Chapitre 1 :
Bâtir le Canada : Tous pour le Canada
Le monde évolue à toute vitesse. La reconfiguration des échanges commerciaux, les tensions géopolitiques et les progrès technologiques rapides touchent la vie des Canadiens et des Canadiennes à un rythme sans précédent. Dans le Budget de 2025, le gouvernement a présenté son audacieux et ambitieux plan de transformation économique pour passer d'une économie comptant sur un seul partenaire commercial à une économie plus forte, autonome et résiliente face aux secousses mondiales.
Nous prenons notre avenir en main en renforçant l'unité de l'économie canadienne, grâce à de nouvelles infrastructures pour mieux relier nos régions, diversifier nos marchés et protéger nos communautés.
La Mise à jour économique du printemps de 2026 annonce d'autres mesures visant à soutenir les investissements, la productivité et la croissance, par exemple :
- Le Canada lance son propre fonds d'investissement souverain, le Fonds pour un Canada fort, doté d'un capital de 25 milliards de dollars à court terme destiné à être investi dans les projets et les entreprises qui stimulent la transformation économique du Canada.
- Le Canada rend permanente l'exonération fiscale pour les fiducies collectives des employés afin de permettre aux travailleurs de contribuer directement à bâtir un Canada fort.
- Le Canada tiendra le premier Sommet canadien de l'investissement en septembre 2026 qui réunira les plus grands investisseurs du monde, y compris des PDG, entrepreneurs et chefs d'entreprise internationaux de premier plan. Il vise à attirer de nouveaux investissements au Canada.
- Le Canada consacre 103,8 millions de dollars pour faire de l'Agence de l'investissement pour la défense une entité autonome.
- Un plan pangouvernemental pour la concurrence sera lancé dans le but de renforcer la productivité et de faire baisser le coût de la vie en faisant en sorte que la priorité soit donnée à la concurrence dans l'ensemble des politiques du gouvernement fédéral.
Ces mesures poursuivent sur la lancée de l'ambitieux plan économique que nous sommes déjà en train de mettre en œuvre et qui comprend les volets suivants :
-
Le Bureau des grands projets accélère les projets d'intérêt national en leur permettant de cheminer plus vite dans les processus d'examen et d'approbation fédéraux. Les 15 projets annoncés jusqu'ici représentent des investissements en capital de plus de 125 milliards de dollars, et leur construction devrait soutenir plus de 60 000 emplois.
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La superdéduction à la productivité et la bonification des encouragements fiscaux pour la recherche scientifique et le développement expérimental (RS&DE) stimuleront encore davantage les investissements. La superdéduction à la productivité devrait produire des retombées pouvant aller jusqu'à 9 milliards de dollars par année au cours des 10 prochaines années, tandis que les incitatifs fiscaux à la RS&DE devraient générer des retombées économiques de 1,2 milliard de dollars par année.
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De nouveaux programmes d'infrastructures visent à bâtir plus de logements et des communautés plus fortes, notamment grâce au Fonds pour bâtir des collectivités fortes, doté d'un capital de 51 milliards de dollars pour stimuler l'investissement dans les infrastructures (infrastructures communautaires, infrastructures en santé, transport collectif), en partenariat avec les provinces et les territoires. Les projets réalisés grâce au Fonds et à l'apport des provinces et territoires soutiendront la création de 42 000 emplois par année en moyenne.
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La Stratégie de diversification commerciale aidera les entreprises canadiennes à étendre leurs activités dans d'autres marchés que les États-Unis, et il sera plus facile pour elles d'acheminer leurs produits grâce à la Stratégie d'infrastructures commerciales de 6 milliards de dollars prévue à l'appui. Les investissements réalisés dans les infrastructures de transport facilitant le commerce, par l'intermédiaire du Fonds pour la diversification des corridors commerciaux et du Fonds d'infrastructure pour l'Arctique, devraient permettre d'augmenter la productivité et de faire croître le produit intérieur brut (PIB) d'un montant pouvant aller jusqu'à 21 milliards de dollars.
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La stratégie automobile viendra renforcer le secteur canadien de la fabrication automobile et protéger les plus de 500 000 travailleurs qu'il emploie.
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La Stratégie d'attraction des talents internationaux et le plan d'action connexe contribueront à la venue de chercheurs étrangers d'exception dans les universités canadiennes.
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La Stratégie pour la nature vise à assurer la conservation de 30 % des terres et des eaux du Canada d'ici 2030.
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La Stratégie de compétitivité climatique créera les conditions nécessaires pour faire du Canada un chef de file mondial dans les domaines des technologies propres et de l'énergie propre.
Les investissements fédéraux dans les stratégies sectorielles totalisent plus de 25 milliards de dollars
Le Canada a toujours été une nation de bâtisseurs. Pour assurer la prospérité, la compétitivité et la souveraineté de notre pays dans l'avenir, nous tâchons de faire du Canada une superpuissance agricole, industrielle, minière et énergétique, et ce, à la fois dans les énergies propres et classiques. Nous améliorons l'efficience de la réglementation, accroissons la concurrence, bonifions les incitatifs fiscaux aux nouveaux investissements, entre autres mesures, et investissons dans les infrastructures commerciales et les chaînes d'approvisionnement.
1.1 Produire des résultats pour les Canadiens
Le Fonds pour un Canada fort
Le gouvernement a présenté un plan audacieux pour bâtir un Canada plus fort.
Nous investissons dans les fondements d'une prospérité à long terme : une infrastructure moderne qui permet de tisser davantage de liens entre les communautés au pays; une mise en valeur responsable des ressources qui renforce notre économie et améliore la sécurité énergétique; et un appui soutenu aux entreprises innovatrices et aux travailleurs qualifiés qui façonneront l'avenir du Canada.
C'est bien plus qu'un programme économique, c'est un plan d'action d'intérêt national. Bâtir un Canada fort, c'est construire un pont vers un avenir meilleur, un projet à la fois, une entreprise à la fois. Les résultats se concrétiseront au fil du temps, mais ils représentent des investissements qui produiront des dividendes pour les Canadiens pendant des années – et des générations – à venir.
Bâtir un Canada fort, c'est tisser des liens entre les Canadiens, en permettant par exemple à un Albertain de participer à un projet construit à Terre-Neuve, et vice versa. C'est rassembler les Canadiens autour d'un objectif commun et d'une réussite collective.
Tandis que les Canadiens vont profiter des retombées de ces projets d'intérêt national grâce à de meilleurs emplois, à une croissance économique plus élevée et à une sécurité accrue, le gouvernement est également déterminé à ce qu'ils aient une participation – et une participation équitable – dans les projets eux-mêmes.
Pour ce faire, nous transformons l'équation. Le gouvernement lance le premier fonds d'investissement souverain au Canada, le Fonds pour un Canada fort. Ce fonds veillera à ce que les Canadiens puissent recevoir leur part des gains produits par le programme pour bâtir un Canada fort.
Une mission claire
Conçu pour offrir aux Canadiens une participation directe au programme visant à bâtir le Canada, ce fonds relève du gouvernement canadien et, par conséquent, il appartient à toute la population. Conjointement avec d'autres investisseurs, il financera des entreprises et des projets stratégiques canadiens, dans l'objectif de réaliser des rendements commerciaux qui enrichiront le Canada.
- Voici comment fonctionnera le Fonds pour un Canada fort :
Une dotation initiale qui est conçue pour fructifier
Pour lancer le Fonds pour un Canada fort, le gouvernement fournira au départ un financement de 25 milliards de dollars sur trois ans, selon la comptabilité de caisse.
Le Fonds augmentera au fil du temps, grâce au rendement qu'il génère et aux autres actifs que le gouvernement pourrait lui affecter.
L'optimisation d'actifs portera sur deux priorités complémentaires : débloquer la pleine valeur de biens fédéraux existants, et affecter ce capital à des investissements qui offriront le potentiel de rendement le plus élevé pour le Canada et pour les Canadiens.
Une stratégie d'investissement axée sur le rendement
Le Fonds pour un Canada fort servira principalement à bâtir le Canada. Des infrastructures à la fabrication de pointe, en passant par le secteur de l'énergie et de l'exploitation minière, le Fonds aura le mandat de produire des rendements comparables à ceux du marché au profit de la population canadienne, et ce, dans l'ensemble de l'économie.
Les entreprises canadiennes de premier plan aideront à bâtir les infrastructures d'énergie, de transport et de télécommunications ainsi que l'économie de demain.
Les investisseurs mondiaux voient de plus en plus le Canada comme un lieu de choix pour de nouveaux investissements majeurs, et le gouvernement s'efforce de faire avancer les projets en question.
À mesure que les entreprises canadiennes et les partenaires internationaux investissent et prospèrent au pays, il est important que les Canadiens aient aussi leur part, afin que tous en ressortent gagnants. C'est pourquoi le Fonds pour un Canada fort et d'autres investisseurs collaboreront sur une base entièrement commerciale.
Il s'agit là d'une nouvelle occasion de prise de participation pour le Canada et la population canadienne, car le Fonds sera axé principalement sur des investissements en capitaux propres.
Le Bureau des grands projets collabore de près avec les promoteurs de projets tout au long du processus d'approbation réglementaire, et le gouvernement évalue les projets qui pourraient être désignés au titre de la Loi visant à bâtir le Canada.
Parallèlement, des institutions comme la Banque de l'infrastructure du Canada, Exportation et développement Canada, la Banque de développement du Canada, la Corporation de garantie de prêts pour les Autochtones du Canada et divers programmes ministériels jouent déjà un rôle essentiel dans la réalisation des projets à grande échelle et dans le soutien à la croissance des entreprises canadiennes.
Dans tous les secteurs où le gouvernement fédéral est actif, le Fonds pour un Canada fort visera à appuyer ces efforts, en investissant dans ce bassin croissant de projets et d'entreprises aux côtés du secteur privé et uniquement dans le cadre de participations minoritaires, et en générant d'importantes retombées commerciales pour les Canadiens.
Une société d'État indépendante, professionnelle et axée sur le rendement
L'indépendance et la gestion professionnelle garantissent qu'un fonds d'investissement souverain peut prendre des décisions d'investissement à long terme et raisonnables sur le plan économique. Cette structure est largement considérée comme une pratique exemplaire à l'échelle mondiale, car elle renforce la transparence, la crédibilité et le rendement à long terme grâce à une gestion cohérente et experte.
Le Fonds pour un Canada fort sera exploité de façon indépendante du gouvernement. Nous mettrons sur pied une nouvelle société d'État, qui sera dirigée par un chef de la direction ainsi que par un conseil d'administration indépendant composé de membres qualifiés.
Grâce à ce modèle, nous pourrons veiller à ce qu'à court et à long terme, le Fonds reste concentré sur sa mission, soit de soutenir la transformation de l'économie et de créer de la richesse pour les Canadiens et Canadiennes.
Une façon simple pour les Canadiens de participer directement
Nous bâtissons le Canada ensemble. Le Fonds pour un Canada fort est conçu pour nous permettre d'aller encore plus loin. Le gouvernement a l'intention d'offrir aux Canadiens la possibilité de participer directement au Fonds grâce à un nouveau produit d'investissement de détail largement accessible.
Cela signifie que tout Canadien qui le souhaite peut investir une partie de son épargne dans le Fonds pour un Canada fort.
Le gouvernement a l'intention de mener des consultations sur la conception précise de ce produit, mais les Canadiens peuvent s'attendre à ceci :
- Largement accessible aux Canadiens d'un océan à l'autre;
- Achat, détention et transaction simples;
- À mesure que le Fonds pour un Canada fort prospère, les investisseurs peuvent profiter de la hausse, tout en sachant que leur capital initial est protégé.
Lorsque les Canadiens investissent directement dans le Fonds pour un Canada fort, ils contribuent à stimuler sa croissance et à renforcer sa capacité à offrir des avantages concrets dans tout le pays.
Les prochaines étapes
Le gouvernement mettra en place un bureau de transition qui aura pour mandat de tenir des consultations ciblées avec des participants au marché et des organismes de réglementation, en plus de mettre rapidement au point les modalités du Fonds. Plus de précisions seront fournies dans les prochains mois.
Le Fonds pour un Canada fort se joint à un écosystème fédéral de sociétés d'État qui sont vouées à la réussite des entreprises et des projets prometteurs, que ce soit sur le plan national ou au sein de marchés d'exportation dans le monde entier.
- Le gouvernement considère que ces mécanismes de financement doivent être assortis de mandats clairs et ciblés pour avoir une incidence maximale. Il mènera donc un examen exhaustif du mandat de chaque organisme au sein de l'écosystème financier fédéral pour établir des objectifs clairs et éviter tout risque de chevauchement.
Fonds pour un Canada fort
Mission : Investir dans des entreprises et des projets stratégiques canadiens qui soutiendront la transformation de l'économie du Canada et qui créeront de la richesse pour les Canadiens, tout en leur donnant l'occasion de profiter directement du rendement du Fonds.
Sources de capital
Financement gouvernemental
- Capital de départ
Produit d'investissement de détail
- Donner aux Canadiens la possibilité d'investir dans le Fonds pour profiter du rendement généré par les investissements d'intérêt national
Autres
- Tirer le maximum de la valeur de biens fédéraux
Flux initial des projets d'investissement
- Projets soumis au Bureau des grands projets
- Projets ou entreprises qui ont obtenu d'autres formes de soutien du gouvernement fédéral
Rendement des investissements
- Réinvesti dans d'autres projets
- Versé aux investisseurs individuels
- Redistribué aux contribuables
Politique d'investissement
Segment d'investissement
- Entreprises et projets stratégiques canadiens
Instruments d'investissement
- Participation au capital (p. ex. actions ordinaires, actions privilégiées, participation dans une fiducie ou dans une société de personnes, bons de souscription)
Philosophie d'investissement
- Investir sur un pied d'égalité avec les autres investisseurs
Assurer un avenir meilleur aux aéroports du Canada
Les aéroports sont des biens nationaux vitaux qui soutiennent la compétitivité économique, le commerce, le tourisme et la connectivité régionale au Canada. Pour assurer la stabilité à long terme du secteur aérien canadien, il est essentiel que les aéroports fonctionnent de manière moderne et efficiente.
Comme l'indique le Budget de 2025, le gouvernement est déterminé à réformer le réseau aéroportuaire canadien afin de réduire les frais pour les passagers aériens et de placer les aéroports dans une meilleure position pour attirer des investissements privés. Dans ce contexte, depuis le dépôt du Budget, le gouvernement a commencé à se pencher sur des réformes pour moderniser la gouvernance des administrations aéroportuaires, ainsi que sur les possibilités d'actualiser le cadre relatif aux loyers des aéroports et d'accroître la capacité de développement économique et de réinvestissement dans les infrastructures des aéroports.
Le gouvernement analyse aussi des possibilités d'exploiter la valeur des aéroports pour investir dans la croissance à long terme du Canada, notamment par des modes de propriété différents. Cette analyse sera étayée par l'apport des administrations aéroportuaires et d'autres intervenants, dont des compagnies aériennes et des administrations locales.
- De plus, le gouvernement annonce dans la Mise à jour économique du printemps de 2026 qu'il compte présenter une mesure législative pour s'assurer d'obtenir l'information nécessaire pour permettre une évaluation approfondie des réformes qu'il y aurait lieu de réaliser dans le secteur aéroportuaire.
Règlement rapide des plaintes des passagers aériens
Le gouvernement du Canada a adopté le Règlement sur la protection des passagers aériens en 2019 afin de fixer des exigences minimales auxquelles les compagnies aériennes doivent se conformer pour protéger les droits des passagers au Canada, notamment en matière d'indemnités. Le Règlement établit un ensemble d'obligations minimales des compagnies aériennes à l'égard des passagers. Toutefois, il existe un important arriéré dans le traitement des plaintes des passagers.
- Dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, le gouvernement annonce son intention de résorber l'arriéré de plaintes relatives au transport aérien en recourant à un organisme tiers neutre spécialisé dans le règlement des différends, selon un modèle qui a fait ses preuves au Royaume-Uni et dans l'Union européenne. Une fois l'arriéré résorbé, le gouvernement entend également mettre en place un cadre réglementaire plus simple et plus efficace, afin que les règles soient plus claires et que les passagers soient indemnisés de manière équitable et plus rapidement lorsque leur transport aérien ne se déroule pas comme prévu.
1.2 Bâtir pour favoriser la croissance
Le plan audacieux et ambitieux présenté dans le Budget de 2025 se traduit déjà par des résultats concrets : de grands projets avancent, les formalités administratives diminuent, et les investissements lancés dans les infrastructures bâtiront des communautés plus fortes pour les générations à venir.
Par le passé, le gouvernement a eu recours à des instruments d'investissement ciblés pour faire avancer des objectifs économiques stratégiques. Au moyen de ces instruments de financement, le gouvernement fédéral soutient activement des projets en vue de mobiliser des capitaux privés et de favoriser la croissance dans des secteurs prioritaires. Dans l'ensemble, ce sont plus de 20 milliards de dollars qui ont été investis grâce aux principaux instruments fédéraux de 2020 à 2025 (graphique 1.2) et ont contribué à accroître la capacité de production et la résilience économique dans des secteurs clés au pays.
Financement de projets accordé annuellement par les instruments de financement du gouvernement fédéral
Ces investissements aideront le Canada à saisir des occasions stratégiques, à accroître sa compétitivité à l'échelle mondiale et à bâtir une économie plus forte et résiliente.
La Mise à jour économique du printemps de 2026 poursuit sur cette lancée au moyen d'investissements stratégiques dans des projets et des infrastructures qui favoriseront une croissance, une productivité et des investissements encore plus élevés, pour permettre à la population et aux entreprises canadiennes de profiter de nouvelles occasions et stimuler la croissance économique du Canada.
Faire avancer les projets d'intérêt national grâce au Bureau des grands projets
Le Bureau des grands projets fait avancer les projets d'intérêt national plus rapidement et de manière plus responsable, pour favoriser l'unité de l'économie canadienne, diversifier nos industries et nos échanges commerciaux et créer des emplois bien rémunérés pour les générations à venir. De concert avec des partenaires, nous libérons le potentiel économique du Canada, dans le respect de nos responsabilités en matière d'environnement ainsi que des droits des peuples autochtones.
Le Bureau des grands projets a annoncé 15 projets, qui représentent des investissements en capital totalisant plus de 125 milliards de dollars, et travaille à six stratégies de transformation. Le 12 mars, le gouvernement a annoncé qu'il soumettait au Bureau des grands projets quatre nouveaux projets issus de l'ancienne stratégie du Corridor économique et de sécurité de l'Arctique. Dans un contexte où le Nord canadien subit de profonds changements sous l'effet de pressions géopolitiques croissantes et du réchauffement rapide de l'Arctique, ces projets sont essentiels puisqu'ils renforcent la souveraineté canadienne, la résilience et les possibilités économiques à long terme dans la région. Le 9 avril, moins de sept mois après la soumission au Bureau des grands projets du projet de terminal à conteneurs de Contrecœur du port de Montréal, le premier ministre a annoncé l'inauguration des travaux dans la foulée d'un engagement de financement de 1,16 milliard de dollars de la Banque de l'infrastructure du Canada. Le même jour, le gouvernement a également annoncé un investissement du Fonds de croissance du Canada dans Nouveau Monde Graphite. Le gouvernement continuera de soumettre des projets, ainsi que des projets de financement, de manière continue.
Le Bureau des grands projets atténuera les risques liés aux projets d'intérêt national, afin d'attirer le financement nécessaire à leur réalisation. S'il manque de financement, le gouvernement dispose de capitaux pouvant provenir de la Banque de l'infrastructure du Canada, du Fonds de croissance du Canada, de la Corporation de garantie de prêts pour les Autochtones du Canada et d'Exportation et développement Canada. Ces sociétés d'État proposeront des solutions de financement favorisant l'utilisation optimale des deniers publics.
Les projets soumis à ce jour représentent des investissements en capital de plus de 125 milliards de dollars du secteur privé, du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux
Projets soumis au Bureau des grands projets
15 projets
6 stratégies de transformation
Soutiendront plus de 60 000 emplois
Représentent de nouveaux investissements de plus de 125 G$
| Projets | Promoteur | Secteur | Lieu |
|---|---|---|---|
| Projet nickélifère Crawford de la société Canada Nickel | Société Canada Nickel | Exploitation minière | Timmins (Ontario) |
| Projet de terminal à conteneurs de Contrecœur | Administration portuaire de Montréal | Industriel | Contrecœur (Québec) |
| Nouveau projet nucléaire de Darlington | Ontario Power Generation | Électricité | Bowmanville (Ontario) |
| Projet hydroélectrique de la Nunavut Nukkiksautiit Corporation | Nunavut Nukkiksautiit Corporation | Électricité | Iqaluit (Nunavut) |
| Terminal de GNL Ksi Lisims | Western LNG, Nation Nisga'a, Rockies LNG Partners | Énergie | Île Pearse (Colombie-Britannique) |
| LNG Canada – phase 2 | LNG Canada | Énergie | Kitimat (Colombie-Britannique) |
| Projet de mine de cuivre de Foran à McIlvenna Bay | Foran Mining | Exploitation minière | Centre-est de la Saskatchewan |
| Ligne de transport d'électricité de la côte nord | B.C. Hydro | Électricité | Nord-ouest de la Colombie-Britannique |
| Mine Sisson de Northcliff Resources | Northcliff Resources Ltd. | Exploitation minière | Sisson Brook (Nouveau-Brunswick) |
| Mine de graphite Matawinie de Nouveau Monde Graphite | Nouveau Monde Graphite | Exploitation minière | Saint-Michel-des-Saints (Québec) |
| Expansion de la mine Red Chris | Newmont Mining et Imperial Metals | Exploitation minière | Nord-ouest de la Colombie-Britannique |
| Agrandissement de la centrale hydroélectrique Taltson | Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest | Électricité | Région du Grand lac des Esclaves (Territoires du Nord-Ouest) |
| Route de la vallée du Mackenzie | Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest | Transports | De Wrigley à Inuvik (Territoires du Nord-Ouest) |
| Route et port de Grays Bay | West Kitikmeot Resources Corporation | Transports | Région de Kitikmeot, (Nunavut) |
| Corridor économique et de sécurité de l'Arctique | Gouvernement Tłı̨chǫ, Première Nation des Dénés et gouvernement des Territoires du Nord-Ouest | Transports | Province géologique des Esclaves (Territoires du Nord-Ouest) |
| Stratégies | Secteur | Lieu |
|---|---|---|
| Train à grande vitesse Alto | Transports | Corridor Ontario-Québec |
| Stratégie sur les minéraux critiques | Exploitation minière | Toutes les provinces, sauf l'Île-du-Prince-Édouard |
| Corridor essentiel de conservation du Nord-Ouest | Électricité, exploitation minière | Nord-ouest de la Colombie-Britannique, Sud du Yukon |
| Pathways Plus | Énergie | Alberta |
| Port de Churchill Plus | Transports | Manitoba |
| Wind West Atlantic Energy | Énergie | Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador |
Appliquer l'approche « un projet, une évaluation »
Le gouvernement du Canada poursuit ses efforts pour que chaque projet fasse l'objet d'une seule évaluation, en cherchant à établir des ententes de coopération avec les provinces et territoires. Le 2 juin 2025, les premiers ministres du Canada, des provinces et des territoires ont convenu de « mettre en œuvre d'une manière efficace et effective le principe "un projet, une évaluation" dans le but de réaliser une seule évaluation pour tous les projets ». Un processus d'évaluation efficient réduira la répétition inutile d'activités en vue d'accélérer la réalisation des projets, tout en renforçant avec rigueur la protection de l'environnement.
Les ententes de coopération conclues avec les provinces permettent de mettre à profit la souplesse prévue dans la Loi sur l'évaluation d'impact, notamment pour substituer à l'évaluation d'impact un processus harmonisé unique qui tire le maximum de l'expertise aux niveaux provincial et fédéral. Les ententes de coopération peuvent aussi permettre la prise de décisions anticipées en matière d'évaluation, ainsi que la substitution en entier d'un processus provincial qui remplit les exigences fédérales et provinciales à l'évaluation d'impact. Ces ententes ne modifient en rien l'obligation des promoteurs, des provinces, des territoires et du gouvernement fédéral de consulter pleinement les peuples autochtones dont les droits pourraient être touchés par un projet. Cette collaboration contribuera à accélérer l'évaluation des grands projets, y compris ceux qui sont dans l'intérêt national, et signalera aux investisseurs que tous les ordres de gouvernement au Canada sont déterminés à travailler ensemble pour soutenir le développement, tout en protégeant l'environnement et les droits des Autochtones.
Le gouvernement a entamé les négociations avec les provinces et a déjà obtenu des résultats. En effet, des ententes ont été conclues avec l'Ontario, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard, l'Alberta, le Manitoba et la Nouvelle-Écosse, un projet d'entente avec Terre-Neuve-et-Labrador a été publié aux fins de consultation publique et d'autres font l'objet de discussions. La Colombie-Britannique avait été, en 2019, la première province à conclure une entente de coopération avec le Canada.
Le gouvernement travaille actuellement à des mesures législatives, réglementaires, opérationnelles et stratégiques pour réduire à deux ans tout au plus le délai de prise de décisions au niveau fédéral à l'égard des grands projets, alors qu'un horizon de cinq ans était visé précédemment. Ces mesures favoriseront la prise de décisions en temps opportun, réduiront les risques pour les promoteurs, rehausseront la confiance des investisseurs et rendront le Canada plus compétitif dans une économie mondiale en évolution rapide.
Élargir le Programme de garantie de prêts pour les Autochtones
Le Programme de garantie de prêts pour les Autochtones donne aux groupes autochtones l'accès au capital dont ils ont besoin pour surmonter des obstacles historiques et devenir des partenaires à part entière de grands projets. Le gouvernement a annoncé dans le Budget de 2025 des améliorations au Programme en vue de soutenir les investisseurs autochtones dans la réalisation de projets portant sur de nouvelles installations (nouvelles constructions) qui produiront des retombées pour les générations à venir, ainsi que pour fournir des garanties de prêts à l'appui du financement par emprunt de projets dirigés par les Autochtones. Ces améliorations font suite à d'autres bonifications du Programme, dont l'enveloppe est notamment passée de 5 milliards à 10 milliards de dollars, tandis que des projets dans des secteurs autres que ceux de l'énergie et des ressources naturelles sont devenus admissibles.
Depuis le dépôt du Budget de 2025, une garantie de prêt a été accordée pour appuyer un investissement réalisé par deux Premières Nations de l'Ontario en vue de prendre une participation de près de 20 % dans la ligne de transport d'électricité d'Hydro One, entre Chatham et Lakeshore. Il s'agit là de la deuxième garantie de prêt accordée dans le cadre du Programme, la première ayant été annoncée en mai 2025 : une garantie de prêt de 400 millions de dollars à l'appui d'un investissement réalisé par 38 Premières Nations de la Colombie-Britannique afin de prendre une participation de 12,5 % dans le réseau de gazoducs Westcoast d'Enbridge.
Privilégier les projets d'intérêt national dans les processus fiscaux
Les entreprises qui envisagent d'effectuer des opérations importantes ont souvent besoin de certitude quant au traitement fiscal avant d'aller de l'avant avec un projet d'envergure. L'Agence du revenu du Canada (ARC) répond à ce besoin en rendant des décisions anticipées ponctuelles et exécutoires en matière d'impôt, ce qui permet aux entreprises de passer aux prochaines étapes en toute confiance. Les décisions en matière d'impôt aident à assurer une application uniforme et prévisible des lois fiscales à l'ensemble des opérations, ce qui favorise la transparence, l'équité et la prise de décisions éclairées.
- Afin d'appuyer l'objectif du gouvernement consistant à bâtir une économie canadienne forte, la Mise à jour économique du printemps de 2026 annonce que l'ARC accordera la priorité aux demandes de décisions anticipées en matière d'impôt sur le revenu liées à des projets d'intérêt national d'envergure, notamment dans les domaines du logement et des infrastructures, ainsi qu'à des projets d'importance nationale. La priorité sera aussi donnée aux demandes de décisions anticipées en matière d'impôt sur le revenu concernant des investissements qui accroissent la productivité et renforcent des secteurs névralgiques de l'économie canadienne, notamment les initiatives et les projets en matière d'énergie propre qui pourraient profiter de la série de crédits d'impôt à l'investissement dans l'économie propre du Canada.
Dans le Budget de 2025, le gouvernement avait réaffirmé son soutien à l'égard des crédits d'impôt à l'investissement dans l'économie propre du Canada en augmentant de 146 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2025-2026, les ressources accordées à l'ARC pour l'administration de ces mesures. Grâce à ce financement supplémentaire, l'ARC devrait accroître le traitement des demandes de plus de 4,5 fois d'ici juillet 2026. Cet investissement ciblé aidera l'ARC à réduire l'arriéré des demandes au cours de 2026 tout en assurant une mise en œuvre de ces crédits dans des délais plus courts à l'avenir.
Accélérer les projets de minéraux critiques
Les minéraux critiques sont essentiels aux technologies et aux industries qui propulsent l'économie moderne et qui rendront notre avenir plus sûr. Ils entrent dans la fabrication d'une vaste gamme de produits essentiels, des téléphones cellulaires jusqu'aux panneaux solaires, en passant par les batteries de véhicules électriques, des appareils médicaux et diverses applications militaires. La demande mondiale de minéraux critiques devrait croître rapidement au cours des 20 prochaines années, et le Canada est bien placé pour continuer à se démarquer comme un chef de file mondial de l'exploitation responsable des minéraux critiques. Alors que la rivalité géopolitique s'intensifie sur la scène mondiale, il est devenu impératif, sur le plan stratégique, de mettre en place des chaînes d'approvisionnement sûres en minéraux critiques. Pour aider à freiner la montée des risques qui planent sur les chaînes d'approvisionnement mondiales en minéraux critiques et pour renforcer notre sécurité économique, le gouvernement agit afin d'assurer la croissance de l'industrie canadienne des minéraux critiques et la résilience des chaînes de valeur avec le concours de partenaires internationaux de confiance.
Le gouvernement du Canada fait avancer des projets de production et de traitement des minéraux critiques partout au pays, grâce à ses mesures ciblées et à ses partenariats. Il met entre autres à profit l'Alliance sur la production de minéraux critiques, une initiative canadienne lancée dans le cadre du G7, pour diversifier la production de minéraux critiques et en garantir l'approvisionnement à l'échelle mondiale. Le tableau qui suit présente un certain nombre de projets liés à la chaîne de valeur en minéraux critiques.
| Projet | Type | Lieu | Investissement fédéral |
|---|---|---|---|
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Nouveau Monde Graphite – mine de graphite
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Mine de graphite | Saint-Michel-des-Saints (Québec) |
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Rio Tinto Fer et Titane – oxyde de scandium
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Production commerciale d'oxyde de scandium | Sorel-Tracy (Québec) |
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Focus Graphite
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Graphite pour la défense et la fabrication de pointe | Baie-Comeau (Québec) |
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Usine de traitement de Frontier Lithium
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Usine de traitement du lithium | Thunder Bay (Ontario) |
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Modernisation du réseau de transport d'électricité en Colombie-Britannique
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Capacité de transport d'électricité pour les projets de minéraux critiques | Kamloops (Colombie-Britannique) et nord-ouest de la Colombie-Britannique |
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E3 Lithium – projet Clearwater
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Programme de démonstration du raffinage du lithium | Olds (Alberta) |
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Cyclic Materials
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Recyclage des éléments de terres rares | Kingston (Ontario) |
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Saskatchewan Power Corporation
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Raccordement au réseau électrique pour appuyer l'extraction de minéraux critiques | Région du bassin d'Athabasca et Regina (Saskatchewan) |
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Bonifier le Crédit d'impôt à l'investissement pour le captage, l'utilisation et le stockage du carbone pour y inclure la récupération assistée du pétrole
Le Crédit d'impôt à l'investissement pour le captage, l'utilisation et le stockage du carbone (CUSC) est un crédit d'impôt remboursable qui offre un soutien aux investissements dans les technologies de CUSC.
La mesure dans laquelle le crédit d'impôt pour le CUSC peut s'appliquer à un projet de CUSC admissible et au matériel admissible connexe dépend de l'utilisation finale du dioxyde de carbone (CO2) capté. À l'heure actuelle, les utilisations admissibles se limitent au stockage géologique dédié et au stockage dans le béton, et excluent la récupération assistée du pétrole.
- Pour donner suite à l'engagement pris le 27 novembre 2025 dans le Protocole d'accord entre le Canada et l'Alberta, le gouvernement propose, dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, d'ajouter la récupération assistée du pétrole aux utilisations admissibles au titre du crédit d'impôt pour le CUSC.
Les taux du crédit seraient fixés à 30 % pour le matériel de captage direct dans l'air, à 25 % pour tout autre matériel de captage et à 18,75 % pour le matériel de transport, de stockage et d'utilisation. Ces taux tiennent compte des autres sources de revenus possibles pour les projets de CUSC incluant des activités de récupération assistée du pétrole. Comme dans le cas des autres formes d'utilisation du CO2 qui sont admissibles, il faudrait que les projets de CUSC dans lesquels le carbone capté est utilisé pour la récupération assistée du pétrole permettent de stocker de manière permanente le CO2 capté.
La récupération assistée du pétrole deviendrait une utilisation admissible à compter du jour du dépôt de la Mise à jour économique du printemps de 2026, sous réserve de la désignation d'une juridiction par la ministre de l'Environnement.
Il est estimé que cette mesure fera augmenter les revenus fédéraux de 395 millions de dollars sur quatre ans à compter de 2027-2028.
Mettre en place les taux de déduction pour amortissement accéléré pour les installations de gaz naturel liquéfié à faibles émissions de carbone
À titre de producteur d'énergie de premier plan à l'échelle mondiale, le Canada soutient les investissements dans le gaz naturel liquéfié (GNL) à faibles émissions de carbone au moyen de mesures fiscales ciblées. Dans le Budget de 2025, il était proposé de rétablir les déductions pour amortissement (DPA) accéléré visant l'équipement admissible de GNL et des immeubles connexes, mais seulement pour les installations de GNL à faibles émissions de carbone.
- La Mise à jour économique du printemps de 2026 propose les modalités de mise en œuvre suivantes pour cette mesure :
- Pour qu'une installation de GNL soit admissible à une DPA accélérée, l'intensité prévue des émissions des activités de liquéfaction sur place, mesurée en tonnes d'équivalent en dioxyde de carbone par tonne de GNL produit annuellement (t éq CO₂/t GNL), devrait être inférieure ou égale à 0,20 t éq CO₂/t GNL. Le taux de DPA accéléré devrait être de 50 % pour l'équipement de liquéfaction et de 10 % pour les immeubles non résidentiels utilisés dans les installations.
Les installations dont l'intensité prévue des émissions est supérieure à 0,20 t éq CO₂/t GNL ne seraient pas admissibles à cette mesure.
Cette mesure s'appliquerait aux biens acquis à compter du 4 novembre 2025 et avant 2035.
Mettre en place le Fonds pour bâtir des collectivités fortes
Pour bâtir l'avenir que nous voulons, il faut commencer par bâtir les communautés que nous voulons avoir. Dans le Budget de 2025, le gouvernement avait annoncé le lancement du Fonds pour bâtir des collectivités fortes afin de revitaliser les infrastructures locales, c'est-à-dire les hôpitaux, les universités et les collèges au service de la population, les routes et les ponts où circulent nos produits et les réseaux d'aqueduc et de transport en commun essentiels à nos villes.
Le Fonds permettra de bâtir de nouvelles infrastructures tout en venant accélérer les travaux et réduire les coûts. Lorsque les collèges et les universités ont des immeubles vieillissants, que les hôpitaux débordent et que les réseaux d'aqueduc ne suffisent plus à la tâche, ce sont les gens et les communautés qui en pâtissent. Le Fonds stimulera l'activité économique, créera de nouvelles carrières dans les métiers spécialisés et donnera aux investisseurs la confiance dont ils ont besoin pour réaliser leurs projets autour d'infrastructures publiques fiables.
Lancé le 7 avril 2026, le Fonds prévoit un investissement de 51 milliards de dollars sur 10 ans à compter de 2026-2027, puis de 3 milliards de dollars par année par la suite.
Dans le cadre de ce programme, le gouvernement fédéral travaille avec les provinces et les territoires à établir des partenariats fructueux au moyen d'ententes bilatérales négociées afin de réduire les coûts de construction de logements.
Les administrations où les redevances d'aménagement sont les plus élevées seront tenus de les diminuer pendant trois ans, moyennant une certaine latitude en ce qui concerne les municipalités où ces redevances ne constituent pas un obstacle. Les autres administrations doivent maintenir les allégements en place relatifs aux redevances d'aménagement (comme les gels ou les reports) et éviter d'instaurer de nouvelles taxes qui limiteraient l'offre de logements. Dans le cadre du partenariat que le gouvernement a conclu avec l'Ontario, décrit dans le chapitre 2, la province a accepté de réduire d'au plus 50 % pendant trois ans les redevances d'aménagement dans ses plus grandes villes où la croissance est la plus rapide et qui, ensemble, représentent environ 80 % de la population de la province.
La vision du gouvernement : l'intelligence artificielle pour tous
Dans la nouvelle Stratégie nationale sur l'intelligence artificielle (IA), nous donnerons suite aux idées présentées par un groupe de travail réunissant 28 experts, ainsi que dans plus de 11 000 communications soumises par la population canadienne au cours des consultations tenues. Les Canadiens veulent une IA sécuritaire et souveraine ainsi que diriger l'adoption de l'IA, de créer de nouvelles possibilités économiques, de renforcer les services publics et d'améliorer la qualité de vie au pays. Nous tenterons d'atteindre ces objectifs à l'aide de la stratégie sur l'IA à venir, qui reposera sur les six piliers suivants :
Pilier 1 – Protéger les Canadiens et préserver notre système démocratique
L'IA ne pourra réaliser son potentiel qu'à la condition que la population canadienne lui fasse confiance. Il faut pour cela des lois modernes sur la protection de la vie privée et la sécurité en ligne, des capacités nationales solides en matière de sécurité de l'IA, ainsi que des systèmes gouvernementaux sécurisés.
Pilier 2 – Donner aux Canadiens les moyens de réussir
Le Canada doit devenir une nation axée sur les compétences en IA, où celle-ci crée de bons emplois pour les Canadiens. L'ensemble de la population devra pour ce faire avoir accès à de la formation et à des programmes d'études sur l'IA, et les voix, les langues et la culture canadiennes devront être représentées et prises en compte.
Pilier 3 – Favoriser l'adoption de l'IA pour garantir une prospérité partagée
L'IA produira des gains si elle est mise à contribution dans l'ensemble de l'économie canadienne et si on développe, pour l'industrie, des technologies de l'IA favorables aux travailleurs. L'IA pour tous aidera à accélérer l'adoption de l'IA par les petites et moyennes entreprises et à transformer la prestation des services publics afin de mieux servir la population canadienne.
Pilier 4 – Bâtir les fondements de l'IA souveraine au Canada
L'IA pour tous appuiera la mise en place d'une infrastructure de calcul souveraine à grande échelle, qui sera résiliente, durable et gérée par le Canada, et accroîtra le bassin exceptionnel de chercheurs et de talents dans le domaine de l'IA au Canada.
Pilier 5 – Favoriser l'expansion de champions canadiens de l'IA
L'IA pour tous soutiendra l'expansion de fleurons canadiens de l'IA en leur donnant accès à du capital de croissance et en faisant du gouvernement un client clé stratégique pour tirer parti de son effet de levier.
Pilier 6 – Établir des partenariats et des alliances fiables dans le monde
Le Canada collaborera avec divers partenaires de confiance afin d'harmoniser les normes, d'investir conjointement dans l'innovation et d'aider les entreprises canadiennes à accéder aux marchés mondiaux, tout en façonnant un écosystème d'IA fondé sur les valeurs démocratiques.
Rendre permanente l'exonération fiscale pour les fiducies collectives des employés
Une fiducie collective des employés (FCE) est une forme d'actionnariat du personnel dans laquelle une fiducie détient des actions d'une entreprise au profit des employés. Elle peut être utilisée pour faciliter l'achat d'une entreprise par les employés et offrir une option supplémentaire pour la planification de la relève. Une exonération fiscale temporaire d'une tranche de 10 millions de dollars de gains en capital, en vigueur pour les années d'imposition 2024, 2025 et 2026, avait été instaurée dans l'Énoncé économique de l'automne de 2023 afin d'encourager la création de ce type de fiducie. Cette exonération avait ensuite été élargie de manière à inclure les ventes aux coopératives de travailleurs, comme il avait été annoncé dans le Budget de 2024.
Les efforts visant à acheter des produits canadiens pour bâtir une plus grande prospérité au pays sont au cœur de la mission de notre gouvernement. Les FCE s'inscrivent dans ces efforts en permettant aux travailleurs canadiens d'acquérir une part de leur entreprise. Dans le contexte des transferts de patrimoine intergénérationnels attendus au cours des prochaines décennies, les FCE aideront les travailleurs à contribuer directement à bâtir un Canada fort.
- Pour garantir que les entreprises et les travailleurs admissibles profitent des fiducies collectives, la Mise à jour économique du printemps de 2026 propose de rendre permanente l'exonération fiscale accordée à de telles fiducies.
Améliorer l'administration du programme d'encouragements fiscaux pour la recherche scientifique et le développement expérimental
Conformément à l'annonce faite dans le Budget de 2025, l'Agence du Revenu du Canada (ARC) a mis en place, le 1er avril 2026, un processus d'approbation préalable facultatif des demandes afin que les entreprises puissent obtenir une approbation technique initiale pour leurs projets de recherche scientifique et de développement expérimental (RS&DE) admissibles avant de commencer les travaux ou d'engager des dépenses.
L'ARC a tenu compte de la rétroaction des entreprises et des associations de l'industrie dans la conception du processus d'approbation préalable des demandes. Grâce à ce processus en quatre étapes simples, les entreprises sont informées de la décision quant à leur admissibilité dans un délai de huit semaines. Pour les demandes présentées selon ce processus facultatif et qui exigent un examen des dépenses, le temps de traitement passera de 180 jours à 90 jours, soit moitié moins qu'auparavant.
Ces améliorations témoignent de la volonté du gouvernement de trouver des solutions en collaboration avec les partenaires de l'industrie et de continuer à moderniser l'administration du programme de RS&DE afin de répondre aux besoins des entreprises.
1.3 Soutenir les initiatives sectorielles stratégiques
Le contexte commercial mondial évolue rapidement alors que les États-Unis transforment en profondeur l'ensemble de leurs relations commerciales. Les répercussions sont considérables, entraînant des déplacements de la main-d'œuvre, des perturbations dans les chaînes d'approvisionnement, la nécessité pour les entreprises de revoir la provenance des matières premières et des produits qu'elles se procurent, ainsi qu'une incertitude qui freine les investissements.
Afin d'aider les entreprises et les travailleurs à s'adapter et à demeurer compétitifs, le gouvernement a lancé des initiatives de soutien stratégiques, notamment la toute récente stratégie automobile, ainsi que des mesures visant à renforcer les conditions du marché intérieur et à répondre aux besoins en main-d'œuvre. Ensemble, ces mesures devraient renforcer les forces industrielles du Canada, accroître les débouchés et garantir des emplois de qualité partout au pays.
Mesures prises pour soutenir les travailleurs et les entreprises
Chaque annonce de droits de douane est une source d'inquiétude, tant pour les travailleurs qui se demandent ce qu'il adviendra de leur emploi et les familles qui se font du souci pour leur sécurité financière que pour les entreprises et les communautés qui craignent pour leur avenir. Notre ligne de conduite est claire : nous appuierons les travailleurs canadiens, défendrons les industries canadiennes et investirons dans la résilience à long terme.
Ces mesures permettront aux travailleurs d'acquérir de nouvelles compétences et aux entreprises de réorganiser leur production et de diversifier leurs produits, tout en stimulant la demande intérieure en faveur des entreprises canadiennes. En plus du soutien de 25 milliards de dollars prévu dans le Budget de 2025, le gouvernement a annoncé par la suite une somme supplémentaire de 1,6 milliard de dollars sur six ans, à compter de 2025-2026, à l'intention des travailleurs et des entreprises touchés par les droits de douane et les perturbations commerciales.
Voici un aperçu des mesures annoncées :
Soutien aux travailleurs
Prolongation d'un an des mesures temporaires d'assouplissement du programme de Travail partagé de l'assurance-emploi, soit jusqu'en mars 2027. Ces mesures d'assouplissement continueront d'aider les employeurs et les employés à éviter des mises à pied tout en complémentant la baisse de revenus par des prestations d'assurance-emploi.
Prolongation de six mois des mesures temporaires de l'assurance-emploi, soit jusqu'en octobre 2026, afin que les mesures de soutien au revenu demeurent généreuses pour les travailleurs dont l'emploi est touché par les droits de douane. Voici certaines de ces mesures :
- éliminer la période d'attente d'une semaine pour les prestations de l'assurance-emploi;
- suspendre le traitement des sommes versées au moment de la cessation d'emploi;
- accorder 20 semaines supplémentaires de prestations régulières aux travailleurs de longue date.
Subvention pour le maintien à l'emploi des travailleurs visant à aider les employeurs à soutenir leurs employés participant au programme de Travail partagé afin qu'ils puissent perfectionner leurs compétences et s'adapter à l'évolution des besoins sur le marché du travail. Cette mesure récemment lancée le 17 février 2026 fournit un complément de revenu aux employés qui suivent une formation durant les heures non travaillées.
Soutien aux entreprises
Mesures de réduction temporaire des tarifs de transport de l'acier et du bois d'œuvre, afin de réduire les coûts de transport au pays et d'encourager la consommation de produits canadiens.
Programme de garantie du bois d'œuvre résineux de la Banque de développement du Canada, visant à offrir aux entreprises de bois d'œuvre résineux le financement et le soutien au crédit dont elles ont besoin pour poursuivre et restructurer leurs activités pendant cette période de transformation.
Groupe de travail sur la transformation du secteur forestier canadien, formé par le gouvernement pour qu'il se penche et fasse rapport sur la façon dont l'industrie forestière peut demeurer compétitive à long terme, et lancement d'un service d'orientation à guichet unique pour aider les employeurs et les travailleurs du secteur forestier à s'y retrouver parmi les différents programmes fédéraux et à présenter des demandes pour en bénéficier.
Hausse temporaire de la limite des avances sans intérêt du Programme de paiements anticipés, qui passe à 250 000 $ pour l'année de programme 2026 pour tous les producteurs, à l'exception des producteurs de canola pour lesquels il avait été annoncé en septembre 2025 que la limite passait temporairement à 500 000 $ pour l'année de programme 2026. Les producteurs paieront ainsi moins d'intérêts tout en ayant accès à plus de liquidités pour assumer les coûts engagés jusqu'à la vente de leurs produits.
Pour aider à atténuer les répercussions du régime tarifaire du Canada sur les producteurs en aval, le gouvernement a établi un cadre de remise des droits de douane afin de fournir un allégement tarifaire dans les cas où des intrants ne peuvent être obtenus sur le marché intérieur et pour tenir compte d'autres circonstances exceptionnelles. Le gouvernement continue de privilégier des mesures d'allégement adaptées pour les entreprises admissibles, notamment en ce qui concerne les importations assujetties à ses droits de douane visant la Chine et les États-Unis, à ses contingents tarifaires appliqués à l'acier et à ses droits de douane sur les produits dérivés de l'acier. De plus, une remise horizontale des droits appliqués à titre de mesures de rétorsion tarifaires contre les États-Unis est offerte sur les intrants d'aluminium destinés à la fabrication, à la transformation, à la production agricole et au conditionnement d'aliments et de boissons au Canada, ainsi que pour les intrants d'acier destinés aux secteurs de l'automobile et de l'aérospatiale et à la production de pièces connexes. Tous les importateurs admissibles ont immédiatement accès à cette remise horizontale, sans même avoir à présenter de demande.
Aller de l'avant avec la stratégie automobile
Depuis plus de 100 ans, l'industrie automobile canadienne est un moteur de l'économie nationale, soutenant des centaines de milliers d'emplois bien rémunérés partout au pays. L'industrie automobile canadienne compte parmi les premiers secteurs touchés par les bouleversements dans les échanges mondiaux, car plus de 90 % des véhicules fabriqués au Canada et 60 % des pièces d'automobile fabriquées ici sont actuellement exportés vers les États-Unis.
Le Canada étant une superpuissance énergétique, l'essor des véhicules électriques (VE) et connectés lui donne une occasion exceptionnelle de transformer son industrie automobile. C'est pourquoi le gouvernement a lancé une nouvelle stratégie automobile en février 2026. Ce sont plus de 6,9 milliards de dollars qui ont été annoncés à l'appui du secteur automobile :
1. Stimuler l'investissement dans le secteur automobile
- Jusqu'à 3 milliards de dollars au titre du Fonds de réponse stratégique.
- Jusqu'à 100 millions de dollars provenant de l'Initiative régionale de réponse tarifaire.
- Accroissement du soutien à la productivité grâce à la superdéduction à la productivité.
- Réduction des taux d'imposition pour les fabricants de technologies à zéro émission.
2. Renforcer les objectifs climatiques
- Mise en place de normes plus rigoureuses en matière d'émissions de gaz à effet de serre pour remplacer la norme sur la disponibilité des véhicules électriques.
- Moyens flexibles pour les constructeurs d'automobiles d'atteindre les objectifs climatiques du Canada.
3. Rendre les véhicules électriques abordables et fiables
- Programme pour l'abordabilité des véhicules électriques de 2,3 milliards de dollars.
- Ouverture du portail du programme le 31 mars 2026 pour les VE admissibles achetés ou loués à compter du 16 février 2026.
- Stratégie nationale pour les infrastructures de recharge.
- Investissement de 1,5 milliard de dollars dans le cadre de l'Initiative d'infrastructures de recharge et de ravitaillement en hydrogène de la Banque d'infrastructure du Canada.
4. Protéger les travailleurs du secteur canadien de l'automobile
- Nouvelle Subvention pour le maintien à l'emploi des travailleurs afin d'aider les employeurs à maintenir leur personnel en poste.
- Investissements dans le perfectionnement des compétences, par l'intermédiaire d'une alliance pour la main-d'œuvre (industrie, syndicats, prestataires de formation).
- Assistance à l'emploi et soutien à la formation professionnelle des travailleurs devant se réorienter, au moyen d'ententes sur le développement du marché du travail.
En réponse aux droits de douane persistants et injustifiés imposés par les États-Unis sur nos exportations de véhicules, nous maintiendrons nos contre-mesures tarifaires réciproques afin d'assurer des conditions équitables sur le marché national pour les constructeurs automobiles canadiens.
Le cadre de remise des droits pour le secteur automobile du Canada utilise ces contre-mesures tarifaires comme levier en incitant fortement les constructeurs à maintenir leurs niveaux de production automobile au Canada s'ils souhaitent profiter de l'allégement des droits pour les importations de véhicules fabriqués aux États-Unis. En février 2026, le Canada a lancé des consultations publiques, qui sont maintenant terminées, sur les moyens possibles d'améliorer ce cadre pour en faire un outil ciblé fondé sur les résultats pour stimuler davantage la production nationale, attirer de nouveaux investissements et renforcer la compétitivité à long terme du secteur canadien de l'automobile. Comme point de départ, le gouvernement envisage un éventuel système de crédits négociables en fonction de la production des entreprises au Canada.
Le Canada tirera aussi parti de ses accords commerciaux, existants et nouveaux, comme l'accord récemment conclu avec la Chine, pour appuyer de nouveaux investissements dans le secteur, diversifier les marchés d'exportation de l'industrie automobile canadienne et faire du Canada un chef de file mondial dans le domaine des véhicules électriques.
Prolonger l'allégement du droit d'accise sur l'alcool pour soutenir les brasseries, les distilleries et les vineries canadiennes
Le gouvernement reconnaît l'apport important des brasseries, des distilleries et des vineries à l'économie du Canada, notamment par la création d'emplois et la production de produits canadiens de grande qualité. Depuis quelques années, les producteurs sont aux prises avec une hausse des coûts engendrée par l'incertitude économique mondiale, les perturbations dans les chaînes d'approvisionnement et l'augmentation du prix des intrants.
Pour aider le secteur à surmonter ces difficultés, le Budget de 2023 avait temporairement plafonné à 2 % le rajustement en fonction de l'inflation des droits d'accise sur la bière, les spiritueux et le vin, à compter du 1er avril 2023. Le 9 mars 2024, le gouvernement a annoncé une prolongation de deux ans de ce plafond ainsi qu'une réduction temporaire de 50 % des taux du droit d'accise sur les 15 000 premiers hectolitres de bière brassée au Canada.
Le 1er avril 2026, le gouvernement a annoncé son intention de prolonger ces deux mesures de deux ans supplémentaires. Ensemble, ces mesures devraient fournir au total un allégement fiscal d'environ 30 millions de dollars jusqu'en 2028, ce qui représente, pour une brasserie artisanale, des économies pouvant atteindre environ 90 000 $ sur les 15 000 premiers hectolitres brassés en 2026-2027.
Mise à jour sur la politique « Achetez canadien »
Promouvoir les achats canadiens et devenir notre meilleur client sont les deux facettes au cœur de la stratégie du gouvernement visant à bâtir une économie plus résiliente.
Depuis l'entrée en vigueur de la politique « Achetez canadien » le 16 décembre 2025, le gouvernement fédéral transforme déjà son utilisation des fonds publics en privilégiant les contenus, les matériaux, les fournisseurs et les travailleurs canadiens. De l'acier à l'aluminium en passant par les produits du bois, l'acquisition par le gouvernement de biens et de services sert d'outil puissant pour soutenir les secteurs clés et renforcer les chaînes d'approvisionnement nationales.
Cette politique fait déjà une différence. Le gouvernement fédéral achète des biens et des services totalisant environ 37 milliards de dollars chaque année. À la mi-avril 2026, quelques mois à peine après sa mise en œuvre, la politique « Achetez canadien » s'était déjà appliquée à un éventail de demandes de soumissions d'une valeur d'environ 3,6 milliards de dollars, qui ont donné lieu jusqu'ici à l'attribution de contrats d'une valeur de 527,9 millions de dollars. Ces marchés concernent notamment l'achat de vaccins pour les partenaires provinciaux et territoriaux, des services de gestion d'installations, l'entretien d'appareils respiratoires et des systèmes de pont de communication pour le ministère de la Défense nationale.
Le gouvernement favorise aussi l'adhésion des provinces, des territoires et des municipalités à la politique « Achetez canadien ». Cette politique s'applique à l'échelle du gouvernement fédéral et à l'ensemble des volets de financement fédéraux, y compris les subventions et les contributions. Par exemple, à Toronto, les nouvelles rames de métro construites pour la ligne 2 comprendront au moins 55 % de contenu canadien, ce qui permettra de soutenir de bons emplois et de renforcer la base industrielle du Canada. Le gouvernement espère élargir cette collaboration et invite tous ses partenaires à soutenir l'achat de produits canadiens, y compris l'industrie et les autres ordres de gouvernement.
Pour poursuivre sur cette lancée, le gouvernement lancera un nouveau programme d'approvisionnement auprès des PME plus tard ce printemps afin qu'il soit plus facile pour les entreprises canadiennes de rivaliser avec la concurrence pour décrocher des contrats du gouvernement fédéral, par la modernisation des outils numériques et par la réduction des obstacles.
Mise à jour sur la voie d'accès de la résidence temporaire à la résidence permanente
Pour bâtir l'économie forte dont le Canada a besoin, le gouvernement reprend les choses en main afin de ramener l'immigration à des niveaux viables tout en veillant à ce qu'elle contribue à l'économie et au tissu social du pays. Les mesures prises récemment pour contrôler les niveaux d'immigration fonctionnent : de janvier à février 2026, par rapport à la même période en 2024, le nombre de demandes d'asile a chuté de 64 % et les arrivées de travailleurs étrangers temporaires et d'étudiants internationaux, de 71 % et de 75 %, respectivement.
Parallèlement, nous attirons et maintenons en poste des personnes hautement qualifiées issues de l'immigration, dont un certain nombre vivent et travaillent déjà au pays et enrichissent la société par leur contribution. Conformément à ce qu'il avait annoncé dans le Budget de 2025, le gouvernement met en œuvre deux initiatives ponctuelles échelonnées sur deux ans :
- Accélérer l'obtention de la résidence permanente pour un total de 33 000 travailleurs temporaires compétents qui travaillent déjà au pays et contribuent à leurs communautés, particulièrement les immigrants en régions rurales.
- Assurer la stabilité voulue aux personnes protégées au Canada en traitant les demandes d'au plus 115 000 personnes reconnues comme ayant besoin de protection par la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada ou par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.
1.4 Accroître le commerce au Canada et à l'étranger
Afin de bâtir une économie canadienne plus compétitive et diversifiée, il faut élargir les débouchés commerciaux au pays et à l'étranger. Le Canada dispose déjà d'une série de mesures pour promouvoir les investissements au pays.
Pour faciliter la réussite des entreprises et des travailleurs, le gouvernement s'emploie aussi à éliminer les obstacles au commerce à l'intérieur et à l'extérieur du Canada, afin de permettre aux entreprises de prendre de l'expansion et d'être plus compétitives. Le gouvernement prend également des mesures pour réaliser des investissements au profit des générations à venir dans les infrastructures afin d'aider les entreprises à acheminer les biens vers les marchés de manière plus fiable et concurrentielle, tout en stimulant la croissance dans les communautés du Canada.
Favoriser le commerce intérieur au Canada
La croissance du commerce intérieur aura pour effet de stimuler la productivité et de permettre à l'économie canadienne de mieux résister aux perturbations du commerce international. D'après une récente étude du Fonds monétaire international (FMI), l'élimination de l'ensemble des obstacles au commerce intérieur pourrait faire croître le PIB du Canada de près de 7 % à long terme, soit une hausse d'environ 210 milliards de dollars du PIB annuel ou de 5 000 $ par personne en dollars courants. Bien que le gouvernement soit parvenu à lever certains obstacles au commerce intérieur, des efforts restent à faire de la part de tous les partenaires pour continuer sur cette lancée.
C'est pourquoi le gouvernement fédéral continue d'agir et de collaborer avec les provinces et les territoires pour créer une économie où les entreprises peuvent croître sans obstacle, où les travailleurs sont en mesure de se déplacer facilement et où la population bénéficie d'un coût de la vie plus bas, d'une concurrence accrue et de perspectives plus favorables. Voici les récents progrès réalisés dans le but de favoriser le commerce intérieur :
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En date de juin 2025, les 53 exceptions fédérales à l'Accord de libre-échange canadien (ALEC) avaient toutes été levées.
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La Loi sur le libre-échange et la mobilité de la main-d'œuvre au Canada est désormais en vigueur et contribue à réduire les obstacles au niveau fédéral en exigeant que les organismes de réglementation reconnaissent les exigences provinciales et territoriales comparables – ce qui rend plus facile pour les entreprises de faire du commerce et pour les travailleurs qualifiés de travailler partout au Canada.
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Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux saluent l'entrée en vigueur du nouveau chapitre sur les services financiers dans l'ALEC, qui accroîtra la transparence et la prévisibilité pour les fournisseurs de services financiers.
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Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux travaillent à améliorer le chapitre 7 de l'ALEC en y intégrant une norme de service de 30 jours et en assouplissant les exigences administratives liées à la mobilité de la main-d'œuvre dans l'ensemble des professions et des métiers réglementés au Canada.
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Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont convenu de signer l'Accord canadien de reconnaissance mutuelle sur la vente de produits, et d'adhérer à un principe simple : si un bien peut être vendu légalement dans une province ou un territoire, il peut également l'être dans une autre province ou un autre territoire sans faire l'objet de règles ou d'approbations supplémentaires.
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Lors de la réunion du Comité du commerce intérieur tenue le 30 mars 2026, les provinces et territoires participants ont souligné les progrès réalisés à l'égard de l'entente concernant la vente de boissons alcooliques directement aux consommateurs et indiqué que la priorité continuerait d'être donnée à son entrée en vigueur dans les délais convenus, soit en mai 2026, sous réserve des exigences législatives propres à chaque gouvernement.
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Le Réseau des commissaires au commerce intérieur a été mis sur pied pour aider les entreprises à établir des liens, à solidifier leurs partenariats, à élargir leurs marchés et à renforcer les chaînes d'approvisionnement canadiennes au moyen de missions commerciales intérieures.
Ouvrir de nouveaux marchés et en élargir l'accès
Pour assurer sa prospérité et la résilience de son économie, le Canada doit accroître et diversifier ses exportations. Grâce à ses 15 accords de libre-échange lui procurant un accès préférentiel à 1,5 milliard de consommateurs dans 51 pays à l'origine de près des deux tiers du PIB mondial, le Canada est bien placé pour accroître son rayonnement mondial. Pour atteindre son objectif de doubler les exportations outre-mer d'ici 10 ans, le gouvernement suit une approche multidimensionnelle afin de créer de nouvelles occasions grâce à l'élimination des obstacles au commerce.
Le gouvernement a récemment signé plusieurs accords importants, notamment :
- Le partenariat stratégique entre le Canada et la Chine, dans lequel la Chine a convenu de réduire ou de suspendre les droits de douane sur les principales exportations de produits agricoles et de fruits de mer;
- Un nouvel accord de libre-échange avec l'Indonésie.
L'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) a aussi été élargi afin d'inclure le Royaume-Uni.
Le gouvernement est également résolu à conclure de nouveaux accords de libre-échange :
- En mars 2026, le Canada et l'Inde se sont engagés à conclure un accord de libre-échange d'ici la fin de l'année.
- En novembre 2025, le Canada et les Émirats arabes unis ont annoncé leur intention de négocier un accord de libre-échange.
- Le Canada achève les négociations sur un accord de libre-échange avec l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est, a entamé des négociations bilatérales sur un accord de libre-échange avec les Philippines, et a entrepris des discussions exploratoires avec la Thaïlande.
- Le Canada a repris les négociations sur un accord de libre-échange avec les pays du Mercosur (Argentine, Bolivie, Brésil, Paraguay et Uruguay), en vue de conclure un accord dans les plus brefs délais.
Le Canada cherchera à tirer parti des accords existants, comme le PTPGP et l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne. Le gouvernement déploie des efforts considérables auprès de ces partenaires de confiance, notamment en menant des missions commerciales pour attirer de nouveaux investissements au Canada.
Parallèlement à son programme chargé de négociations commerciales, le gouvernement cherche à conclure des partenariats dans des secteurs clés, comme l'énergie, les minéraux critiques, les technologies d'énergie propre, la défense, l'intelligence artificielle et l'agriculture.
Maintenir et améliorer l'accès au marché des États-Unis
Pendant que le Canada cherche à diversifier et à resserrer ses liens commerciaux, le marché des États-Unis demeure une destination de choix pour les exportations canadiennes. Le Canada dispose d'un accord de libre-échange plus avantageux que tout accord conclu par les États-Unis avec un autre partenaire commercial.
Grâce à l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), une grande partie des échanges sont exemptés des droits de douane imposés par les États-Unis, de sorte qu'environ 85 % des exportations du Canada continuent d'entrer en franchise de droits aux États-Unis. Toujours en raison de l'ACEUM, le taux de droit moyen appliqué par les États-Unis sur les produits canadiens est de 5,2 % – l'un des plus bas parmi tous leurs grands partenaires commerciaux. En vue de l'examen de l'ACEUM, le gouvernement met tout en œuvre pour obtenir le maintien de conditions prévisibles et favorables au commerce et à l'investissement entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.
Le gouvernement poursuivra aussi les discussions avec l'administration américaine dans le but d'obtenir le retrait des droits de douane sectoriels toujours imposés par les États-Unis, qui plombent les exportations dans des secteurs clés de l'économie canadienne, notamment l'acier, l'aluminium, l'automobile et la foresterie.
Bâtir des infrastructures favorisant le commerce
Le gouvernement a engagé 6 milliards de dollars dans sa Stratégie d'infrastructures commerciales pour aider à atteindre l'objectif ambitieux consistant à doubler les exportations canadiennes vers des pays autres que les États-Unis d'ici 10 ans, ainsi que pour assurer la compétitivité et la réussite des entreprises canadiennes dans l'économie d'aujourd'hui. En appuyant le développement des infrastructures qui relient le Canada aux marchés mondiaux, cet investissement profitera à plusieurs générations en venant créer de bons emplois, ouvrir de nouvelles possibilités pour les travailleurs et les entreprises et renforcer la résilience, la sécurité et la souveraineté du Canada.
Voici certaines des récentes avancées faites par le gouvernement :
- Le Fonds pour la diversification des corridors commerciaux, doté d'une enveloppe de 5 milliards de dollars, a été lancé pour soutenir la construction et la modernisation de ports, de chemins de fer, d'aéroports, de ponts et d'autoroutes au Canada. Les biens fabriqués au Canada pourront plus facilement atteindre les marchés étrangers grâce à ce fonds, qui viendra accroître la capacité et l'efficacité des infrastructures de transport favorisant le commerce et consolider la position du Canada comme partenaire commercial de confiance.
- Le Fonds d'infrastructure pour l'Arctique, doté d'une enveloppe de 1 milliard de dollars, a été lancé pour soutenir l'aménagement d'infrastructures de transport essentielles de l'Arctique, y compris les aéroports, les ports, les routes praticables en toute saison et les autoroutes, ayant un double usage (civil et militaire). Ces investissements renforceront les communautés nordiques, stimuleront le développement économique et aideront à assurer la souveraineté du Canada dans l'Arctique.
- Le 12 mars, le gouvernement a annoncé que le Fonds d'infrastructure pour l'Arctique financerait la modernisation des aéroports de Rankin Inlet et d'Inuvik pour qu'ils puissent accueillir de plus gros aéronefs et ainsi rendre les déplacements plus faciles et abordables tout au long de l'année, tant pour les militaires que pour les civils.
- Les projets nordiques récemment soumis au Bureau des grands projets consolideront le réseau de transport toutes saisons dans le Nord, amélioreront la connectivité, diminueront les coûts, faciliteront la mise en valeur des ressources, favoriseront la participation économique des Autochtones et renforceront la souveraineté du Canada dans le Nord et l'Arctique.
Bâtir des chaînes d'approvisionnement plus efficaces et fiables
Des problèmes de longue date dans les chaînes d'approvisionnement du Canada font augmenter les coûts, réduisent la fiabilité et affaiblissent la compétitivité. Le Canada continue d'accuser du retard par rapport à des pays comparables en ce qui concerne ses infrastructures de transport pour favoriser le commerce, et les inefficiences se manifestent particulièrement aux principaux points d'entrée. Pour surmonter ces défis, le gouvernement s'emploiera à renforcer les chaînes d'approvisionnement du Canada en prenant des mesures pour améliorer la planification et la gouvernance des corridors commerciaux, accélérer l'aménagement des infrastructures favorisant le commerce, alléger le fardeau réglementaire des entreprises et moderniser les processus commerciaux.
Accueillir un sommet de l'investissement
Les investissements directs au Canada procurent d'importants capitaux à long terme pour créer des emplois de qualité, stimuler la productivité et faire profiter le pays de nouvelles technologies et compétences. Ces investissements rendent aussi possibles de grands projets, renforcent l'intégration du Canada dans les chaînes d'approvisionnement mondiales et viennent accroître la compétitivité et la résilience de l'économie canadienne.
Le Canada s'impose déjà comme une destination de choix pour les investissements étrangers, alors que les investissements directs au pays ont atteint leur niveau le plus élevé en près de deux décennies. Pour poursuivre sur cette lancée, le gouvernement s'est fixé l'objectif d'attirer des investissements privés à hauteur de 500 milliards de dollars sur cinq ans.
- La Mise à jour économique du printemps de 2026 propose de faciliter la tenue en septembre 2026 du tout premier Sommet canadien de l'investissement annoncé le 17 avril. Cet événement mettra en valeur le Canada comme une destination de premier choix où investir et un pôle de confiance pour les capitaux mondiaux, et sera axé en priorité sur les secteurs de l'énergie, des minéraux critiques, de l'intelligence artificielle, de la défense et des infrastructures.
1.5 Stimuler la croissance propre et la conservation
Alors que l'économie mondiale s'engage sur des trajectoires à faibles émissions, il devient essentiel de lutter contre les changements climatiques et de protéger les écosystèmes naturels du Canada pour maintenir à la fois les débouchés économiques et un environnement sain. Le Budget de 2025 a énoncé la Stratégie de compétitivité climatique du gouvernement, qui vise à créer les conditions nécessaires pour que le Canada puisse rivaliser efficacement avec la concurrence tout au long de cette transition.
Le gouvernement poursuit sur cette lancée en prenant des initiatives pour faciliter les investissements durables et aider les pays en développement à éliminer progressivement les sources d'énergie produisant beaucoup d'émissions, à adopter des technologies propres et à aménager les infrastructures requises pour renforcer leur résilience en continuant de participer au financement international de la lutte contre les changements climatiques.
En parallèle, la protection de la nature canadienne préserve les fonctions écologiques sur lesquelles repose notre économie, permet de restaurer des habitats et renforce la protection des espèces. Grâce à ces initiatives complémentaires, le gouvernement vise à accroître la prospérité économique tout en contribuant réellement à l'atteinte des objectifs mondiaux en matière de climat et de biodiversité.
Encouragements fiscaux destinés aux entreprises pour bâtir une économie propre
Les politiques fédérales procurent un important avantage après impôt pour l'investissement dans l'économie propre
Le Canada offre un cadre concurrentiel à l'échelle internationale
- Les crédits d'impôt à l'investissement (CII) remboursables et la passation en charges, ainsi que le taux d'imposition réduit pour les projets de fabrication visés, peuvent se traduire par un taux effectif marginal d'imposition négatif pour les investissements concernés.
La passation en charges immédiate et l'amortissement accéléré accroissent grandement le taux de rendement
- Déduction complète la première année des dépenses en capital pour le matériel lié à l'énergie propre, les véhicules zéro émission, les biens de fabrication, les brevets, l'infrastructure de réseaux de données et les ordinateurs, ainsi que la recherche scientifique et le développement expérimental (RS&DE).
- Possibilité de tripler la déduction la première année pour d'autres immobilisations.
- Mesures offertes pour la plupart jusqu'en 2029 (éliminées graduellement de 2030 à 2033), ce qui crée un horizon d'investissement prévisible à court terme.
Importante aide à l'investissement en capital grâce aux CII remboursables (de 15 % à 60 %)
- CII dans les technologies propres pouvant atteindre 30 % (2023-2034), qui devrait se traduire par un soutien de 13,1 milliards de dollars.
- CII pour le captage, l'utilisation et le stockage du carbone allant de 37,5 % à 60 % (2022–2040), qui devrait se traduire par un soutien de 14,5 milliards de dollars.
- CII pour l'hydrogène propre allant de 15 % à 40 % (2023-2034), qui devrait se traduire par un soutien de 7,0 milliards de dollars.
- CII pour la fabrication de technologies propres pouvant atteindre 30 % (2024-2034), qui devrait se traduire par un soutien de 7,3 milliards de dollars.
- CII pour l'électricité propre pouvant atteindre 15 % (2024-2034), qui devrait se traduire par un soutien de 27,3 milliards de dollars.
- Les entreprises profitent des remboursements prévus quelle que soit la rentabilité de leurs activités à court terme.
Autres mesures fiscales clés qui augmentent le rendement tout au long du cycle de vie
- Réduction des taux d'imposition des sociétés pour la fabrication de technologies à zéro émission : 7,5 % ou 4,5 % selon le cas jusqu'en 2034 (retrait graduel de la mesure à compter de 2032).
- Frais liés aux énergies renouvelables et à l'économie d'énergie au Canada pouvant être déduits en entier dans l'année où ils sont engagés, reportés indéfiniment ou transférés en faveur d'investisseurs ayant souscrit des actions accréditives – favorise la formation de capital pour les entreprises en démarrage.
- RS&DE : vaste appui à la recherche-développement grâce à un crédit général de 15 %; crédit remboursable de 35 % pour les sociétés privées et publiques canadiennes admissibles.
- CII dans la région de l'Atlantique de 10 % accordant un soutien régional supplémentaire.
Continuer d'appuyer le financement international de la lutte contre les changements climatiques
Les changements climatiques sont un phénomène planétaire qui exige des solutions mondiales, et tous les pays sont appelés à agir. Le financement international de la lutte contre les changements climatiques est crucial pour permettre aux pays en développement de réduire leurs émissions et de s'adapter aux répercussions grandissantes des changements climatiques. Cette aide renforce la résilience des communautés sur le plan économique et contribue au développement durable.
- La Mise à jour économique du printemps de 2026 propose d'accorder 3,0 milliards de dollars sur cinq ans, selon la comptabilité de caisse, à compter de 2026-2027, à Affaires mondiales Canada, et 167,9 millions de dollars sur cinq ans, selon la comptabilité de caisse, à compter de 2026-2027, à Environnement et Changement climatique Canada pour qu'ils continuent de fournir une aide liée au climat aux pays vulnérables.
- De plus, la Mise à jour économique du printemps de 2026 propose un apport de 2,0 milliards de dollars en capital versé pour FinDev Canada, ainsi qu'une somme de 732 millions de dollars sur trois ans selon la comptabilité de caisse, à compter de 2028-2029, pour élargir le mécanisme de financement concessionnel de FinDev Canada. Ces mesures aideront à mobiliser des capitaux privés à grande échelle, à l'appui d'entreprises et de projets liés au climat dans les marchés émergents et les économies en développement, notamment parce que chaque dollar en fonds publics investi par le mécanisme de financement concessionnel de FinDev Canada permet d'aller chercher plus de 3 $ en capitaux privés.
Le gouvernement vise à ce que le Canada accorde aux pays en développement plus de 13 milliards de dollars en aide liée au climat, au total au cours des cinq prochaines années, en incluant les sources existantes de financement pour le climat, comme le soutien fourni par l'intermédiaire des banques multilatérales de développement et d'Exportation et développement Canada ainsi que du financement privé mobilisé par des ressources publiques.
Accueillir une conférence sur la finance durable
Le gouvernement est déterminé à mobiliser des capitaux publics et privés pour promouvoir l'investissement dans le développement durable, dans le cadre de la transition vers la carboneutralité. Afin de pouvoir désigner avec confiance ce qui constitue un investissement « vert » ou un investissement « de transition » dans les secteurs économiques prioritaires, le gouvernement appuie l'élaboration, par une structure indépendante, de lignes directrices canadiennes sur l'investissement durable (aussi appelées taxonomie).
L'Institut climatique du Canada, en collaboration avec Parcours des entreprises de demain, une initiative menée par des investisseurs, dirige ces travaux, dans le cadre desquels un Conseil de taxonomie indépendant a été formé pour superviser le processus. Des groupes consultatifs seront composés d'experts indépendants, de représentants du milieu universitaire, du secteur financier et de la société civile, de climatologues et de membres de communautés autochtones.
- La Mise à jour économique du printemps de 2026 propose d'appuyer la tenue, par l'Institut climatique du Canada, d'une conférence sur la finance durable, au cours de la prochaine année. Cette conférence réunira des intervenants canadiens et étrangers en vue de faire avancer l'établissement de la taxonomie canadienne et de tenir des discussions sur les possibilités d'investissement durable au Canada.
Une force de la nature : la stratégie du Canada pour protéger la nature
Tout en bâtissant un Canada fort, nous veillons à protéger ce qui compte le plus, notamment les terres et les eaux magnifiques dont nous avons hérité. La beauté de l'environnement naturel du Canada est un trésor qui doit être préservé. Le Canada est l'un des pays les plus riches en ressources naturelles de la planète : il abrite 20 % des réserves mondiales d'eau douce, 25 % des milieux humides de la planète, près du quart de la forêt boréale mondiale et le plus long littoral du monde, et sert d'habitat à environ 80 000 espèces.
Tout en faisant croître l'économie, le gouvernement est déterminé à assurer la protection et la conservation du patrimoine naturel du Canada pour les générations à venir.
La voie que doit suivre le Canada pour atteindre ses cibles de conservation de 30 % d'ici 2030
Dans le cadre d'Une force de la nature : la stratégie du Canada pour protéger la nature, le gouvernement entend travailler avec des partenaires d'un océan à l'autre pour respecter l'engagement à conserver 30 % des terres et des eaux du Canada d'ici 2030. À ces fins, un financement de 3,5 milliards de dollars sera accordé sur cinq ans, à compter de 2026-2027, ainsi qu'une somme de 819,9 millions de dollars pour les exercices ultérieurs jusqu'en 2036-2037, avec un amortissement restant de 74,6 millions de dollars, et un financement de 129,3 millions de dollars par année par la suite (3,7 milliards de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, 792 millions de dollars pour les exercices ultérieurs jusqu'en 2036-2037, et 129,3 millions de dollars par année par la suite, selon la comptabilité de caisse).
Protéger les baleines du Canada
Les océans du Canada sont l'habitat de plus de 30 espèces de baleines qui jouent un rôle essentiel dans la santé de nos océans et qui revêtent une grande importance culturelle pour bien des communautés autochtones et côtières. Depuis 2018, dans le cadre de programmes comme l'Initiative de protection des baleines et le Plan de protection des océans, le gouvernement du Canada a réalisé des investissements substantiels pour appuyer les efforts de rétablissement et atténuer l'incidence des principales menaces pesant sur la baleine noire de l'Atlantique Nord, le béluga de l'estuaire du Saint-Laurent, l'épaulard résident du sud et d'autres baleines en voie de disparition. En plus de la Stratégie pour la nature récemment annoncée :
- La Mise à jour économique du printemps de 2026 propose d'accorder 160,8 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, avec un amortissement restant de 3 millions de dollars, à Pêches et Océans Canada et à Transports Canada afin qu'ils poursuivent leurs efforts de protection des baleines du Canada et de leurs habitats sur toutes les côtes.
- Compte tenu de la possibilité d'un trafic maritime accru sur la côte Ouest alors que le Canada entreprend sa Stratégie de diversification commerciale, la Mise à jour économique du printemps de 2026 propose d'accorder également un financement supplémentaire de 91,3 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, avec un amortissement restant de 3,7 millions de dollars, et de 16,5 millions de dollars par année par la suite à Transports Canada, à Pêches et Océans Canada et à la Garde côtière canadienne pour mettre en œuvre un programme régional de surveillance et de gestion du bruit et pour contrer d'autres menaces à la population de l'épaulard résident du sud, qui est en voie de disparition. De cette somme, 20,9 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, et 4,2 millions de dollars par année par la suite proviendront de ressources existantes.
En mars 2026, le gouvernement a également publié au préalable des modifications au Règlement sur les mammifères marins pris en application de la Loi sur les pêches. Le gouvernement a l'intention d'augmenter à 1 000 mètres la distance d'approche des épaulards résidents du sud par les bateaux, comparativement à 200 mètres actuellement, afin de contrer les menaces que présentent les perturbations physiques et acoustiques causées par le trafic maritime.
Un réseau électrique plus solide pour alimenter un Canada fort
Pour assurer le dynamisme de son économie à long terme, il est essentiel que le Canada dispose d'une alimentation fiable en électricité propre et abordable. L'électricité compte actuellement pour 20 % de la consommation finale d'énergie au pays, une part qui devrait doubler dans les décennies à venir sous l'effet de l'électrification d'industries et de l'application à large échelle de nouvelles technologies. Le domaine de l'électricité dans son ensemble (production, transport et distribution, stockage, utilisation finale) s'impose de plus en plus comme un important moteur de l'innovation et de la productivité.
Pour soutenir le rythme de cette croissance, il faudra des investissements considérables. Malgré les importants investissements déjà faits par les provinces et les territoires, l'ampleur et la cadence de la hausse de la demande exigent une action soutenue et concertée pour que les réseaux d'électricité du Canada soient agrandis à temps pour demeurer fiables et maintenir la compétitivité internationale de notre pays.
Pour éclairer ses efforts, le gouvernement du Canada diffusera bientôt un document de consultation sollicitant des avis sur les façons dont il pourrait collaborer avec les provinces, les territoires, les partenaires autochtones et d'autres parties intéressées afin d'appuyer l'expansion et la modernisation des réseaux d'électricité au pays et favoriser le raccordement de ceux-ci.
Le secteur nucléaire constitue un atout stratégique pour le Canada, à la fois pour assurer sa compétitivité économique à long terme et un avenir fondé sur une électricité propre. L'énergie nucléaire offre le potentiel d'être utilisée à plus grande échelle pour contribuer à répondre aux impératifs d'électrification en fournissant une énergie de base fiable et sans émission qui renforcera la résilience des réseaux d'électricité à mesure que la demande augmente. Outre son rôle dans l'approvisionnement en électricité, le secteur canadien du nucléaire représente une industrie à forte valeur ajoutée qui soutient des priorités nationales, qu'il s'agisse d'accroître la R-D de pointe au Canada, de diversifier les relations commerciales du Canada ou de renforcer le rôle du Canada à titre de puissance moyenne. Étant donné l'importance de l'énergie nucléaire pour le réseau électrique et l'économie du Canada, le gouvernement du Canada lancera bientôt une stratégie sur l'énergie nucléaire, qui présentera une position claire et concertée au niveau fédéral sur le développement futur de ce secteur.
1.6 Défendre notre souveraineté
Le monde devient de plus en plus complexe et divisé. Les principes sur lesquels la défense et la sécurité du Canada ont reposé durant des décennies sont ébranlés. Nous faisons face à des menaces nombreuses et qui ne cessent de croître, qu'il s'agisse d'incursions dans l'Arctique canadien ou de cyberattaques. La nature même de la guerre change rapidement, sous l'effet de la prolifération des drones, des systèmes autonomes et des armes en orbite. Nous savons que le monde a changé et que le Canada doit s'adapter.
Dans ce contexte, le Canada doit renforcer ses capacités souveraines dans des secteurs essentiels et intensifier sa coopération avec des partenaires de confiance pour préserver sa sécurité et sa résilience. Il doit notamment effectuer un réinvestissement générationnel pour rebâtir et réarmer les Forces armées canadiennes. Ces investissements seront guidés par la toute première Stratégie industrielle de défense du Canada, qui contribuera à accroître l'autonomie stratégique et les retombées économiques au pays grâce à un processus d'approvisionnement plus rapide et transparent dirigé par la nouvelle Agence de l'investissement pour la défense.
Défendre la souveraineté du Canada, c'est aussi honorer ceux et celles qui, par leurs sacrifices, ont contribué à défendre notre population, nos valeurs et notre pays. Notre gouvernement s'engage à travailler avec le Fonds du Souvenir pour garantir que le Champ d'honneur national à Pointe-Claire, au Québec, demeure un lieu de repos digne et respectueux pour les vétérans et leurs familles, et pour préserver l'héritage militaire du Canada pour les générations à venir. Cet engagement illustre notre responsabilité continue de rendre hommage aux personnes qui ont servi.
En poursuivant la mise en œuvre de son Plan frontalier de 1,3 milliard de dollars, le gouvernement continuera également à remplir son engagement d'améliorer la sécurité frontalière et d'assurer la sécurité de la population canadienne.
La Mise à jour économique du printemps de 2026 fait le point sur le plan ambitieux du gouvernement, tout en proposant de nouvelles mesures ciblées pour mieux préserver la souveraineté et la sécurité du Canada.
Respecter nos engagements envers l'OTAN en matière de dépenses de défense
En mars 2026, l'OTAN a confirmé que le Canada avait atteint l'objectif consistant à consacrer 2 % de son PIB aux dépenses de défense, et ce, cinq ans plus tôt que l'avait prévu le gouvernement précédent et pour la première fois depuis la chute du mur de Berlin. En 2025-2026, notre gouvernement a investi plus de 63 milliards de dollars dans la défense du Canada, ce qui constitue la plus forte augmentation annuelle des investissements dans la défense depuis des générations, dans le cadre d'un plan ambitieux visant à réinvestir pour rebâtir et réarmer les Forces armées canadiennes.
Le Canada apporte des contributions essentielles à la défense du territoire de l'Alliance. Il dirige la brigade multinationale en Lettonie sur le flanc oriental de l'OTAN et fait des investissements sans précédent dans la surveillance, les communications, le commandement et le contrôle, ainsi que dans sa présence dans l'Arctique et le Nord.
Fort de ces progrès et des investissements générationnels annoncés dans le Budget de 2025, le Canada est sur la bonne voie d'investir 5 % de son PIB dans le secteur de la défense d'ici 2035, conformément à l'engagement en matière d'investissements de défense convenu à l'OTAN.
Ce que 2 % signifient pour le Canada
Présence accrue des Forces armées canadiennes dans le monde
- Accroissement du soutien militaire à l'Ukraine
- Élargissement des engagements internationaux du Canada en matière de défense
Protection de l'Arctique
- Promotion des carrefours de soutien opérationnel dans le Nord pour assurer la présence et la capacité d'intervention des Forces armées canadiennes
- Amélioration de l'infrastructure des bases nordiques
Investissements dans de nouvelles capacités militaires et les fondements de la défense
- Amélioration de l'état de préparation de la flotte et de l'équipement et construction de logements pour les membres des Forces armées canadiennes
- Acquisition d'avions à long rayon d'action pour l'Aviation royale canadienne destinés à la détection et à la surveillance de sous-marins et de navires
- Construction de destroyers de la classe Fleuves et rivières pour fournir des navires de guerre modernes
- Fourniture à l'Armée canadienne de fusils modernes
Soutien pour les hommes et les femmes qui servent dans les Forces armées canadiennes
- Hausses salariales pour tous les membres des Forces armées canadiennes : il s'agira des plus fortes augmentations de salaire depuis une génération
- Lancement de la solde du service militaire qui sera expressément rattachée aux années de service, pour que les chèques de paie tiennent compte des années passées en uniforme
Renforcement de l'économie et de l'industrie de la défense du Canada
- Effet catalyseur sur l'investissement au Canada et le développement des industries canadiennes, de l'aérospatiale à l'IA.
- Intégration des petites et moyennes entreprises dans les chaînes d'approvisionnement de la défense
Stratégie industrielle de défense
Pour préserver la souveraineté du Canada, accroître la prospérité et renforcer notre autonomie stratégique, le gouvernement du Canada doit changer la façon dont il investit dans la défense. Le processus d'approvisionnement du Canada dans le domaine de la défense se caractérise depuis longtemps par sa complexité, sa lenteur et un recours excessif à des fournisseurs étrangers, ce qui limite la croissance de l'industrie canadienne de la défense. En conséquence, nos travailleurs et nos entreprises ont moins de possibilités, l'industrie nationale est privée de la demande nécessaire pour se développer et, surtout, les femmes et les hommes de nos Forces armées ne disposent pas du matériel dont ils ont besoin pour défendre notre souveraineté et celle de nos Alliés.
En février 2026, le gouvernement a lancé la nouvelle Stratégie industrielle de défense, une approche pangouvernementale qui vise à transformer l'industrie de la défense au Canada. Cette stratégie donne la priorité aux fournisseurs et aux matériaux canadiens, prévoit des investissements dans l'innovation et la commercialisation au pays et rationalise l'approvisionnement afin d'assurer aux entreprises des perspectives de demande stables et prévisibles. Ainsi, des secteurs comme ceux de l'aérospatiale et de la cybersécurité au Canada seront en mesure d'accroître leurs activités afin d'augmenter leurs ventes au pays et auprès de partenaires de confiance à l'étranger, ce qui créera des emplois bien rémunérés pour la population canadienne partout au pays.
La Stratégie industrielle de défense permet à l'industrie canadienne de tirer parti d'investissements de portée historique dans la défense et crée d'importantes retombées économiques pour des années à venir. Au cours des 10 prochaines années, la Stratégie industrielle de défense vise à augmenter de 50 % nos exportations dans le secteur de la défense, tout en portant à 70 % la part des acquisitions en matière de défense faites auprès d'entreprises canadiennes, ce qui devrait entraîner un changement marqué dans la taille de l'industrie canadienne de la défense.
La stratégie contribuera à doter les Forces armées canadiennes des outils et de l'équipement dont elles ont besoin pour assurer la sécurité du Canada. Elle rehaussera l'état de fonctionnement de la flotte maritime à 75 %, celui de la flotte terrestre à 80 %, et celui de la flotte aérospatiale à 85 % afin de renforcer la défense canadienne.
Agence de l'investissement pour la défense
L'Agence de l'investissement pour la défense (AID) est au cœur de la Stratégie industrielle de défense. L'Agence est chargée de rééquiper nos militaires et de produire des avantages économiques pour le Canada grâce aux investissements du gouvernement de portée historique dans le secteur de la défense. L'AID a été créée pour accélérer le calendrier d'approvisionnement dans le domaine de la défense, mettre à contribution ces achats pour renforcer la base industrielle de défense et attirer des investissements dans l'industrie de la défense du Canada, pour concourir ainsi à la croissance de l'économie canadienne.
L'AID a été établie en octobre 2025, à titre d'organisme de service spécial, au sein de Services publics et Approvisionnement Canada. L'Agence fait avancer rapidement de grands projets d'approvisionnement liés à la défense, comme le projet de radar transhorizon dans l'Arctique et le programme de sous-marins canadiens de patrouille, afin d'appuyer les Forces armées canadiennes et la Garde côtière canadienne dans tous les théâtres d'opérations : dans les airs, sur terre, en mer et dans le cyberespace.
Le gouvernement a l'intention de faire de l'AID une entité autonome, afin qu'elle puisse mieux remplir son important mandat.
- La Mise à jour économique du printemps de 2026 propose d'affecter 103,8 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, et 22,3 millions de dollars par année par la suite, pour assurer l'établissement et le fonctionnement de l'AID à titre d'entité autonome.
- La Mise à jour économique du printemps de 2026 annonce également l'intention du gouvernement de présenter un projet de loi qui établira l'AID à titre d'entité autonome, ainsi que d'apporter des modifications législatives à la Loi sur la production de défense qui conféreront à l'AID des pouvoirs élargis.
Renforcer le soutien du Canada à l'Ukraine
Le Canada demeure un partenaire inébranlable de l'Ukraine dans ses efforts pour défendre sa souveraineté, son intégrité territoriale et son indépendance contre l'invasion illégale et à grande échelle que mène la Russie dans ce pays depuis maintenant plus de quatre ans. Notre sécurité et notre prospérité collectives ne peuvent que bénéficier d'une Ukraine sûre, stable et en paix qui est résiliente face à l'agression russe.
Le Canada renforce les capacités militaires de l'Ukraine grâce à un appui opérationnel soutenu. Lancée en 2014 à la suite de la première invasion par la Russie, l'opération UNIFIER a permis aux Forces armées canadiennes (FAC) de former plus de 47 000 membres des forces armées ukrainiennes sur un éventail de compétences militaires de bases et avancées, y compris la formation en soins médicaux tactiques, le génie de combat, et les compétences et l'éducation en matière de leadership.
En février 2026, le gouvernement a annoncé le renouvellement de l'opération UNIFIER pour trois années de plus, à compter de 2026-2027. Le mandat renouvelé prévoit une augmentation du personnel des FAC qui participe à cette opération; le Canada aura ainsi plus de la latitude pour s'adapter encore mieux aux besoins opérationnels changeants de l'Ukraine et y répondre.
- La Mise à jour économique du printemps de 2026 propose d'affecter 2,0 milliards de dollars sur trois ans selon la comptabilité de caisse, à compter de 2026-2027 au ministère de la Défense nationale, au Centre de la sécurité des télécommunications, à Affaires mondiales Canada et au Service canadien du renseignement de sécurité pour appuyer l'opération UNIFIER.
1.7 Favoriser la productivité et l'abordabilité grâce à la concurrence
Pour stimuler la croissance économique et faire baisser le coût de la vie pour la population canadienne, le gouvernement doit veiller à ce que tout le potentiel de l'économie nationale soit utilisé. Une concurrence plus forte pousse les entreprises à devenir plus productives et les incite à innover, à adopter de nouvelles technologies et à mener leurs activités de façon plus efficace. Au fil du temps, ces gains de productivité se traduisent par une baisse des coûts, un plus grand choix, de meilleurs salaires, de même que des biens et des services de meilleure qualité pour la population.
Plan pangouvernemental pour la concurrence
Le manque de concurrence freine la croissance de la productivité et a une incidence directe sur le coût de la vie. Pour rendre le coût de la vie plus abordable à long terme, il est impératif de renforcer la concurrence dans toute l'économie canadienne. Pour poursuivre sur la lancée de récentes initiatives et des efforts en cours pour accroître la concurrence :
- La Mise à jour économique du printemps de 2026 annonce que le gouvernement entend lancer un plan pangouvernemental pour la concurrence pour veiller à ce que la priorité soit accordée à la concurrence dans l'ensemble des politiques du gouvernement fédéral.
Ce plan viserait à faire en sorte que les politiques existantes et à venir à l'échelle du gouvernement fédéral favorisent en priorité la concurrence et qu'elles limitent, dans la mesure du possible, les répercussions négatives sur la concurrence qui peuvent, souvent par inadvertance, résulter de politiques gouvernementales. Le plan mettra l'accent sur l'élimination des politiques gouvernementales inefficaces qui nuisent à la concurrence en raison de la réglementation, de l'approvisionnement et du soutien industriel. Le ministre des Finances et du Revenu national fournira de plus amples renseignements sur cette initiative au cours des prochains mois.
Feuille de route sur la concurrence en télécommunications
Dans le monde actuel, l'Internet et la téléphonie cellulaire sont un élément essentiel de la vie de tous les jours, mais ces services demeurent souvent peu concurrentiels et abordables pour les Canadiens.
Le gouvernement va adopter une feuille de route sur la concurrence en télécommunications, afin d'assurer une démarche d'ensemble à l'échelle nationale pour renforcer la concurrence dans ce secteur et produire des résultats concrets pour les consommateurs canadiens. Cette feuille de route accorde la priorité aux Canadiens au moyen des mesures qui amélioreront le choix, la transparence, les prix et les réseaux.
Certains volets de la feuille de route sont déjà en cours. Peu après les élections en 2025, notre gouvernement a maintenu la décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) sur l'accès aux marchés Internet de gros, qui oblige les principaux acteurs à donner à leurs concurrents l'accès à leur réseau de fibres optiques jusqu'au domicile. En 2026, l'établissement des taux définitifs pour l'accès des concurrents devrait aider ces derniers à pénétrer rapidement de nouveaux marchés et à offrir des choix de service Internet plus abordables.
Les récentes modifications apportées à la Loi sur les télécommunications exigent également de la transparence dans les contrats et permettent aux gens de renouveler ou de changer plus facilement leurs forfaits de service Internet résidentiel, de téléphonie résidentielle et de téléphonie cellulaire, et de profiter de tarifs plus avantageux. Les nouvelles règles à cet effet ont été annoncées par le CRTC en mars et en avril 2026.
La feuille de route comporte de nombreuses mesures gouvernementales en cours et à venir, notamment la publication de frais d'itinérance de référence, l'adoption d'une approche d'« excavation unique » à l'égard des projets d'intérêt national, comme le prévoyait le Budget de 2025, ainsi que la poursuite des efforts à l'appui de nouvelles technologies satellitaires. Une fois qu'elle sera annoncée, les Canadiens pourront aisément en voir les résultats et suivre les initiatives à court terme. Plus de renseignements sur la feuille de route seront fournis au cours des prochains mois.
Un secteur financier robuste
L'accroissement de la concurrence, de l'innovation et de l'efficacité dans le secteur des services financiers se traduit par un plus large éventail de choix pour les consommateurs, des produits de qualité supérieure et des services financiers plus abordables. Dans les prochains mois, le gouvernement continuera de faire avancer des initiatives visant à favoriser la concurrence et à réduire les coûts des services financiers, pour aider les Canadiens à garder plus d'argent dans leurs poches.
Réduire les coûts des services financiers pour les Canadiens
Initiatives récentes du gouvernement
12 mars 2026 – Plafonnement des frais d'insuffisance de fonds
Grâce au nouveau règlement qui plafonne à 10 $ les frais d'insuffisance de fonds (qui étaient habituellement de 45 $ à 50 $), les consommateurs devraient économiser plus de 600 millions de dollars annuellement.
Règlement concernant les transferts de comptes de placement
Le gouvernement compte publier dans les prochaines semaines, aux fins de consultations, un projet de règlement en vue d'interdire aux institutions financières sous réglementation fédérale d'imposer des frais de transfert de comptes de placement (qui représentent actuellement 150 $ en moyenne par transfert), ainsi que pour réduire le délai de transfert de ces comptes.
Rapport sur les frais bancaires
L'Agence de la consommation en matière financière du Canada a été chargée de préparer un rapport sur la structure, le montant et la transparence des frais facturés par les banques.
Services bancaires axés sur les consommateurs
Les modifications visant à achever la Loi sur les services bancaires axés sur les consommateurs ont été adoptées, ce qui donnera aux consommateurs un plus grand contrôle sur leurs finances personnelles.
Comptes bancaires à frais modiques et sans frais
Un nouvel engagement de l'industrie, visant à moderniser l'offre de comptes bancaires à frais modiques et sans frais, est maintenant en vigueur.
Maintenant que la Loi sur les cryptomonnaies stables a été adoptée :
- La Mise à jour économique du printemps de 2026 annonce que le gouvernement entend consulter les institutions financières sous réglementation fédérale pour mieux comprendre les différents facteurs liés à l'expansion de leurs activités dans ce domaine et leur utilisation éventuelle des cryptomonnaies stables et autres actifs convertis en jetons et pour déterminer s'il faut clarifier davantage la réglementation. En complément, des discussions ciblées seraient tenues avec l'industrie, les organismes de réglementation et les provinces et territoires. Ces discussions porteraient avant tout sur les moyens de soutenir l'innovation tout en préservant l'intégrité du cadre de réglementation et en maintenant la stabilité financière et la protection des consommateurs, y compris en cas d'insolvabilité d'un émetteur de cryptomonnaies stables.
- À mesure que ces travaux progresseront, le gouvernement compte faire connaître les prochaines mesures qu'il prendra, y compris dans le contexte du Budget de 2026, pour éclairer l'élaboration des politiques sur les cryptomonnaies stables.
Le gouvernement demeure engagé envers l'avenir du système de paiement en temps réel du Canada. Ce système, dont le lancement est prévu en 2026, est l'un des piliers du programme de modernisation et servira de puissant moteur de productivité et de croissance économique au pays. Cette infrastructure nationale des paiements est essentielle et exercera un effet catalyseur sur la concurrence, ce qui rendra le secteur financier plus dynamique et inclusif. Le gouvernement continuera de collaborer avec toutes les parties prenantes afin d'assurer le développement accéléré des futures capacités du système. Le gouvernement fait aussi progresser la modernisation des paiements en renforçant la supervision des fournisseurs de services de paiement et en élargissant leur accès aux systèmes de paiement nationaux.
Enfin, le gouvernement a l'intention de mettre en œuvre des changements visant à donner plus de souplesse aux institutions financières sous réglementation fédérale pour la réalisation d'investissements qui favoriseront des services financiers novateurs et profiteront à l'économie dans son ensemble.
- Dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, le gouvernement annonce qu'il proposera un règlement ce printemps pour permettre aux institutions financières sous réglementation fédérale de réaliser un plus large éventail d'investissements afin d'améliorer les services financiers.
- Pour soutenir ce règlement, le gouvernement propose de modifier la Loi sur les banques afin que l'examen des risques pour la sécurité nationale posés par les investissements dans des entreprises canadiennes effectués par les banques étrangères et leurs filiales concorde avec la façon dont les autres investissements étrangers au Canada sont évalués.
Genre et diversité – Les retombées en bref
Pour bâtir un Canada fort, il faut des investissements visant à protéger la nature et l'apport aux efforts mondiaux de financement de la lutte contre les changements climatiques afin d'aider les pays vulnérables à s'attaquer à ceux-ci.
- La mesure consistant à continuer d'appuyer le financement international de la lutte contre les changements climatiques bénéficiera aux populations des pays en développement en contribuant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et en renforçant leur préparation aux effets des changements climatiques, comme les inondations, les sécheresses et les vagues de chaleur. Les changements climatiques touchent de manière disproportionnée les groupes marginalisés et vulnérables, y compris les femmes et les filles et les communautés rurales. Par exemple, lors de phénomènes météorologiques extrêmes, les femmes et les enfants ont 14 fois plus de risques de mourir que les hommes, en partie parce qu'ils ont un accès plus limité à l'information et aux ressources. Le soutien au financement de la lutte contre les changements climatiques devrait profiter tout particulièrement à ces populations.
- Les investissements importants en faveur de la stratégie du Canada pour protéger la nature profiteront à toute la population canadienne en contribuant à protéger plus de terres et d'eaux d'ici 2030, à préserver les espèces en péril, à atténuer les menaces qui pèsent sur la biodiversité et à soutenir la résilience climatique. Ces mesures devraient profiter aux peuples autochtones, notamment grâce à l'expansion du programme des Gardiens Autochtones, ainsi qu'aux personnes qui travaillent dans le domaine de la conservation, et avoir des retombées positives à long terme pour les jeunes et les générations futures.
| 2025-2026 | 2026-2027 | 2027-2028 | 2028-2029 | 2029-2030 | 2030-2031 | Total | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1.1 Produire des résultats pour la population canadienne | 0 | 2 | 2 | 2 | 1 | 1 | 6 |
| Le Fonds pour un Canada fort – Bureau de transition | 0 | 2 | 2 | 2 | 1 | 1 | 6 |
| 1.2 Bâtir pour favoriser la croissance | 0 | 10 | 20 | -45 | -55 | -60 | -130 |
| Bonifier le Crédit d'impôt à l'investissement pour le captage, l'utilisation et le stockage du carbone pour y inclure la récupération assistée du pétrole* | 0 | 0 | -10 | -75 | -115 | -195 | -395 |
| Mettre en place les taux de déduction pour amortissement accéléré pour les installations de gaz naturel liquéfié à faibles émissions de carbone* | 0 | 0 | 50 | 120 | 160 | 310 | 640 |
Moins : Fonds affectés précédemment dans le cadre financier |
0 | 0 | -50 | -120 | -155 | -255 | -580 |
| Rendre permanente l'exonération fiscale pour les fiducies collectives des employés | 0 | 10 | 30 | 30 | 55 | 80 | 205 |
| 1.3 Soutenir les initiatives sectorielles stratégiques | 26 | 1 545 | 812 | 424 | 538 | 586 | 3 932 |
| Mesures prises pour soutenir les travailleurs et les entreprises – Soutien aux travailleurs1 | 26 | 893 | 396 | 14 | 0 | 0 | 1 327 |
| Mesures prises pour soutenir les travailleurs et les entreprises – Soutien aux entreprises2 | 0 | 192 | 8 | 8 | 8 | 8 | 224 |
| Aller de l'avant avec la stratégie automobile – Programme pour l'abordabilité des VE3* | 0 | 450 | 387 | 391 | 519 | 567 | 2 314 |
| Prolonger l'allégement du droit d'accise sur l'alcool pour soutenir les brasseries, les distilleries et les vineries canadiennes4 | 0 | 11 | 22 | 11 | 11 | 11 | 66 |
| 1.4 Accroître le commerce au Canada et à l'étranger | 0 | 11 | 0 | 0 | 0 | 0 | 11 |
| Accueillir un sommet de l'investissement5 | 0 | 11 | 0 | 0 | 0 | 0 | 11 |
| 1.5 Stimuler la croissance propre et la conservation | 0 | 708 | 671 | 759 | 852 | 818 | 3 808 |
| Continuer d'appuyer le financement international de la lutte contre les changements climatiques | 0 | 537 | 475 | 546 | 543 | 527 | 2 628 |
Moins : Fonds affectés précédemment dans le cadre financier |
0 | -200 | -200 | -200 | -260 | -260 | -1 120 |
Moins : Fonds provenant des ressources ministérielles existantes |
0 | -353 | -253 | -203 | -129 | -77 | -1 015 |
| Une force de la nature – Patrimoine naturel bonifié6* | 0 | 280 | 302 | 306 | 300 | 298 | 1 485 |
Moins : Fonds provenant des ressources ministérielles existantes |
0 | -17 | -121 | -135 | -80 | -108 | -462 |
| Une force de la nature – Objectifs de conservation marine6* | 0 | 89 | 89 | 89 | 89 | 89 | 444 |
| Une force de la nature – Nouveaux parcs nationaux6* | 0 | 32 | 35 | 16 | 53 | 16 | 152 |
| Une force de la nature – Protection et rétablissement des espèces en péril6* | 0 | 57 | 57 | 56 | 56 | 56 | 283 |
| Une force de la nature – Initiative de la Stratégie pour le saumon du Pacifique6 | 0 | 83 | 83 | 83 | 83 | 83 | 413 |
| Une force de la nature – Autres mesures6* | 0 | 159 | 156 | 154 | 149 | 149 | 768 |
| Protéger les baleines du Canada* | 0 | 45 | 53 | 51 | 53 | 50 | 252 |
Moins : Fonds provenant des ressources ministérielles existantes |
0 | -4 | -4 | -4 | -4 | -4 | -21 |
| 1.6 Défendre notre souveraineté | 0 | 519 | 723 | 768 | 35 | 29 | 2 074 |
| Agence de l'investissement pour la défense | 0 | 30 | 30 | 30 | 30 | 30 | 150 |
Moins : Fonds affectés précédemment dans le cadre financier |
0 | -8 | -8 | -8 | -8 | -8 | -39 |
Moins : Fonds provenant des ressources ministérielles existantes |
0 | -3 | -2 | -2 | 0 | 0 | -8 |
| Renforcer le soutien du Canada à l'Ukraine – Opération UNIFIER* | 0 | 499 | 703 | 748 | 13 | 7 | 1 970 |
| Investissements supplémentaires – Bâtir le Canada : Tous pour le Canada | 0 | 13 | 45 | 69 | 28 | 28 | 183 |
| Programme pour l'abordabilité des VE et passation en charges immédiate* | 0 | -3 | -4 | 0 | 0 | 0 | -7 |
| Modification proposée au Règlement de l'impôt sur le revenu, à compter du 16 février 2026, de manière à désigner le Programme d'abordabilité des véhicules électriques comme programme visé au paragraphe 1102(26). Par conséquent, les entreprises ne seront pas autorisées à demander la remise au titre du Programme et la passation en charges immédiate pour un même véhicule électrique, conformément au traitement fiscal appliqué dans le cadre de l'ancien programme iVZE. | |||||||
| Soutenir le Centre Harbourfront7 | 0 | 12 | 12 | 7 | 7 | 7 | 43 |
| Financement proposé à Patrimoine canadien pour qu'il continue à soutenir le fonctionnement du Centre Harbourfront et qu'il lui accorde un financement limité pour des travaux de réparation afin que le Centre continue à offrir des programmes artistiques, culturels, éducatifs et récréatifs. | |||||||
| Enquêtes de sauvegarde du TCCE | 0 | 4 | 0 | 0 | 0 | 0 | 5 |
| Financement proposé au Tribunal canadien du commerce extérieur pour qu'il mène des enquêtes de sauvegarde concernant les importations de légumes en conserve et surgelés ainsi que les produits de bois. | |||||||
| Présenter le projet de loi visant à assurer la tenue d'élections libres et robustes8 | 0 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 11 |
Moins : Fonds affectés précédemment dans le cadre financier |
0 | -4 | -4 | -4 | -4 | -4 | -18 |
| Financement proposé à Élections Canada pour qu'il gère les modifications ciblées et prioritaires à la Loi électorale du Canada, afin de renforcer les élections fédérales canadiennes ainsi que les acteurs électoraux et de les protéger contre les menaces en constante évolution. | |||||||
| Élargir le Mécanisme de réponse rapide9 | 0 | 3 | 7 | 7 | 7 | 7 | 32 |
Moins : Fonds provenant des ressources ministérielles existantes |
0 | -3 | -7 | -7 | -7 | -7 | -32 |
| Financement proposé à Affaires mondiales Canada pour élargir le Mécanisme de réponse rapide, qui vise à identifier et à contrer la manipulation de l'information et l'ingérence étrangères contre le Canada. Les sommes proviendraient des niveaux de référence du ministère de la Défense nationale. | |||||||
| Fournir les services de l'ASFC au Port de Québec10* | 0 | 1 | 2 | 7 | 7 | 7 | 23 |
Moins : Fonds provenant des ressources ministérielles existantes |
0 | -1 | 0 | -3 | -3 | -3 | -11 |
| Financement proposé à l'Agence des services frontaliers du Canada afin qu'elle fournisse des services au Port de Québec pour assurer la sûreté et la sécurité des frontières tout en favorisant le commerce. | |||||||
| Renforcer l'intégrité des centres de surveillance de l'immigration | 0 | 0 | 119 | 119 | 0 | 0 | 238 |
Moins : Fonds provenant des ressources ministérielles existantes |
0 | 0 | -88 | -66 | 0 | 0 | -153 |
| Financement proposé à l'Agence des services frontaliers du Canada pour qu'elle embauche, dans les centres de surveillance de l'immigration, des gardiens ayant suivi une meilleure formation en sécurité, et renforce ainsi l'intégrité du système d'immigration. | |||||||
| Rendre plus sûrs les établissements correctionnels fédéraux sécurisés* | 0 | 1 | 6 | 7 | 19 | 19 | 52 |
| Financement proposé à Service correctionnel Canada et à l'Agence des services frontaliers du Canada pour qu'ils mettent à l'essai des technologies visant à empêcher les communications non autorisées et la livraison de produits de contrebande dans les établissements correctionnels et les centres de surveillance de l'immigration, afin d'assurer la sécurité et de renforcer la sécurité institutionnelle. | |||||||
| Chapitre 1 – Incidence budgétaire nette | 26 | 2 807 | 2 273 | 1 977 | 1 399 | 1 401 | 9 883 |
| Dont, investissement en capital : | 0 | 3 | -1 | -48 | -75 | -110 | -230 |
|
1 Les mesures prises pour soutenir les travailleurs et les entreprises – Soutien aux travailleurs ont été annoncées le 26 novembre 2025, le 11 mars 2026 et le 20 mars 2026. 2 Les mesures prises pour soutenir les travailleurs et les entreprises – Soutien aux entreprises ont été annoncées le 26 novembre 2025 et le 1er avril 2026. 3 La mesure Aller de l'avant avec la stratégie automobile – Programme pour l'abordabilité des VE a été annoncée le 5 février 2026. 4 La mesure Prolonger l'allégement du droit d'accise sur l'alcool pour soutenir les brasseries, les distilleries et les vineries canadiennes a été annoncée le 1er avril 2026. 5 La mesure Accueillir un sommet de l'investissement a été annoncée le 17 avril 2026. 6 La mesure Une force de la nature – La stratégie du Canada pour protéger la nature a été annoncée le 31 mars 2026. 7 La mesure Soutenir le Centre Harbourfront a été annoncée le 31 mars 2026. 8 La mesure Présenter le projet de loi visant à assurer la tenue d'élections libres et robustes a été annoncée le 26 mars 2026. 9 La mesure Élargir le Mécanisme de réponse rapide a été annoncée le 26 mars 2026. 10 La fourniture des services de l'ASFC au Port de Québec a été annoncée le 24 avril 2026. * La mesure comprend un financement classé comme un investissement en capital. Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. Un glossaire des abréviations utilisées dans ce tableau est présenté à la fin de l'annexe 1. |
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