrastructures et Collectivités Canada. Le gouvernement prévoit aussi, dans les ententes bilatérales sur le logement avec les territoires, des modalités accordant la souplesse voulue pour que les victimes de violence fondée sur le genre puissent avoir accès à un endroit sûr où vivre.

Prolonger le délai de grâce du Régime d'accession à la propriété

Le gouvernement réalise que le coût de la vie continue d'engendrer de grandes difficultés pour bien des personnes qui viennent d'acheter leur première habitation ou qui prévoient de le faire, et qu'il leur serait avantageux d'avoir accès à plus de liquidités.

  • Dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, le gouvernement propose de prolonger le délai de grâce pendant lequel les propriétaires ne sont pas tenus de commencer à rembourser les fonds qu'ils ont retirés de leur régime enregistré d'épargne-retraite (REER) dans le cadre du Régime d'accession à la propriété, en faisant passer ce délai de deux ans à cinq ans pour les participants qui auront effectué leur premier retrait entre 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2028. Cette prolongation du délai de grâce s'applique déjà aux retraits effectués entre 2022 et 2025.

Cette mesure permettra d'alléger d'au plus 4 000 $ par année (soit 1/15 de 60 000 $) le fardeau financier de chaque participant pendant les trois années où il n'aura pas à commencer à rembourser les montants retirés de son REER.

Rendre l'accès à la propriété plus abordable pour les acheteurs d'une première habitation

Pour baisser les coûts pour de nombreux Canadiens et favoriser la construction de nouveaux logements, le gouvernement du Canada a éliminé la TPS à l'achat d'une première habitation neuve d'une valeur maximale de 1 million de dollars et réduit la TPS pour les acheteurs d'une première habitation neuve dont la valeur se situe entre 1 million et 1,5 million de dollars. Cette mesure permettra aux gens d'économiser jusqu'à 50 000 $ et s'applique généralement aux acheteurs d'une première habitation qui remplissent les critères d'admissibilité et qui ont conclu un contrat d'achat d'une habitation neuve, à compter du 20 mars 2025 et avant 2031.

Collaborer avec les provinces et les territoires pour améliorer l'offre de logements

Le 26 mars 2026, le gouvernement a déposé le projet de loi C-26, Loi autorisant certains paiements sur le Trésor pour améliorer l'offre de logements. Celui-ci vise à accorder immédiatement 1,7 milliard de dollars aux provinces et aux territoires pour qu'ils prennent des mesures en vue d'accroître l'offre de logements au Canada, y compris par la réduction des redevances d'aménagement sur la construction de nouveaux logements et des investissements supplémentaires dans les programmes provinciaux et territoriaux existants pour stimuler la construction de logements.

Le 30 mars 2026, le Canada et l'Ontario ont annoncé un partenariat qui contribuera à réduire les coûts et les obstacles liés à la construction, et à accélérer l'achèvement de travaux d'infrastructures et de construction de milliers de nouveaux logements. La Loi autorisant certains paiements sur le Trésor pour améliorer l'offre de logements rendra possible, en partie, l'augmentation de l'offre de logements au titre de cet accord.

Dans le cadre du partenariat du gouvernement avec l'Ontario, la province réduira jusqu'à 50 % pendant trois ans les redevances d'aménagement dans ses grandes villes où la croissance est la plus rapide, et où se trouve environ 80 % de la population ontarienne. Grâce au soutien financier du gouvernement fédéral, le gouvernement de l'Ontario a aussi annoncé le 25 mars 2026 qu'il entend offrir un allégement intégral de la taxe de vente harmonisée (TVH) de 13 % en Ontario pour les acheteurs admissibles d'une habitation neuve d'une valeur maximale de 1 million de dollars et fournir un allégement partiel de la TVH pour les habitations dont la valeur se situe entre 1 et 1,85 million de dollars, dans le cas des contrats de vente admissibles conclus entre le 1er avril 2026 et le 31 mars 2027. Le nouveau partenariat entre le Canada et l'Ontario se traduira par des économies allant jusqu'à environ 200 000 $ en taxes et frais pour une habitation neuve en Ontario.

Réduction des taxes et des frais pour une habitation neuve en Ontario
Réduction des taxes et des frais pour une habitation neuve en Ontario
Version texte
Une réduction des taxes et des frais pouvant atteindre environ 200 000 $ au total…
Avant Après Économies
Redevances d'aménagement1 De 127 000 $ à 203 000 $ De 63 500 $ à 101 500 $ De 63 500 $ à 101 500 $
Allègement de la TVH2 24 000 $ 130 000 $ + 106 000 $

1 Ce montant suppose une réduction de 50 % des redevances d'aménagement. Il se fonde sur la fourchette de redevances d'aménagement de maisons unifamiliales dans un échantillon de municipalités de la région du Grand Toronto et il comprend la réduction connexe de la TVH découlant de la baisse des redevances d'aménagement.

2 Ce montant comprend l'allègement de la TVH de 13 % sur les habitations neuves admissibles en Ontario.

Progrès réalisés depuis le lancement de Maisons Canada

Depuis sa création en septembre 2025, l'agence Maisons Canada a suscité un grand intérêt. Des propositions ont été reçues d'un peu partout au pays concernant des projets de milliers de logements. Depuis son lancement, l'agence s'est engagée à soutenir la construction de milliers de nouveaux logements dans le cadre de partenariats avec la Ville d'Ottawa et les gouvernements de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de la Colombie-Britannique, du Nunavut et du Québec, de même que dans six propriétés fédérales où les mises en chantier devraient être entamées en 2026.

Dans ces projets et ceux qui suivront, Maisons Canada accorde la priorité à l'utilisation de méthodes de construction modernes et de matériaux de construction canadiens, afin qu'un virage s'opère dans les modes de construction et la demande de produits canadiens.

Maisons Canada aide aussi à préserver le parc de logements abordables existant grâce au Fonds canadien de protection des loyers, qui sera lancé ce printemps. Le Fonds met en commun des investissements publics et privés dans le but de protéger le parc de logements abordables au Canada, et il devrait soutenir l'acquisition de milliers de logements au cours des cinq prochaines années.

Construire des logements abordables à grande échelle grâce à Maisons Canada
Construire des logements abordables à grande échelle grâce à Maisons Canada
Version texte

L'image montre, de gauche à droite, le continuum du logement, en commençant par l'itinérance hors refuge, suivie des refuges d'urgence, des logements de transition, des logements de soutien, des logements abordables, puis des logements du marché.

Elle regroupe ces types de logements sous trois secteurs de programme : « S'attaquer aux problèmes de l'itinérance », « Construire des logements abordables à grande échelle » et « Améliorer le fonctionnement du marché ».

L'image indique également où intervient Maisons Canada (Construire des logements abordables à grande échelle), en parallèle avec Logement, Infrastructures et Collectivités Canada (S'attaquer aux problèmes de l'itinérance) et la Société canadienne d'hypothèques et de logement (Améliorer le fonctionnement du marché).

Soutien continu à la Stratégie sur le logement des Autochtones en milieux urbain, rural et nordique

L'accès à un logement sûr et abordable est nécessaire en vue d'améliorer les résultats sur le plan social et en matière de santé dans les communautés autochtones et du Nord. Afin de surmonter les défis particuliers que connaissent les Autochtones vivant dans les régions urbaines, rurales et nordiques pour se trouver du logement abordable et convenable, le Budget de 2022 avait annoncé une somme de 300 millions de dollars pour une Stratégie sur le logement des Autochtones en milieux urbain, rural et nordique, bonifiée par un financement supplémentaire de 4 milliards de dollars dans le cadre du Budget de 2023.

  • Dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, le gouvernement propose de poursuivre ces travaux en réalignant des investissements antérieurs afin de mieux soutenir l'offre de logements aux Autochtones, en réattribuant 2,8 milliards de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027 à Maisons Canada, à Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, à Services aux Autochtones Canada et à Logement, Infrastructure et Collectivités Canada. Cette approche permettra de mieux harmoniser le soutien offert au logement des Autochtones dans le contexte actuel du logement.

2.4 Protéger les communautés

Les Canadiens devraient se sentir en sécurité en tout temps, que ce soit à la maison, à l'école, au travail ou dans leurs lieux de culte. Dans sa Mise à jour économique du printemps de 2026, le gouvernement s'appuie sur les investissements historiques dans les capacités d'application de la loi proposés dans le Budget de 2025 en présentant de nouvelles mesures pour lutter contre la fraude et adopter une approche consistant à suivre la piste de l'argent. Elles viseront à contrer et à démanteler les réseaux de crime organisé et les réseaux criminels internationaux qui menacent la sûreté et la sécurité des communautés, et qui dépouillent les Canadiens de l'argent qu'ils ont durement gagné.

La fraude ciblant les consommateurs continue à la fois de prendre de l'ampleur et de se complexifier à mesure que les fraudeurs exploitent les avancées technologiques pour cibler les Canadiens. Selon le Centre antifraude du Canada, les Canadiens ont déclaré avoir perdu plus de 704 millions de dollars en raison de fraudes en 2025, ce qui porte les pertes déclarées depuis 2022 à plus de 2,4 milliards de dollars.

Comme on estime que seulement 5 à 10 % des incidents frauduleux ciblant les consommateurs sont signalés, l'ampleur réelle du problème est probablement beaucoup plus élevée. Ces tendances soulignent l'urgence de renforcer les mesures de protection et les garde-fous pour mieux prévenir la fraude et faire en sorte qu'elle touche moins les Canadiens, en particulier les personnes vulnérables comme les personnes âgées, qui sont disproportionnellement prises pour cible.

L'exploitation du système financier dans le but de recycler les produits illicites soutient et perpétue les crimes, tels que la fraude, le vol et l'extorsion, qui dépouillent directement les Canadiens de leur argent, tout en stimulant le commerce des drogues, les gangs et la violence qui mettent en péril la sécurité de nos communautés.

Le gouvernement du Canada prend des mesures audacieuses pour contrer ces menaces, protéger la population et veiller à ce que le crime ne paie pas. Entre autres, nous mettrons en place le tout premier organisme canadien chargé d'enquêter sur les crimes financiers complexes et de recouvrer les produits illicites que les criminels en tirent. Nous allons aussi protéger les gens de l'exploitation à laquelle peuvent se livrer des entreprises de services monétaires à des fins criminelles, et faciliter la communication en temps opportun de renseignements financiers pour lutter contre l'extorsion.

Le nouveau gouvernement travaille aussi à l'élaboration de la toute première Stratégie nationale antifraude à l'échelle du gouvernement du Canada, qui vise à mettre en place une approche multisectorielle robuste pour lutter contre la fraude à toutes les étapes du continuum, de la prévention et de la détection à la perturbation et à l'intervention.

Afin de protéger la population canadienne contre l'exploitation financière, qui insécurise les gens et les prive de leur indépendance, le gouvernement prend des mesures immédiates en unissant ses efforts avec ceux des partenaires locaux et de l'industrie en vue d'établir un code de conduite qui protégera mieux la population canadienne.

Mettre en place l'Agence contre les crimes financiers

La lutte contre les crimes financiers complexes exige l'intervention de spécialistes pouvant identifier, retrouver et saisir les fonds illicites en vue de perturber et de démanteler les réseaux criminels organisés impliqués, entre autres, dans le trafic de stupéfiants, l'extorsion et la fraude, qui menacent la sécurité de nos communautés et l'intégrité du système financier canadien. Le 27 avril 2026, le gouvernement a présenté un projet de loi en vue de mettre sur pied l'Agence contre les crimes financiers et ainsi de remplir l'engagement qu'il a pris dans le Budget de 2025 d'établir cette nouvelle agence à titre de principal organisme de lutte contre les crimes financiers au Canada.

L'Agence contre les crimes financiers sera un organisme autonome qui relèvera du ministre des Finances et qui sera doté de pouvoirs policiers et d'une direction civile.

L'Agence se caractérise notamment par :

  • un mandat pour enquêter sur les crimes financiers graves et complexes, comme le blanchiment d'argent, les cas importants de fraude et les crimes majeurs sur les marchés des capitaux, et pour recouvrer les produits de la criminalité;
  • la capacité de mener ses propres enquêtes et en étroite collaboration avec les partenaires provinciaux, territoriaux, municipaux et internationaux responsables de l'application de la loi;
  • la capacité d'attirer et de maintenir en poste du personnel très spécialisé, et d'assurer son perfectionnement, à l'appui des enquêtes suivant la piste de l'argent sur la base du renseignement, notamment des enquêteurs civils et policiers, des spécialistes du renseignement criminel et des renseignements financiers, et des experts du recouvrement des avoirs, qui seront appuyés par des procureurs attitrés et spécialisés;
  • un siège dans la région de la capitale nationale, avec le pouvoir d'établir des bureaux régionaux.

Le gouvernement est déterminé à fournir à l'Agence contre les crimes financiers les ressources dont elle aura besoin pour remplir son mandat ambitieux.

  • Pour mettre en place cette nouvelle agence à titre de principal organisme de lutte contre les crimes financiers au Canada, la Mise à jour économique du printemps de 2026 propose d'accorder le financement suivant :
    • 352,7 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, avec un amortissement restant de 57,8 millions de dollars, et 82,1 millions de dollars par année par la suite à l'Agence contre les crimes financiers.
    • 46,2 millions de dollars sur cinq ans et 11,5 millions de dollars par année par la suite au Service des poursuites pénales du Canada.
    • 19,6 millions de dollars sur cinq ans et 1,5 million de dollars par année par la suite au ministère des Finances Canada.
  • La Mise à jour économique du printemps de 2026 annonce aussi que le gouvernement entend charger le ministre de la Justice d'examiner de nouvelles réformes possibles de la justice pénale en vue d'appuyer les enquêtes et les poursuites relatives aux crimes financiers complexes.

Nous créons ainsi comme promis une agence de premier ordre, qui dispose du personnel, des ressources, du mandat et des outils législatifs dont elle a besoin pour s'attaquer aux crimes financiers poussés, ce qui permettra de protéger la population canadienne en facilitant la détection et le démantèlement de structures de financement illicite complexes qui alimentent la criminalité partout au Canada.

Protéger les entreprises de services monétaires contre les activités illicites

Les entreprises de services monétaires (ESM) contribuent grandement à stimuler la concurrence dans le secteur financier en fournissant des services qui accroissent l'inclusion financière (transferts de fonds, change de devises, paiements numériques, etc.). Toutefois, des criminels cherchent de plus en plus à utiliser à mauvais escient ce type d'entreprise pour blanchir de l'argent, financer des activités terroristes, contourner des sanctions et dépouiller les gens de leurs économies durement acquises. Rien qu'en mars 2026, le Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) a révoqué l'inscription de 84 ESM.

  • Pour appuyer les efforts de CANAFE et protéger la population canadienne contre ces crimes, le gouvernement propose, dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, de lutter contre l'utilisation des ESM à des fins criminelles en prenant les mesures suivantes :
    • Attribuer un nouveau pouvoir au ministre pour lui permettre de donner une directive afin de protéger la sécurité nationale, en plus de l'intégrité du système financier canadien.
    • Accroître la capacité de CANAFE de refuser ou de révoquer l'inscription d'ESM.
    • Prévenir la réinscription des ESM non conformes.
    • Accroître le nombre de vérifications des casiers judiciaires dans le cas des ESM.
    • Communiquer à CANAFE des renseignements exacts et à jour sur le moment où une ESM s'est lancée en affaires et les services qu'elle fournit, pour lui permettre de mieux comprendre les risques liés aux ESM.
  • Pour protéger la population en éliminant l'un des principaux moyens utilisés par les fraudeurs pour escroquer les gens, ainsi que par les criminels pour réintégrer dans le système les produits en espèces de leurs crimes, la Mise à jour économique du printemps de 2026 propose l'interdiction des guichets automatiques de cryptomonnaie.

Grâce à ces mesures, les Canadiens pourront toujours profiter des services des ESM, y compris pour se procurer des monnaies virtuelles dans leurs locaux, tandis que les ESM seront mieux protégées contre les activités illicites.

Suivre la trace de l'argent pour lutter contre l'extorsion

L'obtention en temps opportun de renseignements financiers exacts est un outil de première ligne pour les organisations des forces de l'ordre qui luttent contre les cas d'extorsion, dont la recrudescence menace la sécurité de nos communautés et les moyens de subsistance de propriétaires de petites entreprises partout au Canada.

En février, le ministre des Finances et du Revenu national a demandé à CANAFE d'accorder en priorité des ressources à la lutte contre l'extorsion. À cette fin, CANAFE a :

  • lancé un partenariat de lutte contre l'extorsion avec les institutions financières, le gouvernement et les organismes d'application de la loi afin d'améliorer l'échange de renseignements et la mise en commun de pratiques exemplaires pour lutter contre l'extorsion;
  • désigné des agents de liaison spécialisés pour aider les organismes locaux d'application de la loi à utiliser efficacement les renseignements financiers dans les régions les plus touchées;
  • fourni en temps opportun des renseignements stratégiques, ciblés et utiles pour aider les institutions financières à détecter des activités de blanchiment des produits de l'extorsion.
  • La Mise à jour économique du printemps de 2026 propose l'affectation d'un nouveau financement de 17,9 millions de dollars sur quatre ans, à compter de 2026-2027, afin que CANAFE dispose des ressources dont il a besoin pour faire porter en priorité ses efforts sur la détection, la dissuasion et l'interruption du financement illicite qui soutient et perpétue les activités d'extorsion et le trafic du fentanyl au Canada, ainsi que pour faire avancer sa feuille de route en matière de technologie et d'intelligence artificielle.

Mise à jour sur la Stratégie nationale antifraude

Dans le Budget de 2025, le gouvernement a annoncé qu'il entendait protéger la population canadienne contre la fraude au moyen d'une Stratégie nationale antifraude qui fera intervenir l'ensemble du gouvernement en vue de faire progresser les efforts de lutte contre la fraude dans l'ensemble des secteurs des finances et des télécommunications ainsi que des plateformes numériques.

Dans un premier temps, le gouvernement a inclus dans la Loi sur les banques de nouvelles mesures de protection des consommateurs contre la fraude, qui entreront en vigueur à l'issue d'un processus réglementaire qui devrait être achevé d'ici la fin de 2026.

Pour établir la Stratégie nationale antifraude, le ministère des Finances Canada a réuni un groupe de travail interministériel où sont représentés 11 autres ministères et organismes fédéraux.

Le 30 mars, le gouvernement a lancé des consultations publiques sur la Stratégie nationale antifraude. Ces consultations visent à recueillir des commentaires sur trois mesures initiales qui pourraient être prises pour faire avancer la Stratégie, soit : sensibiliser davantage le public au sujet de la fraude, renforcer la capacité des organismes d'application de la loi à lutter contre la fraude et mettre en place un cadre antifraude multisectoriel complet. Ce cadre rehausserait les exigences à l'égard des pratiques commerciales des banques, des fournisseurs de services de télécommunications et des plateformes numériques, y compris les médias sociaux, afin qu'ils prennent des mesures pour prévenir et détecter les fraudes et intervenir dans ces situations.

La démarche proposée dans ces consultations s'appuie sur des initiatives de lutte contre la fraude qui ont donné de bons résultats ailleurs et intègre la rétroaction reçue jusqu'ici de la part d'acteurs clés, notamment la Coalition canadienne antifraude, qui est menée par l'industrie.

Dans les prochains mois, le gouvernement présentera d'autres mesures visant à faire avancer les efforts de lutte contre la fraude au Canada et à mieux protéger la population canadienne.

Mise à jour sur le Code de conduite pour la prévention de l'exploitation financière

Le secteur financier canadien joue un rôle essentiel en détectant les signes avant-coureurs d'exploitation financière et en aidant les personnes, en particulier les femmes, qui en font l'objet à obtenir concrètement du soutien, en toute sécurité. Depuis que le gouvernement a annoncé son intention d'établir à l'intention des banques un Code de conduite pour la prévention de l'exploitation financière, de vastes consultations ont été tenues avec les parties prenantes. Ces discussions ont fait intervenir des personnes, notamment des femmes, ayant vécu ce type de situation, des fournisseurs de services de première ligne, des banques, des défenseurs des droits des consommateurs, ainsi que des spécialistes de la violence fondée sur le genre et de la protection des aînés contre l'exploitation financière.

Les avis exprimés ont fait ressortir la nécessité de protocoles clairs dans les banques, d'une meilleure formation du personnel, de processus plus rigoureux de renvoi aux paliers supérieurs, en plus de mesures de protection de l'autonomie et des renseignements personnels des clients. On a aussi souligné l'importance de procédures uniformes entre les banques, mais qui laissent néanmoins la latitude voulue pour répondre aux besoins de chaque personne.

À la lumière de la rétroaction reçue, le gouvernement en est à entamer des discussions officielles avec les partenaires de l'industrie sur les éléments centraux du Code. La prochaine phase mettra l'accent sur la collaboration en vue de renforcer la sécurité et l'indépendance financières de tous les Canadiens, afin de leur garantir un avenir plus sûr.

Investir dans la sécurité communautaire

Le Programme pour la sécurité communautaire du Canada aide les gens à se sentir plus en sécurité dans leur communauté, y compris dans divers endroits comme les lieux de culte, les écoles et les centres communautaires. Compte tenu de la forte hausse du nombre de crimes haineux déclarés par la police ces dernières années, dont des incidents islamophobes et antisémites et des crimes haineux visant les communautés LGBTQ, il est nécessaire de continuer à renforcer le soutien à cet égard afin que les communautés à risque puissent faire face à l'évolution des menaces qui planent sur leur sécurité.

  • Pour contribuer à remédier à l'augmentation des crimes haineux, la Mise à jour économique du printemps de 2026 propose d'accorder 75 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, à Sécurité publique Canada pour le Programme pour la sécurité communautaire du Canada. Grâce à ce financement additionnel, le programme pourra continuer d'aider les organisations admissibles à apporter des améliorations sur le plan de la sécurité physique et à favoriser des communautés plus sûres et inclusives.

2.5 Donner plus de pouvoir aux Canadiens

Le monde est plus complexe et divisé qu'avant. Chacun le ressent au quotidien. Mais les Canadiens ne sont jamais restés les bras croisés dans l'expectative d'un monde idéal. De tout temps, le Canada a été bâti par le travail acharné de gens qui sont toujours prêts à donner un coup de main dans les moments cruciaux et qui prennent soin les uns des autres. C'est ce qui est encore exigé de nous à l'heure actuelle.

Des collectivités fortes d'un océan à l'autre sont essentielles à la réalisation de notre plan visant à bâtir le Canada à la hauteur de nos promesses. Nous prenons résolument des mesures tangibles qui s'inscrivent dans un effort concerté afin que les collectivités de tout le pays demeurent des endroits sûrs et accueillants où vivre, étudier, travailler, se divertir et pratiquer sa religion. Pour ce faire, nous comptons entre autres renforcer le journalisme local afin que les gens demeurent informés de ce qui se passe près de chez eux et continuent de participer activement au sein de leur communauté. Nous entendons aussi investir dans les ports pour petits bateaux qui soutiennent les moyens de subsistance dans les régions côtières. Un nouvel élan sera également donné à l'écosystème du sport au Canada. Par ailleurs, nous veillerons à accroître l'accessibilité afin de favoriser la pleine participation des personnes en situation de handicap à la vie communautaire, ainsi qu'à prendre des mesures visant à assurer des communautés autochtones dynamiques et en santé.

Investir dans le sport – Des terrains de jeux au podium

Le Canada est une nation sportive. Qu'il s'agisse des Jeux du Nord, de crosse, de hockey sur glace, de soccer, de basket-ball ou de parasport, les communautés aiment se rassembler pour aller encourager leurs amis et leurs voisins. Nos athlètes nous unissent. Ils sont une source d'inspiration et ils exhibent les mêmes qualités qui nous distinguent en tant que Canadiens : la détermination, le cran, l'esprit d'équipe.

Le sport nous met au défi en nous poussant à donner le meilleur de nous-mêmes. Il tisse des liens et bâtit des amitiés pour la vie. Il nous enseigne le respect et montre à nos enfants que tout est possible. Nos origines, nos aptitudes ou notre âge n'ont pas d'importance, car chacun a sa place dans le sport. Les expériences que nous partageons sur le terrain, sur le court ou sur la patinoire favorisent l'inclusion, le respect mutuel et les liens sociaux, pour bâtir véritablement un Canada fort.

Le sport est bon pour la santé et pour notre bien-être, mais il est également bon pour l'économie. Le système sportif appuie plus de 100 000 emplois partout au pays et dans nos communautés.

Nous faisons un investissement de portée historique dans le sport et dans nos athlètes. Il permettra d'accroître la participation au sport, d'envoyer davantage de Canadiens au podium et d'attirer plus de manifestations sportives de calibre mondial au Canada.

  • La Mise à jour économique du printemps de 2026 propose un financement de 755 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, et de 118 millions de dollars par année par la suite, à Patrimoine Canada pour appuyer le système sportif au pays afin de réaliser ce qui suit :
    • Accueillir des événements sportifs et rivaliser avec les meilleurs : 50 millions de dollars sur cinq ans pour organiser davantage de manifestations sportives de calibre mondial au Canada. Le financement portera sur des projets pour les générations futures qui auront des retombées durables, au-delà de l'événement lui-même. Les installations qui seront construites ou modernisées pour accueillir ces grandes manifestations sportives continueront à servir les communautés, renforceront la participation des populations qui habitent à proximité et stimuleront les systèmes sportifs locaux pendant bien des années.
    • Aider nos athlètes à exceller au plus haut niveau : 45 millions de dollars sur cinq ans et 8 millions de dollars par année par la suite, pour aider nos athlètes à s'entraîner, à participer aux compétitions, et à se distinguer. Ce financement portera notamment sur des services qui favorisent la santé mentale, et il sera lié à des mesures et des cadres robustes de sécurité dans le sport. Ces activités renforceront le système sportif et donneront suite à certaines des constatations soulevées dans le rapport final de la Commission sur l'avenir du sport au Canada, tandis que le gouvernement poursuit l'étude de tous ses appels à l'action.
    • Encourager une participation accrue des Canadiens au sport : 660 millions de dollars sur cinq ans et 110 millions de dollars par année par la suite aux Associations sportives nationales, ce qui augmentera un financement qui est resté pratiquement inchangé depuis 2005. Elles pourront ainsi investir dans un système sportif robuste et sécuritaire, et encourager la participation des enfants et des jeunes partout au pays. Nous souhaitons voir des infrastructures communautaires, nouvelles et existantes — comme le centre communautaire et parc d'Embleton à Burlington (Ontario) qui recevra un investissement de 64 millions de dollars du Fonds pour bâtir des collectivités fortes — qui seront pleinement utilisées et dont une nouvelle génération d'athlètes profitera. Nous demanderons aux Associations sportives nationales de collaborer avec des partenaires du secteur privé qui partagent un but commun, celui d'accroître la participation des Canadiens au sport. Et nous attendons de ces associations qu'elles apportent des modifications à leurs programmes afin qu'elles investissent dans le sport à tous les niveaux.

Pour bâtir un Canada fort, il faut un système sportif fort. Nous mettons nos athlètes à l'honneur pour qu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes et qu'ils jouent pour gagner, que ce soit sur le terrain de jeux ou sur le podium.

Réparer et entretenir les ports pour petits bateaux

Les ports pour petits bateaux sont des points de liaison essentiels et des structures vitales pour de petites communautés auxquelles ils ouvrent des liens maritimes indispensables, notamment pour le transport et la pêche, en plus d'offrir des possibilités dans les domaines des loisirs et de l'aquaculture. Ces ports constituent des infrastructures essentielles qui sont au cœur de nombreuses communautés côtières, où vivent plus de cinq millions de Canadiens. Également, pour plusieurs communautés autochtones, ces infrastructures jouent un rôle fondamental en aidant celles-ci à exercer leurs droits ancestraux ou issus de traités.

Les ports pour petits bateaux sont aussi essentiels à l'industrie de la pêche commerciale, qui génèrent des milliards de dollars en débarquements de poissons chaque année. Ces ports soutiennent 45 000 emplois dans l'industrie du poisson et des fruits de mer, de même que plusieurs milliers d'emplois supplémentaires dans des industries connexes.

Le Canada compte près de 950 ports évalués à environ 7,1 milliards de dollars, et le nouveau gouvernement du Canada est résolu à réparer et à entretenir les ports pour petits bateaux afin de protéger les communautés côtières et d'assurer leur essor.

  • La Mise à jour économique du printemps de 2026 propose d'accorder 957,8 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, selon la comptabilité de caisse, à Pêches et Océans Canada pour le Programme des ports pour petits bateaux. Cet investissement représente une augmentation de plus de 35 % par année par rapport à la moyenne sur dix ans et procure la stabilité financière nécessaire pour effectuer les réparations. Cette somme s'ajoute au budget annuel du programme du Ministère d'environ 90 millions de dollars par année. La ministre des Pêches annoncera les prochaines étapes à cet égard.

Donner plus de pouvoirs aux communautés autochtones

Dans le contexte de l'engagement pris par le gouvernement en faveur de la réconciliation, il est essentiel de soutenir la prestation de services et de mesures de soutien qui sont sous la conduite des Autochtones et ancrés dans leurs cultures particulières. Cela fait en sorte que les services essentiels comme l'éducation, les services à la famille, les services sociaux et la gouvernance communautaire répondent aux besoins des familles, des communautés et des peuples autochtones. Ces services sont essentiels en vue de favoriser un fort sentiment d'identité et d'appartenance, et ils appuient la croissance et la réussite à long terme des peuples autochtones.

  • Conformément à cet engagement, le gouvernement a déjà annoncé les mesures suivantes :
    • 359 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2026-2027, pour appuyer la collecte de données et les programmes de soutien des capacités autochtones et en matière de gouvernance permettant aux Premières Nations de fournir efficacement des services à même les communautés. Ce financement permettra aux Premières Nations de maintenir les fonctions indispensables à la prestation des services essentiels et de participer activement à l'économie canadienne, tout en assumant leurs responsabilités envers la communauté et en s'adaptant à la croissance démographique.
    • 168 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-27, pour soutenir les Programmes urbains pour les peuples autochtones, afin que les centres d'amitié de tout le Canada puissent continuer de fournir une aide et des services essentiels pour les membres des communautés.
    • 592 millions de dollars sur neuf ans, à compter de 2025-2026, pour la prestation, dans le cadre du Programme d'aide à la vie autonome, de services de soutien social aux personnes ayant une maladie chronique ou un handicap qui vivent dans les réserves, afin qu'elles puissent conserver leur indépendance et participer à la vie de leur communauté.
  • Pour s'assurer que les membres et les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis ont la possibilité de se développer et de réaliser tout leur potentiel, la Mise à jour économique du printemps de 2026 propose d'accorder les sommes suivantes à Services aux Autochtones Canada :
    • 601 millions de dollars en 2026-2027 pour soutenir un enseignement primaire et secondaire de qualité adapté à la culture dans les réserves, qui répond aux besoins des jeunes des Premières Nations afin qu'ils puissent participer à part entière à la main-d'œuvre qualifiée du Canada.
    • 700 millions de dollars sur six ans, à compter de 2025-2026, pour continuer d'aider les communautés autochtones à mettre en place leurs propres mesures de protection de l'enfance et des familles, par l'exercice des pouvoirs que leur confère la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.

Des communautés autochtones en santé

La santé est un important indicateur d'une économie prospère et un facteur essentiel de la capacité d'une personne à vivre pleinement sa vie. Les peuples autochtones partout au Canada devraient bénéficier d'un accès sûr et équitable à des soins de santé adaptés à leurs besoins particuliers. Le gouvernement a à cœur de faire progresser la réconciliation pour aider les communautés autochtones à obtenir de meilleurs résultats en matière de santé en modernisant la prestation des services et en s'assurant que les personnes qui y habitent ont accès aux produits et services de santé dont elles ont besoin pour mener une vie épanouissante et participer activement à leur communauté.

  • Le gouvernement a déjà annoncé les mesures suivantes :
    • Investir 27 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, pour la poursuite de la collaboration avec l'Inuit Tapiriit Kanatami à l'égard de la prise de mesures concrètes en vue d'éradiquer la tuberculose dans l'Inuit Nunangat d'ici 2030.
    • Investir 630 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026-2027, afin de maintenir des services de bien-être mental adaptés à la culture et tenant compte des traumatismes subis par les peuples autochtones, y compris la poursuite du soutien à des lignes d'écoute téléphonique d'urgence et des programmes de bien-être mental dirigés par des Autochtones qui appuient les services communautaires fondés sur la culture et les cérémonies.
    • Investir 400 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, pour le maintien de l'accès des Premières Nations à des services de soins de santé primaires de grande qualité (personnel infirmier, infirmières praticiennes, ambulanciers paramédicaux, etc.) en milieu rural et dans les communautés éloignées dans les réserves.
  • Afin de garantir des soins de santé de grande qualité et adaptés à la culture, qui répondent aux besoins particuliers des personnes, des familles et des communautés autochtones, la Mise à jour économique du printemps de 2026 propose d'accorder ce qui suit à Services aux Autochtones Canada :
    • 794 millions de dollars en 2026-2027 pour soutenir le Programme des services de santé non assurés, qui couvre un éventail de produits et de services de santé pour les Premières Nations et les Inuits, dont les déplacements pour des raisons médicales, les produits pharmaceutiques et les services de counseling en santé mentale.

Faciliter l'accès au Crédit d'impôt pour personnes handicapées

Le Crédit d'impôt pour personnes handicapées procure un important allégement fiscal aux personnes en situation de handicap et aux membres de leur famille qui subviennent à leurs besoins. L'admissibilité à ce crédit d'impôt constitue l'un des principaux critères à remplir pour avoir droit à d'autres mesures de soutien, notamment la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, la Prestation pour enfants handicapés, le Régime enregistré d'épargne-invalidité, ainsi que la Subvention canadienne pour l'épargne-invalidité et le Bon canadien pour l'épargne-invalidité. 

Chaque année, de plus en plus de Canadiens demandent le Crédit d'impôt pour personnes handicapées, mais, pour bien des gens, des obstacles subsistent pour ce qui est du processus de demande du crédit d'impôt. Le gouvernement est résolu à aider les personnes en situation de handicap et leur famille à accéder à toutes les mesures d'aide dont elles ont besoin. Les professionnels de la santé sont tenus d'attester l'incapacité d'une personne et ses répercussions sur les activités courantes de la vie quotidienne afin de garantir une application cohérente et équitable des critères d'admissibilité au crédit, mais cela alourdit leur fardeau administratif.

  • Dans le but de faciliter la demande du Crédit d'impôt pour personnes handicapées et de réduire la paperasserie pour les professionnels de la santé, la Mise à jour économique du printemps de 2026 propose ce qui suit :
    • Le processus de demande sera simplifié pour les personnes ayant un diagnostic formel de certains troubles médicaux de longue durée. Sur la base de son expérience dans le traitement des demandes, l'Agence du revenu du Canada (ARC) a déterminé que ces troubles médicaux, qui figurent dans l'annexe Mesures fiscales : Renseignements supplémentaires, répondent aux critères relatifs aux répercussions liées au handicap pour l'octroi du crédit. Cette proposition ne modifierait pas les critères relatifs au handicap requis pour bénéficier du crédit, et l'ARC conserverait le droit de demander des renseignements supplémentaires afin de vérifier que ces critères sont bien remplis. Cette mesure s'appliquerait à compter de l'année d'imposition 2026.
    • Les podiatres seront ajoutés à la liste des professionnels de la santé pouvant attester de l'admissibilité au Crédit d'impôt pour personnes handicapées (pour un certain type de déficience), et on élargira aussi les types de déficience dont pourront attester les physiothérapeutes, les orthophonistes et les ergothérapeutes, selon ce qui relève de leur formation et de l'exercice de leur profession. Cette mesure s'appliquera aux attestations d'admissibilité au Crédit d'impôt pour personnes handicapées émises après 2026 pour l'année d'imposition 2027 et les années d'imposition suivantes.
    • Les tuteurs et curateurs publics des provinces et des territoires seront habilités à attester de l'admissibilité au Crédit d'impôt pour personnes handicapées des adultes sous leur tutelle pour des questions relatives à l'administration des biens et ayant un certificat d'incapacité valide sur la base d'une évaluation de leur déficience mentale effectuée par un professionnel de la santé. Cette mesure s'appliquerait à compter de l'année d'imposition 2026.

Ces changements devraient donner lieu à un allégement fiscal au titre du Crédit d'impôt pour personnes handicapées et à une hausse des versements de prestations fédérales (comme la Prestation canadienne pour les personnes handicapées et la Prestation pour enfants handicapés) totalisant 345 millions de dollars sur six ans, et 86 millions de dollars par année par la suite, à compter de 2025-2026.

  • Afin que les demandes soient traitées avec exactitude et dans les meilleurs délais, la Mise à jour économique du printemps de 2026 propose aussi d'accorder 42,5 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, à l'ARC pour administrer ces changements.

Des règles fiscales modernes pour les organismes de bienfaisance

Les incitatifs fiscaux mis en place par le gouvernement du Canada pour encourager les dons de bienfaisance visent à mobiliser des capitaux privés au service des besoins publics, en créant un environnement favorable aux donateurs et en soutenant l'abordabilité, la protection sociale et nos communautés partout au pays. Le gouvernement reconnaît que le secteur de la bienfaisance et les organismes non gouvernementaux constituent un moteur important de l'économie canadienne, créent des emplois bien rémunérés et renforcent le filet de sécurité sociale.

  • Misant sur les progrès réalisés en matière de technologie et de numérisation, le gouvernement entreprendra un exercice de modernisation du cadre s'appliquant au secteur des organismes de bienfaisance en 2026-2027. Il mènera d'abord des consultations auprès des principaux intervenants et des organismes concernés afin de recueillir leur rétroaction et de s'aligner sur les pratiques exemplaires adoptées par les autres pays du G7.

Élargir le Crédit d'impôt pour la main-d'œuvre journalistique canadienne

Le gouvernement reconnaît l'importance du journalisme local. En particulier, le journalisme de radiotélévision forme un élément essentiel du tissu social. Dans notre système démocratique, il est crucial de soutenir le travail primordial qu'accomplissent les journalistes pour bien informer le public et obtenir que les responsables rendent des comptes, spécialement durant une période d'incertitude à l'échelle mondiale. Le gouvernement du Canada a à cœur de soutenir le journalisme local fondé sur des faits, dont profitent les communautés partout au pays.

  • Dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, le gouvernement annonce son intention de solliciter l'avis de la population et des intervenants sur la possibilité d'élargir le Crédit d'impôt pour la main-d'œuvre journalistique canadienne à la production de nouvelles audio et audiovisuelles. Plus de détails sur le processus de consultation seront publiés sur le site Web du ministère des Finances Canada.

Aider les Canadiens à produire leur déclaration de revenus dans leur communauté

La subvention du Programme communautaire des bénévoles en matière d'impôt (PCBMI) aide les organismes locaux à tenir des comptoirs d'impôts gratuits où des bénévoles préparent des déclarations de revenus et de prestations pour des personnes qui ont un revenu modeste et une situation fiscale simple. Ces comptoirs d'impôts représentent une ressource de confiance au sein des communautés et contribuent à ce que les gens obtiennent les prestations, les crédits et les remboursements auxquels ils ont droit. Ce programme complète les efforts menés par le gouvernement pour automatiser le versement des prestations fédérales pour les personnes à faible revenu.

En 2025, le PCBMI a fourni un soutien à plus de 3 500 organismes, qui ont mobilisé quelque 20 000 bénévoles ayant aidé à produire près de 1,1 million de déclarations, lesquelles ont donné lieu à presque 2,6 milliards de dollars en remboursements, crédits et versements de prestations du gouvernement fédéral. Environ 17 % des déclarations produites grâce au PCBMI en 2025 concernaient des personnes qui n'avaient pas fait de déclaration les années précédentes et dont l'intégration dans le régime de l'impôt leur a permis d'obtenir des prestations et des crédits auxquels elles avaient droit.

Le 3 février 2026, le secrétaire d'État (ARC et Institutions financières) a annoncé que la subvention du PCBMI sera renouvelée pour les trois prochaines années.

  • La Mise à jour économique du printemps de 2026 propose d'accorder 18,7 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2026-2027, à l'ARC aux fins du renouvellement et de l'élargissement de la subvention du PCBMI.

Genre et diversité – Les retombées en bref

Pour aider la population canadienne, le gouvernement s'emploie à atténuer les pressions liées au coût de la vie et à rendre les communautés plus sûres, inclusives et résilientes. Pour ce faire, il prend entre autres des mesures pour soutenir des programmes et services cruciaux pour les peuples autochtones, promouvoir la participation au sport, renforcer la protection contre la fraude financière, aider les communautés à risque d'être visées par des crimes haineux et faciliter l'administration de l'impôt.

  • Destinée aux personnes et aux familles à revenu faible ou modeste, l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels aidera plus de 12 millions de Canadiens partout au pays. Ce soutien supplémentaire pour répondre à des besoins essentiels au quotidien bénéficiera particulièrement aux personnes seules, aux mères seules, aux Autochtones et aux personnes en situation de handicap, dont les revenus sont plus susceptibles d'être faibles. On estime que plus des trois quarts de ce soutien supplémentaire iront à des personnes seules (ayant des enfants ou non), dont environ le tiers à des femmes seules sans enfant et le cinquième à des mères seules. Plus de la moitié des aînés recevront une aide supplémentaire, y compris les trois quarts des aînés vivant seuls.
  • Le soutien au programme de contribution au commerce de détail de Nutrition Nord Canada cible 124 communautés isolées, en majorité autochtones. Par comparaison avec la moyenne nationale (22,9 %), la part de la population faisant partie de ménages vivant de l'insécurité alimentaire est beaucoup plus élevée dans le Nord canadien (62,6 % au Nunavut et 27,6 % dans les Territoires du Nord-Ouest), alors que les familles autochtones sont deux fois plus susceptibles que les familles non autochtones de connaître l'insécurité alimentaire. Cette mesure profitera majoritairement aux groupes qui risquent le plus d'éprouver de l'insécurité alimentaire, comme les femmes, les enfants, les ménages monoparentaux, les personnes en situation de handicap et les aînés. 
  • La Stratégie nationale antifraude aidera à protéger tous les Canadiens, particulièrement les personnes âgées, qui sont le plus souvent la cible d'escroqueries téléphoniques, ainsi que les jeunes, qui font face à des risques croissants sur les plateformes numériques. En 2025, les pertes déclarées en raison de la fraude totalisaient 704 millions de dollars, un montant qui n'est probablement pas représentatif de l'ampleur réelle du phénomène puisqu'on estime qu'à peine 5 à 10 % des fraudes sont signalées.
  • Le maintien du soutien au Programme pour la sécurité communautaire du Canada contribuera à ce que les communautés plus à risque de faire l'objet de crimes haineux se sentent appuyées et en sécurité, quelle que soit leur identité, leur religion ou leur origine. En 2024, 4 882 incidents liés à des crimes haineux ont été déclarés par la police, dont 49 % ciblaient l'origine ethnique des victimes et 27 % la religion. Cette mesure profitera à toute la population canadienne en permettant de renforcer la sécurité des lieux de rassemblement, comme les lieux de culte, les écoles, les refuges et les centres communautaires.
  • La mesure visant à investir dans le sport, des terrains de jeux au podium, contribuera à accroître la participation de groupes sous-représentés et profitera directement aux femmes et aux filles, aux membres de ménages à faible revenu, aux Autochtones, aux personnes noires et racisées, ainsi qu'aux personnes en situation de handicap. Le financement accordé aidera aussi les athlètes de haut niveau, qui sont plus susceptibles d'être jeunes (moins de 35 ans) et à faible revenu.
  • La mesure visant à réparer et entretenir les ports pour petits bateaux viendra en aide à diverses communautés côtières et rurales où vivent plus de cinq millions de personnes au pays. Le financement accordé profitera directement aux pêcheurs commerciaux, les principaux utilisateurs des ports, qui sont surtout des hommes. Le financement prévu bénéficiera aussi aux Autochtones, qui représentent 16 % de la main-d'œuvre dans l'industrie des pêches. De plus, les fonds serviront à renforcer des infrastructures essentielles dans des régions où une forte proportion des utilisateurs sont des Autochtones, y compris de nombreuses communautés autochtones.
  • Les mesures visant à donner plus de pouvoirs aux communautés autochtones profiteront aux peuples autochtones en leur permettant de mieux faire valoir leur vision des choses et de disposer de plus de données pour améliorer l'accès aux services de soutien et autres. Le financement soutiendra la poursuite de programmes et d'initiatives en cours et renforcera la capacité des communautés de planifier l'offre de services et d'en assurer la prestation, ce qui contribuera à améliorer les résultats sur le plan social et en matière de santé pour les peuples autochtones.
  • La facilitation de l'accès au Crédit d'impôt pour personnes handicapées bénéficierait aux personnes ayant une invalidité grave ou prolongée (un groupe où sont surreprésentées les personnes à faible revenu et âgées de 65 ans ou plus) et aux membres de leur famille qui subviennent à leurs besoins. Certains obstacles font qu'il peut être difficile de s'y retrouver dans le processus de demande ou d'avoir accès à un professionnel de la santé pouvant attester de leur admissibilité au crédit d'impôt, ce qui peut empêcher ces personnes d'obtenir les mesures de soutien auxquelles elles ont droit. Les personnes en âge de travailler qui font partie d'un ménage à revenu faible ou modeste et qui ont une invalidité grave ou prolongée, dont une plus grande proportion vit dans la pauvreté comparativement aux personnes sans handicap, de même que les familles ayant un enfant gravement handicapé pourraient aussi profiter de l'accès à des mesures de soutien rattachées au crédit d'impôt, telles que la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, la Prestation pour enfants handicapés et le régime enregistré d'épargne-invalidité (y compris les subventions et les bons fédéraux).
  • Le renouvellement de la subvention du Programme communautaire des bénévoles en matière d'impôt permettrait de soutenir les organismes qui tiennent des comptoirs d'impôts pour aider des personnes et des familles à revenu faible ou modeste à préparer leurs déclarations de revenus, gratuitement. Les nouveaux arrivants au Canada, les Autochtones, les populations rurales, les personnes en situation de handicap, les personnes qui produisent leur première déclaration et les aînés profiteront tout particulièrement de cette mesure, puisque ces groupes sont plus susceptibles de se heurter à des obstacles dans la production de leur déclaration de revenus, que ce soit en raison d'une maîtrise insuffisante du français ou de l'anglais, d'une méfiance à l'égard du gouvernement, de leur emplacement géographique (p. ex. éloignement des comptoirs d'information fiscale ou des comptables, manque de temps pour faire le trajet) ou d'un manque de connaissance des outils numériques ou des programmes et comptoirs d'information fiscale.
Chapitre 2
Des mesures bénéfiques pour les Canadiens : Un Canada pour tous
en millions de dollars
  2025-2026 2026-2027 2027-2028 2028-2029 2029-2030 2030-2031 Total
2.1 Soutenir les travailleurs et les jeunes 0 1 887 1 221 1 376 1 287 1 174 6 945
Une Équipe Canada forte 0 802 1 223 1 338 1 339 1 280 5 982
Moins : Fonds affectés précédemment dans le cadre financier
0 -41 -53 -53 -59 -45 -250
Moins : Revenus prévus
0 -75 -45 -45 -45 -45 -255
Prolonger le soutien de l'assurance-emploi accordé aux travailleurs saisonniers 0 3 121 159 72 2 356
Bonifier les bourses et les prêts d'études1 0 1 197 -25 -24 -21 -19 1 107
Bonifier la déduction pour la mobilité de la main-d'œuvre pour les gens de métier 0 1 1 1 1 1 5
2.2 Faire baisser le coût de l'épicerie et des produits essentiels 3 136 3 801 1 785 1 800 1 840 1 890 14 252
Rendre les produits de première nécessité plus abordables grâce à l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels2* 3 136 1 355 1 785 1 800 1 840 1 890 11 806
Accroître la sécurité alimentaire dans le Nord3 0 36 0 0 0 0 36
Accroître la sécurité alimentaire 0 0 1 5 9 9 24
Moins : Coûts devant être recouvrés
0 0 -1 -5 -9 -9 -24
Suspendre temporairement la taxe d'accise fédérale sur le carburant4 0 2 410 0 0 0 0 2 410
2.3 Rendre le logement plus abordable 1 695 93 238 290 198 145 2 659
Faciliter la construction résidentielle5* -19 154 62 108 120 91 516
Moins : Fonds affectés précédemment dans le cadre financier
0 -125 0 0 0 -30 -155
Prolonger le délai de grâce du Régime d'accession à la propriété 0 0 0 7 15 20 42
Collaborer avec les provinces et les territoires pour améliorer l'offre de logements6 1 713 0 0 0 0 0 1 713
Soutien continu à la Stratégie sur le logement des Autochtones en milieux urbain, rural et nordique* 0 413 594 594 587 587 2 776
Moins : Fonds provenant des ressources ministérielles existantes
0 -349 -419 -419 -523 -524 -2 233
2.4 Protéger les communautés 0 65 100 117 117 112 511
Mettre en place l'Agence contre les crimes financiers* 0 41 76 100 102 100 418
Suivre la trace de l'argent pour lutter contre l'extorsion 0 5 6 5 3 0 18
Investir dans la sécurité communautaire 0 19 19 12 12 12 75
2.5 Donner plus de pouvoir aux Canadiens 57 2 475 1 147 610 592 577 5 459
Investir dans le sport – Des terrains de jeux au podium 0 129 149 159 159 159 755
Réparer et entretenir les ports pour petits bateaux* 0 9 42 47 52 57 208
Donner plus de pouvoirs aux communautés autochtones7* 75 1 315 666 392 375 291 3 114
Moins : Fonds provenant des ressources ministérielles existantes
-25 -214 -193 -167 -172 -105 -875
Des communautés autochtones en santé8 0 1 194 400 85 85 85 1 851
Faciliter l'accès au Crédit d'impôt pour personnes handicapées 6 30 61 76 86 86 345
Faciliter l'accès au Crédit d'impôt pour personnes handicapées – Administration par l'ARC 0 8 14 11 7 3 43
Aider les Canadiens à produire leur déclaration de revenus dans leur communauté 0 5 7 7 0 0 19
Investissements supplémentaires – Des mesures bénéfiques pour les Canadiens : Un Canada pour tous 0 171 -432 -617 -670 -695 -2 241
Appuyer la Coupe du monde masculine de la FIFA en 2026 0 146 0 0 0 0 146
Financement proposé à Sécurité publique et à Investir au Canada pour soutenir les activités liées à la sécurité de la Coupe du monde masculine de la FIFA et tirer parti de l'événement pour promouvoir les investissements.
Améliorer les services offerts à la population canadienne 0 205 184 27 27 30 473
Moins : Fonds provenant des ressources ministérielles existantes
0 0 -5 -5 -5 -5 -22
Financement proposé à EDSC afin de soutenir les opérations quotidiennes de la nouvelle plateforme de la Sécurité de la vieillesse et d'accroître la capacité de traitement de la Sécurité de la vieillesse, pour veiller à ce que les personnes âgées reçoivent des prestations exactes et en temps opportun, ainsi que pour l'ARC afin qu'elle conserve l'effectif d'agents nécessaire dans ses centres d'appels et mette en place une nouvelle plateforme téléphonique qui permettra aux Canadiens de communiquer plus facilement avec l'ARC pour des questions liées aux prestations et aux impôts.
Rendre les produits de première nécessité plus abordables grâce à l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels – Administration par l'ARC 0 3 2 2 0 0 8
Crédit d'impôt pour les préposés aux services de soutien à la personne – Administration par l'ARC* 0 4 4 4 0 0 13
Remboursement de la TPS/TVH pour les acheteurs d'une première habitation – Administration par l'ARC 0 30 20 18 0 0 68
Financement proposé à l'ARC pour administrer les mesures fiscales précédentes.
Paiement à titre gracieux aux Territoires du Nord-Ouest 0 2 0 0 0 0 2
Paiement à titre gracieux unique proposé au gouvernement des Territoires du Nord-Ouest afin de compenser les réductions de paiement au titre de la formule de financement des territoires en raison de revenus de ressources naturelles comptabilisés mais non générés, obligeant le territoire à déclarer des revenus nets négatifs non admissibles au programme de la formule de financement des territoires.
Revenus tirés des cotisations d'assurance-emploi prévus pour des mesures comprises dans la Mise à jour économique du printemps de 2026 0 -220 -637 -663 -692 -719 -2 930
Comprend les revenus tirés des cotisations d'assurance-emploi prévus pour les mesures suivantes : Mesures prises pour soutenir les travailleurs et les entreprises, Soutien aux travailleurs (section 1.3), Prolonger le soutien de l'assurance-emploi offert aux travailleurs saisonniers (section 2.1), une partie d'Une Équipe Canada forte (section 2.1), et une partie de Protection des prix et du volume pour les biens immobiliers fédéraux (tableau A1.15).
Chapitre 2 – Incidence budgétaire nette 4 887 8 494 4 060 3 577 3 364 3 203 27 585
Dont les investissements en capital : 1 104 334 345 254 212 1 250

1 Bonifier les bourses et les prêts – mesure annoncée le 23 mars 2026.

2 Rendre les produits de première nécessité plus abordables grâce à l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels – mesure annoncée le 26 janvier 2026. Les montants comprennent la passation en charges immédiate pour les serres et le financement consacré au Fonds des infrastructures alimentaires locales.

3 Accroître la sécurité alimentaire dans le Nord – mesure annoncée le 19 février 2026.

4 Suspendre temporairement la taxe d'accise fédérale sur le carburant – mesure annoncée le 14 avril 2026.

5 Apporter du soutien sous la forme de mesures liées au logement comme Faciliter la construction résidentielle – mesure annoncée le 1er avril 2026.

6 Collaborer avec les provinces et les territoires pour améliorer l'offre de logements – mesure annoncée le 26 mars 2026.

7 Donner plus de pouvoirs aux communautés autochtones – mesure partiellement annoncée le 27 mars 2026.

8 Des communautés autochtones en santé – mesure partiellement annoncée le 27 mars 2026.

* Mesure incluant du financement classé comme un investissement en capital.

Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. Un glossaire des abréviations utilisées dans ce tableau est présenté à la fin de l'annexe 1.

Rétroaction de la page

Date de modification :