Chapitre 2 :
Une économie canadienne plus compétitive et intégrée
Apprenez-en plus sur les répercussions prévues sur le genre et la diversité des mesures figurant dans le Chapitre 2 : Une économie canadienne plus compétitive et intégrée.
Concentrer nos efforts sur ce que nous pouvons contrôler
Le monde traverse une époque de rivalité entre grandes puissances, et l'économie mondiale évolue rapidement. Autrefois, une intégration étroite avec ces grandes puissances représentait un atout pour des puissances moyennes comme le Canada. Mais récemment, cette intégration est devenue une menace pour notre souveraineté.
Au cours des deux dernières décennies, une série de crises financières, sanitaires, énergétiques et géopolitiques ont mis en évidence les risques d'une intégration mondiale accrue. Les conflits qui ont éclaté ces dernières années en Europe et au Moyen-Orient ont mis en lumière cette vulnérabilité.
Le Canada ne peut pas contrôler l'incertitude mondiale. Mais le nouveau gouvernement du Canada se concentre sur ce qu'il peut contrôler, soit notre réponse face à celle-ci.
Un monde qui évolue rapidement offre des possibilités, à condition d'avoir le bon plan. Celui du Canada est simple : nous renforçons nos capacités à l'intérieur de nos frontières et diversifions nos partenariats à l'étranger pour accroître la prospérité de la population canadienne.
Nous bâtissons une économie canadienne plus forte, plus connectée et plus compétitive. Une économie moins dépendante d'un seul partenaire commercial et plus résiliente face aux perturbations mondiales. Nous bâtissons à la vitesse et à l'échelle qu'exige le moment présent pour que les Canadiens puissent tirer parti des possibilités qui s'offrent à eux. Ce faisant, nous donnons un coup de pouce aux gens qui en ont le plus besoin.
Nous aidons les travailleurs, les entreprises et les industries à relever les défis entraînés par les perturbations commerciales. Le Budget de 2026 fait progresser les grands projets, renforce les chaînes d'approvisionnement et soutient les entreprises et les travailleurs touchés par les droits de douane injustifiés imposés par les États-Unis.
Le nouveau gouvernement bâtit un Canada fort et confiant. Un Canada où les Canadiens tracent leur propre voie dans un monde en mutation.
Le Budget de 2026 fait progresser le plan du gouvernement consistant à mettre en place les corridors commerciaux, les infrastructures et l'accès aux marchés nécessaires pour alimenter la nouvelle ère de croissance économique du Canada. Ces mesures comprennent ce qui suit :
- Accélérer la réalisation des grands projets et stimuler de nouveaux investissements partout au Canada.
- Offrir aux Canadiens davantage de moyens d'investir et de tirer profit des projets et des entreprises qui façonnent l'avenir du Canada.
- Ouvrir de nouveaux débouchés pour les entreprises canadiennes qui leur permettent de rivaliser avec la concurrence sur les marchés à forte croissance dans le monde.
- Fournir une protection accrue contre les pratiques commerciales déloyales ainsi que de meilleurs outils de financement pour aider les exportateurs canadiens à rivaliser avec la concurrence à l'étranger.
- Faciliter l'adaptation, les investissements et la croissance des entreprises touchées par les droits de douane en leur offrant plus de soutien, ainsi qu'à leurs travailleurs.
- Éliminer les obstacles au commerce intérieur afin que les travailleurs et les entreprises du Canada puissent tirer pleinement parti de notre marché national.
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Ces mesures poursuivent sur la lancée des efforts en cours pour bâtir une économie canadienne plus compétitive et intégrée : le Bureau des grands projets fait progresser 28 initiatives d'intérêt national partout au pays, soit 18 projets qui représentent plus de 194 milliards de dollars en nouveaux investissements et dont la construction soutiendra environ 200 000 emplois par année pendant les travaux, ainsi que 10 stratégies de transformation visant à ouvrir la voie à des possibilités régionales et sectorielles plus vastes.
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Le projet de loi C-39, la Loi visant à bâtir un Canada fort, accélérera la réalisation des grands projets en faisant reposer le processus d'approbation au niveau fédéral sur le principe « un projet, une décision, un an ».
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Le Fonds pour un Canada fort, le premier fonds d'investissement souverain du Canada, offrira aux Canadiens une participation directe aux investissements d'intérêt national.
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Grâce aux 15 accords de libre-échange conclus avec 51 pays, les entreprises canadiennes ont un accès préférentiel à 1,5 milliard de consommateurs dans des pays représentant près des deux tiers du produit intérieur brut (PIB) mondial. Nous sommes sur la bonne voie pour doubler cette portée et atteindre plus de 3 milliards de consommateurs dans le monde, notamment dans les marchés de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est et de l'Inde.
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D'importants investissements dans les infrastructures commerciales réduisent les goulots d'étranglement et permettent aux biens canadiens d'accéder à de nouveaux marchés.
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La Mégadéduction à la productivité renforce la position du Canada à titre de pays du G7 offrant le régime d'imposition le plus compétitif pour les nouveaux investissements des entreprises.
2.1 Bâtir une économie plus forte et souveraine
Le Canada est à un tournant décisif qui exige des mesures audacieuses. Notre avenir sera façonné par les choix que nous faisons aujourd'hui concernant les projets qui seront réalisés, la propriété de ceux-ci et les avantages apportés à la population canadienne. Nos voies navigables, nos minéraux critiques, nos vastes réserves énergétiques et nos corridors de transport sont une source de résilience. L'ambition du Canada est à la hauteur de notre potentiel. Le Canada est confiant en ses capacités et prêt à bâtir.
En nous employant à réaliser de grands projets, en donnant aux Canadiens une participation directe à leur réussite et en élargissant les possibilités de participation autochtone, nous bâtissons un pays plus fort et plus autonome stratégiquement pour toute la population canadienne.
Accélérer la réalisation de grands projets
Pendant trop longtemps, les formalités administratives ont été un frein aux infrastructures d'intérêt national, et d'importantes possibilités d'investissement sont restées en plan. Le processus d'approbation était complexe et redondant, et il incombait aux promoteurs de s'y retrouver.
En août 2025, le nouveau gouvernement du Canada a changé les choses en créant le Bureau des grands projets pour simplifier et accélérer les processus d'approbation réglementaire, et aider à structurer et à coordonner le financement des projets.
Le Bureau des grands projets produit des résultats. Le Canada aussi. Depuis septembre 2025, 28 initiatives d'intérêt national ont été soumises au Bureau des grands projets pour favoriser la croissance du Canada dans de grands secteurs comme l'électricité, l'énergie nucléaire, le gaz naturel liquéfié, les minéraux critiques et les infrastructures de transport. Le Bureau mène ses efforts avec la pleine participation des peuples autochtones, tout en assurant la protection de l'environnement.
Les 18 projets soumis au Bureau des grands projets ont des promoteurs clairement établis et nécessitent une coordination et un soutien du gouvernement fédéral pour être menés à bien. Au total, ces projets représentent plus de 194 milliards de dollars de nouveaux investissements et devraient soutenir 200 000 emplois par année pendant la phase de construction. Les 10 stratégies de transformation sont des initiatives à un stade précoce qui renforceraient l'économie canadienne.
Pour appuyer ces efforts, nous avons déposé en septembre 2026 le projet de loi C-39, la Loi visant à bâtir un Canada fort, qui établit le processus d'approbation fédérale sur la base du principe « un projet, une décision, un an ». Les consultations suivront un processus fédéral unique et coordonné, qui réduira le chevauchement et la lassitude à l'égard des consultations tout en favorisant un dialogue plus constructif et fondé sur les droits. C'est ainsi que nous réalisons des projets plus rapidement, que nous renforçons les ports et les corridors commerciaux du Canada, et que nous aidons nos travailleurs dans les secteurs sous réglementation fédérale.
Notre plan permet de doter le Canada de l'un des processus d'approbation des grands projets les plus simples et prévisibles parmi les économies comparables. Il fait en sorte que le Canada demeure un pays aux normes élevées, qui veille à consulter les peuples autochtones et à faire respecter leurs droits. Les nouveaux échéanciers ne modifient ni les droits prévus à l'article 35, ni l'obligation de consulter, ni les obligations découlant des traités. Les décisions seront prises plus rapidement grâce à une meilleure coordination fédérale et moins de chevauchement. La rapidité, la certitude et la prévisibilité sont en soi des avantages concurrentiels. Grâce à ces réformes, le Canada peut de nouveau bâtir en grand pour la population canadienne.
Prochaines étapes proposées par le Budget de 2026
Le Budget de 2026 propose d'établir une entité de gestion des grands projets afin que les projets approuvés aient accès à l'expertise et aux ressources nécessaires pour avancer rapidement. Cette organisation spécialisée sera dotée des connaissances techniques et de l'expertise en élaboration de projets nécessaires pour gérer les risques, appuyer certains projets et maintenir ceux-ci sur la bonne voie.
- Le Budget de 2026 propose de fournir un financement de 187,4 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2026-2027, et de 24,2 millions de dollars dans les années ultérieures, pour créer et exploiter l'entité de gestion des grands projets et fournir l'appui nécessaire pour la route de la vallée du Mackenzie et le projet d'agrandissement de la centrale hydroélectrique Taltson.
- Notre plan donne des résultats et permet de réaliser des projets à un rythme sans précédent. Grâce au Bureau des grands projets et aux nouvelles mesures figurant dans le Budget de 2026, nous créons un système plus rapide, plus efficient et plus prévisible pour bâtir un Canada fort.
Bâtir le Canada maintenant
Un projet, une décision en un an dans le cadre de la Loi sur l'évaluation d'impact
Figure 2.2 – Loi visant à bâtir un Canada fort (projet de loi C-39)
Projet de loi présenté le 21 septembre 2026
Le projet de loi aurait pour effet de renforcer la capacité du Canada à réaliser de grands projets, à faciliter le commerce des biens et à soutenir les travailleurs
1 Bâtir le Canada maintenant
Accélérer la réalisation des examens et la prise de décisions
- Viser à ce que les évaluations et la prise de décision au niveau fédéral se fassent dans un délai d'un an, à partir du moment où une demande complète est soumise.
- Adopter une approche « un projet, une décision, un an » pour réduire le chevauchement dans les processus fédéraux d'examen et d'octroi des autorisations.
- Mieux coordonner les évaluations, l'octroi d'autorisations et les consultations par la nomination d'un évaluateur principal au gouvernement fédéral.
- Préciser les rôles de l'Agence d'évaluation d'impact du Canada, de la Régie de l'énergie du Canada et de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, en fonction des types de projet.
- Établir un Centre de consultation de la Couronne pour faciliter la coordination des consultations avec les peuples autochtones.
- Maintenir les protections environnementales et respecter les droits des Autochtones.
2 Maintenir le Canada en mouvement
Corridors commerciaux, ports et transport
- Désigner officiellement des corridors commerciaux stratégiques.
- Créer un Bureau des projets de transport pour coordonner les approbations fédérales des projets prioritaires de transport.
- Éliminer les goulots d'étranglement et rendre les processus fédéraux plus prévisibles pour les projets de transport.
- Moderniser la gouvernance des ports et les règles de transport.
- Réduire le fardeau administratif et élargir les processus de commerce numérique.
- Renforcer les chaînes d'approvisionnement et aider les produits canadiens à accéder efficacement à plus de marchés.
3 Un Canada fort pour tous
Protection des travailleurs et relations de travail dans les entreprises sous réglementation fédérale
- Moderniser le Code canadien du travail pour favoriser l'amorce plus rapide des négociations, des règlements négociés et le règlement des différends, tout en protégeant pleinement le droit de grève.
- Mettre à jour les protections fédérales en matière de travail pour tenir compte de l'évolution de l'économie.
- Renforcer les activités de prévention, d'inspection et d'application de la loi afin d'améliorer la sécurité en milieu de travail.
- Doter le Conseil canadien des relations industrielles de 26 employés supplémentaires pour aider à réduire l'arriéré des plaintes déposées par des travailleurs contre des employeurs.
- Renforcer l'application de la loi pour lutter contre la classification erronée des travailleurs et le vol de salaire.
Soutenir les grands projets partout au pays
Projet de loi présenté le 21 septembre 2026
Le projet de loi aurait pour effet de renforcer la capacité du Canada à réaliser de grands projets, à faciliter le commerce des biens et à soutenir les travailleurs
1 Bâtir le Canada maintenant
Accélérer la réalisation des examens et la prise de décisions
- Viser à ce que les évaluations et la prise de décision au niveau fédéral se fassent dans un délai d'un an, à partir du moment où une demande complète est soumise.
- Adopter une approche « un projet, une décision, un an » pour réduire le chevauchement dans les processus fédéraux d'examen et d'octroi des autorisations.
- Mieux coordonner les évaluations, l'octroi d'autorisations et les consultations par la nomination d'un évaluateur principal au gouvernement fédéral.
- Préciser les rôles de l'Agence d'évaluation d'impact du Canada, de la Régie de l'énergie du Canada et de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, en fonction des types de projet.
- Établir un Centre de consultation de la Couronne pour faciliter la coordination des consultations avec les peuples autochtones.
- Maintenir les protections environnementales et respecter les droits des Autochtones.
2 Maintenir le Canada en mouvement
Corridors commerciaux, ports et transport
- Désigner officiellement des corridors commerciaux stratégiques.
- Créer un Bureau des projets de transport pour coordonner les approbations fédérales des projets prioritaires de transport.
- Éliminer les goulots d'étranglement et rendre les processus fédéraux plus prévisibles pour les projets de transport.
- Moderniser la gouvernance des ports et les règles de transport.
- Réduire le fardeau administratif et élargir les processus de commerce numérique.
- Renforcer les chaînes d'approvisionnement et aider les produits canadiens à accéder efficacement à plus de marchés.
3 Un Canada fort pour tous
Protection des travailleurs et relations de travail dans les entreprises sous réglementation fédérale
- Moderniser le Code canadien du travail pour favoriser l'amorce plus rapide des négociations, des règlements négociés et le règlement des différends, tout en protégeant pleinement le droit de grève.
- Mettre à jour les protections fédérales en matière de travail pour tenir compte de l'évolution de l'économie.
- Renforcer les activités de prévention, d'inspection et d'application de la loi afin d'améliorer la sécurité en milieu de travail.
- Doter le Conseil canadien des relations industrielles de 26 employés supplémentaires pour aider à réduire l'arriéré des plaintes déposées par des travailleurs contre des employeurs.
- Renforcer l'application de la loi pour lutter contre la classification erronée des travailleurs et le vol de salaire.
Alors que nous nous employons à accélérer la réalisation de grands projets, nous appuyons des projets à différents stades d'avancement. Les projets soumis à l'examen du Bureau des grands projets tirent profit d'une coordination et d'un appui au niveau fédéral. De plus, ceux qui sont par la suite inscrits comme projets d'intérêt national bénéficient d'un processus d'approbation simplifié qui offre une certitude accrue et leur permet de progresser encore plus rapidement.
Par exemple, en octobre 2026, l'oléoduc Pacific Link et le terminal 2 à Roberts Bank ont été inscrits comme projets d'intérêt national au titre de la Loi visant à bâtir le Canada.
Le gouvernement adopte une approche équilibrée à l'égard de la croissance du secteur énergétique du Canada tout en réduisant ses émissions. Pacific Link, un nouvel oléoduc vers la côte Ouest, est maintenant un projet d'intérêt national, tandis que le projet Pathways réduirait les émissions grâce à une infrastructure de captage et de stockage du carbone à grande échelle. Ensemble, ces projets permettraient :
- d'élargir l'accès au marché, Pacific Link fournissant la capacité de transporter un million de barils par jour vers la côte Ouest et élargissant l'accès aux marchés internationaux pour les produits énergétiques canadiens;
- d'accroître la valeur des ressources du Canada en obtenant un accès accru à des prix avantageux sur les marchés asiatiques en plein essor, tout en contribuant à réduire les décotes du prix du pétrole canadien par rapport au pétrole américain;
- de réduire les émissions, le projet Pathways et d'autres engagements de réduction des émissions de la Oil Sands Alliance devant permettre une réduction des émissions de 16 millions de tonnes par année;
- de soutenir l'investissement et la croissance économique à long terme, en créant de nouveaux emplois bien rémunérés tout en réduisant l'intensité des émissions de la production pétrolière canadienne.
Le 17 août 2026, le projet de corridor d'énergie propre, de minéraux critiques et d'infrastructure de la fosse du Labrador a été soumis au Bureau des grands projets. Cette stratégie de transformation mobilise le plein potentiel économique de la fosse du Labrador, pour exploiter son hydroélectricité propre et son minerai de fer de haute pureté, tout en construisant les lignes de transport nécessaires pour réaliser le plein potentiel économique de la région. Le Bureau des grands projets coordonnera et structurera le financement fédéral, accélérera le processus lié aux autorisations et travaillera en collaboration avec les peuples autochtones, notamment les Innus, pour établir de véritables partenariats.
La fosse du Labrador, qui s'étend de Terre-Neuve-et-Labrador jusqu'au Québec, est une région minière de calibre mondial dotée d'importantes capacités hydroélectriques et de minerai de fer de haute pureté. Pour exploiter cet actif stratégique et créer des emplois bien rémunérés pour les travailleurs canadiens, le gouvernement a annoncé qu'il soumettait le corridor d'énergie propre, de minéraux critiques et d'infrastructure de la fosse du Labrador à l'examen du Bureau des grands projets. Une fois achevée, la fosse du Labrador constituera le plus important investissement dans l'énergie propre de l'histoire de l'Amérique du Nord. Ce projet devrait :
- accroître la production d'électricité propre, grâce à l'agrandissement de la centrale de Churchill Falls et au développement du projet de Gull Island, dont les 14 000 mégawatts d'énergie propre et renouvelable vont presque tripler la capacité de production actuelle de Churchill Falls;
- augmenter la capacité de transport, grâce à une nouvelle infrastructure de transport pour alimenter en électricité la fosse du Labrador;
- favoriser le développement minier et industriel, en augmentant la capacité d'énergie propre dans la région;
- soutenir une croissance à faibles émissions de carbone, en aidant le Canada à produire l'électricité nécessaire pour doubler sa capacité d'ici 2050 et en augmentant l'approvisionnement en minerai de fer de haute pureté pour les chaînes d'approvisionnement en acier à faible teneur en carbone.
Le Canada est bien placé pour devenir le principal fournisseur d'énergie propre et classique, tant pour sa propre population que pour le reste du monde. Des projets comme l'oléoduc Pacific Link et des stratégies comme le corridor d'énergie propre, de minéraux critiques et d'infrastructures de la fosse du Labrador démontrent les avantages de l'approche nationale et collaborative prévue dans la Loi visant à bâtir le Canada.
Depuis juillet 2026, le Bureau des grands projets évalue trois autres projets susceptibles d'être désignés comme des projets d'intérêt national, en consultation avec les communautés autochtones et les gouvernements provinciaux et territoriaux (voir les figures 2.3 à 2.7).
Au nombre de ces trois projets figure la route de la vallée du Mackenzie, qui créera un nouveau corridor économique praticable en toute saison dans les Territoires du Nord-Ouest, permettant de relier Wrigley et Inuvik. Cette route assurera un accès tout au long de l'année à près de 2 000 résidents des trois communautés actuellement isolées de Norman Wells, Tulita et Fort Good Hope, et raccourcira de 1 200 km le trajet jusqu'à Yellowknife pour près de 6 000 résidents de Beaufort-Delta. Les communautés de Colville Lake et de Deline profiteront aussi du raccourcissement de la route d'hiver, et leurs résidents, d'une plus grande prévisibilité pour leurs déplacements.
Pour ouvrir ce corridor économique :
- Le Budget de 2026 propose de financer intégralement la construction de la route de la vallée du Mackenzie, ainsi que certains de ses coûts d'entretien.
Projets inscrits en vertu de la Loi visant à bâtir le Canada ou dont l'inscription est à l'étude
Pacific Link : le nouvel oléoduc de la côte Ouest du Canada
Inscrit comme projet d'intérêt national le 1er octobre 2026 à l'annexe 1 de la Loi visant à bâtir le Canada.
Développement : un oléoduc d'une longueur de 1 250 km de Bruderheim, en Alberta, jusqu'à un port en eau profonde situé près de Delta, en Colombie-Britannique.
Capacité : l'oléoduc proposé pourrait transporter un million de barils de pétrole brut canadien par jour.
Incidence économique : il créera jusqu'à 140 000 emplois partout au pays et générera plus de 20 milliards de dollars en PIB par année.
Participation autochtone : offre d'une participation minimale de 10 % au capital du projet, ainsi que des possibilités d'emplois, de formation, de marchés et d'approvisionnement.
Terminal 2 à Roberts Bank : accroître la capacité de la porte d'entrée commerciale canadienne sur le Pacifique
Inscrit comme projet d'intérêt national le 30 octobre 2026 à l'annexe 1 de la Loi visant à bâtir le Canada.
Emplacement : Delta, Colombie-Britannique.
Capacité portuaire : le terminal maritime à conteneurs proposé, doté de trois postes de mouillage, ajouterait une capacité annuelle de 2,4 millions de conteneurs équivalents-vingt pieds (E.V.P.), augmentant ainsi la capacité de manutention des conteneurs du port de Vancouver d'environ 50 %.
Retombées économiques : le projet permettrait de créer plus de 100 milliards de dollars de capacité commerciale annuelle, et devrait contribuer pour plus de 3 milliards de dollars par année au PIB et soutenir plus de 17 000 emplois permanents dans la chaîne d'approvisionnement.
Diversification du commerce : le projet appuiera les objectifs de croissance et de diversification du commerce du Canada, notamment le doublement des exportations vers les pays autres que les États-Unis d'ici 2035.
Partenariats autochtones : 27 groupes autochtones ont signé des ententes d'avantages mutuels avec l'Administration portuaire Vancouver-Fraser.
Dépôt géologique en profondeur : une solution à long terme pour le combustible nucléaire irradié du Canada
Des consultations ont commencé avec les communautés autochtones et le gouvernement de l'Ontario en juillet 2026, dans le cadre du processus visant à évaluer le projet à titre de projet d'intérêt national en vertu de la Loi visant à bâtir le Canada.
Durabilité : il remplacera l'entreposage provisoire dans des installations sur des sites de réacteurs.
Pratique exemplaire à l'échelle internationale : le plan du Canada pour la gestion sécuritaire à long terme du combustible nucléaire irradié correspond aux pratiques exemplaires adoptées par d'autres pays.
Sécurité : le plan canadien protégera les gens et l'environnement pour les générations à venir.
Financement : le financement provient des propriétaires du combustible nucléaire irradié.
Route de la vallée du Mackenzie : relier les communautés et protéger la souveraineté
Ce projet est à l'étude pour son inscription à titre de projet d'intérêt national en vertu de la Loi visant à bâtir le Canada.
Un système de transport résilient : la route remplacera les traversiers saisonniers et les routes praticables seulement l'hiver, qui sont de moins en moins fiables en raison des changements climatiques. Elle assurera un système de transport plus résilient dans la vallée du Mackenzie et favorisera un transport routier moins coûteux, ainsi qu'un réapprovisionnement des collectivités à moindre coût.
La route de gravier praticable en toute saison d'une longueur d'environ 800 km qui est proposée s'étendrait de Wrigley à la route de Dempster au sud d'Inuvik et passerait près de Tulita, Norman Wells et Fort Good Hope.
Lien entre les communautés : elle reliera les communautés de Tulita, Norman Wells et Fort Good Hope, et améliorera l'accès routier à Inuvik et aux autres communautés de Beaufort-Delta.
Développement économique : elle améliorera l'abordabilité et fera baisser le coût de la vie, créera des possibilités d'emplois, de formation et de contrats, et encouragera les activités d'exploration et de mise en valeur des ressources.
Participation autochtone : les gouvernements autochtones de la vallée du Mackenzie contribueront de manière importante à la conception et à la réalisation du projet.
Souveraineté et défense du Canada : la route améliorera les liaisons entre Yellowknife et Inuvik, et appuiera l'expansion de la présence militaire canadienne dans le Nord.
Route et port de Grays Bay : mettre en valeur le corridor minier du Nord canadien
Ce projet est à l'étude pour son inscription à titre de projet d'intérêt national en vertu de la Loi visant à bâtir le Canada.
Route de 230 km qui dessert un port en eau profonde et un aérodrome.
Acheminent des minéraux critiques du Canada vers les marchés d'exportation.
Société de ressources naturelles, détenue et dirigée par des Inuits, qui développe la région du Kitikmeot au profit des Inuits du Kitikmeot.
Début des travaux de construction prévu pour la fin de 2029.
Au Nunavut, le projet permettra de soutenir 572 emplois chaque année durant la construction et 239 pendant la période d'exploitation. Les projets miniers connexes pourraient générer jusqu'à 6 800 emplois pendant la construction et 4 900 emplois par année une fois qu'elles sont en exploitation.
En plus des projets à l'étude pour être inscrits en vertu de la Loi visant à bâtir le Canada, nous faisons progresser un portefeuille plus vaste de projets d'intérêt national grâce au financement, à la coordination et au soutien du Bureau des grands projets. Quelques-uns de ces projets sont déjà bien avancés. En voici quelques-uns :
- LNG Canada – phase 2, Kitimat, Colombie-Britannique : en septembre 2026, LNG Canada a entrepris les travaux de construction de la phase 2 d'agrandissement de son installation à Kitimat, qui doublera sa capacité de production à 28 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an. Ce projet créera des possibilités d'emplois dans les collectivités locales, dont quelque 6 000 emplois directs dans le secteur de la construction et jusqu'à 240 emplois opérationnels dans l'usine de GNL et le gazoduc de Coastal GasLink.
- Projet de terminal à conteneurs de Contrecœur, au Québec : en août 2026, l'Administration portuaire de Montréal a annoncé le lancement des travaux en eau sur le site de son projet d'expansion à Contrecœur, ce qui a marqué le début d'une nouvelle phase importante dans la construction du futur terminal à conteneurs. La construction permettra de soutenir jusqu'à 8 000 emplois directs et indirects.
- Expansion de la mine Red Chris, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique : en juillet 2026, nous avons annoncé une contribution fédérale de 500 millions de dollars pour agrandir la mine Red Chris, ce qui permettra d'augmenter de plus de 15 % la production annuelle de cuivre au Canada, tout en réduisant de plus de 70 % les émissions de gaz à effet de serre. Ce projet permettra d'employer près de 1 500 travailleurs pendant la période d'exploitation et jusqu'à environ 1 800 travailleurs pendant la période de construction.
- Mine Matawinie de Nouveau Monde Graphite : en mai 2026, le gouvernement du Canada et Nouveau Monde Graphite ont annoncé le début de la construction de la mine Matawinie à Saint-Michel-des-Saints, au Québec, qui deviendra la plus importante mine de graphite d'Amérique du Nord et des pays du G7. Combiné à l'usine prévue pour la production de matériel d'anode actif, ce projet constituera un élément clé de la première exploitation intégrée de graphite au Canada et contribuera à renforcer la filière batteries en train de se former à Bécancour, au Québec. Plus de 1 000 emplois seront créés durant la phase de construction.
Projets et stratégies de transformation d'intérêt national proposés au Bureau des grands projets
Colombie-Britannique
1. Terminal 2 à Roberts Bank
2. Stratégie de la porte d'entrée du port de Vancouver
3. Ligne de transport d'électricité de la côte nord
4. LNG Canada – phase 2
5. Terminal de GNL Ksi Lisims
6. Expansion de la mine Red Chris
Yukon
7. Corridor essentiel de conservation du Nord-Ouest
Territoires du Nord-Ouest
8. Route de la vallée du Mackenzie
9. Corridor économique et de sécurité de l'Arctique
10. Agrandissement de la centrale hydroélectrique Taltson
Alberta
11. Train à grande vitesse en Alberta
12. Oléoduc Pacific Link
13. Pathways Plus
Nunavut
14. Route et port de Grays Bay
15. Projet hydroélectrique Nukkiksautiit à Iqaluit
Saskatchewan
16. Projet de McIlvenna Bay
Manitoba
17. Port de Churchill Plus
Ontario
18. Dépôt géologique en profondeur
19. Projet nickélifère Crawford de la société Canada Nickel
20. Projet de nouvelle centrale nucléaire de Darlington
Québec
21. Projet de terminal à conteneurs de Contrecœur
22. Train à grande vitesse Alto, corridor Ontario-Québec
23. Mine Matawinie de Nouveau Monde Graphite
Terre-Neuve-et-Labrador
24. Corridor d'énergie propre, de minéraux critiques et d'infrastructure de la fosse du Labrador
Nouveau-Brunswick
25. Mine Sisson de Northcliff Resources
Canada atlantique
26. Stratégie énergétique du Canada atlantique
À l'échelle nationale
27. Stratégie d'investissement dans les interconnexions de transport d'électricité
28.Stratégie sur les minéraux critiques
Bâtir un Canada fort, c'est veiller à ce que chacun puisse contribuer à la croissance et en bénéficier, et à ce que la prospérité profite à toutes les régions, à toutes les collectivités et à toutes les familles. Une importante étape sur la voie de la réconciliation économique consiste en la pleine participation des communautés autochtones aux grands projets qui façonnent l'avenir du Canada, afin qu'elles puissent en profiter directement. La participation des Autochtones aux grands projets peut contribuer à créer une richesse intergénérationnelle et favoriser la prospérité à long terme, ce qui accroîtra le dynamisme des communautés et la qualité de vie des peuples autochtones.
Le projet de nouvelle centrale nucléaire de Darlington illustre concrètement cette approche. Grâce à une garantie de prêt fédérale-provinciale de 715 millions de dollars, sept Premières Nations signataires des Traités Williams investissent dans le projet et en acquerront collectivement une participation minoritaire importante. Elles profiteront ainsi directement de ce projet canadien de technologie nucléaire de premier plan à l'échelle mondiale, ainsi que des possibilités économiques qu'il générera à long terme.
Le gouvernement du Canada a également amorcé des discussions avec des groupes autochtones admissibles en Colombie-Britannique et en Alberta concernant leur prise de participation dans le réseau d'oléoducs Trans Mountain. L'offre faite en septembre 2026 à 128 groupes autochtones d'acquérir collectivement une participation de 15 % dans la Trans Mountain Corporation marque une étape importante dans la concrétisation de cet engagement. Le gouvernement est également résolu à ouvrir le projet Pacific Link à de telles prises de participation dans l'avenir.
Au moyen de ces initiatives, en plus du soutien continu et élargi procuré par le Programme de garantie de prêts pour les Autochtones, nous travaillons en partenariat avec les dirigeants autochtones pour éliminer des obstacles historiques qui ont limité l'accès des peuples autochtones aux possibilités économiques.
Rendre la population canadienne partie prenante des projets
Dans le cadre de son plan visant à bâtir un Canada fort, le nouveau gouvernement donne la priorité aux projets d'intérêt national qui créent des emplois, attirent des investissements, renforcent la souveraineté économique et favorisent la croissance à long terme au pays.
Les Canadiens méritent d'avoir une participation dans ce programme ambitieux. Dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, nous avions annoncé la création du Fonds pour un Canada fort, le premier fonds souverain national du Canada. Ce Fonds est un nouvel outil puissant qui renforcera notre souveraineté économique tout en générant une prospérité durable pour les Canadiens. Une fois qu'il sera mis en œuvre, le Fonds pour un Canada fort investira aux côtés des investisseurs du secteur privé dans des entreprises et des projets stratégiques d'intérêt national au Canada.
Les Canadiens pourront également profiter directement des investissements du Fonds pour un Canada fort grâce à l'émission des billets Canada fort, un produit d'investissement dont le rendement est lié à celui du Fonds. Ces billets permettront aux Canadiens de profiter des rendements du Fonds, en leur donnant une participation directe dans les projets et les entreprises d'intérêt national dans lesquels le Fonds investit.
Lorsqu'un projet ou une entreprise a reçu un soutien fédéral, le Fonds pour un Canada fort offrira généralement des possibilités de coinvestissement selon des modalités équivalentes à celles offertes aux investisseurs du secteur privé. Le Fonds aura également pour mandat d'effectuer, selon des modalités commerciales, des investissements stratégiques ciblés dans des projets et des entreprises présentant un fort potentiel.
Le gouvernement accordera un financement initial de 25 milliards de dollars sur trois ans pour lancer le Fonds, dont la croissance sera alimentée au fil du temps par le réinvestissement du rendement produit et l'attribution possible d'autres ressources. Fonctionnant sans lien de dépendance et ayant pour mandat de réaliser des rendements commerciaux, le Fonds aidera à bâtir une richesse collective durable à l'échelle nationale, en vue de soutenir la prospérité du Canada à long terme.
- Le Budget de 2026 fait part de l'intention du gouvernement de présenter au cours des prochain mois un projet de loi visant à faire du Fonds pour un Canada fort une société d'État indépendante et autonome. Entre-temps, le Fonds sera constitué en tant que filiale en propriété exclusive de la Corporation de développement des investissements du Canada, avec son propre conseil d'administration et chef de la direction.
L'indépendance et une gestion professionnelle permettront au Fonds de prendre des décisions d'investissement à long terme et financièrement saines dans l'intérêt supérieur des Canadiens. Cette structure de gouvernance renforce la transparence, la crédibilité et le rendement à long terme.
En 2027, le gouvernement compte lancer les billets Canada fort, un produit d'investissement de détail lié au Fonds pour un Canada fort qui permettra aux Canadiens d'investir parallèlement au Fonds et d'obtenir ainsi une part directe du rendement produit.
Conçus pour être largement accessibles, les billets pourront être achetés par l'intermédiaire des institutions financières participantes. Les billets Canada fort seront faciles à acheter, à détenir et à encaisser. Comme il s'agira de billets à capital protégé, les Canadiens seront assurés de récupérer la totalité de leur investissement initial, tout en profitant du rendement du Fonds.
Pour s'acquitter de son mandat, le Fonds établira un bassin d'occasions d'investissement selon deux principaux volets :
- Volet 1 : Co-investissements. Le Fonds collaborera étroitement avec les entités fédérales qui fournissent un soutien à des projets ou à des entreprises (p. ex., un prêt de la Banque de l'infrastructure du Canada, une entente de contribution avec le Fonds de réponse stratégique). Bien que les cheminements puissent sembler légèrement différents pour chaque situation, la prestation d'un soutien fédéral, par l'entremise d'un autre mécanisme de financement fédéral ou du Bureau des grands projets, comprendrait normalement une occasion de faire un co-investissement minoritaire à des conditions qui reflètent celles des participants du secteur privé.
- Volet 2 : Investissements stratégiques. Le Fonds effectuera, de façon sélective et selon des critères commerciaux, des investissements dans des projets et des entreprises à fort potentiel qui offrent des rendements à long terme attrayants et soutiennent la force et la résilience économiques du Canada.
Exemple du volet 1 : projet du Bureau des grands projets
Un projet de production et de transport d'hydroélectricité qui a été présenté au Bureau des grands projets a reçu une recommandation pour son inscription sur la liste des projets.
Dans le cadre de son processus d'examen, le Bureau des grands projets communique avec le promoteur du projet afin d'obtenir pour le Fonds pour un Canada fort l'occasion de participer au financement du projet. Le Fonds, qui établit que cette occasion répond à ses objectifs de rendement ajusté au risque, offre un financement structuré au promoteur (comme un emprunt à long terme qui peut être converti en titres de participation), selon des modalités équivalentes à celles de son investisseur principal. Cette structure permet au Fonds de contribuer au financement d'un grand projet au moyen d'un investissement qui est converti en capitaux propres une fois que le projet est mis en service.
Exemple du volet 1 : prêt de la Banque de l'infrastructure du Canada
La Banque de l'infrastructure du Canada accorde un prêt à des conditions avantageuses pour la construction d'infrastructures routières et électriques nécessaires à la réalisation d'un projet de minéraux critiques, afin qu'une société minière puisse prendre une décision définitive d'investissement.
Dans le cadre de son offre de financement, la Banque accorde au Fonds l'occasion de réaliser une prise de participation selon les modalités établies par l'investisseur principal.
Exemple du volet 2 : investissement direct
Une entreprise canadienne de technologie agricole a mis au point une plateforme qui offre des solutions agricoles fondées sur la technologie. L'entreprise a déjà des réussites commerciales à son nom et cherche à devenir un chef de file mondial dans ce secteur.
Le Fonds pour un Canada fort mènerait sa propre analyse préalable et effectuerait un investissement direct dans l'entreprise, avec l'aide d'un investisseur principal, selon des modalités commerciales, par une prise de participation dans un premier tour de financement dont le prix sera au cours du marché. La prise de participation du Fonds aidera une entreprise canadienne à s'ancrer et à prendre de l'expansion dans un secteur de technologie transformatrice d'importance stratégique dans le monde.
Exemple du volet 2 : investissement direct
Le récent engagement du gouvernement de réaliser une prise de participation dans Cohere représente un exemple du type d'investissement que pourrait effectuer le Fonds une fois établi. Le gouvernement s'est engagé à investir, à des conditions commerciales et aux côtés d'investisseurs privés, dans le cycle de financement de série E de Cohere, prenant ainsi une participation dans une entreprise canadienne d'intelligence artificielle. Cet investissement aidera la société à prendre de l'expansion et à soutenir la concurrence mondiale, à accroître son infrastructure informatique et ses effectifs au Canada, ainsi qu'à maintenir son siège social au pays.
Dans un scénario futur semblable, le Fonds effectuerait son propre processus de diligence raisonnable et pourrait investir aux côtés d'investisseurs du secteur privé, à des conditions commerciales, en prenant une participation minoritaire dans une entreprise. Un tel investissement pourrait contribuer à ancrer au Canada une entreprise canadienne d'importance stratégique et à favoriser son expansion, tout en permettant aux Canadiens de bénéficier des rendements financiers générés par sa croissance.
2.2 Diversifier le commerce et approfondir les liens avec des partenaires fiables
Dans un monde de plus en plus complexe où les dynamiques commerciales sont en pleine transformation, le Canada est bien placé pour réussir. Le Canada a établi des relations commerciales partout sur la planète et bénéficie d'un accès préférentiel à 1,5 milliard de consommateurs. Au cours de la dernière année seulement, il a signé plus de 20 accords commerciaux et de sécurité sur cinq continents. Le nouveau gouvernement diversifie les échanges commerciaux du Canada afin d'assurer la stabilité, la sécurité et la prospérité des Canadiens. La part des exportations canadiennes destinées à des marchés autres que les États-Unis a maintenant atteint son plus haut niveau en 40 ans, ce qui crée une base solide pour étendre notre portée mondiale.
Le Budget de 2026 prend cet avantage comme point de départ pour renforcer les chaînes d'approvisionnement et les infrastructures commerciales, pour protéger les industries canadiennes des pratiques commerciales déloyales et pour donner aux exportateurs plus d'outils pour rivaliser avec la concurrence internationale.
Gérer la relation commerciale canado-américaine
Pendant des décennies, le Canada et les États-Unis ont établi l'une des relations économiques les plus intégrées au monde. Cette relation qui a favorisé un accès prévisible à leurs marchés respectifs et d'importants investissements transfrontaliers tout en appuyant des millions d'emplois des deux côtés de la frontière. Cette relation a fondamentalement changé.
Nous reconnaissons que les États-Unis sont en train de bouleverser l'ensemble de leurs relations commerciales en imposant des droits de douane à leurs alliés les plus proches et en faisant payer l'accès à leur vaste marché. Le Canada et les États-Unis ne retrouveront pas leurs relations d'autrefois.
C'est dans ce contexte que nous avons travaillé à conclure un accord équitable qui offrirait à la fois le meilleur accès au marché américain et plus de certitude aux entreprises et aux travailleurs canadiens. Tout au long du processus, notre objectif a été d'obtenir la meilleure entente possible pour les Canadiens, et pas de conclure une entente à n'importe quel prix ou dans n'importe quel délai.
Lorsque les États-Unis ont trop demandé et offert trop peu, nous avons choisi de nous retirer plutôt que de compromettre la souveraineté du Canada ou de mettre en péril des emplois canadiens.
Face aux droits de douane injustifiés, nous intervenons pour protéger et soutenir les entreprises et les travailleurs. Nous avons fourni près de 44 milliards de dollars en allègement tarifaire aux industries et aux travailleurs partout au Canada par l'entremise d'une série de programmes, dont l'Initiative régionale de réponse tarifaire et le Fonds de réponse stratégique, et en soutien par l'entremise de la Banque de développement du Canada.
Afin de protéger les intérêts canadiens et de veiller à ce que nos entreprises puissent faire face à la concurrence selon des règles du jeu équitables, le Canada a aussi annoncé, le 8 septembre 2026, des contre-mesures proportionnelles sur les produits ciblés par les États-Unis, à des taux correspondant aux droits de douane américains. D'autres contre-mesures existantes contre les États-Unis, notamment dans le secteur de l'automobile, demeurent en vigueur.
Le nouveau gouvernement du Canada continue de croire qu'il est possible de conclure une entente commerciale mutuellement avantageuse. À cette fin, sa position est claire : tout accord commercial doit respecter la souveraineté du Canada, ainsi que le droit de la population canadienne de décider de son propre avenir économique.
Ouvrir de nouveaux marchés et renforcer les partenariats de confiance
Le Canada est un partenaire fiable à l'échelle mondiale. Nous bénéficions de l'un des plus vastes réseaux d'accords de libre-échange au monde, qui nous donne un accès préférentiel à 1,5 milliard de consommateurs dans le cadre de 15 accords de libre-échange. Cela signifie que pour vendre ses biens, le Canada dispose maintenant d'un marché représentant près des deux tiers du PIB mondial. Mais nous savons que la croissance à long terme dépend de la capacité d'atteindre davantage de clients dans un plus grand nombre de marchés. C'est pourquoi nous nous employons à ouvrir des débouchés pour les exportateurs canadiens dans le monde entier.
Le gouvernement est en voie de doubler l'accès du Canada aux marchés et de lui donner un accès préférentiel à plus de 3 milliards de consommateurs dans le monde. À cette fin, il a récemment conclu des accords commerciaux avec l'Équateur, l'Indonésie et les Émirats arabes unis. Les efforts se poursuivent pour conclure d'autres accords commerciaux dans les prochains mois avec l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est, les Philippines, l'Inde et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay). Le gouvernement a aussi récemment lancé des négociations sur un accord de libre-échange avec la Thaïlande et la Türkiye.
Le réseau commercial du Canada atteint déjà un bassin de 1,5 milliard de consommateurs, et il s'étend pour englober des marchés représentant près des trois quarts du PIB mondial
Par ailleurs, le Canada cherchera à mettre à profit les accords en vigueur, comme l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste et l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne (UE). Nous aidons les entreprises canadiennes à tirer davantage parti de ces accords grâce à des missions commerciales, à des efforts pour attirer des investissements et à d'autres initiatives visant à élargir le bassin de clients.
Dans les derniers mois, le Canada a engagé des négociations sur de nouvelles conventions fiscales avec le Qatar et le Royaume d'Arabie saoudite, ainsi que des pourparlers visant à actualiser et à moderniser sa convention fiscale avec l'Australie. Ces accords viendront renforcer le réseau de 93 conventions fiscales du Canada, réduisant ainsi les obstacles au commerce et à l'investissement avec nos partenaires clés. À l'avenir, le gouvernement cherchera à élargir le réseau de conventions fiscales du Canada afin de s'assurer que le pays demeure un endroit concurrentiel pour les investissements futurs des fonds de pension et des fonds d'investissement souverains.
Ensemble, le Canada et l'Europe sont plus forts. Comme l'a affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen : « Nous partageons un océan, un ensemble de valeurs, une façon de voir le monde. » L'approfondissement de ce partenariat aidera le Canada et l'Europe à accroître leur autonomie stratégique, à bâtir des économies plus résilientes et à créer de nouvelles possibilités substantielles pour les Canadiens.
Le gouvernement s'emploie à renforcer ses relations avec l'UE et à trouver des occasions d'établir une collaboration plus étroite. Depuis que le nouveau gouvernement a été élu au printemps de 2025, le Canada est devenu le premier participant non européen à l'initiative Agir pour la sécurité en Europe (SAFE), de sorte que les entreprises canadiennes profitent d'un meilleur accès à des possibilités d'approvisionnement conjoint en défense, soutenues par des prêts à hauteur de 150 milliards d'euros. Nous avons également signé une déclaration commune sur la collaboration dans le secteur des minéraux critiques, visant à renforcer la coopération et le multilatéralisme à l'appui de chaînes d'approvisionnement plus sûres, des échanges commerciaux et des investissements bilatéraux, ainsi que de la compétitivité des industries du Canada et de l'UE. Ces mesures, jumelées à d'autres ententes et négociations, ont contribué à préparer le terrain en vue du sommet Canada-UE de cette année.
À l'occasion du sommet Canada-UE en octobre 2026, l'UE et le Canada ont lancé l'Alliance pour l'avenir, un nouveau partenariat entre pays qui permettra de mettre à profit les capacités stratégiques du Canada, de l'UE et d'un groupe à géométrie variable de pays partageant les mêmes valeurs, afin de relever des défis communs, notamment le renforcement de notre défense collective, et d'établir le partenariat le plus étroit possible, sans adhésion à part entière. De plus, le Canada et l'UE uniront leurs efforts au cours des prochains mois en vue de faire du Canada le premier membre associé de l'Union européenne et se pencheront sur l'ampleur et la portée de cette forme d'adhésion.
Lors du Sommet, le Canada et l'UE ont annoncé une série de mesures qui favoriseront notre coopération stratégique et qui renforceront notre partenariat :
Créer de nouvelles possibilités pour les Canadiens
- Davantage de possibilités pour les Canadiennes et les Canadiens d'étudier, de vivre et de travailler en Europe. Le Canada entame des négociations pour élargir sa participation à Erasmus+, le programme phare européen d'échange d'étudiants et de compétences.
- Renforcer la concurrence. Le Canada et l'Union européenne ont achevé leurs négociations pour mettre à jour l'Accord de coopération en matière de concurrence, dans le but de favoriser une concurrence équitable, d'assurer des conditions de concurrence plus équitables aux entreprises et de contribuer à la protection des consommateurs.
- Des systèmes de paiment plus rapides. Le Canada et l'UE soutiendront la mise en relation des systèmes de paiement instantané du Canada et de l'UE afin de permettre aux Canadiens d'envoyer facilement de l'argent à des particuliers et à des entreprises de l'UE.
- Plus de choix dans les secteurs bancaire et de l'assurance. Le Canada et l'UE mettront en place un groupe de travail mixte chargé d'étudier les possibilités d'ouvrir davantage leurs marchés respectifs aux banques, aux assureurs et aux entreprises de technologie financière de l'autre parti.
Bâtir des économies plus résilientes
- Accroître les exportations de gaz naturel liquéfié. Le Canada et l'UE examineront les conditions du marché, les besoins en infrastructures et d'autres facteurs pour évaluer la viabilité d'une augmentation des exportations.
- De nouvelles voies pour le commerce. Le Canada et l'UE ont conclu les négociations relatives à un Accord sur le commerce numérique sans précédent visant à réduire les obstacles, à accroître la résilience de nos relations économiques, à les adapter aux réalités de demain et à renforcer notre coopération. Cet accord fera en sorte que notre relation commerciale demeure moderne et fiable, tout en maintenant de solides garanties pour la population et ses droits.
Parvenir à une plus grande autonomie stratégique
- Des chaînes d'approvisionnement plus robustes dans le secteur des minéraux critiques. Le Canada a signé un nouveau cadre conventionnel avec la Banque européenne d'investissement afin que celle-ci puisse investir dans des projets canadiens de minéraux critiques qui fourniront les matériaux nécessaires à la défense et à la transition énergétique. Le gouvernement entame également des travaux en vue d'examiner la possibilité de constituer des stocks de matières premières et d'établir un cadre d'investissement afin de renforcer les chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques.
- Un plus grand choix de services de navigation. En s'associant au programme Galileo de l'UE et à l'Agence spatiale européenne, le Canada améliorera les données de positionnement et les services de navigation partout au pays et dans l'Arctique.
- Relier le Canada et l'Europe grâce à une infrastructure numérique sécurisée. Nous faisons les premiers pas vers la mise en place d'un nouveau câble transatlantique qui offrirait au Canada et à l'Europe une voie directe et sécurisée pour un échange rapide de données, réduisant ainsi la dépendance vis-à-vis d'un seul fournisseur.
- Augmentation de la production de bombardiers d'eau de fabrication canadienne. Jusqu'à 2,5 milliards de dollars de garanties de financement seront accordés à la société albertaine De Havilland afin d'augmenter considérablement sa capacité de production de bombardiers d'eau. Ce financement aidera les partenaires européens et le Canada à lutter contre les feux de forêt et soutiendra des milliers d'emplois dans le comté de Wheatland, en Alberta.
- Amélioration de la connectivité en cas de catastrophe. Le Canada et l'UE renforceront leur coopération autour d'IRIS², l'un des systèmes satellitaires les plus perfectionnés au monde. Ce réseau satellitaire fournira une connectivité sûre aux gouvernements, aux forces de défense et aux services d'urgence en cas de crise.
La nouvelle Alliance pour l'avenir est conçue autant pour les Canadiens que pour les Européens. Elle soutient les étudiants qui souhaitent étudier à l'étranger, les chercheurs qui cherchent à repousser les limites de la découverte et les entrepreneurs qui souhaitent conquérir de nouveaux marchés. Ensemble, le Canada et l'Europe bâtissent un avenir meilleur, plus uni et plus résilient pour leurs populations, et nous continuerons de renforcer les liens qui les unissent.
Moderniser les systèmes de commerce
L'économie canadienne croît et soutient la concurrence lorsque les entreprises disposent de moyens fiables pour livrer leurs produits et fournir leurs services à leurs clients. Pour leur part, les travailleurs doivent avoir accès à des possibilités et à de bons emplois bien rémunérés. De récentes consultations avec l'industrie, des partenaires autochtones, des travailleurs et des employeurs ont mis en lumière l'importance de chaînes d'approvisionnement fiables, de corridors commerciaux efficaces et d'un cadre moderne de relations de travail qui appuie à la fois la résilience économique et les droits des travailleurs.
Pour soutenir les investissements dans les infrastructures facilitant le commerce et réaliser les engagements pris dans le cadre de la Stratégie d'infrastructures commerciales présentée dans le Budget de 2025, le gouvernement a lancé le Fonds pour la diversification des corridors commerciaux et le Fonds d'infrastructure pour l'Arctique, respectivement dotés d'une enveloppe de 5 milliards et de 1 milliard de dollars. En réduisant les goulots d'étranglement le long des principaux corridors commerciaux, ces investissements viendront accroître la résilience des chaînes d'approvisionnement, faciliter le commerce et renforcer la compétitivité.
Comme l'indiquait la section 2.1 plus haut, le projet de loi C-39, la Loi visant à bâtir un Canada fort, contribuera aussi à renforcer les corridors commerciaux et les réseaux de transport, à prévenir les perturbations susceptibles de toucher des infrastructures essentielles et à appuyer les travailleurs dans les secteurs sous réglementation fédérale.
Pour moderniser l'infrastructure commerciale, il ne suffit pas de construire des ports, des routes et des voies ferrées : il faut aussi moderniser les systèmes numériques qui sont essentiels aux échanges commerciaux et assurent la circulation efficace des biens dans les chaînes d'approvisionnement. C'est grâce à ces systèmes que les entreprises peuvent échanger des documents par voie électronique, suivre les expéditions en temps réel, remplir les formalités douanières et obtenir du financement et des assurances. Le Canada a fait de grands progrès pour s'affranchir de la documentation papier, mais il accuse toujours un retard sur un grand nombre de ses partenaires commerciaux dans l'utilisation d'outils numériques pour faciliter le commerce des biens. Pour combler cette lacune :
- le Budget de 2026 propose de fournir 55,3 millions de dollars sur deux ans selon la comptabilité de caisse, à compter de 2026-2027, à Transports Canada pour faire progresser les processus de commerce numérique. Ce financement permettrait de réunir le gouvernement et l'industrie pour orienter le travail, mettre à jour les lois et les règlements, mettre à l'essai de nouveaux outils numériques et aider les entreprises à les adopter afin de créer un environnement commercial plus concurrentiel et productif.
Les menaces posées par les importations découlant d'un commerce déloyal risquent également de nuire à nos industries et à nos travailleurs. Pour protéger les Canadiens, notre système de recours commerciaux permet d'imposer des droits de douane sur les biens distribués au Canada qui sont vendus à des prix déloyaux ou qui ont fait l'objet de subventions. En 2025, ces droits s'appliquaient à des importations d'une valeur d'environ 3,3 milliards de dollars dans des industries employant plus de 43 000 Canadiens. Alors que la structure du commerce mondial continue d'évoluer, le Canada a besoin d'un système de recours commerciaux apte à répondre efficacement à la concurrence déloyale émergente. Voici comment le Canada renforcera sa capacité à réagir aux pratiques commerciales déloyales :
- le Budget de 2026 annonce l'intention du gouvernement de lancer des consultations publiques sur d'éventuelles modifications législatives et réglementaires visant à renforcer ce système et à le rendre plus efficace.
Renforcer la trousse d'outils de financement du commerce du Canada
Face à l'évolution du commerce mondial et à l'incertitude, le gouvernement aide les entreprises canadiennes à accéder à de nouveaux marchés et à réduire leur dépendance à l'égard d'un seul partenaire commercial. Nous déployons des outils de financement fédéraux pour aider les entreprises à prendre de l'expansion à l'échelle internationale, à créer de nouveaux débouchés et à surmonter les obstacles à la croissance.
Le Compte du Canada est l'un de ces importants outils. Géré par Exportation et développement Canada, ce mécanisme de financement sert à soutenir des projets à grandes retombées et des transactions à l'exportation d'intérêt national. Afin que le Compte du Canada continue de répondre aux besoins des entreprises canadiennes :
- il est proposé dans le Budget de 2026 d'apporter des modifications législatives pour rehausser la limite du Compte du Canada et moderniser le cadre de gouvernance afin de lui conférer plus de souplesse en vue de simplifier le processus d'approbation et de soutenir des transactions stratégiques d'une valeur élevée.
La Corporation commerciale canadienne (CCC) est un autre outil qui aide les entreprises canadiennes à vendre leurs biens et services à des acheteurs de gouvernement étrangers, ce qui crée encore plus de débouchés à l'exportation dans toute l'économie canadienne. Pour mieux soutenir les exportateurs canadiens :
- Dans le Budget de 2026, le gouvernement annonce son intention de modifier la Loi sur la Corporation commerciale canadienne, la Loi sur le développement des exportations et la Loi sur la gestion des finances publiques pour faire de la CCC une filiale d'Exportation et développement Canada. Ainsi, ces deux organisations vouées à aider les exportateurs canadiens pourront mieux unir leurs efforts et les harmoniser davantage aux priorités du gouvernement fédéral.
Ces changements garantiront que les entreprises canadiennes disposent du financement et de l'appui au commerce dont elles ont besoin pour saisir des occasions à l'étranger et prendre de l'expansion dans de nouveaux marchés.
2.3 Aider les Canadiens et leurs entreprises en cette période de changement
L'imposition de droits de douane et les perturbations commerciales créent des difficultés nouvelles pour les industries, les entreprises et les travailleurs canadiens. Des petites entreprises aux prises avec une hausse des coûts jusqu'aux travailleurs craignant de perdre leur emploi ou de voir leur usine fermer, les effets de la mutation rapide de l'économie mondiale se font sentir partout au pays. Mais le gouvernement a un plan et est là pour vous aider.
Nous agissons en offrant un soutien ciblé aux travailleurs, aux entreprises et aux secteurs touchés par des droits de douane nuisibles. Ainsi, nous facilitons l'accès des travailleurs à un soutien au revenu et à la formation et aidons les entreprises à croître et à investir, tout en appuyant des secteurs clés dans leur adaptation aux marchés mondiaux en pleine évolution.
Le Budget de 2026 s'appuie sur ces efforts en aidant les petites entreprises et les secteurs clés à faire face aux pressions immédiates tout en renforçant leur capacité à s'adapter, à se diversifier, à croître et à être concurrentielles sur le long terme. C'est ainsi que nous pouvons aider les Canadiens à traverser cette période de profonds changements et à sortir du tumulte avec une économie plus forte, plus diversifiée et plus compétitive.
Aider les entreprises et les travailleurs canadiens
Auparavant, l'intégration économique avec les grandes puissances contribuait à la force du Canada. Plus récemment, cette intégration est devenue une vulnérabilité, alors que les droits de douane sont utilisés comme un levier économique. C'est pourquoi nous bâtissons une économie canadienne plus forte et compétitive au pays, tout en diversifiant nos partenariats à l'étranger. Nous réduisons notre dépendance à l'égard d'un seul partenaire et veillons à ce que les entreprises canadiennes soient plus résilientes face aux chocs mondiaux.
Au Canada, nous prenons soin les uns des autres. En temps de crise, nous ne laissons personne de côté. C'est pourquoi nous agissons pour aider les travailleurs et les entreprises au pays à résister à ces pressions et à en sortir plus forts. Des mesures de soutien au revenu et à la formation sont offertes aux travailleurs touchés par les perturbations commerciales pour leur permettre de traverser les périodes difficiles et de se préparer à de nouvelles possibilités. Les entreprises de toutes tailles peuvent obtenir du soutien pour moderniser leur fonctionnement, accroître leur productivité et accéder à de nouveaux marchés.
Pour les entreprises qui doivent importer des produits des États-Unis, le gouvernement continue d'offrir une voie d'allègement tarifaire par le biais du Décret de remise de la surtaxe des États-Unis (2025).
De nombreuses entreprises peuvent bénéficier d'un allègement automatique sans soumettre de demande individuelle, notamment pour :
- les biens utilisés par des entités de santé publique, de sécurité publique et de sécurité nationale désignées;
- les produits sidérurgiques utilisés dans la fabrication automobile et aérospatiale;
- les produits non sidérurgiques utilisés dans la fabrication, la transformation et l'emballage des aliments et des boissons ainsi que la production agricole au Canada.
Un allègement est également offert aux importateurs pour plus de 500 produits dont il a été déterminé qu'ils ne sont pas fabriqués au Canada.
Les entreprises qui ne sont pas couvertes par cet allègement peuvent demander une remise individuelle au ministère des Finances du Canada. Nous continuons d'accorder la priorité à ces requêtes et consacrons des ressources supplémentaires pour répondre à la demande accrue.
Figure 2.10 – Le gouvernement du Canada a annoncé un soutien de près de 44 milliards de dollars pour aider les entreprises et les travailleurs canadiens touchés par les droits de douane depuis mars 2025
Appuyer les travailleurs
Une somme de 10 milliards de dollars pour soutenir un programme de reconversion professionnelle et de soutien au revenu des travailleurs touchés par les perturbations commerciales (incluant formation et aide à l'emploi), en plus des alliances pour la main-d'œuvre et des mesures de soutien améliorées dans le cadre du programme d'assurance-emploi.
Les mesures de soutien améliorées en lien avec l'assurance-emploi ont aidé plus de 2,8 millions de travailleurs et permis d'éviter environ 30 000 mises à pied.
Garantir l'accès à du financement
Une somme de 12,9 milliards de dollars pour assurer l'accès des entreprises de toutes tailles à des liquidités et à du financement, au moyen du Crédit pour les grandes entreprises touchées par les droits de douane, du programme Pivoter pour se propulser de la Banque de développement du Canada et du report temporaire de l'impôt sur le revenu des sociétés et des versements de la TPS/TVH. Cette somme comprend 1 milliard de dollars de nouveaux prêts accordés par Financement agricole Canada.
Donner aux entreprises les outils nécessaires pour croître et se diversifier
Une somme de 20,6 milliards de dollars pour soutenir les entreprises touchées par les droits de douane pour qu'elles puissent se réorienter, croître, diversifier leurs marchés et maintenir leur capacité industrielle au moyen du Fonds de réponse stratégique et de l'Initiative régionale de réponse tarifaire, et d'autres programmes qui fournissent un soutien ciblé à des secteurs stratégiques tels que la foresterie, l'automobile, les métaux, l'exploitation minière et l'agriculture.
Depuis la Mise à jour économique du printemps de 2026, 16,6 milliards de dollars de soutien ont été annoncés pour les travailleurs et les entreprises. En plus du soutien ciblé à la sécurité alimentaire et aux secteurs de la foresterie et des métaux, cela comprend les mesures suivantes :
- Un financement supplémentaire de 6,1 milliards de dollars a été accordé pour protéger l'industrie sidérurgique de l'Ontario, renforcer son industrie automobile et développer sa chaîne d'approvisionnement en minéraux critiques, y compris dans le Cercle de feu.
- Un financement supplémentaire de 1,5 milliard de dollars a été accordé dans le cadre de l'Initiative régionale de réponse tarifaire, afin de fournir des liquidités et des fonds de roulement aux petites et moyennes entreprises pour les aider à maintenir leur personnel en poste et à poursuivre leurs activités au Canada malgré les pressions engendrées par les droits de douane.
- Un nouveau volet de liquidités de 500 millions de dollars a été créé dans le cadre du programme Pivoter pour se propulser de la Banque de développement du Canada (BDC) afin d'aider les entreprises à gérer les pressions immédiates sur leur flux de trésorerie.
- L'accès aux programmes liés aux droits de douane de la BDC a été élargi grâce à la réduction du revenu minimal requis pour les demandeurs, qui passe à 1 million de dollars, ce qui permet à plus d'entreprises de remplir les conditions requises pour obtenir du soutien.
- Un montant supplémentaire de 2 milliards de dollars est consacré par l'intermédiaire du nouveau Fonds de diversification pour un Canada fort pour soutenir les entreprises touchées par les droits de douane qui ont des projets prêts à démarrer, notamment en vue de réparer, de remplacer ou de remettre en état de l'équipement et des immeubles.
- Une nouvelle série de mesures d'intervention rapide pour soutenir les travailleurs et les employeurs, d'une valeur de 3,5 milliards de dollars, a été lancée afin d'aider les Canadiens touchés par les droits de douane. Entre autres, l'accès au soutien au revenu a été facilité par l'assouplissement des règles de l'assurance-emploi et la prolongation des prestations pour les travailleurs admissibles, ainsi que par l'amélioration du GuichetEmplois.gc.ca, qui aide les travailleurs à trouver de nouvelles possibilités. Les employeurs peuvent aussi avoir accès à du soutien grâce au nouveau Programme de maintien à l'emploi et de réorientation de la main-d'œuvre qui les aide à maintenir le personnel en poste et à donner de la formation durant les périodes difficiles.
- De nouvelles mesures plus souples ont été prévues pour permettre aux entreprises de bénéficier du Crédit pour les grandes entreprises touchées par les droits de douane, géré par la Corporation de financement d'urgence d'entreprises du Canada. Entre autres, le montant du soutien offert a été augmenté et la durée maximale des prêts allongée.
Les petites et moyennes entreprises forment l'épine dorsale de l'économie canadienne. Dans chaque région et ville de notre pays, elles contribuent à la création d'emplois, soutiennent les économies locales et font des communautés des endroits où il fait bon vivre. Aujourd'hui, face à des droits de douane injustifiés qui engendrent de graves perturbations, un grand nombre de ces entreprises se battent pour protéger des emplois, poursuivre leurs activités et rester en affaires.
Devant ces défis, le gouvernement a rendu ses programmes plus accessibles et mieux adaptés aux besoins des petites et moyennes entreprises. Notamment, le processus de demande a été simplifié pour le programme Pivoter pour se propulser de la Banque de développement du Canada (BDC), qui a fourni à ce jour environ 250 millions de dollars en soutien financier dans le cadre de près de 200 prêts aux entreprises, et l'exigence de revenu annuel minimum a été réduite à 1 million de dollars pour les programmes de soutien direct liés aux droits de douane de la BDC afin que plus de petites entreprises puissent y accéder.
Pour aider les entreprises à couvrir leurs coûts salariaux et à protéger les emplois, les industries et les chaînes d'approvisionnement du Canada, nous avons également bonifié l'Initiative régionale de réponse tarifaire (IRRT), mise en œuvre par les agences de développement régional du Canada.
L'IRRT fournit deux grandes formes d'appui. Premièrement, elle soutient les investissements qui aident les entreprises à devenir plus productives et compétitives, tout en réduisant leur exposition aux perturbations commerciales dans l'avenir, afin qu'elles soient mieux à même de réussir dans une économie en mutation. Deuxièmement, les entreprises peuvent utiliser l'IRRT pour avoir accès à un soutien à la liquidité, c'est-à-dire du financement pour poursuivre leurs activités et garder leurs employés en poste pendant qu'elles font face aux perturbations commerciales et établissent leurs plans pour l'avenir.
Depuis l'automne 2025, l'IRRT a soutenu des investissements de près de 1,2 milliard de dollars dans un total d'environ 1 200 entreprises et a aidé ainsi à mobiliser un financement additionnel de 2 milliards de dollars auprès de sources du secteur privé et de partenaires pour maintenir près de 25 000 emplois dans tout le Canada. Les investissements ont ciblé les secteurs les plus touchés par les droits de douane, dont l'acier et l'automobile. Par exemple, les agences de développement régional ont dépassé leurs objectifs pour les secteurs de l'acier et de l'automobile, en investissant plus de 340 millions de dollars dans le premier et près de 170 millions de dollars dans le second, par rapport aux objectifs de 150 millions de dollars et de 100 millions de dollars, respectivement.
Pour poursuivre sur cette lancée, le gouvernement a augmenté les investissements dans l'IRRT pour les faire passer à près de 3,5 milliards de dollars. Un soutien additionnel a notamment été prévu pour les secteurs les plus touchés par les perturbations commerciales, entre autres la foresterie, l'acier, le cuivre et l'aluminium, de même que pour les secteurs qui contribuent à renforcer la sécurité alimentaire au pays.
Faits saillants de l'Initiative régionale de réponse tarifaire
Initiative régionale de réponse tarifaire : exemples de projets
1. Yukon
Cobalt Construction
Investissement dans un système de guidage 3D pour améliorer la productivité, réduire le temps de formation et améliorer la sécurité
IRRT : 389 285 $
2. Nunavut
Nunavut Fisheries Association
Recherche, identification et évaluation de nouveaux débouchés pour les exportations de produits de la mer provenant du Nord du Canada
IRRT : 933 586 $
3. Colombie-Britannique
COTA Aviation Ltd
Augmentation de la capacité de fabrication dans les secteurs de l'aérospatiale et de la défense
IRRT : 1 000 000 $
4. Alberta
RAM Elevators & Lifts
Modernisation de la base manufacturière, élargissement des réseaux de concessionnaires et renforcement des chaînes d'approvisionnement canadiennes
IRRT : 1 000 000 $
5. Saskatchewan
Saskatchewan Trade and Export Partnership
Aide aux petites et moyennes entreprises des Prairies à accéder à de nouveaux marchés nationaux et internationaux
IRRT : 5 100 000 $
6. Manitoba
Premium Products Inc.
Développement de la transformation à valeur ajoutée du lin au Manitoba et renforcement de la préparation à l'exportation
IRRT : 516 000 $
7. Nord de l'Ontario
Pilot Diamond Ltd.
Technologies de fabrication de pointe pour soutenir l'exploration et l'exploitation minières
IRRT : 969 000 $
8. Sud de l'Ontario
Kumi Canada Corporation
Investissement dans une entreprise de fabrication de pièces automobiles spécialisée dans les composants intérieurs moulés par injection en plastique afin d'adopter de nouvelles technologies de pointe pour moderniser les opérations
IRRT : 9 375 000 $
9. Québec
Fjordal Aluminium Inc.
Amélioration de la productivité dans la fabrication de l'aluminium et augmentation de la capacité de production
IRRT : 1 000 000 $
10. Nouveau-Brunswick
Ocean Steel & Construction Ltd.
Investissement dans l'automatisation et les technologies de fabrication avancées
IRRT : 750 000 $
11. Nouvelle-Écosse
Tri-Star Industries Ltd.
Modernisation de la fabrication et adoption de la technologie numérique
IRRT : 375 000 $
12. Île-du-Prince-Édouard
P.E.I. Mussel King Inc.
Acquisition d'équipement automatisé
IRRT : 363 250 $
13. Terre-Neuve-et-Labrador
Green Seafoods Ltd.
Diversification des produits et modernisation de la transformation
IRRT : 237 500 $
Offrir un soutien régional plus adapté aux besoins des entreprises
Les agences de développement régional du Canada constituent un canal important pour soutenir les entreprises et les collectivités confrontées à des circonstances économiques régionales particulières. Elles offrent un soutien ciblé qui protège les emplois, renforce les industries locales et aide les entreprises à réagir aux perturbations économiques et commerciales. Toutefois, les paramètres actuels des programmes peuvent limiter la capacité de ces agences à répondre aux besoins particuliers des entreprises, notamment les petites entreprises. Une plus grande souplesse permettrait aux programmes de développement régional de mieux répondre aux conditions économiques locales et aux pressions émergentes.
- Le Budget de 2026 annonce que le gouvernement donnera aux agences de développement régional la souplesse nécessaire pour adapter le soutien aux petites entreprises et aux organisations canadiennes, tout en maintenant une surveillance et une responsabilisation fiscales appropriées.
Rendre le secteur du vin plus compétitif
Qu'il s'agisse de la viticulture, de la vinification, de la vente au détail ou du tourisme, le secteur vinicole canadien favorise la création d'emplois et la croissance des entreprises dans les collectivités rurales partout au Canada, depuis Niagara à la vallée de l'Okanagan, en passant par les Cantons de l'Est et la vallée de l'Annapolis. Le secteur fait face à de sérieux vents contraires, notamment la hausse des coûts, les pénuries de main-d'œuvre, les droits de douane et les phénomènes météorologiques violents.
Lancé à l'origine en juillet 2022, le Programme d'aide au secteur du vin offre un soutien financier aux établissements vinicoles canadiens titulaires d'un permis pour les aider à s'adapter à ces défis et à demeurer concurrentiels. Pour renforcer davantage le secteur vinicole canadien :
- le Budget de 2026 propose de fournir 176,9 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2027-2028, à Agriculture et Agroalimentaire Canada afin de renouveler le Programme d'aide au secteur du vin.
2.4 Renforcer l'unité de l'économie canadienne
Le Canada est plus fort lorsque les Canadiens peuvent faire leurs achats, vendre leurs produits et services et travailler partout au pays. L'élimination des obstacles entre les provinces et les territoires peut créer de nouvelles possibilités pour les travailleurs et les entreprises, renforcer les chaînes d'approvisionnement nationales et aider le Canada à tirer le meilleur parti de son propre marché.
Face aux menaces extérieures qui pèsent sur l'économie et la souveraineté du Canada, les Canadiens présentent un front uni partout au pays. Ils choisissent d'acheter de l'acier, de l'alcool, du bois d'œuvre et des services canadiens. Toutefois, les différents cadres de reconnaissance des compétences, les obstacles réglementaires et d'autres obstacles internes empêchent le Canada de fonctionner comme une seule et même économie.
Dans un rapport publié récemment, intitulé Des ambitions audacieuses : une plus grande prospérité pour tous, le Panel économique du Canada atlantique présente les avantages d'une coopération accrue entre les quatre provinces de l'Atlantique, notamment en fonctionnant comme une seule région économique pour agir à plus grande échelle, stimuler les investissements et favoriser la croissance. Ces priorités traduisent l'impératif global consistant à renforcer l'intégration économique et à bâtir une économie canadienne plus forte. Le Budget de 2026 propose des initiatives dans des domaines clés ciblés par le Panel, dont accélérer la réalisation de grands projets, solidifier l'infrastructure d'électricité, développer les ressources naturelles du Canada et créer la main-d'œuvre qualifiée nécessaire pour soutenir la croissance.
Selon le Fonds monétaire international, l'élimination des obstacles au commerce intérieur pourrait faire croître le PIB du Canada dans une proportion pouvant aller jusqu'à 7 %, soit une hausse pouvant atteindre 210 milliards de dollars par année. C'est pourquoi le gouvernement facilite l'accès des entreprises canadiennes à des clients d'un océan à l'autre, pour que nous puissions nous-mêmes être nos meilleurs clients. Nous contribuons à renforcer l'unité du Canada en prenant les mesures suivantes :
- La collaboration se poursuit avec les provinces et les territoires afin de rendre plus facile pour les entreprises et les fournisseurs de services autorisés ou accrédités dans une province ou un territoire d'exercer leurs activités ailleurs au Canada.
- Grâce à une nouvelle norme de service de 30 jours pour la reconnaissance des titres de compétences et à de nouveaux outils numériques de vérification des titres de compétences pour les métiers spécialisés, il sera plus facile pour les travailleurs canadiens d'exercer leur métier partout au pays.
- Des initiatives de développement des marchés et la tenue de 30 missions commerciales au pays aident plus de 2 000 entreprises à trouver de nouveaux clients et débouchés partout au Canada.
- Des réformes concrètes progressent en vue d'éliminer les obstacles au commerce intérieur dans divers secteurs :
- L'uniformisation des processus d'approbation des nouveaux matériaux de construction et des maisons préfabriquées aidera les fabricants et les constructeurs à utiliser des méthodes de construction modernes dans tout le pays.
- Il sera plus facile pour les travailleurs de la construction d'aller travailler n'importe où au Canada grâce à la reconnaissance des principales formations obligatoires en santé et sécurité, ce qui réduira le besoin de refaire des formations comparables.
- Pour aider les producteurs d'aliments canadiens à atteindre de nouveaux clients partout au pays, un soutien ciblé sera accordé aux entreprises titulaires d'un permis provincial pour qu'elles puissent obtenir le permis fédéral requis pour vendre des aliments par-delà les frontières provinciales et territoriales.
- La population aura davantage accès aux vins, bières et spiritueux canadiens grâce à la vente de boissons alcoolisées directement aux consommateurs dans les provinces et territoires participants.
Des gouvernements de tout le pays ont aussi signé l'Accord canadien de reconnaissance mutuelle sur la vente de produits, qui facilitera la vente de produits d'une province ou d'un territoire à l'autre. Poursuivant sur cette lancée, les premiers ministres provinciaux et territoriaux ont convenu de parvenir à un accord de principe au sujet d'une loi type sur la reconnaissance mutuelle. Dans la pratique, les gouvernements adopteraient ainsi des règles communes afin que la vente de tout produit ou service autorisé dans une province ou un territoire soit automatiquement permise partout ailleurs au Canada; il en sera de même pour la reconnaissance des compétences des travailleurs. Il en découlera des règles plus claires et prévisibles, d'une part pour les entreprises qui souhaitent accéder à de nouveaux marchés, et d'autre part pour les travailleurs voulant profiter de possibilités d'emplois dans tout le Canada.
Les obstacles au commerce intérieur ne sont pas abstraits. Ils peuvent empêcher une entreprise locale de servir des clients à proximité ou rendre plus difficile pour une entreprise en croissance de trouver des clients et des fournisseurs ailleurs au Canada. À Lloydminster, ville située à cheval sur la frontière entre l'Alberta et la Saskatchewan, un détaillant du côté de l'Alberta ne pouvait auparavant pas vendre des aliments préparés tels que des sandwichs à un magasin situé à quelques mètres de là, du côté de la Saskatchewan, sans un permis fédéral. Les modifications apportées au Règlement sur la salubrité des aliments au Canada permettent désormais aux entreprises alimentaires sous réglementation provinciale de faire du commerce d'un côté comme de l'autre de Lloydminster. Selon une enquête, cette réforme pourrait profiter à neuf entreprises alimentaires locales sur dix, telles que les entreprises de transformation et de distribution d'aliments, en plus de celles qui participent aux marchés fermiers.
Le Réseau des commissaires au commerce intérieur soutient également le commerce intérieur en aidant les entreprises canadiennes à explorer les possibilités de croissance au-delà des frontières provinciales et territoriales. Par exemple, avec le soutien de PrairiesCan et de ses partenaires régionaux, les entreprises des Prairies ont participé à des missions ciblées partout au Canada, ce qui a permis d'établir des liens avec d'importants entrepreneurs de la défense et des constructeurs de navires à Halifax, d'explorer les possibilités de diversification des exportations par le port de Churchill, ou de rencontrer de nouveaux clients et fournisseurs lors de grands événements agricoles. Ces liens aident les entreprises à tirer parti des débouchés partout au Canada et à croître sur le marché canadien.
Pour favoriser une économie plus intégrée, il faut assurer une circulation efficace des capitaux dans tout le pays. Le Canada compte de solides marchés des capitaux, mais la réglementation des valeurs mobilières reste fragmentée entre les 13 provinces et territoires. Cela engendre des coûts inutiles, des exigences redondantes et une incertitude pour les investisseurs extérieurs. La participation prévue de l'Ontario au régime de passeport canadien institué pour la réglementation des valeurs mobilières constitue une importante avancée en vue d'établir un marché des capitaux mieux intégré à l'échelle nationale, qui rendra plus facile pour les entreprises de mobiliser du financement dans tout le Canada et d'avoir accès à un plus vaste bassin d'investisseurs.
La levée des obstacles au commerce intérieur ne constitue qu'une partie de la solution. Le gouvernement fait aussi des investissements pour mettre en place les conditions voulues afin que les entreprises et les travailleurs puissent tirer pleinement parti d'un marché national plus intégré. Le gouvernement aide les entreprises à accroître leur production et à bâtir en grand dans tout le pays, que ce soit par son soutien aux secteurs touchés par les droits de douane, ses investissements dans les compétences et la mobilité de la main-d'œuvre, ses mesures pour accélérer les projets d'intérêt national ou ses approvisionnements stratégiques en vertu de la politique « Achetez canadien » qui renforcent la capacité industrielle du Canada.
Toutes ces mesures consolideront les chaînes d'approvisionnement au pays, stimuleront la productivité et feront en sorte que la population canadienne puisse profiter des possibilités découlant du renforcement de l'unité de l'économie canadienne.
Le Budget de 2026 renforce la compétitivité du Canada en facilitant le commerce pour les entreprises canadiennes :
- Jeter les bases d'une utilisation plus large des processus de commerce numérique en réunissant le gouvernement et l'industrie pour guider la mise en œuvre, mettre à jour les lois et les règlements, tester de nouveaux outils numériques et soutenir leur adoption. Ces efforts contribueront à rendre le commerce transfrontalier plus simple et plus efficace pour les importateurs et les exportateurs, les courtiers en douane, les fournisseurs de services de transport et de logistique et les institutions financières, tout en aidant les entreprises canadiennes à accéder à de nouveaux marchés.
De plus amples renseignements sur les répercussions attendues des mesures du Budget de 2026 sur le genre et la diversité au sein de divers groupes de population sont fournis à l'annexe 4.
| 2026-2027 | 2027-2028 | 2028-2029 | 2029-2030 | 2030-2031 | Total | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2.1 Bâtir une économie plus forte et souveraine | 56 | 363 | 734 | 1 074 | 1 061 | 3 287 |
| Accélérer la réalisation de grands projets – entité de gestion des grands projets | 18 | 44 | 47 | 48 | 30 | 187 |
| Soutenir les grands projets partout au pays– Route de la vallée du Mackenzie* | 38 | 319 | 687 | 1 026 | 1 030 | 3 100 |
| 2.2 Diversifier le commerce et approfondir les liens avec des partenaires fiables | 7 | 38 | 2 | 2 | 2 | 51 |
| Moderniser les systèmes de commerce – commerce numérique* | 8 | 41 | 2 | 2 | 2 | 55 |
|
Moins : Fonds provenant des ressources ministérielles actuelles
|
-1 | -3 | 0 | 0 | 0 | -4 |
| 2.3 Aider les Canadiens et leurs entreprises en cette période de changement | 2 178 | 4 422 | 1 820 | 1 886 | 1 194 | 11 501 |
| Aider les entreprises et les travailleurs canadiens1,2 * | 2 178 | 4 413 | 1 812 | 1 877 | 1 194 | 11 474 |
|
Moins : Fonds provenant des ressources ministérielles actuelles
|
… | -50 | -50 | -50 | 0 | -150 |
| Rendre le secteur du vin plus compétitif | … | 59 | 59 | 59 | – | 177 |
| Investissements supplémentaires – Une économie canadienne plus compétitive et intégrée | 43 | 83 | 6 | 6 | 6 | 143 |
| Ressources pour le Bureau des grands projets* | 43 | 78 | 0* | 0* | 0* | 121 |
|
Financement proposé pour le BCP afin de permettre au Bureau des grands projets de soutenir les travaux concernant les projets inscrits en vertu de la Loi visant à bâtir le Canada ou dont l'inscription est à l'étude, ce qui comprend les consultations auprès des peuples autochtones ainsi que les travaux réglementaires.
|
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| Améliorer les données et l'analyse sur les chaînes d'approvisionnement | … | 5 | 5 | 6 | 6 | 22 |
|
Financement proposé pour TC en vue de moderniser la cueillette de données et les analyses sur les chaînes d'approvisionnement servant à repérer les goulots d'étranglement, à surveiller les perturbations et à prendre des décisions éclairées concernant la diversification des échanges commerciaux et la sécurité économique.
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| Chapitre 2 – Incidence budgétaire nette | 2 284 | 4 906 | 2 562 | 2 968 | 2 263 | 14 983 |
|
Dont des investissements en capital :
|
328 | 1 520 | 1 799 | 2 845 | 2 182 | 8 674 |
| 1 La mesure « Aider les entreprises et les travailleurs canadiens » englobe des mesures qui avaient déjà été annoncées les 4 mai, 3 juin, 25 août et 21 octobre 2026. Cela comprend aussi des mesures de soutien générales pour les travailleurs et les entreprises, ainsi que des mesures de soutien ciblées annoncées pour les secteurs de l'acier, de l'aluminium, de l'automobile, du cuivre, de la foresterie, de l'exploitation minière et des minéraux critiques. 2 Cette mesure comprend les dépenses relatives à l'assurance-emploi (AE), qui seront financées à partir du cadre fiscal, imputées au Compte des opérations de l'AE et recouvrées à même les cotisations d'AE à venir. Les cotisations d'AE seront fixées à l'aide d'un taux d'équilibre sur sept ans afin de recouvrer ces coûts. Nota : i. Les points de suspension (…) indiquent qu'il n'y a aucun rajustement aux niveaux de financement existants (c'est-à-dire qu'aucun financement supplémentaire n'est proposé ou qu'aucune réduction du financement n'est proposée) ou qu'il n'y a aucune incidence sur le financement (par exemple, un événement ponctuel ou un nouveau programme qui débutera à un exercice ultérieur). ii. Un tiret (-) indique que la possibilité d'une nouvelle prolongation sera considérée ultérieurement. iii. Un zéro suivi d'un astérisque (0*) indique un montant de moins de 0,5 million de dollars, lequel est arrondi à zéro dans ce tableau. iv. Les mesures qui comprennent du financement classé comme un investissement en capital sont marquées d'un astérisque (*). v. Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. vi. Un glossaire des abréviations utilisées dans ce tableau est présenté à la fin de l'annexe 1. |
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