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Budget 2026

Aperçu de la situation économique et budgétaire

Un Canada plus fort et plus indépendant, où le coût de la vie est plus abordable

Le monde devient de plus en plus complexe, incertain et fragmenté. Les tensions géopolitiques grandissantes, les liens commerciaux qui se réorientent et les conflits au Moyen-Orient et en Europe perturbent les chaînes d'approvisionnement mondiales et viennent remettre en question des principes tenus pour acquis quant à l'intégration économique. Dans un même temps, les avancées technologiques, tout particulièrement en intelligence artificielle (IA) et en informatique quantique, transforment rapidement les économies, les industries et les marchés du travail. Ces différentes forces redessinent l'économie mondiale et accélèrent les changements économiques.

Le nouveau gouvernement du Canada a hérité d'une économie aux prises avec des défis structurels de longue date. Pendant la majeure partie des 10 dernières années, la croissance de la productivité a été faible, les investissements du secteur privé ont été à la traîne et les pressions liées au coût de la vie se sont intensifiées. La croissance économique reposait fortement sur la croissance démographique plutôt que sur les gains de productivité, tandis que le Canada demeurait excessivement dépendant à l'égard des États-Unis.

Dans un contexte de grande incertitude commerciale et économique dans le monde, le nouveau gouvernement du Canada relève ces défis et jette les bases d'une économie plus forte et indépendante. Depuis le début de son mandat au printemps 2025, le gouvernement s'efforce d'accélérer les grands projets, de renforcer le commerce intérieur, d'attirer des capitaux et de diversifier ses relations économiques. L'objectif consiste à mener une transformation structurelle pour augmenter la productivité, renforcer la sécurité économique et créer de meilleures possibilités et un niveau de vie plus élevé pour les Canadiennes et les Canadiens.

Le Canada dispose d'avantages considérables sur lesquels s'appuyer. Il bénéficie de ressources naturelles abondantes, d'une main-d'œuvre hautement qualifiée, d'établissements de recherche de calibre mondial, de finances publiques solides, d'un accès fiable aux marchés mondiaux et d'institutions auxquelles les investisseurs peuvent se fier. Dans un monde où la stabilité, la sécurité et l'accès fiable aux marchés sont de plus en plus importants, ces atouts offrent au Canada une base solide pour assurer sa compétitivité et sa prospérité.

La transformation en cours ne produira pas toutes ses retombées du jour au lendemain. Cependant, malgré un contexte mondial difficile, l'économie canadienne fait preuve d'une résilience notable. Au deuxième trimestre de 2026, le produit intérieur brut (PIB) réel a augmenté de 3,3 % (taux annualisé), la progression la plus rapide du G7. Les données récentes suggèrent que l'économie est également demeurée relativement résiliente au troisième trimestre. Le revenu disponible réel est en hausse, les dépenses des ménages demeurent résilientes en dépit des pressions liées au coût de la vie, et les travailleurs canadiens ont accès à plus de possibilités.

L'emploi privé a connu une hausse de 214 000 au cours de la dernière année, tandis que le taux de chômage s'établit à 6,5 %, près de son plus bas niveau en deux ans. Le taux d'activité global des Canadiens sur le marché du travail demeure élevé et bien supérieur au taux enregistré aux États-Unis, tout comme l'est celui des femmes. Depuis le début de 2025, le Canada a créé près de deux fois plus d'emplois par habitant que les États-Unis. La forte croissance des revenus du travail, combinée à des mesures ciblées pour alléger le coût de la vie, comme l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels, a contribué à accroître le revenu disponible réel par habitant de près de 5 % (taux annualisé) au deuxième trimestre de 2026, le portant à un niveau supérieur de 1 % à celui d'un an plus tôt.

Certains signes indiquent que l'abordabilité du logement s'améliore. La construction résidentielle vigoureuse et les mesures visant à mieux harmoniser les niveaux d'immigration avec la capacité des infrastructures contribuent à rééquilibrer les marchés du logement. Pour les acheteurs éventuels, les propriétés deviennent plus accessibles en raison de la baisse des prix des maisons et de la croissance continue des revenus. Par ailleurs, les loyers demandés ont diminué. Ces améliorations représentent d'importants progrès après des années où le coût du logement a augmenté plus rapidement que les revenus, même si pour trop de Canadiens encore, les coûts liés au logement demeurent trop élevés.

Figure 1
L'économie affiche déjà des progrès
Figure 1 : L'économie affiche déjà des progrès
Version texte

Saisissez la version texte du graphique.

Nous accélérons ces progrès grâce à des mesures qui laissent plus d'argent dans les poches des Canadiens et réduisent le coût de biens essentiels, comme la réduction d'impôt pour la classe moyenne, l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels, la suspension temporaire de la taxe d'accise fédérale sur le carburant, l'allègement de la TPS à l'achat d'une habitation neuve et les services de garde d'enfants plus abordables. Conjuguées à la création d'emplois et à la hausse des salaires réels, ces mesures aident les ménages en accroissant leur revenu disponible tout en faisant baisser leurs factures, ce qui allège les pressions liées au coût de la vie.

Les entreprises canadiennes s'adaptent aussi à des changements structurels importants, notamment la transformation des liens commerciaux entre le Canada et les États-Unis ainsi que le ralentissement de la croissance démographique. Les entreprises canadiennes trouvent de nouveaux clients partout dans le monde, renforcent leurs chaînes d'approvisionnement, adoptent de nouvelles technologies et développent de nouvelles sources de croissance. Les investissements des entreprises ont connu leur croissance la plus rapide des deux dernières années au deuxième trimestre de 2026, alors que les exportations canadiennes se diversifient de plus en plus. Des signes encourageants indiquent également que la croissance de la productivité commence à s'améliorer après plusieurs années de faiblesse. Ces ajustements soutiennent la reprise et donnent les premiers signes d'une économie plus productive, compétitive et indépendante.

La résilience de l'économie canadienne favorise une situation budgétaire qui dépasse les prévisions. Le déficit en 2025-2026 devrait être inférieur de 27,5 milliards de dollars à ce qui était prévu dans la Mise à jour économique du printemps de 2026. La gestion rigoureuse des dépenses de fonctionnement donne plus de latitude pour réaliser des investissements en capital susceptibles d'élargir la capacité de production au pays. Jumelés au virage opéré par le Canada pour diversifier ses exportations, ces investissements soutiendront la croissance de la productivité et la hausse des salaires à long terme. Selon les projections, le ratio du déficit au PIB du Canada devrait demeurer parmi les plus faibles du G7. Au niveau fédéral, nous sommes désormais en voie d'équilibrer les dépenses de fonctionnement et les revenus en 2027-2028, soit un an plus tôt que prévu.

Les défis à relever demeureront nombreux dans les années à venir. Les plus récentes mesures commerciales prises par les États-Unis se répercutent sur les entreprises, les travailleurs et les communautés. Après s'être raffermie jusqu'au milieu de l'année, la croissance devrait ralentir au quatrième trimestre de 2026 et au début de 2027, le temps que l'économie s'adapte, mais les économistes du secteur privé s'attendent à ce que la croissance de l'économie canadienne se poursuive. Elle devrait se renforcer au cours de 2027 à mesure que les exportations se redresseront et que les investissements des entreprises augmenteront. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le Canada devrait se classer au deuxième rang des économies du G7 au chapitre de la croissance en 2027 (graphique 1). Les investissements en capital annoncés dans le Budget de 2026 devraient consolider cette position en soutenant les perspectives de croissance du Canada.

Graphique 1
Le FMI prévoit que le Canada se classera au deuxième rang du G7 pour la croissance en 2027
Graphique 1 : Le FMI prévoit que le Canada se classera au deuxième rang du G7 pour la croissance en 2027

Source : FMI, Perspectives de l'économie mondiale, octobre 2026

Version texte
É.-U. Canada R.-U. Allemagne France Japon Italie
2027 2,3 1,7 1,2 1,1 0,7 0,7 0,6

Dans un monde plus incertain, la prospérité continue du Canada ne peut dépendre d'un seul marché, d'une seule chaîne d'approvisionnement ou d'une seule relation commerciale. C'est pourquoi le gouvernement du Canada bâtit une économie plus forte et indépendante. Pour ce faire, il faut établir une base plus solide au pays, notamment en augmentant les investissements, la productivité et la compétitivité et en permettant aux biens, aux services et aux travailleurs de circuler plus librement dans tout le pays.

Il faut aussi bâtir un vaste réseau de relations plus solides à l'étranger. Les entreprises canadiennes doivent pouvoir élargir leurs bassins de clients, accéder à des marchés en croissance rapide et créer des chaînes d'approvisionnement plus résilientes. La diversification prendra du temps, étant donné l'ampleur et la profondeur des relations économiques entre le Canada et les États-Unis. Mais le changement est en cours, et le Canada dispose des ressources, de l'expertise et des relations de confiance nécessaires pour être compétitif dans une économie mondiale en évolution.

Les investisseurs mondiaux recherchent de plus en plus la combinaison d'atouts du Canada, qui allie rendements intéressants, chaînes d'approvisionnement sûres, accès fiable au marché et stabilité à long terme. Les investisseurs reconnaissent ces avantages : le Canada a enregistré le plus d'investissements directs étrangers par habitant parmi les pays du G7 depuis 2025, dépassant largement le pays suivant dans le classement, et il a été classé comme le pays le plus attractif au monde pour les investissements dans les infrastructures.

Lors du Sommet canadien de l'investissement, les investisseurs, les institutions financières et les entreprises ont annoncé près de 500 milliards de dollars en engagements de financement et d'investissement. Ce montant comprend environ 325 milliards de dollars de financement par des banques, près de 100 milliards de dollars en engagements financiers de fonds de pension, d'assureurs et d'investisseurs institutionnels, et plus de 14 milliards de dollars d'engagements financiers de fonds d'investissement. En marge du Sommet, Bell Canada a également annoncé un investissement en capital de 52,5 milliards de dollars dans un centre d'infrastructure d'IA en Saskatchewan.

Ces engagements à mobiliser du financement et à investir au Canada témoignent de la confiance dans notre potentiel économique et contribueront à l'atteinte de notre objectif plus vaste consistant à mobiliser 500 milliards de dollars en nouveaux investissements en capital du secteur privé et un total de 1 000 milliards de dollars en investissements en capital sur cinq ans.

Les occasions seront nombreuses. Selon les Services économiques TD, les forces économiques et stratégiques actuelles qui dominent six secteurs clés – pétrole, minéraux critiques, ressources stratégiques, infrastructures de transport, défense et IA – ont le potentiel de lancer un boom des investissements pouvant atteindre 1 700 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie et au-delà.

Le Budget de 2026 est conçu pour transformer en investissements réels cet afflux de projets potentiels. Il vise à mobiliser des capitaux des secteurs privé et public, à accélérer les processus d'approbation et à donner la certitude voulue pour que les projets aillent de l'avant. Une prévisibilité accrue renforcera la compétitivité et le climat d'investissement du Canada. Ensemble, ces mesures favorisent une nouvelle ère d'investissement, de productivité et de croissance : un supercycle d'investissement au Canada.

L'économie canadienne a fait preuve de résilience, les entreprises s'adaptent et les Canadiens constatent des progrès. Mais le travail n'est pas terminé. Le coût de la vie demeure un défi pressant, l'incertitude commerciale continue de peser sur les entreprises, les travailleurs et les collectivités, et les faiblesses structurelles accumulées depuis 10 ans ne seront pas corrigées du jour au lendemain.

Le nouveau gouvernement du Canada suit un plan clair : prendre des mesures pour rendre la vie plus abordable dès aujourd'hui tout en bâtissant une économie plus forte et indépendante pour demain. Le Budget de 2026 s'appuiera sur les avantages du Canada afin que les possibilités se traduisent par des investissements, qui stimuleront la productivité, laquelle mènera à des revenus plus élevés, à un coût de la vie plus abordable et à une prospérité durable pour la population canadienne.

Contexte mondial

En pleine flambée des prix du pétrole, les coûts d'emprunt augmentent partout dans le monde

Malgré des obstacles au commerce grandissants, les tensions géopolitiques et la hausse des prix de l'énergie, l'économie mondiale est restée plus résiliente que prévu. Le FMI prévoit que la croissance mondiale ralentira à 3 % en 2026 avant de remonter à 3,4 % en 2027, une cadence qui n'est qu'un peu en deçà du rythme des dernières années. Cette résilience s'explique par plusieurs facteurs, notamment la vigueur des investissements liés à l'IA et à l'infrastructure énergétique, les conditions financières et budgétaires favorables et la capacité des entreprises et des chaînes d'approvisionnement à s'adapter aux perturbations commerciales et géopolitiques. Toutefois, ces sources de résilience ont des limites, et la croissance se concentre de plus en plus dans un nombre relativement restreint de secteurs et d'économies, ce qui rend les perspectives plus vulnérables face à de nouveaux chocs d'ordre politique et géopolitique.

Au Moyen-Orient, l'instabilité et les tensions plus persistantes que prévu ont accru les risques pesant sur l'approvisionnement énergétique mondial ces derniers mois. Les tensions au Moyen-Orient et l'intensification de la guerre menée par la Russie en Ukraine ont ravivé les pressions sur les marchés mondiaux de l'énergie après une brève période de calme relatif au début de l'été (graphique 2). Les pressions à la hausse sur les prix découlant de ces perturbations ont été contrebalancées en partie par la baisse de la demande mondiale de pétrole, l'augmentation de la production à l'extérieur du Golfe et la mise sur le marché de pétrole provenant des réserves stratégiques. Cependant, les marchés à terme laissent présager que les prix du pétrole resteront bien supérieurs aux prévisions antérieures au conflit tout au long de 2027. En parallèle, les contraintes de capacités de raffinage ont resserré l'offre de carburants et fait grimper les prix des produits raffinés par rapport aux prix du pétrole brut, d'où un risque accru que cette poussée se répercute sur les prix d'autres biens et services. Cette situation devrait exercer une pression à la hausse plus persistante que prévu sur l'inflation mondiale.

Une hausse des taux directeurs est de plus en plus attendue dans les économies avancées en raison des nouvelles pressions inflationnistes engendrées par le choc mondial des prix de l'énergie et de la réévaluation des répercussions du boom des investissements dans l'IA. Aux États-Unis, la montée des prix de l'énergie, les effets que continuent d'entraîner les droits de douane et la vigueur de la demande intérieure privée ont maintenu l'inflation sous-jacente à un niveau élevé (graphique 3). La Réserve fédérale a maintenu son taux directeur inchangé en octobre, après l'avoir relevé en septembre. Au Canada, la Banque du Canada a haussé son taux directeur de 25 points de base en octobre, dans un contexte où la persistance des prix élevés de l'énergie pourraient accroître les pressions inflationnistes. Dans leurs communications, les banques centrales ont récemment montré une tolérance moindre à une inflation supérieure à la cible. Par conséquent, les marchés financiers anticipent désormais une trajectoire des taux directeurs plus élevée que ce qui était prévu au début de l'année.

Graphique 2
Les prix élevés du pétrole devraient persister

Graphique 2 : Les prix élevés du pétrole devraient persister

Nota – Le dernier point de données historiques correspond au 29 octobre 2026.

Sources : Haver Analytics; CME Group

Version texte
Prix historique du pétrole WTI ($ US/baril) Courbe des prix à terme au 30 octobre Courbe des prix à terme au 27 février avant le conflit
1 janv. 2026 57
2 janv. 2026 57
5 janv. 2026 58
6 janv. 2026 57
7 janv. 2026 56
8 janv. 2026 58
9 janv. 2026 59
12 janv. 2026 60
13 janv. 2026 61
14 janv. 2026 62
15 janv. 2026 59
16 janv. 2026 59
19 janv. 2026 60
20 janv. 2026 60
21 janv. 2026 61
22 janv. 2026 59
23 janv. 2026 61
26 janv. 2026 61
27 janv. 2026 62
28 janv. 2026 63
29 janv. 2026 65
30 janv. 2026 65
2 févr. 2026 62
3 févr. 2026 63
4 févr. 2026 65
5 févr. 2026 63
6 févr. 2026 64
9 févr. 2026 64
10 févr. 2026 64
11 févr. 2026 65
12 févr. 2026 63
13 févr. 2026 63
16 févr. 2026 63
17 févr. 2026 62
18 févr. 2026 65
19 févr. 2026 66
20 févr. 2026 66
23 févr. 2026 66
24 févr. 2026 66
25 févr. 2026 65
26 févr. 2026 65
27 févr. 2026 67
2 mars 2026 71
3 mars 2026 75
4 mars 2026 75
5 mars 2026 81
6 mars 2026 91
9 mars 2026 95
10 mars 2026 83
11 mars 2026 87
12 mars 2026 96
13 mars 2026 99
16 mars 2026 94
17 mars 2026 96
18 mars 2026 96
19 mars 2026 96
20 mars 2026 98
23 mars 2026 88
24 mars 2026 92
25 mars 2026 90
26 mars 2026 94
27 mars 2026 100
30 mars 2026 103
31 mars 2026 101
1 avr. 2026 100
2 avr. 2026 112
3 avr. 2026 112
6 avr. 2026 112
7 avr. 2026 113
8 avr. 2026 94
9 avr. 2026 98
10 avr. 2026 97
13 avr. 2026 99
14 avr. 2026 91
15 avr. 2026 91 67
16 avr. 2026 95
17 avr. 2026 84
20 avr. 2026 90
21 avr. 2026 92
22 avr. 2026 93
23 avr. 2026 96
24 avr. 2026 94
27 avr. 2026 96
28 avr. 2026 100
29 avr. 2026 107
30 avr. 2026 105
1 mai 2026 102
4 mai 2026 106
5 mai 2026 102
6 mai 2026 95
7 mai 2026 95
8 mai 2026 95
11 mai 2026 98
12 mai 2026 102
13 mai 2026 101
14 mai 2026 101
15 mai 2026 105 67
18 mai 2026 109
19 mai 2026 108
20 mai 2026 98
21 mai 2026 96
22 mai 2026 97
25 mai 2026 95
26 mai 2026 94
27 mai 2026 89
28 mai 2026 89
29 mai 2026 87
1 juin 2026 92
2 juin 2026 94
3 juin 2026 96
4 juin 2026 93
5 juin 2026 91
8 juin 2026 91
9 juin 2026 88
10 juin 2026 90
11 juin 2026 88
12 juin 2026 85
15 juin 2026 81 67
16 juin 2026 76
17 juin 2026 77
18 juin 2026 77
19 juin 2026 76
22 juin 2026 75
23 juin 2026 73
24 juin 2026 70
25 juin 2026 72
26 juin 2026 69
29 juin 2026 71
30 juin 2026 70
1 juil. 2026 69
2 juil. 2026 69
3 juil. 2026 69
6 juil. 2026 69
7 juil. 2026 70
8 juil. 2026 74
9 juil. 2026 72
10 juil. 2026 71
13 juil. 2026 78
14 juil. 2026 79
15 juil. 2026 80 66
16 juil. 2026 79
17 juil. 2026 82
20 juil. 2026 83
21 juil. 2026 85
22 juil. 2026 87
23 juil. 2026 92
24 juil. 2026 89
27 juil. 2026 83
28 juil. 2026 79
29 juil. 2026 84
30 juil. 2026 84
31 juil. 2026 85
3 août 2026 80
4 août 2026 76
5 août 2026 75
6 août 2026 77
7 août 2026 78
10 août 2026 82
11 août 2026 83
12 août 2026 83
13 août 2026 81
14 août 2026 82 66
17 août 2026 85
18 août 2026 85
19 août 2026 86
20 août 2026 88
21 août 2026 87
24 août 2026 85
25 août 2026 82
26 août 2026 82
27 août 2026 84
28 août 2026 83
31 août 2026 86
1 sept. 2026 90
2 sept. 2026 91
3 sept. 2026 91
4 sept. 2026 91
7 sept. 2026 92
8 sept. 2026 93
9 sept. 2026 96
10 sept. 2026 102
11 sept. 2026 100
14 sept. 2026 101
15 sept. 2026 106 65
16 sept. 2026 102
17 sept. 2026 102
18 sept. 2026 100
21 sept. 2026 96
22 sept. 2026 95
23 sept. 2026 92
24 sept. 2026 95
25 sept. 2026 92
28 sept. 2026 93
29 sept. 2026 89
30 sept. 2026 90
1 oct. 2026 93
2 oct. 2026 91
5 oct. 2026 89
6 oct. 2026 89
7 oct. 2026 88
8 oct. 2026 91
9 oct. 2026 92
12 oct. 2026 94
13 oct. 2026 94
14 oct. 2026 95
15 oct. 2026 98
16 oct. 2026 101
19 oct. 2026 104
20 oct. 2026 102
21 oct. 2026 97
22 oct. 2026 99
23 oct. 2026 103
26 oct. 2026 102
27 oct. 2026 100
28 oct. 2026 103
29 oct. 2026 102
1 nov. 2026 101 64
1 déc. 2026 104 64
1 janv. 2027 102 63
1 févr. 2027 100 63
1 mars 2027 97 63
1 avr. 2027 95 63
1 mai 2027 93 62
1 juin 2027 91 62
1 juil. 2027 89 62
1 août 2027 88 62
1 sept. 2027 86 62
1 oct. 2027 85 62
1 nov. 2027 83 62
1 déc. 2027 82 62

Graphique 3
Les pressions inflationnistes se maintiennent aux États-Unis en raison des prix élevés de l'énergie et des droits de douane

Graphique 3 : Les pressions inflationnistes se maintiennent aux États-Unis en raison des prix élevés de l'énergie et des droits de douane

Nota – Le dernier point de données correspond à septembre 2026.

Source : Haver Analytics

Version texte
U.S. CPI Inflation All Items (y/y)
31 janv. 2019 1,6
28 févr. 2019 1,5
31 mars 2019 1,9
30 avr. 2019 2,0
31 mai 2019 1,8
30 juin 2019 1,6
31 juil. 2019 1,8
31 août 2019 1,7
30 sept. 2019 1,7
31 oct. 2019 1,8
30 nov. 2019 2,1
31 déc. 2019 2,3
31 janv. 2020 2,5
29 févr. 2020 2,3
31 mars 2020 1,5
30 avr. 2020 0,3
31 mai 2020 0,1
30 juin 2020 0,6
31 juil. 2020 1,0
31 août 2020 1,3
30 sept. 2020 1,4
31 oct. 2020 1,2
30 nov. 2020 1,2
31 déc. 2020 1,4
31 janv. 2021 1,4
28 févr. 2021 1,7
31 mars 2021 2,6
30 avr. 2021 4,2
31 mai 2021 5,0
30 juin 2021 5,4
31 juil. 2021 5,4
31 août 2021 5,3
30 sept. 2021 5,4
31 oct. 2021 6,2
30 nov. 2021 6,8
31 déc. 2021 7,0
31 janv. 2022 7,5
28 févr. 2022 7,9
31 mars 2022 8,5
30 avr. 2022 8,3
31 mai 2022 8,6
30 juin 2022 9,1
31 juil. 2022 8,5
31 août 2022 8,3
30 sept. 2022 8,2
31 oct. 2022 7,7
30 nov. 2022 7,1
31 déc. 2022 6,5
31 janv. 2023 6,4
28 févr. 2023 6,0
31 mars 2023 5,0
30 avr. 2023 4,9
31 mai 2023 4,0
30 juin 2023 3,0
31 juil. 2023 3,2
31 août 2023 3,7
30 sept. 2023 3,7
31 oct. 2023 3,2
30 nov. 2023 3,1
31 déc. 2023 3,4
31 janv. 2024 3,1
29 févr. 2024 3,2
31 mars 2024 3,5
30 avr. 2024 3,4
31 mai 2024 3,3
30 juin 2024 3,0
31 juil. 2024 2,9
31 août 2024 2,5
30 sept. 2024 2,4
31 oct. 2024 2,6
30 nov. 2024 2,7
31 déc. 2024 2,9
31 janv. 2025 3,0
28 févr. 2025 2,8
31 mars 2025 2,4
30 avr. 2025 2,3
31 mai 2025 2,4
30 juin 2025 2,7
31 juil. 2025 2,7
31 août 2025 2,9
30 sept. 2025 3,0
31 oct. 2025 #N/A
30 nov. 2025 2,7
31 déc. 2025 2,7
31 janv. 2026 2,4
28 févr. 2026 2,4
31 mars 2026 3,3
30 avr. 2026 3,8
31 mai 2026 4,2
30 juin 2026 3,5
31 juil. 2026 3,4
31 août 2026 3,4
30 sept. 2026 3,7

La hausse attendue des taux directeurs, ainsi que les préoccupations liées à la viabilité des finances publiques et à l'émission de titres de créance souverains ont fait grimper le rendement des obligations gouvernementales dans les économies avancées, certains rendements à long terme ayant par moments atteint des sommets inégalés en près de 20 ans. Le Canada n'est pas à l'abri de l'effet de ces forces mondiales. Les coûts d'emprunt à long terme du Canada ont augmenté aussi. Toutefois, cette hausse a été plus modérée que dans de nombreux pays comparables depuis le début de l'année (graphique 4). Le taux de rendement des obligations gouvernementales à 10 ans est toujours parmi les plus bas du G7 (graphique 5). La solide situation financière du Canada, combinée à une économie résiliente et à des perspectives de croissance favorables, contribue à maintenir la confiance des investisseurs et à préserver le Canada des préoccupations à l'égard des finances publiques qui ont exercé une pression à la hausse supplémentaire sur les coûts d'emprunt dans certains autres pays.

Graphique 4
Le rendement des obligations du gouvernement à 10 ans est en hausse depuis le début de l'année, sous l'effet des craintes liées à l'inflation et aux finances publiques

Graphique 4 : Le rendement des obligations du gouvernement à 10 ans est en hausse depuis le début de l'année, sous l'effet des craintes liées à l'inflation et aux finances publiques

Nota – Le dernier point de données correspond au 29 octobre 2026.

Source : Haver Analytics

Version texte
France Italie R.-U. É.-U. Japon Allemagne Canada
Écart moyen depuis le 31 déc. 2025 135 92 82 77 77 50 37
79 79 79 79 79 79 79

Graphique 5
Le rendement des obligations du gouvernement à 10 ans est toujours parmi les plus bas du G7

Graphique 5 : Le rendement des obligations du gouvernement à 10 ans est toujours parmi les plus bas du G7

Nota – Le dernier point de données correspond au 29 octobre 2026.

Source : Haver Analytics

Version texte
Canada É.-U. R.-U. France Allemagne Italie Japon
2 déc. 2024 3,1 4,2 4,2 2,9 2,0 3,3 1,1
3 déc. 2024 3,1 4,2 4,2 2,9 2,1 3,2 1,1
4 déc. 2024 3,1 4,2 4,2 2,9 2,1 3,2 1,0
5 déc. 2024 3,1 4,2 4,3 2,9 2,1 3,2 1,1
6 déc. 2024 3,0 4,2 4,3 2,9 2,1 3,2 1,0
9 déc. 2024 3,1 4,2 4,3 2,9 2,1 3,2 1,0
10 déc. 2024 3,0 4,2 4,3 2,9 2,1 3,2 1,1
11 déc. 2024 3,1 4,3 4,3 2,9 2,1 3,2 1,1
12 déc. 2024 3,1 4,3 4,4 3,0 2,2 3,3 1,0
13 déc. 2024 3,2 4,4 4,4 3,0 2,3 3,4 1,0
16 déc. 2024 3,2 4,4 4,4 3,0 2,2 3,4 1,1
17 déc. 2024 3,1 4,4 4,5 3,0 2,2 3,4 1,1
18 déc. 2024 3,2 4,5 4,6 3,1 2,2 3,4 1,1
19 déc. 2024 3,3 4,6 4,6 3,1 2,3 3,5 1,1
20 déc. 2024 3,3 4,5 4,5 3,1 2,3 3,5 1,1
23 déc. 2024 3,3 4,6 4,6 3,1 2,3 3,5 1,1
24 déc. 2024 3,3 4,6 4,6 3,1 2,3 3,5 1,1
25 déc. 2024 3,3 4,6 4,6 3,1 2,3 3,5 1,1
26 déc. 2024 3,3 4,6 4,6 3,1 2,3 3,5 1,1
27 déc. 2024 3,3 4,6 4,6 3,2 2,4 3,5 1,1
30 déc. 2024 3,2 4,5 4,6 3,2 2,4 3,5 1,1
31 déc. 2024 3,2 4,6 4,6 3,2 2,4 3,5 1,1
1 janv. 2025 3,2 4,6 4,6 3,2 2,4 3,5 1,1
2 janv. 2025 3,2 4,6 4,6 3,2 2,4 3,5 1,1
3 janv. 2025 3,2 4,6 4,6 3,3 2,4 3,6 1,1
6 janv. 2025 3,2 4,6 4,6 3,3 2,4 3,6 1,1
7 janv. 2025 3,3 4,7 4,7 3,3 2,5 3,6 1,1
8 janv. 2025 3,3 4,7 4,8 3,4 2,5 3,7 1,2
9 janv. 2025 3,3 4,7 4,8 3,4 2,5 3,7 1,2
10 janv. 2025 3,4 4,8 4,9 3,4 2,6 3,8 1,2
13 janv. 2025 3,5 4,8 4,9 3,5 2,6 3,8 1,2
14 janv. 2025 3,5 4,8 4,9 3,5 2,6 3,8 1,2
15 janv. 2025 3,4 4,7 4,7 3,3 2,5 3,7 1,3
16 janv. 2025 3,3 4,6 4,7 3,3 2,5 3,6 1,2
17 janv. 2025 3,3 4,6 4,7 3,3 2,5 3,6 1,2
20 janv. 2025 3,3 4,6 4,7 3,3 2,5 3,6 1,2
21 janv. 2025 3,3 4,6 4,6 3,3 2,5 3,6 1,2
22 janv. 2025 3,3 4,6 4,6 3,3 2,5 3,6 1,2
23 janv. 2025 3,3 4,6 4,6 3,3 2,5 3,6 1,2
24 janv. 2025 3,3 4,6 4,6 3,3 2,6 3,7 1,2
27 janv. 2025 3,2 4,5 4,6 3,3 2,5 3,6 1,2
28 janv. 2025 3,2 4,5 4,6 3,3 2,6 3,6 1,2
29 janv. 2025 3,2 4,5 4,6 3,3 2,6 3,6 1,2
30 janv. 2025 3,1 4,5 4,6 3,3 2,5 3,6 1,2
31 janv. 2025 3,1 4,5 4,5 3,2 2,5 3,6 1,2
3 févr. 2025 3,0 4,6 4,5 3,1 2,4 3,5 1,2
4 févr. 2025 3,0 4,5 4,5 3,1 2,4 3,5 1,3
5 févr. 2025 2,9 4,4 4,4 3,1 2,4 3,4 1,3
6 févr. 2025 3,0 4,4 4,5 3,1 2,4 3,4 1,3
7 févr. 2025 3,1 4,5 4,5 3,1 2,4 3,5 1,3
10 févr. 2025 3,1 4,5 4,5 3,1 2,4 3,5 1,3
11 févr. 2025 3,1 4,5 4,5 3,2 2,4 3,5 1,3
12 févr. 2025 3,2 4,6 4,5 3,2 2,5 3,6 1,3
13 févr. 2025 3,1 4,5 4,5 3,1 2,4 3,5 1,3
14 févr. 2025 3,1 4,5 4,5 3,1 2,4 3,5 1,4
17 févr. 2025 3,1 4,5 4,5 3,2 2,5 3,5 1,4
18 févr. 2025 3,2 4,5 4,6 3,2 2,5 3,5 1,4
19 févr. 2025 3,2 4,5 4,6 3,2 2,6 3,6 1,4
20 févr. 2025 3,2 4,5 4,6 3,2 2,5 3,6 1,4
21 févr. 2025 3,1 4,4 4,6 3,2 2,5 3,6 1,4
24 févr. 2025 3,1 4,4 4,6 3,2 2,5 3,6 1,4
25 févr. 2025 3,0 4,3 4,5 3,1 2,5 3,5 1,4
26 févr. 2025 3,0 4,3 4,5 3,1 2,4 3,5 1,4
27 févr. 2025 3,0 4,3 4,5 3,1 2,4 3,5 1,4
28 févr. 2025 2,9 4,2 4,5 3,1 2,4 3,5 1,4
3 mars 2025 2,8 4,2 4,6 3,2 2,5 3,6 1,4
4 mars 2025 2,9 4,2 4,6 3,2 2,5 3,6 1,4
5 mars 2025 3,0 4,3 4,7 3,4 2,8 3,9 1,4
6 mars 2025 3,1 4,3 4,7 3,5 2,8 4,0 1,5
7 mars 2025 3,0 4,3 4,7 3,5 2,8 3,9 1,5
10 mars 2025 3,0 4,2 4,6 3,5 2,8 4,0 1,6
11 mars 2025 3,0 4,3 4,7 3,5 2,9 4,0 1,5
12 mars 2025 3,1 4,3 4,7 3,6 2,9 4,0 1,5
13 mars 2025 3,0 4,3 4,7 3,6 2,8 4,0 1,5
14 mars 2025 3,1 4,3 4,7 3,6 2,9 4,0 1,5
17 mars 2025 3,0 4,3 4,7 3,5 2,8 3,9 1,5
18 mars 2025 3,0 4,3 4,6 3,5 2,8 3,9 1,5
19 mars 2025 3,0 4,2 4,7 3,5 2,8 3,9 1,5
20 mars 2025 3,0 4,2 4,7 3,5 2,8 3,9 1,5
21 mars 2025 3,0 4,2 4,7 3,5 2,8 3,9 1,5
24 mars 2025 3,1 4,3 4,7 3,5 2,8 3,9 1,5
25 mars 2025 3,1 4,3 4,8 3,5 2,8 3,9 1,6
26 mars 2025 3,1 4,4 4,7 3,5 2,8 3,9 1,6
27 mars 2025 3,1 4,4 4,8 3,5 2,8 3,9 1,6
28 mars 2025 3,0 4,2 4,7 3,4 2,7 3,9 1,5
31 mars 2025 3,0 4,2 4,7 3,4 2,7 3,9 1,5
1 avr. 2025 2,9 4,2 4,7 3,4 2,7 3,8 1,5
2 avr. 2025 2,9 4,1 4,7 3,4 2,7 3,8 1,5
3 avr. 2025 2,9 4,0 4,5 3,4 2,7 3,8 1,3
4 avr. 2025 2,9 4,0 4,5 3,3 2,6 3,8 1,2
7 avr. 2025 3,1 4,2 4,7 3,4 2,6 3,9 1,1
8 avr. 2025 3,1 4,3 4,6 3,4 2,6 3,8 1,3
9 avr. 2025 3,2 4,4 4,8 3,4 2,6 3,9 1,3
10 avr. 2025 3,2 4,4 4,6 3,3 2,6 3,8 1,4
11 avr. 2025 3,3 4,5 4,7 3,3 2,6 3,8 1,3
14 avr. 2025 3,1 4,4 4,7 3,3 2,5 3,7 1,3
15 avr. 2025 3,1 4,3 4,6 3,3 2,5 3,7 1,4
16 avr. 2025 3,1 4,3 4,6 3,3 2,5 3,7 1,3
17 avr. 2025 3,1 4,3 4,6 3,2 2,5 3,6 1,3
18 avr. 2025 3,1 4,3 4,6 3,2 2,5 3,6 1,3
21 avr. 2025 3,2 4,4 4,6 3,2 2,5 3,6 1,3
22 avr. 2025 3,2 4,4 4,6 3,2 2,4 3,6 1,3
23 avr. 2025 3,2 4,4 4,6 3,2 2,5 3,6 1,3
24 avr. 2025 3,2 4,3 4,5 3,2 2,4 3,5 1,3
25 avr. 2025 3,2 4,2 4,5 3,2 2,5 3,6 1,3
28 avr. 2025 3,2 4,2 4,5 3,2 2,5 3,6 1,3
29 avr. 2025 3,1 4,2 4,5 3,2 2,5 3,6 1,3
30 avr. 2025 3,1 4,2 4,4 3,2 2,4 3,6 1,3
1 mai 2025 3,1 4,2 4,5 3,2 2,4 3,6 1,3
2 mai 2025 3,2 4,3 4,5 3,2 2,5 3,6 1,3
5 mai 2025 3,2 4,3 4,5 3,2 2,5 3,6 1,3
6 mai 2025 3,1 4,3 4,5 3,3 2,5 3,6 1,3
7 mai 2025 3,1 4,3 4,5 3,2 2,5 3,5 1,3
8 mai 2025 3,2 4,4 4,6 3,2 2,5 3,6 1,3
9 mai 2025 3,2 4,4 4,6 3,3 2,6 3,6 1,3
12 mai 2025 3,2 4,5 4,7 3,3 2,6 3,7 1,4
13 mai 2025 3,2 4,5 4,7 3,4 2,7 3,7 1,4
14 mai 2025 3,3 4,5 4,7 3,4 2,7 3,7 1,5
15 mai 2025 3,1 4,4 4,7 3,3 2,6 3,6 1,5
16 mai 2025 3,2 4,5 4,7 3,3 2,6 3,6 1,5
19 mai 2025 3,2 4,4 4,7 3,3 2,6 3,6 1,5
20 mai 2025 3,3 4,5 4,7 3,3 2,6 3,6 1,5
21 mai 2025 3,4 4,6 4,8 3,3 2,6 3,6 1,5
22 mai 2025 3,4 4,5 4,8 3,3 2,6 3,6 1,6
23 mai 2025 3,4 4,5 4,7 3,3 2,6 3,6 1,5
26 mai 2025 3,3 4,5 4,7 3,2 2,6 3,5 1,5
27 mai 2025 3,3 4,4 4,7 3,2 2,5 3,5 1,5
28 mai 2025 3,2 4,5 4,7 3,2 2,6 3,5 1,5
29 mai 2025 3,2 4,4 4,7 3,2 2,5 3,5 1,5
30 mai 2025 3,2 4,4 4,6 3,2 2,5 3,5 1,5
2 juin 2025 3,2 4,4 4,7 3,2 2,5 3,5 1,5
3 juin 2025 3,3 4,5 4,6 3,2 2,5 3,5 1,5
4 juin 2025 3,2 4,4 4,6 3,2 2,5 3,5 1,5
5 juin 2025 3,3 4,4 4,6 3,3 2,6 3,5 1,5
6 juin 2025 3,3 4,5 4,6 3,2 2,6 3,5 1,5
9 juin 2025 3,4 4,5 4,6 3,2 2,6 3,5 1,5
10 juin 2025 3,3 4,5 4,6 3,2 2,5 3,4 1,5
11 juin 2025 3,3 4,4 4,6 3,2 2,5 3,4 1,5
12 juin 2025 3,3 4,4 4,5 3,2 2,5 3,4 1,5
13 juin 2025 3,4 4,4 4,6 3,3 2,5 3,5 1,4
16 juin 2025 3,4 4,4 4,5 3,2 2,5 3,5 1,4
17 juin 2025 3,4 4,4 4,5 3,2 2,5 3,5 1,5
18 juin 2025 3,3 4,4 4,5 3,2 2,5 3,4 1,5
19 juin 2025 3,3 4,4 4,5 3,3 2,5 3,5 1,4
20 juin 2025 3,3 4,4 4,5 3,2 2,5 3,5 1,4
23 juin 2025 3,3 4,3 4,5 3,2 2,5 3,5 1,4
24 juin 2025 3,3 4,3 4,5 3,2 2,5 3,5 1,4
25 juin 2025 3,3 4,3 4,5 3,3 2,6 3,5 1,4
26 juin 2025 3,3 4,2 4,5 3,2 2,6 3,5 1,4
27 juin 2025 3,3 4,3 4,5 3,3 2,6 3,5 1,4
30 juin 2025 3,2 4,2 4,5 3,3 2,6 3,5 1,4
1 juil. 2025 3,2 4,2 4,4 3,3 2,6 3,4 1,4
2 juil. 2025 3,3 4,3 4,6 3,3 2,6 3,5 1,4
3 juil. 2025 3,4 4,3 4,6 3,3 2,6 3,5 1,4
4 juil. 2025 3,3 4,3 4,6 3,3 2,6 3,4 1,4
7 juil. 2025 3,4 4,4 4,6 3,3 2,6 3,5 1,4
8 juil. 2025 3,4 4,4 4,6 3,4 2,7 3,5 1,5
9 juil. 2025 3,3 4,3 4,6 3,4 2,7 3,5 1,5
10 juil. 2025 3,4 4,4 4,6 3,4 2,7 3,6 1,5
11 juil. 2025 3,5 4,4 4,6 3,4 2,7 3,6 1,5
14 juil. 2025 3,5 4,4 4,6 3,4 2,7 3,6 1,6
15 juil. 2025 3,6 4,5 4,6 3,4 2,7 3,6 1,6
16 juil. 2025 3,5 4,5 4,6 3,4 2,7 3,6 1,6
17 juil. 2025 3,5 4,5 4,7 3,4 2,7 3,5 1,6
18 juil. 2025 3,5 4,4 4,7 3,4 2,7 3,5 1,5
21 juil. 2025 3,5 4,4 4,6 3,3 2,6 3,5 1,5
22 juil. 2025 3,5 4,3 4,6 3,3 2,6 3,4 1,5
23 juil. 2025 3,5 4,4 4,6 3,3 2,6 3,4 1,6
24 juil. 2025 3,5 4,4 4,6 3,4 2,7 3,5 1,6
25 juil. 2025 3,5 4,4 4,6 3,4 2,7 3,6 1,6
28 juil. 2025 3,5 4,4 4,7 3,3 2,7 3,5 1,6
29 juil. 2025 3,4 4,3 4,6 3,3 2,7 3,5 1,6
30 juil. 2025 3,5 4,4 4,6 3,4 2,7 3,5 1,6
31 juil. 2025 3,4 4,4 4,6 3,3 2,7 3,5 1,6
1 août 2025 3,4 4,2 4,5 3,4 2,7 3,5 1,5
4 août 2025 3,4 4,2 4,5 3,3 2,6 3,4 1,5
5 août 2025 3,4 4,2 4,5 3,3 2,6 3,4 1,5
6 août 2025 3,4 4,2 4,5 3,3 2,6 3,4 1,5
7 août 2025 3,4 4,3 4,6 3,3 2,6 3,4 1,5
8 août 2025 3,4 4,3 4,6 3,4 2,7 3,5 1,5
11 août 2025 3,4 4,3 4,6 3,4 2,7 3,5 1,5
12 août 2025 3,4 4,3 4,6 3,4 2,7 3,5 1,5
13 août 2025 3,4 4,2 4,6 3,3 2,7 3,5 1,5
14 août 2025 3,4 4,3 4,6 3,4 2,7 3,5 1,5
15 août 2025 3,4 4,3 4,7 3,5 2,8 3,6 1,6
18 août 2025 3,5 4,3 4,7 3,5 2,8 3,6 1,6
19 août 2025 3,4 4,3 4,7 3,4 2,8 3,5 1,6
20 août 2025 3,4 4,3 4,7 3,4 2,7 3,5 1,6
21 août 2025 3,4 4,3 4,7 3,5 2,8 3,6 1,6
22 août 2025 3,4 4,3 4,7 3,4 2,7 3,5 1,6
25 août 2025 3,4 4,3 4,7 3,5 2,8 3,6 1,6
26 août 2025 3,4 4,3 4,7 3,5 2,7 3,6 1,6
27 août 2025 3,4 4,2 4,7 3,5 2,7 3,6 1,6
28 août 2025 3,4 4,2 4,7 3,5 2,7 3,5 1,6
29 août 2025 3,3 4,2 4,7 3,5 2,7 3,6 1,6
1 sept. 2025 3,3 4,2 4,8 3,5 2,7 3,6 1,6
2 sept. 2025 3,4 4,3 4,8 3,6 2,8 3,7 1,6
3 sept. 2025 3,4 4,2 4,7 3,5 2,7 3,6 1,6
4 sept. 2025 3,3 4,2 4,7 3,5 2,7 3,6 1,6
5 sept. 2025 3,2 4,1 4,7 3,4 2,7 3,5 1,6
8 sept. 2025 3,2 4,0 4,6 3,4 2,6 3,5 1,6
9 sept. 2025 3,2 4,1 4,6 3,4 2,7 3,5 1,6
10 sept. 2025 3,1 4,0 4,6 3,4 2,7 3,5 1,6
11 sept. 2025 3,1 4,0 4,6 3,4 2,7 3,5 1,6
12 sept. 2025 3,2 4,1 4,7 3,5 2,7 3,5 1,6
15 sept. 2025 3,1 4,0 4,6 3,5 2,7 3,5 1,6
16 sept. 2025 3,1 4,0 4,6 3,5 2,7 3,5 1,6
17 sept. 2025 3,2 4,1 4,6 3,5 2,7 3,5 1,6
18 sept. 2025 3,2 4,1 4,7 3,5 2,7 3,5 1,6
19 sept. 2025 3,2 4,1 4,7 3,6 2,7 3,5 1,6
22 sept. 2025 3,2 4,1 4,7 3,6 2,7 3,5 1,7
23 sept. 2025 3,1 4,1 4,7 3,6 2,7 3,6 1,7
24 sept. 2025 3,2 4,1 4,7 3,6 2,7 3,6 1,6
25 sept. 2025 3,2 4,2 4,8 3,6 2,8 3,6 1,6
26 sept. 2025 3,2 4,2 4,8 3,6 2,7 3,6 1,7
29 sept. 2025 3,1 4,1 4,7 3,5 2,7 3,5 1,6
30 sept. 2025 3,1 4,2 4,7 3,5 2,7 3,5 1,6
1 oct. 2025 3,1 4,1 4,7 3,5 2,7 3,5 1,6
2 oct. 2025 3,1 4,1 4,7 3,5 2,7 3,5 1,7
3 oct. 2025 3,1 4,1 4,7 3,5 2,7 3,5 1,7
6 oct. 2025 3,2 4,2 4,7 3,6 2,7 3,5 1,7
7 oct. 2025 3,1 4,1 4,7 3,6 2,7 3,5 1,7
8 oct. 2025 3,1 4,1 4,7 3,5 2,7 3,5 1,7
9 oct. 2025 3,2 4,1 4,8 3,5 2,7 3,5 1,7
10 oct. 2025 3,1 4,0 4,7 3,5 2,6 3,5 1,7
13 oct. 2025 3,1 4,0 4,7 3,5 2,6 3,4 1,7
14 oct. 2025 3,1 4,0 4,6 3,4 2,6 3,4 1,7
15 oct. 2025 3,1 4,0 4,6 3,3 2,6 3,3 1,7
16 oct. 2025 3,0 4,0 4,5 3,3 2,6 3,3 1,7
17 oct. 2025 3,1 4,0 4,5 3,4 2,6 3,4 1,6
20 oct. 2025 3,0 4,0 4,5 3,4 2,6 3,4 1,7
21 oct. 2025 3,0 4,0 4,5 3,3 2,6 3,3 1,7
22 oct. 2025 3,0 4,0 4,4 3,3 2,6 3,3 1,7
23 oct. 2025 3,0 4,0 4,4 3,4 2,6 3,3 1,7
24 oct. 2025 3,0 4,0 4,4 3,4 2,6 3,4 1,7
27 oct. 2025 3,0 4,0 4,4 3,4 2,6 3,4 1,7
28 oct. 2025 3,0 4,0 4,4 3,4 2,6 3,4 1,6
29 oct. 2025 3,1 4,1 4,4 3,4 2,6 3,4 1,6
30 oct. 2025 3,1 4,1 4,4 3,4 2,6 3,4 1,6
31 oct. 2025 3,1 4,1 4,4 3,4 2,6 3,4 1,7
3 nov. 2025 3,1 4,1 4,4 3,4 2,7 3,4 1,7
4 nov. 2025 3,1 4,1 4,4 3,4 2,7 3,4 1,7
5 nov. 2025 3,1 4,2 4,5 3,5 2,7 3,4 1,7
6 nov. 2025 3,1 4,1 4,4 3,4 2,6 3,4 1,7
7 nov. 2025 3,1 4,1 4,5 3,5 2,7 3,4 1,7
10 nov. 2025 3,1 4,1 4,5 3,4 2,7 3,4 1,7
11 nov. 2025 3,1 4,1 4,4 3,4 2,7 3,4 1,7
12 nov. 2025 3,1 4,1 4,4 3,4 2,6 3,4 1,7
13 nov. 2025 3,1 4,1 4,4 3,4 2,7 3,4 1,7
14 nov. 2025 3,2 4,1 4,6 3,5 2,7 3,5 1,7
17 nov. 2025 3,2 4,1 4,5 3,5 2,7 3,4 1,7
18 nov. 2025 3,2 4,1 4,6 3,5 2,7 3,5 1,7
19 nov. 2025 3,2 4,1 4,6 3,5 2,7 3,5 1,8
20 nov. 2025 3,2 4,1 4,6 3,5 2,7 3,5 1,8
21 nov. 2025 3,2 4,1 4,6 3,5 2,7 3,5 1,8
24 nov. 2025 3,1 4,0 4,5 3,5 2,7 3,4 1,8
25 nov. 2025 3,1 4,0 4,5 3,4 2,7 3,4 1,8
26 nov. 2025 3,1 4,0 4,4 3,4 2,7 3,4 1,8
27 nov. 2025 3,1 4,0 4,5 3,4 2,7 3,4 1,8
28 nov. 2025 3,1 4,0 4,4 3,4 2,7 3,4 1,8
1 déc. 2025 3,2 4,1 4,5 3,5 2,8 3,5 1,9
2 déc. 2025 3,2 4,1 4,5 3,5 2,8 3,5 1,9
3 déc. 2025 3,2 4,1 4,4 3,5 2,7 3,4 1,9
4 déc. 2025 3,2 4,1 4,4 3,5 2,8 3,5 1,9
5 déc. 2025 3,4 4,1 4,5 3,5 2,8 3,5 1,9
8 déc. 2025 3,4 4,2 4,5 3,6 2,9 3,6 2,0
9 déc. 2025 3,4 4,2 4,5 3,6 2,9 3,6 2,0
10 déc. 2025 3,4 4,1 4,5 3,6 2,9 3,6 2,0
11 déc. 2025 3,4 4,2 4,5 3,6 2,8 3,5 1,9
12 déc. 2025 3,4 4,2 4,5 3,6 2,9 3,6 2,0
15 déc. 2025 3,4 4,2 4,5 3,6 2,9 3,5 2,0
16 déc. 2025 3,4 4,1 4,5 3,6 2,8 3,5 2,0
17 déc. 2025 3,4 4,2 4,5 3,6 2,9 3,6 2,0
18 déc. 2025 3,4 4,1 4,5 3,6 2,8 3,5 2,0
19 déc. 2025 3,5 4,1 4,5 3,6 2,9 3,6 2,0
22 déc. 2025 3,5 4,2 4,5 3,6 2,9 3,6 2,1
23 déc. 2025 3,4 4,2 4,5 3,6 2,9 3,6 2,0
24 déc. 2025 3,4 4,1 4,5 3,6 2,9 3,6 2,0
25 déc. 2025 3,4 4,1 4,5 3,6 2,9 3,6 2,0
26 déc. 2025 3,4 4,1 4,5 3,6 2,9 3,6 2,0
29 déc. 2025 3,4 4,1 4,5 3,5 2,8 3,5 2,1
30 déc. 2025 3,4 4,1 4,5 3,6 2,9 3,5 2,1
31 déc. 2025 3,4 4,2 4,5 3,6 2,9 3,5 2,1
1 janv. 2026 3,4 4,2 4,5 3,6 2,9 3,5 2,1
2 janv. 2026 3,5 4,2 4,5 3,6 2,9 3,6 2,1
5 janv. 2026 3,4 4,2 4,5 3,6 2,9 3,6 2,1
6 janv. 2026 3,4 4,2 4,5 3,6 2,8 3,5 2,1
7 janv. 2026 3,4 4,1 4,4 3,5 2,8 3,5 2,1
8 janv. 2026 3,4 4,2 4,4 3,5 2,8 3,5 2,1
9 janv. 2026 3,4 4,2 4,4 3,5 2,9 3,5 2,1
12 janv. 2026 3,4 4,2 4,4 3,5 2,8 3,5 2,1
13 janv. 2026 3,4 4,2 4,4 3,5 2,8 3,5 2,2
14 janv. 2026 3,4 4,1 4,3 3,5 2,8 3,5 2,2
15 janv. 2026 3,4 4,2 4,4 3,5 2,8 3,4 2,2
16 janv. 2026 3,4 4,2 4,4 3,5 2,8 3,5 2,2
19 janv. 2026 3,4 4,2 4,4 3,5 2,8 3,5 2,3
20 janv. 2026 3,4 4,3 4,5 3,5 2,9 3,5 2,3
21 janv. 2026 3,4 4,2 4,5 3,5 2,9 3,5 2,3
22 janv. 2026 3,4 4,2 4,4 3,5 2,9 3,5 2,2
23 janv. 2026 3,4 4,2 4,5 3,5 2,9 3,5 2,3
26 janv. 2026 3,4 4,2 4,5 3,4 2,9 3,5 2,2
27 janv. 2026 3,4 4,2 4,5 3,4 2,9 3,5 2,3
28 janv. 2026 3,4 4,2 4,6 3,4 2,9 3,5 2,2
29 janv. 2026 3,4 4,2 4,5 3,4 2,8 3,4 2,3
30 janv. 2026 3,4 4,2 4,5 3,4 2,8 3,5 2,2
2 févr. 2026 3,4 4,3 4,5 3,4 2,9 3,5 2,2
3 févr. 2026 3,4 4,3 4,5 3,5 2,9 3,5 2,3
4 févr. 2026 3,4 4,3 4,6 3,4 2,9 3,5 2,2
5 févr. 2026 3,4 4,2 4,6 3,4 2,8 3,5 2,2
6 févr. 2026 3,4 4,2 4,5 3,4 2,8 3,5 2,2
9 févr. 2026 3,4 4,2 4,5 3,4 2,8 3,5 2,3
10 févr. 2026 3,4 4,1 4,5 3,4 2,8 3,4 2,2
11 févr. 2026 3,3 4,2 4,6 3,4 2,8 3,4 2,2
12 févr. 2026 3,3 4,1 4,5 3,4 2,8 3,4 2,2
13 févr. 2026 3,3 4,0 4,4 3,3 2,8 3,4 2,2
16 févr. 2026 3,3 4,0 4,4 3,3 2,8 3,4 2,2
17 févr. 2026 3,2 4,1 4,4 3,3 2,7 3,3 2,1
18 févr. 2026 3,2 4,1 4,4 3,3 2,7 3,3 2,1
19 févr. 2026 3,2 4,1 4,4 3,3 2,7 3,4 2,1
20 févr. 2026 3,2 4,1 4,4 3,3 2,7 3,3 2,1
23 févr. 2026 3,2 4,0 4,3 3,3 2,7 3,3 2,1
24 févr. 2026 3,2 4,0 4,3 3,3 2,7 3,3 2,1
25 févr. 2026 3,2 4,1 4,3 3,3 2,7 3,3 2,1
26 févr. 2026 3,2 4,0 4,3 3,2 2,7 3,3 2,2
27 févr. 2026 3,1 3,9 4,3 3,2 2,7 3,3 2,1
2 mars 2026 3,2 4,0 4,4 3,3 2,7 3,4 2,1
3 mars 2026 3,2 4,1 4,5 3,4 2,8 3,5 2,1
4 mars 2026 3,3 4,1 4,4 3,4 2,8 3,4 2,1
5 mars 2026 3,3 4,1 4,6 3,5 2,8 3,6 2,2
6 mars 2026 3,4 4,1 4,7 3,5 2,9 3,6 2,2
9 mars 2026 3,4 4,1 4,7 3,5 2,9 3,6 2,2
10 mars 2026 3,4 4,2 4,5 3,4 2,8 3,5 2,2
11 mars 2026 3,5 4,2 4,7 3,6 2,9 3,7 2,2
12 mars 2026 3,5 4,3 4,8 3,6 3,0 3,7 2,2
13 mars 2026 3,5 4,3 4,8 3,7 3,0 3,8 2,2
16 mars 2026 3,4 4,2 4,8 3,6 2,9 3,7 2,3
17 mars 2026 3,4 4,2 4,7 3,6 2,9 3,7 2,3
18 mars 2026 3,5 4,3 4,7 3,6 2,9 3,7 2,2
19 mars 2026 3,4 4,3 4,9 3,6 3,0 3,8 2,3
20 mars 2026 3,6 4,4 5,0 3,7 3,0 4,0 2,3
23 mars 2026 3,5 4,3 4,9 3,7 3,0 3,9 2,3
24 mars 2026 3,6 4,4 5,0 3,7 3,0 3,9 2,3
25 mars 2026 3,5 4,3 4,9 3,6 3,0 3,8 2,2
26 mars 2026 3,6 4,4 5,0 3,8 3,1 4,0 2,3
27 mars 2026 3,6 4,4 5,0 3,8 3,1 4,1 2,4
30 mars 2026 3,5 4,4 4,9 3,8 3,0 4,0 2,4
31 mars 2026 3,5 4,3 4,9 3,7 3,0 3,9 2,4
1 avr. 2026 3,5 4,3 4,8 3,7 3,0 3,9 2,3
2 avr. 2026 3,5 4,3 4,9 3,7 3,0 3,9 2,4
3 avr. 2026 3,5 4,3 4,9 3,7 3,0 3,9 2,4
6 avr. 2026 3,5 4,3 4,9 3,7 3,0 3,9 2,4
7 avr. 2026 3,5 4,3 4,9 3,8 3,1 4,0 2,4
8 avr. 2026 3,5 4,3 4,7 3,6 2,9 3,7 2,4
9 avr. 2026 3,4 4,3 4,8 3,6 3,0 3,8 2,4
10 avr. 2026 3,5 4,3 4,8 3,7 3,1 3,8 2,4
13 avr. 2026 3,5 4,3 4,8 3,7 3,1 3,9 2,5
14 avr. 2026 3,4 4,3 4,8 3,7 3,0 3,8 2,4
15 avr. 2026 3,5 4,3 4,8 3,7 3,0 3,8 2,4
16 avr. 2026 3,5 4,3 4,9 3,7 3,0 3,8 2,4
17 avr. 2026 3,4 4,3 4,8 3,6 3,0 3,7 2,4
20 avr. 2026 3,4 4,3 4,8 3,6 3,0 3,7 2,4
21 avr. 2026 3,5 4,3 4,9 3,6 3,0 3,8 2,4
22 avr. 2026 3,5 4,3 4,9 3,6 3,0 3,8 2,4
23 avr. 2026 3,5 4,3 4,9 3,7 3,0 3,8 2,4
24 avr. 2026 3,5 4,3 4,9 3,7 3,0 3,8 2,4
27 avr. 2026 3,5 4,3 5,0 3,7 3,0 3,8 2,5
28 avr. 2026 3,5 4,3 5,0 3,7 3,1 3,9 2,5
29 avr. 2026 3,6 4,4 5,1 3,8 3,1 3,9 2,5
30 avr. 2026 3,5 4,4 5,0 3,7 3,0 3,9 2,5
1 mai 2026 3,5 4,4 5,0 3,7 3,0 3,9 2,5
4 mai 2026 3,6 4,4 5,0 3,7 3,1 3,9 2,5
5 mai 2026 3,6 4,4 5,1 3,7 3,1 3,9 2,5
6 mai 2026 3,5 4,4 4,9 3,6 3,0 3,7 2,5
7 mai 2026 3,5 4,4 5,0 3,6 3,0 3,7 2,5
8 mai 2026 3,5 4,4 4,9 3,6 3,0 3,7 2,5
11 mai 2026 3,5 4,4 5,0 3,7 3,0 3,8 2,5
12 mai 2026 3,6 4,5 5,1 3,7 3,1 3,9 2,5
13 mai 2026 3,6 4,5 5,1 3,7 3,1 3,9 2,6
14 mai 2026 3,6 4,5 5,0 3,7 3,0 3,8 2,6
15 mai 2026 3,7 4,6 5,2 3,8 3,2 3,9 2,7
18 mai 2026 3,7 4,6 5,1 3,8 3,1 3,9 2,7
19 mai 2026 3,7 4,7 5,1 3,8 3,2 4,0 2,8
20 mai 2026 3,6 4,6 5,0 3,7 3,1 3,8 2,8
21 mai 2026 3,5 4,6 5,0 3,7 3,1 3,8 2,8
22 mai 2026 3,5 4,6 4,9 3,7 3,0 3,8 2,8
25 mai 2026 3,5 4,6 4,9 3,6 2,9 3,7 2,7
26 mai 2026 3,5 4,5 4,9 3,6 3,0 3,7 2,7
27 mai 2026 3,5 4,5 4,9 3,6 3,0 3,7 2,7
28 mai 2026 3,4 4,5 4,8 3,6 3,0 3,7 2,7
29 mai 2026 3,4 4,4 4,8 3,5 2,9 3,6 2,7
1 juin 2026 3,4 4,5 4,9 3,6 3,0 3,7 2,7
2 juin 2026 3,4 4,4 4,9 3,6 3,0 3,7 2,6
3 juin 2026 3,4 4,5 4,9 3,7 3,0 3,8 2,6
4 juin 2026 3,4 4,5 4,9 3,7 3,0 3,8 2,7
5 juin 2026 3,5 4,5 4,9 3,7 3,0 3,8 2,7
8 juin 2026 3,5 4,6 4,9 3,7 3,1 3,8 2,7
9 juin 2026 3,5 4,5 4,9 3,7 3,0 3,8 2,7
10 juin 2026 3,5 4,6 5,0 3,7 3,1 3,8 2,7
11 juin 2026 3,4 4,5 4,9 3,7 3,0 3,8 2,7
12 juin 2026 3,4 4,5 4,8 3,6 3,0 3,7 2,6
15 juin 2026 3,4 4,5 4,8 3,6 3,0 3,7 2,6
16 juin 2026 3,4 4,4 4,8 3,6 2,9 3,6 2,6
17 juin 2026 3,4 4,5 4,8 3,6 2,9 3,6 2,6
18 juin 2026 3,4 4,5 4,8 3,6 2,9 3,6 2,6
19 juin 2026 3,4 4,5 4,8 3,6 3,0 3,7 2,6
22 juin 2026 3,4 4,5 4,8 3,6 3,0 3,7 2,7
23 juin 2026 3,4 4,5 4,8 3,6 2,9 3,6 2,7
24 juin 2026 3,4 4,4 4,7 3,5 2,9 3,6 2,7
25 juin 2026 3,4 4,4 4,7 3,5 2,9 3,6 2,6
26 juin 2026 3,4 4,4 4,7 3,5 2,9 3,6 2,6
29 juin 2026 3,4 4,4 4,7 3,5 2,9 3,6 2,6
30 juin 2026 3,4 4,5 4,8 3,5 2,9 3,6 2,7
1 juil. 2026 3,4 4,5 4,8 3,6 2,9 3,6 2,7
2 juil. 2026 3,4 4,5 4,8 3,6 2,9 3,6 2,8
3 juil. 2026 3,4 4,5 4,8 3,6 2,9 3,7 2,8
6 juil. 2026 3,4 4,5 4,8 3,6 2,9 3,7 2,8
7 juil. 2026 3,5 4,6 4,9 3,7 3,0 3,8 2,8
8 juil. 2026 3,6 4,6 5,0 3,8 3,1 3,9 2,9
9 juil. 2026 3,5 4,6 4,9 3,7 3,1 3,8 2,9
10 juil. 2026 3,5 4,6 4,9 3,7 3,0 3,8 2,8
13 juil. 2026 3,6 4,6 5,0 3,9 3,1 3,9 2,8
14 juil. 2026 3,6 4,6 5,0 3,9 3,1 3,9 2,7
15 juil. 2026 3,5 4,5 4,9 3,9 3,1 3,9 2,7
16 juil. 2026 3,5 4,6 5,0 3,9 3,1 3,9 2,7
17 juil. 2026 3,6 4,5 5,0 3,9 3,1 3,9 2,7
20 juil. 2026 3,6 4,6 5,0 3,9 3,1 4,0 2,7
21 juil. 2026 3,6 4,6 5,0 4,0 3,2 4,0 2,7
22 juil. 2026 3,6 4,7 5,1 4,0 3,2 4,0 2,7
23 juil. 2026 3,6 4,7 5,1 4,0 3,2 4,1 2,8
24 juil. 2026 3,6 4,7 5,1 4,0 3,2 4,0 2,8
27 juil. 2026 3,6 4,7 5,0 3,9 3,1 3,9 2,8
28 juil. 2026 3,5 4,6 5,0 3,9 3,1 3,9 2,8
29 juil. 2026 3,6 4,7 5,0 4,0 3,2 4,0 2,7
30 juil. 2026 3,6 4,7 5,0 4,0 3,2 4,0 2,8
31 juil. 2026 3,7 4,7 5,1 4,0 3,2 4,0 2,8
3 août 2026 3,7 4,7 5,0 3,9 3,1 3,9 2,8
4 août 2026 3,5 4,6 4,9 3,9 3,1 3,9 2,9
5 août 2026 3,6 4,6 4,9 3,9 3,1 3,9 2,8
6 août 2026 3,6 4,7 5,0 3,9 3,1 3,9 2,8
7 août 2026 3,6 4,6 4,9 3,9 3,1 3,9 2,8
10 août 2026 3,7 4,7 5,0 4,0 3,2 4,0 2,8
11 août 2026 3,7 4,7 5,0 4,0 3,2 3,9 2,8
12 août 2026 3,7 4,7 5,0 4,0 3,2 3,9 2,8
13 août 2026 3,6 4,6 5,0 3,9 3,1 3,9 2,9
14 août 2026 3,7 4,7 5,0 4,1 3,2 4,0 2,9
17 août 2026 3,7 4,7 5,1 4,1 3,2 4,0 2,9
18 août 2026 3,7 4,7 5,1 4,1 3,3 4,1 2,9
19 août 2026 3,7 4,6 5,1 4,1 3,3 4,1 2,9
20 août 2026 3,8 4,7 5,1 4,1 3,3 4,1 2,8
21 août 2026 3,8 4,7 5,1 4,1 3,3 4,1 2,9
24 août 2026 3,7 4,7 5,1 4,1 3,3 4,1 2,9
25 août 2026 3,6 4,6 5,0 4,1 3,2 4,0 2,9
26 août 2026 3,7 4,6 5,0 4,1 3,2 4,0 2,9
27 août 2026 3,7 4,7 5,1 4,1 3,2 4,1 2,9
28 août 2026 3,7 4,7 5,2 4,1 3,3 4,1 2,9
31 août 2026 3,7 4,8 5,1 4,2 3,3 4,2 2,9
1 sept. 2026 3,7 4,8 5,3 4,2 3,3 4,2 3,0
2 sept. 2026 3,8 4,8 5,2 4,2 3,4 4,2 3,0
3 sept. 2026 3,8 4,8 5,2 4,2 3,3 4,2 3,0
4 sept. 2026 3,8 4,8 5,1 4,2 3,3 4,1 2,9
7 sept. 2026 3,8 4,8 5,2 4,2 3,4 4,2 2,9
8 sept. 2026 3,8 4,8 5,2 4,2 3,4 4,2 2,9
9 sept. 2026 3,8 4,8 5,3 4,3 3,4 4,3 2,9
10 sept. 2026 3,9 5,0 5,4 4,4 3,5 4,3 2,9
11 sept. 2026 3,9 5,0 5,4 4,4 3,5 4,3 3,0
14 sept. 2026 4,0 5,0 5,4 4,5 3,5 4,4 3,0
15 sept. 2026 3,9 5,0 5,4 4,5 3,5 4,4 3,0
16 sept. 2026 3,9 5,0 5,3 4,5 3,5 4,4 3,0
17 sept. 2026 3,8 4,9 5,2 4,4 3,5 4,3 3,0
18 sept. 2026 3,9 5,0 5,3 4,6 3,5 4,4 3,0
21 sept. 2026 3,8 5,0 5,2 4,5 3,5 4,3 3,0
22 sept. 2026 3,8 5,0 5,2 4,5 3,5 4,3 3,0
23 sept. 2026 4,0 5,1 5,4 4,6 3,6 4,5 3,0
24 sept. 2026 4,0 5,2 5,4 4,7 3,6 4,6 3,1
25 sept. 2026 3,9 5,2 5,4 4,7 3,6 4,5 3,1
28 sept. 2026 4,0 5,2 5,4 4,8 3,6 4,6 3,1
29 sept. 2026 4,0 5,2 5,4 4,8 3,6 4,6 3,1
30 sept. 2026 4,0 5,3 5,4 4,8 3,6 4,6 3,1
1 oct. 2026 3,9 5,2 5,4 4,9 3,5 4,7 3,1
2 oct. 2026 3,9 5,3 5,4 4,9 3,5 4,6 3,1
5 oct. 2026 4,0 5,3 5,4 4,9 3,5 4,6 3,1
6 oct. 2026 3,9 5,3 5,4 4,8 3,5 4,5 3,1
7 oct. 2026 3,9 5,3 5,4 4,9 3,5 4,6 3,1
8 oct. 2026 3,9 5,2 5,4 4,9 3,5 4,6 3,1
9 oct. 2026 3,9 5,2 5,4 4,9 3,5 4,6 3,0
12 oct. 2026 3,9 5,2 5,4 4,9 3,5 4,6 3,0
13 oct. 2026 3,9 5,2 5,4 4,8 3,5 4,5 3,0
14 oct. 2026 3,9 5,2 5,4 4,9 3,5 4,6 3,0
15 oct. 2026 3,8 5,1 5,4 4,8 3,4 4,5 2,9
16 oct. 2026 3,8 5,1 5,4 4,8 3,4 4,5 2,9
19 oct. 2026 4,0 5,1 5,5 4,9 3,5 4,6 2,9
20 oct. 2026 3,9 5,1 5,4 4,9 3,4 4,5 2,9
21 oct. 2026 3,9 5,1 5,4 5,0 3,4 4,6 2,9
22 oct. 2026 3,8 5,0 5,3 5,1 3,3 4,6 2,9
23 oct. 2026 3,8 5,0 5,4 5,0 3,3 4,6 2,8
26 oct. 2026 3,8 5,0 5,4 4,9 3,4 4,5 2,8
27 oct. 2026 3,8 5,0 5,4 4,9 3,4 4,5 2,8
28 oct. 2026 3,9 5,0 5,4 4,9 3,4 4,5 2,8
29 oct. 2026 3,8 4,94 5,3 4,91 3,4 4,5 2,8


Dans bien des économies avancées, la hausse des coûts d'emprunt pèse déjà sur le marché du logement et les investissements non résidentiels, tout en augmentant les frais de service de la dette pour les gouvernements, les entreprises et les ménages. Dans une économie mondiale caractérisée par la montée des coûts d'emprunt et de la concurrence pour l'obtention de capitaux internationaux, la rigueur budgétaire et les investissements qui font croître la productivité et la formation de capital sont d'autant plus importants.

Tandis que les coûts d'emprunt augmentent partout dans le monde, la bonne situation financière du Canada lui donne plus de latitude pour investir dans la croissance à long terme et la résilience de l'économie.

Les marchés des changes ont aussi connu des périodes de volatilité, alors que les investisseurs ont réévalué leurs prévisions concernant la croissance, l'inflation et les taux d'intérêt. Depuis le début de l'année, le dollar canadien a légèrement baissé pour se situer maintenant autour de 71 cents américains. Ce fléchissement récent semble attribuable en grande partie au dollar américain généralement plus fort et à l'élargissement des écarts de taux d'intérêt entre le Canada et les États-Unis. Le dollar canadien reste néanmoins au-dessus de son creux d'environ 68 cents américains du début de 2025, lorsque les inquiétudes concernant des droits de douane américains généralisés étaient particulièrement vives.

L'économie mondiale demeure résiliente alors que la technologie et les échanges commerciaux remodèlent la croissance

La montée du protectionnisme et de l'incertitude partout dans le monde continue de remodeler la structure des échanges commerciaux à l'échelle internationale. En parallèle, les tensions géopolitiques qui demeurent vives perturbent les marchés de l'énergie et les chaînes d'approvisionnement et influent sur les décisions d'investissement. Les chocs récents liés à l'énergie ont bien montré la nécessité de sources fiables d'énergie et d'intrants essentiels dans le monde, des domaines où le Canada peut jouer un rôle de chef de file.

Les obstacles au commerce grandissants et l'incertitude géopolitique accrue (graphique 6), ainsi que les répercussions de la politique commerciale américaine, remodèlent la structure des échanges commerciaux et des chaînes d'approvisionnement dans le monde (graphique 7). Alors que les entreprises et les gouvernements réorganisent leurs échanges commerciaux, les relations en matière d'investissement sont réévaluées dans le but d'assurer un juste équilibre entre les occasions et la sécurité économique. En ce moment où les entreprises cherchent à réduire les risques, les échanges et les capitaux se redirigent de plus en plus vers des secteurs stratégiques et des partenaires de confiance comme le Canada.

Graphique 6
Les risques géopolitiques restent élevés en raison de conflits persistants

Graphique 6 : Les risques géopolitiques restent élevés en raison de conflits persistants

Nota – Le dernier point de données correspond à septembre 2026.

Source : PolicyUncertainty.com, Caldara et Iacovello (2021), Measuring Geopolitical Risk

Version texte
Indice mondial du risque géopolitique
1 janv. 2010 91,58
1 févr. 2010 80,73
1 mars 2010 74,12
1 avr. 2010 88,76
1 mai 2010 88,96
1 juin 2010 96,45
1 juil. 2010 79,38
1 août 2010 80,99
1 sept. 2010 71,17
1 oct. 2010 65,99
1 nov. 2010 94,71
1 déc. 2010 97,20
1 janv. 2011 79,42
1 févr. 2011 90,01
1 mars 2011 136,89
1 avr. 2011 91,02
1 mai 2011 105,34
1 juin 2011 84,39
1 juil. 2011 78,92
1 août 2011 86,95
1 sept. 2011 83,35
1 oct. 2011 76,34
1 nov. 2011 83,16
1 déc. 2011 85,34
1 janv. 2012 79,63
1 févr. 2012 92,45
1 mars 2012 88,76
1 avr. 2012 96,02
1 mai 2012 78,17
1 juin 2012 77,82
1 juil. 2012 82,81
1 août 2012 74,88
1 sept. 2012 69,28
1 oct. 2012 81,66
1 nov. 2012 81,39
1 déc. 2012 74,83
1 janv. 2013 90,66
1 févr. 2013 81,59
1 mars 2013 75,90
1 avr. 2013 95,11
1 mai 2013 83,72
1 juin 2013 82,97
1 juil. 2013 73,98
1 août 2013 90,96
1 sept. 2013 100,46
1 oct. 2013 72,95
1 nov. 2013 77,78
1 déc. 2013 70,37
1 janv. 2014 77,92
1 févr. 2014 69,00
1 mars 2014 119,84
1 avr. 2014 93,22
1 mai 2014 83,43
1 juin 2014 98,77
1 juil. 2014 138,75
1 août 2014 136,45
1 sept. 2014 131,56
1 oct. 2014 83,66
1 nov. 2014 84,38
1 déc. 2014 86,53
1 janv. 2015 111,99
1 févr. 2015 111,92
1 mars 2015 104,24
1 avr. 2015 102,19
1 mai 2015 76,26
1 juin 2015 85,91
1 juil. 2015 106,81
1 août 2015 82,48
1 sept. 2015 98,77
1 oct. 2015 91,93
1 nov. 2015 150,72
1 déc. 2015 148,24
1 janv. 2016 118,21
1 févr. 2016 103,75
1 mars 2016 109,72
1 avr. 2016 85,22
1 mai 2016 88,33
1 juin 2016 90,17
1 juil. 2016 114,61
1 août 2016 98,74
1 sept. 2016 104,55
1 oct. 2016 85,75
1 nov. 2016 82,92
1 déc. 2016 102,18
1 janv. 2017 105,20
1 févr. 2017 114,21
1 mars 2017 96,64
1 avr. 2017 119,46
1 mai 2017 102,58
1 juin 2017 126,79
1 juil. 2017 102,81
1 août 2017 138,53
1 sept. 2017 115,53
1 oct. 2017 91,46
1 nov. 2017 92,60
1 déc. 2017 82,72
1 janv. 2018 92,43
1 févr. 2018 64,49
1 mars 2018 111,96
1 avr. 2018 123,26
1 mai 2018 125,67
1 juin 2018 103,97
1 juil. 2018 110,03
1 août 2018 112,74
1 sept. 2018 75,05
1 oct. 2018 92,02
1 nov. 2018 80,41
1 déc. 2018 90,61
1 janv. 2019 87,42
1 févr. 2019 96,80
1 mars 2019 82,33
1 avr. 2019 79,25
1 mai 2019 106,47
1 juin 2019 106,59
1 juil. 2019 93,52
1 août 2019 103,40
1 sept. 2019 90,37
1 oct. 2019 97,84
1 nov. 2019 73,08
1 déc. 2019 74,28
1 janv. 2020 138,42
1 févr. 2020 75,96
1 mars 2020 81,54
1 avr. 2020 69,34
1 mai 2020 68,51
1 juin 2020 71,23
1 juil. 2020 66,47
1 août 2020 65,47
1 sept. 2020 80,38
1 oct. 2020 76,08
1 nov. 2020 70,07
1 déc. 2020 64,07
1 janv. 2021 77,42
1 févr. 2021 73,96
1 mars 2021 78,62
1 avr. 2021 88,17
1 mai 2021 93,01
1 juin 2021 74,13
1 juil. 2021 58,42
1 août 2021 89,49
1 sept. 2021 80,70
1 oct. 2021 79,03
1 nov. 2021 86,57
1 déc. 2021 105,35
1 janv. 2022 138,67
1 févr. 2022 216,16
1 mars 2022 318,95
1 avr. 2022 191,14
1 mai 2022 142,26
1 juin 2022 130,71
1 juil. 2022 117,18
1 août 2022 132,86
1 sept. 2022 131,99
1 oct. 2022 143,16
1 nov. 2022 116,72
1 déc. 2022 111,20
1 janv. 2023 104,27
1 févr. 2023 120,99
1 mars 2023 105,38
1 avr. 2023 106,81
1 mai 2023 108,47
1 juin 2023 110,53
1 juil. 2023 107,45
1 août 2023 101,14
1 sept. 2023 98,63
1 oct. 2023 197,89
1 nov. 2023 156,70
1 déc. 2023 142,28
1 janv. 2024 160,37
1 févr. 2024 146,60
1 mars 2024 133,21
1 avr. 2024 163,95
1 mai 2024 130,52
1 juin 2024 113,09
1 juil. 2024 92,39
1 août 2024 140,98
1 sept. 2024 130,36
1 oct. 2024 130,69
1 nov. 2024 128,90
1 déc. 2024 142,37
1 janv. 2025 113,23
1 févr. 2025 136,98
1 mars 2025 175,90
1 avr. 2025 141,18
1 mai 2025 167,01
1 juin 2025 222,34
1 juil. 2025 134,23
1 août 2025 138,99
1 sept. 2025 124,13
1 oct. 2025 154,31
1 nov. 2025 104,16
1 déc. 2025 132,49
1 janv. 2026 168,01
1 févr. 2026 121,62
1 mars 2026 330,18
1 avr. 2026 248,23
1 mai 2026 202,12
1 juin 2026 178,00
1 juil. 2026 167,87
1 août 2026 125,62
1 sept. 2026 146,21

Graphique 7
La réorientation des échanges commerciaux causée par les droits de douane américains remodèle les chaînes d'approvisionnement

Graphique 7 : La réorientation des échanges commerciaux causée par les droits de douane américains remodèle les chaînes d'approvisionnement

Nota – Le dernier point de données correspond à août 2026. Données non désaisonnalisées mesurées sur une base douanière. 

Sources : Global Trade Atlas; calculs du ministère des Finances Canada

Version texte
Exportations de la Chine vers les É.-U. Exportations de la Chine vers le reste du monde
1 janv. 2025 9,8 8,6
1 févr. 2025 -5,1 -1,5
1 mars 2025 -11,9 -3,2
1 avr. 2025 -23,1 -2,5
1 mai 2025 -22,3 10,6
1 juin 2025 -23,8 12,4
1 juil. 2025 -21,6 12,8
1 août 2025 -19,5 13,2
1 sept. 2025 -22,4 14,1
1 oct. 2025 -23,1 12,1
1 nov. 2025 -21,5 12,9
1 déc. 2025 -21,6 16,8
1 janv. 2026 -20,1 23,2
1 févr. 2026 -22,7 19,7
1 mars 2026 -26,3 15,5
1 avr. 2026 -26,3 15,9
1 mai 2026 -19,8 24,8
1 juin 2026 -9,1 35,0
1 juil. 2026 -5,2 39,3
1 août 2026 -2,5 42,1

Parallèlement, les avancées rapides en IA s'imposent comme une puissante force remodelant la structure des échanges et des investissements à l'échelle mondiale (graphique 8). La demande croissante de centres de données, de semi-conducteurs, d'infrastructures de calcul, de production d'électricité, de réseaux de transmission et de minéraux critiques vient réorienter les flux de capitaux et créer de nouvelles occasions dans les chaînes d'approvisionnement mondiales.

Graphique 8
La part de l'IA et de la technologie dans les échanges commerciaux augmente rapidement dans les grandes économies
Graphique 8 : La part de l'IA et de la technologie dans les échanges commerciaux augmente rapidement dans les grandes économies

Nota – Le dernier point de données correspond au T2 de 2026. Les principales économies incluent le Canada, les États-Unis, la Chine et l’Union européenne. Les produits d’IA et de technologie comprennent les semi-conducteurs, les produits liés au traitement et au stockage des données et aux machines utilisées dans leur fabrication.

Sources : Global Trade Atlas; FMI

Version texte
Part
2017
T1
3,6
2017
T2
3,6
2017
T3
3,9
2017
T4
3,9
2018
T1
4,0
2018
T2
3,9
2018
T3
4,1
2018
T4
3,9
2019
T1
3,8
2019
T2
3,9
2019
T3
4,1
2019
T4
4,4
2020
T1
4,4
2020
T2
5,2
2020
T3
4,7
2020
T4
4,5
2021
T1
4,4
2021
T2
4,5
2021
T3
4,6
2021
T4
4,5
2022
T1
4,2
2022
T2
4,0
2022
T3
4,0
2022
T4
4,0
2023
T1
3,5
2023
T2
3,6
2023
T3
3,9
2023
T4
4,1
2024
T1
4,0
2024
T2
4,4
2024
T3
5,0
2024
T4
4,9
2025
T1
4,8
2025
T2
5,5
2025
T3
6,0
2025
T4
6,7
2026
T1
7,2
2026
T2
7,6

L'économie mondiale change, et le Canada possède ce que les entreprises recherchent : un approvisionnement énergétique fiable, des ressources naturelles en abondance, une main-d'œuvre qualifiée, des institutions solides et une intégration en profondeur dans les marchés internationaux.

Figure 2
Minéraux critiques au Canada
Figure 2 : Minéraux critiques au Canada
Version texte

Saisissez la version texte du graphique.

La croissance rapide des investissements dans l'IA entraîne une forte demande de capitaux, d'infrastructures, d'énergie et d'intrants essentiels. Le Canada est bien placé pour tirer parti de l'essor mondial de l'IA grâce à la demande croissante d'énergie, de minéraux critiques, d'infrastructures numériques et de technologies de pointe. Le Canada continue d'attirer d'importants investissements du secteur privé dans l'IA et se classe à plusieurs égards parmi les chefs de file mondiaux pour ce qui est du financement lié à l'IA. À mesure que son adoption progresse, l'IA pourrait devenir un important moteur de compétitivité et de croissance de la productivité. En parallèle, l'utilisation responsable de cette technologie et l'intégration de garde-fous pertinents dans la réglementation peuvent aider à atténuer les risques qui s'y rattachent.

L'économie canadienne croît et s'adapte aux changements

Le Canada relève les défis avec succès dans un contexte difficile

L'économie canadienne fait preuve de résilience malgré les droits de douane, l'incertitude accrue dans le monde et le ralentissement de la croissance démographique au pays. L'activité économique s'est accrue, les Canadiens continuent de trouver du travail et les dépenses des ménages demeurent vigoureuses.

L'économie a affiché une croissance de 2 % en moyenne en 2025 et a ainsi maintenu le rythme des deux dernières années, malgré de forts vents contraires. La croissance économique a été inégale, alors que les entreprises et les exportateurs se sont adaptés aux perturbations commerciales. L'économie a cependant retrouvé son élan à plusieurs reprises, grâce à la hausse du revenu réel des ménages et à la résilience des dépenses de consommation.

L'économie canadienne a entamé la deuxième moitié de l'année sur des bases solides. La croissance s'est renforcée au cours du premier semestre de 2026 pour atteindre plus de 3 % (taux annualisé) au deuxième trimestre (graphique 9), la progression la plus rapide parmi les pays du G7 et la plus forte depuis près de deux ans. Les données récentes suggèrent que l'économie est demeurée relativement résiliente au troisième trimestre.

Graphique 9
Fort rebond de la croissance économique au Canada
Graphique 9 : Fort rebond de la croissance économique au Canada

Source : Statistique Canada

Version texte
Variation trimestrielle annualisée
2024T1 2,9
2024T2 3,3
2024T3 3,3
2024T4 2,8
2025T1 2,9
2025T2 -1,0
2025T3 1,9
2025T4 -1,0
2026T1 0,3
2026T2 3,3

Une croissance aux assises plus diversifiées

La croissance de l'économie canadienne repose sur des bases de plus en plus étendues. Après avoir principalement découlé de l'augmentation rapide de la population ces dernières années, elle est maintenant davantage le fruit de la hausse des investissements, de la productivité, ainsi que de l'activité accrue dans des secteurs émergents.

Au deuxième trimestre, la croissance a été portée par la reprise des exportations, la progression des investissements des entreprises et l'intensification de l'activité sur le marché du logement (graphique 10). Les dépenses des ménages sont aussi demeurées résilientes face à la montée des prix de l'essence et au ralentissement de la croissance démographique, soutenues par la progression du revenu disponible réel la plus rapide depuis 2024 et l'amélioration de l'état du marché du travail.

En parallèle, de nouvelles sources de croissance économique font leur apparition. Les investissements et l'activité dans des domaines comme l'IA, les centres de données et l'infrastructure numérique, l'activité liée à la défense et l'énergie soutiennent de plus en plus l'activité économique et la création d'emplois de qualité (graphique 11).

La productivité s'est accrue au cours de la dernière année : elle a augmenté de 1,2 % comparativement à la croissance moyenne d'à peine 0,1 % enregistrée durant la période de faible productivité ayant suivi la pandémie.

Graphique 10
La croissance du PIB réel repose sur des bases plus diversifiées

Graphique 10 : La croissance du PIB réel repose sur des bases plus diversifiées

Sources : Statistique Canada; calculs du ministère des Finances Canada

Version texte
Consommation Investissements Logement Exportations
Moyenne de 2025 1,9 -0,6 -3,7 -2,0
T2 2026 3,3 8,9 10,4 15,1

Graphique 11
La croissance du PIB réel est soutenue par des secteurs forts

Graphique 11 : La croissance du PIB réel est soutenue par des secteurs forts

Nota – Le dernier point de données réelles correspond à août 2026.

Source : Statistique Canada

Version texte
Toutes les industries Construction non résidentielle Finances et assurances Extraction de pétrole et de gaz Services de défense Centres de données, infonuagique et services connexes
5,4 10,0 11,5 11,7 14,7 19,4

Le Canada diversifie ses marchés d'exportation

Le Canada est maintenant l'économie dont les liens sont les plus étendus dans le monde, et le seul pays du G7 qui a un accord de libre-échange avec chacun des autres pays membres. Les entreprises établies au Canada profitent d'un accès préférentiel à 1,5 milliard de consommateurs répartis dans 51 pays qui représentent environ les deux tiers du PIB mondial. Le Canada est en voie de doubler cet accès au marché au cours des prochains mois grâce à de nouveaux accords commerciaux, notamment avec l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est et l'Inde, qui offriront aux entreprises canadiennes un accès préférentiel à un marché total de 3 milliards de consommateurs dans le monde. Malgré les droits de douane supplémentaires imposés récemment par les États-Unis, le Canada possède toujours un avantage concurrentiel par rapport à d'autres économies (graphique 12).

En dépit des difficultés causées par les droits de douane, les exportations réelles de biens ont quand même augmenté d'environ 5 % par rapport à la moyenne de 2024, principalement sous l'impulsion des exportations dans le secteur de l'énergie (graphique 13), dont les volumes ont bondi de près de 15 %, ainsi que de la hausse des exportations de produits de consommation et de biens de la catégorie des machines et du matériel.

Le Canada peut vendre beaucoup plus de produits énergétiques sur les marchés mondiaux grâce à de nouvelles capacités de transport des ressources énergétiques, en particulier le projet d'agrandissement du réseau de Trans Mountain et la phase 1 de LNG Canada. L'agrandissement prévu de la phase 2 de LNG Canada, qui doublera la capacité d'exportation initiale, renforcera davantage l'accès du Canada aux marchés mondiaux. Enbridge progresse également dans la première phase des travaux d'optimisation de son réseau principal. Ce projet permettrait d'acheminer 150 000 barils de pétrole brut canadien de plus par jour vers les marchés du Midwest américain et de la côte du golfe du Mexique donnant accès à des installations d'exportation mondiales, grâce à la modernisation de son réseau pipelinier existant. En parallèle, les perturbations de l'approvisionnement énergétique mondial attribuables au conflit au Moyen-Orient ont accru la demande d'énergie provenant de sources sûres et fiables, ce qui a stimulé l'intérêt à l'égard des ressources énergétiques du Canada et amélioré les conditions de prix dont elles bénéficient.

Graphique 12
Le Canada conserve un accès solide au marché américain

Graphique 12 : Le Canada conserve un accès solide au marché américain

Nota – Moyenne pondérée des taux de droits à l’importation des États-Unis en fonction des parts des importations en 2024.

Sources : U.S. Census Bureau; International Trade Commission des États-Unis; Organisation mondiale du commerce; Global Trade Atlas; Affaires mondiales Canada; calculs du ministère des Finances Canada

Version texte
Région Avant 2025 Actuel (en date d'octobre 2026)
Canada 0,2 7,6
Autres pays du G7 1,4 10,4
Monde 2,5 12,8

Graphique 13
La croissance des exportations réelles est plus étendue tandis que les exportations visées par des droits de douane se sont stabilisées

Graphique 13 : La croissance des exportations réelles est plus étendue tandis que les exportations visées par des droits de douane se sont stabilisées

Nota – Le dernier point de données correspond à août 2026. Données calculées sur la base de la balance des paiements. La catégorie « Produits assujettis aux droits de douane » désigne les exportations les plus exposées aux droits de douane imposés au titre de l’article 232 par les États-Unis. La catégorie « Tous les autres produits » exclut les exportations d’or, qui sont volatiles. 

Sources : Statistique Canada; calculs du ministère des Finances Canada

Version texte
Produits énergétiques Produits assujettis aux droits de douane Tous les autres produits
1 janv. 2024 -2,4 0,3 -5,3
1 févr. 2024 1,9 6,3 -1,5
1 mars 2024 -0,7 1,6 -1,6
1 avr. 2024 -4,3 1,6 0,7
1 mai 2024 -4,2 2,4 -2,2
1 juin 2024 0,4 -0,7 0,7
1 juil. 2024 -1,7 -2,7 1,3
1 août 2024 1,4 -2,6 -0,6
1 sept. 2024 2,2 -0,5 2,2
1 oct. 2024 2,5 -1,6 1,1
1 nov. 2024 1,5 -3,6 1,4
1 déc. 2024 3,3 -0,5 3,7
1 janv. 2025 1,9 11,6 8,1
1 févr. 2025 -0,3 0,7 1,1
1 mars 2025 -3,2 5,0 2,7
1 avr. 2025 -4,2 -11,8 -6,3
1 mai 2025 -4,1 -8,5 -6,0
1 juin 2025 -5,1 -12,1 -3,2
1 juil. 2025 -1,7 -8,1 -3,3
1 août 2025 0,7 -12,2 -5,3
1 sept. 2025 5,9 -7,9 -3,0
1 oct. 2025 1,0 -5,5 -5,2
1 nov. 2025 6,4 -13,5 -2,6
1 déc. 2025 5,0 -13,9 -1,1
1 janv. 2026 9,9 -27,5 -4,4
1 févr. 2026 11,9 -14,2 -0,9
1 mars 2026 10,6 -13,3 -1,0
1 avr. 2026 20,3 -9,6 1,2
1 mai 2026 14,6 -6,0 2,5
1 juin 2026 14,3 -6,5 1,3
1 juill. 2026 12,1 -10,4 2,6
1 août 2026 13,9 -7,4 6,3

Les industries les plus touchées par les droits imposés au titre de l'article 232 par les États-Unis commencent à se redresser, comme en témoigne la stabilisation générale de la production, des exportations et de l'emploi dans ces secteurs. Dans certains cas, la situation se rapproche de ce qu'elle était avant l'imposition des droits de douane. La hausse des prix des produits de base, la diversification des exportations et des conditions favorables sur les marchés mondiaux ont contribué à soutenir un certain nombre de secteurs. Les producteurs d'aluminium et de cuivre ont profité du resserrement de l'offre mondiale, tandis que les investissements en IA propulsent la demande de semi-conducteurs. Les prix élevés et la forte demande intérieure ont compensé en partie la baisse de la demande provenant des États-Unis et soutenu l'activité dans de nombreuses industries touchées par les droits de douane. Le secteur automobile canadien se raffermit également. Les exportations de véhicules assemblés au Canada ont repris après un réoutillage des usines plus tôt cette année. La production devrait progresser de manière modérée en 2027, alors que les conditions de marché demeurent variables et que les pressions liées au rajustement persistent.

Les exportations nominales de biens vers les États-Unis sont en grande partie revenues à un niveau comparable au point où elles en étaient avant l'imposition des droits de douane, alors que les exportations de biens vers les marchés autres que les États-Unis dépassent de plus de 50 % la moyenne de 2024, ce qui témoigne à la fois des prix plus avantageux de plusieurs produits de base ainsi que des premiers efforts de diversification (graphique 14 et encadré ci-dessous). Au cours de la dernière année, le Canada a signé plus de 20 accords commerciaux et en matière de sécurité sur cinq continents. Son plus récent accord commercial, avec les Émirats arabes unis, a été conclu en 47 jours, un record.

Les plus récentes mesures commerciales prises par les États-Unis devraient peser sur les exportations canadiennes et mettre encore plus à rude épreuve les chaînes d'approvisionnement. Malgré les difficultés additionnelles qui en découleront, ces mesures ne devraient pas changer la trajectoire de la reprise économique du Canada. Nous continuons d'aider les entreprises touchées grâce au cadre de remise des droits de douane et à des mesures de soutien ciblées. Jusqu'à maintenant, nous avons fourni près de 44 milliards de dollars en soutien pour aider les industries de tout le Canada à faire face aux droits de douane.

Appuyer les travailleurs

10 milliards de dollars pour aider à offrir un programme de requalification professionnelle et de soutien au revenu aux travailleurs touchés par les perturbations commerciales, y compris de la formation et des prestations d'assurance-emploi, à mettre sur pied des alliances pour la main-d'œuvre et à améliorer les mesures de soutien dans le cadre du programme d'assurance-emploi.

Les mesures de soutien dans le cadre du programme d'assurance-emploi ont aidé plus de 2,8 millions de travailleurs et permis d'éviter environ 30 000 mises à pied.

Garantir l'accès à du financement

12,9 milliards de dollars pour s'assurer que les entreprises de toutes tailles ont accès à des liquidités et à du financement, au moyen du Crédit pour les grandes entreprises touchées par les droits de douane, du programme Pivoter pour se propulser de la Banque de développement du Canada et du report temporaire de l'impôt sur le revenu des sociétés et des versements de la TPS/TVH. Cela comprend 1 milliard de dollars de nouveaux prêts accordés par Financement agricole Canada.

Donner aux entreprises les outils nécessaires pour croître et se diversifier

20,6 milliards de dollars pour soutenir les entreprises touchées par les droits de douane pour qu'elles puissant se réorienter, croître ou diversifier leurs activités, et maintenir la capacité industrielle au moyen du Fonds de réponse stratégique, de l'Initiative régionale de réponse tarifaire et d'autres programmes qui fournissent un soutien ciblé à des secteurs stratégiques comme la foresterie, l'automobile, les métaux, l'exploitation minière et l'agriculture.

Les droits de douane américains les plus récents devraient exercer une pression accrue sur les exportations dans les secteurs touchés et contribuer ainsi à une croissance économique inégale et au ralenti à la fin de 2026 et au début de 2027. Cependant, les économistes du secteur privé s'attendent à ce que la croissance du PIB réel se raffermisse au cours de 2027, pour atteindre environ 2 % (taux annualisé) d'ici la fin de l'année prochaine, à mesure que les entreprises s'adapteront, que les exportations se redresseront et que de nouvelles sources de demande et de nouveaux marchés apparaîtront.

Graphique 14
Hausse importante des exportations de biens vers les marchés autres que les États-Unis
Graphique 14 : Hausse importante des exportations de biens vers les marchés autres que les États-Unis

Nota – Le dernier point de données correspond à août 2026. Données calculées sur la base de la balance des paiements (valeur nominale), selon une moyenne sur trois mois.

Source : Statistique Canada

Version texte
É.-U. Hors É.-U.
1 janv. 2024 -1,6 -5,5
1 févr. 2024 -2,8 -1,9
1 mars 2024 -2,9 -1,9
1 avril 2024 -1,1 1,6
1 mai 2024 -0,4 -4,0
1 juin 2024 1,1 -2,8
1 juill. 2024 1,7 -5,4
1 août 2024 0,6 -0,4
1 sept. 2024 -0,4 -1,4
1 oct. 2024 -2,5 4,8
1 nov. 2024 -0,9 4,0
1 déc. 2024 2,2 6,2
1 janv. 2025 8,8 3,6
1 févr. 2025 11,6 0,0
1 mars 2025 8,9 3,2
1 avril 2025 -1,5 7,6
1 mai 2025 -10,0 19,0
1 juin 2025 -13,8 19,8
1 juill. 2025 -11,3 16,9
1 août 2025 -9,9 11,5
1 sept. 2025 -8,3 12,1
1 oct. 2025 -9,3 21,3
1 nov. 2025 -9,3 28,8
1 déc. 2025 -10,2 34,7
1 janv. 2026 -11,1 32,4
1 févr. 2026 -10,4 37,0
1 mars 2026 -6,7 43,3
1 avril 2026 0,3 50,1
1 mai 2026 6,3 52,8
1 juin 2026 9,3 51,4
1 juill. 2026 7,3 56,0
1 août 2026 7,7 55,8
Les exportations se raffermissent grâce à de nouveaux corridors commerciaux

La diversification de nos exportations est essentielle pour bâtir une économie plus forte et résiliente. En élargissant l'accès à une plus grande variété de marchés, le Canada peut réduire son exposition à des perturbations propres à certains pays et créer de nouvelles sources de croissance. Les progrès varieront d'un secteur à l'autre. Les industries bien intégrées aux chaînes d'approvisionnement nord-américaines pourraient connaître des périodes d'ajustement plus longues, le temps que les réseaux de production s'adaptent et que les entreprises développent de nouveaux marchés.

Le secteur des services, qui est à l'origine du tiers environ des exportations canadiennes vers des marchés autres que les États-Unis, est bien placé pour profiter de la croissance de la demande mondiale. Les exportations de services numériques (services de télécommunications, développement de logiciels, services de conseil professionnels, génie-conseil, services financiers, etc.) s'imposent de plus en plus comme un important moteur de croissance. Ces industries peuvent servir des clients dans de nombreux marchés à la fois et sont généralement moins exposées aux droits de douane et aux perturbations commerciales touchant les biens, de sorte qu'elles constituent une importante source de diversification des exportations tout en soutenant la croissance, les investissements et des emplois de qualité.

Pour renforcer sa compétitivité et soutenir sa croissance économique à long terme, le Canada doit compter sur des infrastructures favorisant le commerce qui sont efficientes et modernes. Les investissements dans les ports, les réseaux ferroviaires et les corridors d'exportation au pays renforcent la capacité d'expédier des biens sur les marchés mondiaux. Des gains sont observés dans de nombreuses catégories de biens, et les exportations de produits énergétiques devraient jouer un rôle de premier plan dans l'accroissement des exportations mondiales du Canada (graphique 15). Cet élargissement de la capacité d'exportation a déjà amélioré l'accès aux marchés dans l'Indo-Pacifique et soutenu la croissance des exportations de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié. D'autres investissements dans les corridors commerciaux et dans l'infrastructure de pipelines pourraient accélérer ces gains, en permettant de jumeler les ressources canadiennes à la demande croissante à l'étranger. Le Canada solidifierait ainsi sa position de fournisseur fiable de ressources énergétiques sur les marchés mondiaux.

Graphique 15
Les premiers efforts de diversification sont étendus

Graphique 15 : Les premiers efforts de diversification sont étendus

Nota – Données en date d'août 2026. Données annualisées mesurées sur une base douanière (valeur nominale) selon une moyenne sur trois mois. Les exportations d'or sont exclues de la catégorie des métaux et des produits.

Sources : Statistique Canada; calculs du ministère des Finances Canada

Version texte
Énergie Métal et produits Produits électroniques et biens de consommation Produits agricoles Autres Véhicules à moteur et pièces
É.-U. 30,5 2,3 4,0 5,8 -3,4 -6,9
Hors É.-U. 16,1 18,3 5,3 0,4 6,6 2,1

Le Budget de 2025 fixait l’objectif ambitieux de doubler les exportations vers des marchés autres que les États-Unis d’ici 10 ans, ce qui se traduirait par des échanges commerciaux de 300 milliards de dollars de plus par année. Les premiers indicateurs sont encourageants. Les exportations nominales de biens et de services vers des marchés autres que les États-Unis ont augmenté de 33 milliards de dollars en 2025 et sont en voie de connaître une hausse supplémentaire de 57 milliards de dollars en 2026 (graphique 16).

Graphique 16
Premières avancées en vue de doubler les exportations vers des marchés autres que les États-Unis
Graphique 16 : Premières avancées en vue de doubler les exportations vers des marchés autres que les États-Unis

Nota – Le dernier point de données correspond à 2026 et représente la moyenne des deux premiers trimestres. Données calculées sur la base de la balance des paiements (valeur nominale).

Sources : Statistique Canada; calculs du ministère des Finances Canada

Version texte
Données réelles Stratégie visant à doubler les exportations hors É.-U. au cours de la prochaine décennie Début/fin
2011 167,4
2012 166,4
2013 165,9
2014 175,4
2015 176,9
2016 181,4
2017 194,5
2018 214,3
2019 221,0
2020 207,0
2021 226,4
2022 272,2
2023 280,6
2024 299,7 299,7 600,0
2025 333,0 327,0
2026 389,6 354,3
2027 381,6
2028 408,9
2029 436,2
2030 463,5
2031 490,8
2032 518,1
2033 545,4
2034 572,7
2035 600,0 600,0

Le Canada jette les bases d'un supercycle d'investissement

Alors que le monde réagit à la rupture provoquée par les tensions géopolitiques grandissantes et un contexte commercial de plus en plus fragmenté, le Canada est bien placé pour attirer des investissements dans des secteurs stratégiques. La demande croissante d'énergie provenant de sources fiables, de minéraux critiques et d'infrastructures liées à l'IA, combinée à la réalisation de grands projets, à l'élargissement de l'accès aux marchés et à la bonification des incitatifs à l'investissement, crée des conditions propices à un supercycle d'investissement au Canada.

Un supercycle d'investissement survient lorsque les capitaux privés, les investissements publics, l'adoption des technologies et l'accès aux marchés se renforcent mutuellement et favorisent une période prolongée d'investissements accrus, de croissance de la productivité et d'expansion économique.

Les investissements du secteur privé joueront un rôle déterminant dans la concrétisation de ce supercycle. L'objectif du Canada de catalyser de nouveaux investissements privés à hauteur de 500 milliards de dollars sur cinq ans témoigne de l'ampleur des occasions d'investissement qui naissent dans l'économie. Selon une enquête annuelle menée auprès de dirigeants d'entreprises internationaux, le Canada se classe au deuxième rang des pays qui seront les plus attractifs pour les investissements au cours des trois prochaines années, et réduit ainsi l'écart avec les États-Unis (graphique 17). Ce classement montre que la confiance grandit dans le monde à l'égard des facteurs économiques fondamentaux du Canada, de ses actifs stratégiques et de ses perspectives de croissance à long terme.

Graphique 17
Le Canada se classe parmi les premières destinations des investissements étrangers dans le monde
Graphique 17 : Le Canada se classe parmi les premières destinations des investissements étrangers dans le monde

Nota – L’indice Kearney des investissements directs étrangers s’appuie sur une enquête menée auprès de dirigeants d’entreprises internationales, qui classe les marchés susceptibles d’attirer le plus d’investissements au cours des trois prochaines années. 

Source : Kearney, indice des investissements directs étrangers pour 2026

Version texte
Rang Économie Indice
1 É.-U. 2,2
2 Canada 2,1
3 Japon 2,1
4 Chine 2,1
5 Allemagne 2,1
6 R.-U. 2,1
7 France 2,0
8 Singapour 2,0
9 Émirats arabes unis 2,0
10 Arabie Saoudite 2,0
11 Corée du Sud 2,0
12 Australie 2,0
13 Italie 1,9
14 Suisse 1,8
15 Espagne 1,8
16 Nouvelle-Zélande 1,8
17 Suède 1,8
18 Brésil 1,8
19 Mexique 1,7
20 Thaïlande 1,7
21 Malaisie 1,7
22 Inde 1,7
23 Danemark 1,7
25 Autriche 1,7

Le Canada tirera parti de la réorientation des capitaux mondiaux vers les secteurs qui devraient propulser la prochaine vague de croissance économique, notamment l'IA, les véhicules électriques et les batteries, les semi-conducteurs, la cybersécurité, les technologies spatiales et l'énergie nucléaire (graphique 18). Ces domaines font partie d'un ensemble plus large de secteurs qui devraient être les moteurs de la croissance économique future et pourraient représenter d'ici 2040 de 29 000 milliards à 48 000 milliards de dollars américains en revenus annuels mondiaux.

Le Canada peut être compétitif dans plusieurs de ces secteurs en jumelant ses ressources naturelles, ses sources d'énergie fiables, ses capacités de recherche et sa main-d'œuvre qualifiée avec ses points forts bien établis sur le plan commercial. Des entreprises canadiennes occupent déjà une position concurrentielle à l'échelle mondiale dans plusieurs de ces secteurs, comme l'illustrent les grappes de jeux vidéo de calibre mondial à Montréal et Vancouver, les chefs de file prometteurs en IA, une forte présence en commerce électronique et en cybersécurité, des leaders reconnus dans les domaines de l'espace, des infrastructures technologiques et des télécommunications, ainsi qu'un acteur clé de la renaissance du nucléaire. À ces capacités viennent s'ajouter les réserves d'uranium et d'autres minéraux critiques, l'électricité en abondance et l'expertise de pointe en matière d'énergie nucléaire au pays, qui élargissent encore les possibilités, notamment dans le domaine des véhicules électriques, des batteries et d'autres secteurs à forte consommation d'énergie.

Graphique 18
Le Canada peut être compétitif dans les secteurs de croissance clés de l'avenir
Graphique 18 : Le Canada peut être compétitif dans les secteurs de croissance clés de l'avenir

Nota – Les secteurs retenus correspondent à des domaines présentant des possibilités de forte croissance et dans lesquels le Canada est déjà actif ou en voie de le devenir. Ont été exclus les secteurs dans lesquels la présence industrielle canadienne est limitée, les secteurs dominés par des acteurs mondiaux bien établis ou les secteurs dont les caractéristiques limitent la comparabilité.

Source : Adapté, par le ministère des Finances Canada, du rapport The Next Big Arenas of Competition du McKinsey Global Institute

Version texte
Estimations des revenus en G$ US d'ici 2040 Revenus, 2022 Estimation de la limite supérieure, 2040 (croissance annuelle)
Logiciels et services d'IA 85 4 600 25 %
Véhicules électriques 450 3 200 12 %
Semi-conducteurs 630 2 400 8 %
Espace 300 1 600 10 %
Cybersécurité 160 1 200 12 %
Batteries 98 1 100 14 %
Construction modulaire 180 1 100 10 %
Jeux vidéo 230 910 8 %
Robotique 21 910 23 %
Centrales de fission nucléaire 18 150 13 %

Les atouts du Canada ne se limitent pas aux ressources naturelles et à sa main-d'œuvre qualifiée. Des institutions solides, des marchés financiers bien établis et un système financier résilient constituent une base stable pour l'investissement et l'activité économique.

Le Canada est classé comme le pays ayant le régime fiscal le plus compétitif du G7, selon l'indice de compétitivité fiscale internationale 2026 de la Tax Foundation.

Le Canada utilise sa solide position budgétaire judicieusement. Grâce à des investissements ciblés et stratégiques ainsi qu'à des modifications de portée générale en matière fiscale, le Canada demeure l'une des économies avancées les plus compétitives sur le plan fiscal. Le Budget de 2026 propose des modifications phares en matière fiscale, dont la Mégadéduction à la productivité et l'Incitatif canadien à la croissance, qui renforceront notre compétitivité fiscale et créeront les conditions propices à un supercycle d'investissement.

Figure 3
Le Canada se classe au premier rang des pays du G7 au chapitre de la compétitivité fiscale globale
Figure 3 : Le Canada se classe au premier rang des pays du G7 au chapitre de la compétitivité fiscale globale

Source : ministère des Finances Canada, adapté de l'indice de compétitivité fiscale internationale pour 2026 de Tax Foundation

Nota – Le score global est un indicateur de la Tax Foundation qui mesure la compétitivité et la neutralité du régime fiscal d’un pays. Plus le score est élevé, plus la compétitivité est grande.

Version texte

Saisissez la version texte du graphique.

Dans un monde marqué par l'incertitude, les investisseurs accordent une importance accrue à la stabilité, à un accès fiable aux marchés et à la certitude que les projets peuvent réussir à long terme. Le Canada est de plus en plus en mesure d'offrir ces trois avantages, auxquels s'ajoute une filière sans cesse croissante de projets d'investissement à grande échelle. De récentes mesures stratégiques ont également augmenté l'attrait du Canada en tant que destination de choix pour les investissements.

Aujourd'hui, le Canada offre le traitement fiscal le plus compétitif du G7 pour les nouveaux investissements des entreprises. La Mégadéduction à la productivité proposée marque l'un des plus grands changements au régime fiscal des entreprises depuis 50 ans : elle fera passer à 6,4 % le taux effectif marginal d'imposition sur les nouveaux investissements des entreprises, alors qu'il atteignait 15,4 % avant le Budget de 2025. Le gouvernement du Canada a apporté une série de changements pour faire du Canada un environnement plus concurrentiel pour les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, notamment en réduisant les impôts sur les revenus des particuliers et en encourageant les entreprises à faire de nouveaux investissements.

Le Budget de 2025 a instauré la Superdéduction à la productivité, qui permet aux entreprises de toutes tailles de déduire immédiatement 100 % du coût des nouveaux investissements admissibles. Cette mesure a permis la passation en charges immédiate d'un large éventail d'actifs productifs, y compris de nouveaux équipements, machines, technologies et autres actifs. Grâce à la Mégadéduction à la productivité, le Canada a augmenté la proportion d'actifs visés, pour la faire passer d'environ 15 % à plus de 65 %, afin d'inclure les câbles à fibres optiques, les biens miniers, les oléoducs et les gazoducs, les logiciels, la recherche et le développement, le matériel informatique, les aéronefs et les véhicules, les brevets, les voies ferrées, les ponts et les routes.

Un nombre limité d'exclusions s'appliquent à certains actifs qui sont de longue durée, qui sont assujettis à des taux réglementés ou qui sont destinés en grande partie à un usage personnel. L'approche du Canada quant à la passation en charges immédiate est concurrentielle, par rapport aux États-Unis, auprès des investisseurs.

Les récents changements à la fiscalité ont considérablement amélioré les perspectives de l'investissement au Canada et devraient encourager les entreprises à augmenter leurs dépenses en capital. Grâce à la Mégadéduction à la productivité, le taux effectif marginal d'imposition des nouveaux investissements au Canada sera d'environ 10 points de pourcentage inférieur à celui des États-Unis et correspondra environ au tiers de la moyenne pour les pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Des signes indiquent que les entreprises canadiennes investissent dans la croissance future. Au deuxième trimestre, les investissements des entreprises ont affiché leur plus forte progression en deux ans (graphique 19), appuyés par des gains annualisés de plus de 20 % dans la construction de bâtiments industriels, le matériel et l'outillage, en particulier les investissements liés à la technologie (graphique 20). Malgré l'incertitude engendrée par les différends commerciaux, les entreprises continuent d'investir, ce qui témoigne de la solidité de leurs bilans, du raffermissement de la confiance et des possibilités croissantes dans les secteurs les mieux placés pour tirer profit des changements structurels que connaît l'économie mondiale.

Graphique 19
La croissance des investissements des entreprises se renforce

Graphique 19 : La croissance des investissements des entreprises se renforce

Source : Statistique Canada

Version texte
Variation trimestrielle annualisée
2024T4 7,9
2025T1 0,0
2025T2 -1,0
2025T3 -5,1
2025T4 3,8
2026T1 -1,2
2026T2 8,9

Graphique 20
Le cycle d'investissement dans l'IA soutient les investissements

Graphique 20 : Le cycle d'investissement dans l'IA soutient les investissements

Nota – Le dernier point de données correspond au T2 de 2026.

Source : Statistique Canada

Version texte
R-D Logiciels Exploration minière Ordinateurs
1,2 7,1 8,3 60,1

La hausse des prix de l'énergie et la demande croissante d'énergie provenant de sources sûres et fiables favorisent les dépenses d'investissement dans le secteur de l'énergie. La forte demande de minéraux critiques et d'autres produits de base à l'échelle mondiale encourage de nouveaux projets d'exploration et d'exploitation. Les investissements augmentent dans les actifs qui améliorent la productivité, comme les machines, le matériel et l'infrastructure informatique, en partie en raison des investissements croissants dans l'IA et son adoption. Ces investissements peuvent produire des retombées bien au-delà de leurs secteurs d'origine, en stimulant l'activité et la création d'emplois dans les domaines de la fabrication, de la logistique, du transport, de l'ingénierie et des services aux entreprises. Les intentions d'investissement futures laissent entrevoir une vigueur soutenue des investissements des entreprises (graphique 21).

Les grands projets contribueront à transformer ces nouveaux domaines porteurs en un cycle d'investissement plus vaste et durable. Par exemple, les nouvelles infrastructures énergétiques et commerciales élargiront l'accès aux marchés mondiaux, accroîtront la capacité d'acheminer l'énergie et d'autres biens canadiens et amélioreront le rendement des investissements du secteur privé.

Les capitaux nécessaires à la réalisation de ces projets affluent de plus en plus vers le Canada. Les investissements directs étrangers (IDE) ont grimpé à leur niveau le plus élevé en près de 20 ans pour s'établir en moyenne à 98 milliards de dollars en 2025. Depuis le début de l'année dernière, le Canada se classe en tête du G7 pour les flux entrants d'IDE par habitant (graphique 22). Au cours des six premiers mois de 2026, les bénéfices réinvestis ont constitué la majeure partie des IDE, soit 54 %. La part importante de bénéfices réinvestis semble indiquer que les entreprises étrangères qui exercent des activités au Canada continuent d'y voir des perspectives propices à l'expansion.

Graphique 21
Les intentions d'investissement des entreprises sont solides

Graphique 21 : Les intentions d'investissement des entreprises sont solides

Nota – Le dernier point de données correspond au T3 de 2026.

Source : Banque du Canada, Enquête sur les perspectives des entreprises, octobre 2026

Version texte
Intentions d'investissement dans les machines et le matériel qui améliorent la productivité Moyenne (2012 à aujourd'hui)
2012
T1
24,0 18,7
2012
T2
24,0 18,7
2012
T3
8,0 18,7
2012
T4
20,0 18,7
2013
T1
12,0 18,7
2013
T2
9,0 18,7
2013
T3
7,0 18,7
2013
T4
19,0 18,7
2014
T1
21,0 18,7
2014
T2
24,0 18,7
2014
T3
20,0 18,7
2014
T4
8,0 18,7
2015
T1
4,0 18,7
2015
T2
7,0 18,7
2015
T3
14,0 18,7
2015
T4
-3,0 18,7
2016
T1
9,0 18,7
2016
T2
9,0 18,7
2016
T3
18,0 18,7
2016
T4
24,0 18,7
2017
T1
35,0 18,7
2017
T2
29,0 18,7
2017
T3
17,0 18,7
2017
T4
29,0 18,7
2018
T1
24,0 18,7
2018
T2
17,0 18,7
2018
T3
33,0 18,7
2018
T4
25,0 18,7
2019
T1
20,0 18,7
2019
T2
20,0 18,7
2019
T3
28,0 18,7
2019
T4
11,0 18,7
2020
T1
12,0 18,7
2020
T2
-30,0 18,7
2020
T3
2,0 18,7
2020
T4
26,0 18,7
2021
T1
40,0 18,7
2021
T2
36,0 18,7
2021
T3
46,0 18,7
2021
T4
47,0 18,7
2022
T1
42,0 18,7
2022
T2
37,0 18,7
2022
T3
29,0 18,7
2022
T4
20,0 18,7
2023
T1
19,0 18,7
2023
T2
14,0 18,7
2023
T3
7,0 18,7
2023
T4
22,0 18,7
2024
T1
0,0 18,7
2024
T2
11,0 18,7
2024
T3
9,0 18,7
2024
T4
32,0 18,7
2025
T1
3,0 18,7
2025
T2
7,0 18,7
2025
T3
7,0 18,7
2025
T4
14,0 18,7
2026
T1
29,0 18,7
2026
T2
30,0 18,7
2026
T3
26,0 18,7

Graphique 22
Le Canada est en tête du G7 pour les flux entrants d'investissements directs par habitant depuis 2025

Graphique 22 : Le Canada est en tête du G7 pour les flux entrants d'investissements directs par habitant depuis 2025

Nota – Le dernier point de données correspond au T1 de 2026 pour tous les pays, à l’exception du Canada pour lequel le T2 de 2026 est inclus.

Sources : OCDE; Statistique Canada; calculs du ministère des Finances Canada

Version texte
Italie Japon France R.-U. É.-U. Allemagne Canada
IDE entrants par habitant depuis 2025 ($ US) 46 110 152 165 207 277 410

Les grands projets stimulent l'investissement

Le programme des grands projets du Canada vise à relier et à transformer l'ensemble de notre pays en réduisant les formalités administratives, en accélérant l'évaluation et la construction des projets et en donnant aux investisseurs la certitude accrue dont ils ont besoin pour investir dans de grands projets. Le Canada ouvre la voie à un supercycle d'investissement en mobilisant les capitaux privés et en développant les infrastructures, les capacités et la confiance nécessaires pour stimuler des investissements additionnels – et ce, en combinaison avec l'un des plus grands changements au régime fiscal des entreprises depuis un demi-siècle.

Les grands projets dans des secteurs tels que l'énergie, les transports, les minéraux critiques et l'infrastructure numérique généreront d'importantes activités de construction à court terme, tout en ayant de plus vastes retombées en venant réduire les coûts, élargir l'accès aux marchés et ouvrir de nouvelles possibilités d'investissement et de croissance pour les entreprises canadiennes. L'avancement des projets, qui passent du stade de la planification à l'étape de la construction, réduit l'incertitude chez les investisseurs en prouvant que les projets à grande échelle peuvent être réalisés, ce qui encourage les entreprises à engager des capitaux.

Les projets soumis au Bureau des grands projets (BGP) comptent parmi les investissements d'intérêt national les plus importants du Canada. Le BGP a annoncé 28 initiatives d'intérêt national dans tout le pays : 18 projets, qui représentent de nouveaux investissements de plus de 194 milliards de dollars et permettront de soutenir environ 200 000 emplois par année pendant la phase de construction, et 10 stratégies de transformation destinées à créer de nouvelles possibilités régionales et sectorielles. Dans leur ensemble, ces projets couvrent chaque région du pays et progressent aux étapes de la planification, de la construction et de la réalisation (figure 4).

Ces estimations ne tiennent pas compte des investissements potentiellement importants en amont que pourraient générer ces projets. À titre d'exemple, selon les estimations, l'oléoduc Pacific Link pourrait mener à des investissements dans les oléoducs et la production en amont d'une valeur comprise entre 70 milliards et 81 milliards de dollars.

Figure 4
Grands projets représentant certains des investissements d'intérêt national les plus importants du Canada

Les projets soumis à ce jour représentent des investissements en capital de plus de 194 milliards de dollars du secteur privé, du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux

Figure 4 : Grands projets représentant certains des investissements d'intérêt national les plus importants du Canada
Version texte

Colombie-Britannique

  1. Terminal 2 à Roberts Bank
  2. Stratégie de la porte d'entrée du port de Vancouver
  3. Ligne de transport d'électricité de la côte nord
  4. LNG Canada – phase 2
  5. Terminal de GNL Ksi Lisims
  6. Expansion de la mine Red Chris

Yukon  

  1. Corridor essentiel de conservation du Nord-Ouest

Territoires du Nord-Ouest

  1. Route de la vallée du Mackenzie
  2. Corridor économique et de sécurité de l'Arctique
  3. Agrandissement de la centrale hydroélectrique de Taltson

Alberta  

  1. Train à grande vitesse en Alberta
  2. Oléoduc Pacific Link
  3. Pathways Plus

Nunavut  

  1. Route et port de Grays Bay
  2. Projet hydroélectrique Nukkiksautiit à Iqaluit

Saskatchewan  

  1. McIlvenna Bay Project

Manitoba  

  1. Port of Churchill Plus  

Ontario  

  1. Dépôt géologique en profondeur
  2. Projet nickélifère Crawford de la société Canada Nickel
  3. Projet de nouvelle centrale nucléaire de Darlington

Québec  

  1. Projet de terminal à conteneurs de Contrecœur
  2. Train à grande vitesse Alto, corridor Ontario-Québec
  3. Mine Matawinie de Nouveau Monde Graphite

Terre-Neuve-et-Labrador

  1. Corridor d'énergie propre, de minéraux critiques et d'infrastructures de la fosse du Labrador

Nouveau-Brunswick

  1. Mine Sisson de Northcliff Resources

Canada atlantique

  1. Atlantic Energy Strategy  

À l'échelle nationale

  1. Stratégie d'investissement dans les interconnexions de transport d'électricité
  2. Stratégie sur les minéraux critiques

Pour de nouveau bâtir en grand, nous adoptons l'approche « un projet, une décision, un an » pour accélérer les grands projets, notamment par une meilleure coordination des évaluations fédérales et provinciales et au moyen des réformes proposées dans la Loi visant à bâtir un Canada fort afin que les évaluations et la prise de décision au niveau fédéral se fassent en un an à peine. Étant donné que la réalisation de bon nombre de ces projets prendra plusieurs années, ils seront une source importante d'emplois et d'activité économique pendant une longue période, tandis que les actifs ainsi créés produiront des retombées durables pour le Canada en contribuant à accroître la productivité, la capacité d'exportation et la résilience de l'économie.

Les investissements dans l'IA et l'adoption de celle-ci s'accélèrent

L'accélération des investissements dans l'IA à l'échelle mondiale ouvre de nouvelles possibilités aux entreprises et aux travailleurs canadiens. Le Canada est bien placé pour en tirer parti, grâce à un écosystème de recherche de calibre mondial, des talents hautement qualifiés, de l'électricité propre en abondance et une intégration poussée au marché nord-américain. Les investisseurs du monde entier reconnaissent de plus en plus ces atouts. Relativement à la taille de son économie, le Canada se situe au deuxième rang des pays du G7 (pour lesquels des données sont disponibles) quant à sa capacité d'attirer du financement privé dans le secteur de l'IA (graphique 23).

Le gouvernement fédéral a effectué des investissements importants pour renforcer l'écosystème d'IA souveraine au pays et poser les bases d'une croissance à long terme. Ces efforts comprennent des initiatives prévues dans la Stratégie nationale d'intelligence artificielle du Canada : L'IA pour tous. Cette stratégie vise à renforcer la confiance dans les systèmes d'IA, à permettre aux institutions et aux entreprises canadiennes d'adopter l'IA et d'en tirer profit, ainsi qu'à protéger la souveraineté du Canada en matière d'IA grâce à des investissements dans l'infrastructure de calcul, les données et les talents.

L'essor de l'IA se traduit déjà par de nouvelles activités économiques au Canada. Les entreprises investissent dans l'informatique, les logiciels, la recherche-développement et la capacité des centres de données. Les investissements des entreprises dans les actifs informatiques ont progressé de 60 % depuis 2023.

Graphique 23
Le Canada se classe au deuxième rang parmi ses pairs pour le financement privé de l'IA en 2025

Graphique 23 : Le Canada se classe au deuxième rang parmi ses pairs pour le financement privé de l'IA en 2025

Nota – Le financement privé en IA correspond au financement privé accordé à des entreprises d’IA qui ont reçu plus de 1,5 million de dollars américains en financement depuis 2013.

Sources : Université Stanford, 2026 AI Index Report; Deutsche Bank Research; FMI; calculs du ministère des Finances du Canada

Version texte
En % du PIB
É.-U. 0,93
Canada 0,18
R.-U. 0,15
France 0,13
Allemagne 0,08
Japon 0,02

Graphique 24
Les entreprises canadiennes adoptent rapidement l'IA

Graphique 24 : Les entreprises canadiennes adoptent rapidement l'IA

Source : Statistique Canada

Version texte
Pourcentage
2024
T2
6,1
2025
T2
12,2
2026
T2
19,2

Le Canada devient également un emplacement de plus en plus important pour l'infrastructure qui sous-tend l'économie mondiale de l'IA. Depuis 2022, les exportations de services d'information, de télécommunications et d'informatique se sont accrues de 25 %. Plus de 200 projets de centres de données sont à différents stades d'avancement au pays, compte tenu des conditions propices à leur fonctionnement écoénergétique et des possibilités d'accès à une électricité propre à faibles émissions.

L'adoption de l'IA progresse rapidement au sein des entreprises canadiennes. Selon l'Enquête canadienne sur la situation des entreprises, la part des entreprises qui utilisent l'IA a plus que triplé depuis 2024, passant de 6,1 % en 2024 à 19,2 % en 2026 (graphique 24). Les entreprises ont recours aux technologies de l'IA pour automatiser des tâches courantes, améliorer la prise de décision, appuyer les travailleurs qualifiés et accroître l'efficacité. À mesure que l'adoption de l'IA se répand, l'OCDE estime qu'il pourrait en découler une hausse se situant entre 0,4 et 1,1 point de pourcentage de la croissance annuelle de la productivité du travail au Canada au cours des 10 prochaines années. Il s'agirait là d'un important gain, particulièrement dans un contexte marqué par le vieillissement de la population.

Pour concrétiser ce potentiel, il faudra des investissements soutenus. L'expansion des centres de données et des capacités de calcul accroîtra les besoins en production d'électricité, en réseaux de transport d'électricité, en infrastructures numériques et en main-d'œuvre qualifiée. Ainsi, le cycle d'investissement en IA va bien au-delà du secteur technologique. Il sera nécessaire d'investir dans les secteurs de l'énergie, de la technologie et des infrastructures pour que le Canada puisse répondre à la demande croissante et faire en sorte que les retombées des investissements dans l'IA profitent à l'ensemble de la population canadienne.

Le Canada prend des mesures pour se doter des capacités nécessaires en vue d'assurer sa compétitivité dans l'économie mondiale de l'IA et d'accélérer la commercialisation des technologies canadiennes dans ce secteur, en investissant dans des chefs de file canadiens de l'IA comme Cohere. À cela s'ajoutent les efforts visant à promouvoir une IA sûre, notamment par des investissements dans LoiZéro, une organisation à but non lucratif de Montréal œuvrant à créer une IA avancée conçue pour être fiable, transparente et sécuritaire. Le soutien aux investissements majeurs dans l'infrastructure d'IA, y compris les projets de centres de données de TELUS en Colombie-Britannique et le projet de centre d'IA de Bell Canada en Saskatchewan, renforce la capacité de calcul nationale du Canada. Le projet de Bell générera jusqu'à 52,5 milliards de dollars d'investissements en capital, le montant le plus important de l'histoire de la Saskatchewan, et soutiendra 4 500 emplois de qualité.

Créer des emplois et rendre la vie plus abordable

Plus de Canadiens trouvent du travail

Les conditions du marché du travail canadien se sont améliorées au cours de la dernière année (graphique 25). Cette progression s'explique par une reprise notable de l'emploi privé, où 214 000 emplois se sont ajoutés depuis un an (graphique 26), ce qui constitue une importante réorientation vers une croissance de l'emploi menée par les entreprises. L'emploi total a augmenté de 95 000 au cours de cette période, malgré des pertes d'emplois enregistrées en août et en septembre. Parallèlement, plus la croissance démographique ralentit, moins il y a de gens qui intègrent le marché du travail à la recherche d'un emploi, ce qui a contribué à faire baisser le taux de chômage à 6,5 % en septembre – près de son plus bas niveau des deux dernières années.

Graphique 25
Après un ralentissement en 2025, le nombre d'emplois a augmenté depuis un an

Graphique 25 : Après un ralentissement en 2025, le nombre d'emplois a augmenté depuis un an

Source : Statistique Canada

Version texte
Employment Growth
1 déc. 2024 0
1 janv.2025 52
1 févr. 2025 51
1 mars 2025 30
1 avr. 2025 32
1 mai 2025 40
1 juin 2025 106
1 juil. 2025 84
1 août 2025 22
1 sept. 2025 75
1 oct. 2025 149
1 nov. 2025 201
1 déc. 2025 211
1 janv. 2026 187
1 févr. 2026 103
1 mars 2026 117
1 avril 2026 99
1 mai 2026 187
1 juin 2026 205
1 juil. 2026 280
1 août 2026 238
1 sept. 2026 170

Graphique 26
La création d'emplois est soutenue par l'emploi privé

Graphique 26 : La création d'emplois est soutenue par l'emploi privé

Nota – Le dernier point de données correspond à septembre 2026. L’emploi privé inclut les employés du secteur privé et les travailleurs autonomes.

Source : Statistique Canada

Version texte
Total des emplois Emploi privé
95 214

Au début de 2025, l'intensification des tensions commerciales avec les États-Unis avait incité de nombreuses entreprises à freiner les embauches et à réduire le nombre de postes vacants, au lieu de procéder à des mises à pied généralisées. Cette dynamique caractérisée par un faible niveau d'embauches et de mises à pied a contribué à soutenir l'emploi, les revenus des ménages et les dépenses de consommation, mais a rendu la recherche d'emploi plus longue et fait monter le chômage, notamment chez les jeunes. La reprise de l'activité économique au milieu de 2026 s'est accompagnée d'un redressement des embauches et d'une amélioration des conditions du marché du travail.

En dépit des droits de douane américains et de l'incertitude commerciale persistante, le marché du travail canadien a continué à créer des emplois. Depuis le début de 2025, le rythme de la création d'emplois au pays (4,9 emplois par millier d'habitants) a été près du double de celui des États-Unis (2,6 emplois par millier d'habitants).

Les conditions du marché du travail se sont également améliorées pour les jeunes. Le taux de chômage chez les jeunes est passé d'un sommet de 14,6 % en septembre 2025 à 13 % en septembre de cette année. Et le taux d'activité des jeunes âgés de 15 à 24 ans est de loin le meilleur du G7, à 62,3 %, soit environ 6 points de pourcentage de plus qu'aux États-Unis. Néanmoins, l'embauche modérée et le faible nombre de postes vacants rendent plus difficile que d'habitude de trouver du travail pour les jeunes et les autres nouveaux arrivants sur le marché du travail. Le gouvernement a pour objectif d'aider les jeunes Canadiens à acquérir de l'expérience précieuse et des compétences recherchées au moyen de diverses initiatives, comme Emplois d'été Canada et le programme Une Équipe Canada forte, annoncées dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, qui vise à recruter, former et embaucher jusqu'à 100 000 nouveaux travailleurs dans les métiers spécialisés.

Pour la suite des choses, le maintien des mesures tarifaires des États-Unis devrait entraîner une progression plus modérée de l'emploi, dont les effets se feront davantage sentir dans les secteurs et les régions touchés par les droits de douane. La situation pourrait être difficile pour les petites et moyennes entreprises étant donné leur capacité limitée à absorber les pertes de revenus d'exportation et à diversifier leurs marchés. Le chapitre 2 fournit plus de détails sur les quelque 44 milliards de dollars que nous avons annoncés pour soutenir les travailleurs et les entreprises touchés par les droits de douane.

L'offre de main-d'œuvre au Canada est restée résiliente, soutenue par un taux d'activité remarquablement fort alors que la croissance démographique ralentissait. Le Canada demeure en tête du G7 avec un taux d'activité de 64,8 %, soit 3 points de pourcentage de plus que celui des États-Unis (graphique 27). Le taux d'activité des Canadiens âgés de 25 à 54 ans a regrimpé à 88,5 %, soit seulement 0,4 point de pourcentage de moins que son sommet historique, soutenu par la participation record des femmes au marché du travail. Environ 85 % des femmes âgées de 25 à 54 ans sont actives sur le marché du travail, soit environ 7 points de pourcentage de plus que le taux observé aux États-Unis.

Graphique 27
La participation des Canadiens au marché du travail demeure forte
Graphique 27 : La participation des Canadiens au marché du travail demeure forte

Nota – Données pour septembre 2026. Les colonnes « Global » renvoient aux personnes âgées de 15 ans et plus au Canada, et de 16 ans et plus aux États-Unis. Les colonnes « Jeunes » renvoient aux personnes âgées de 15 à 24 ans au Canada et de 16 à 24 ans aux États-Unis.

Sources : Statistique Canada; U.S. Bureau of Labor Statistics

Version texte
Canada É.-U.
Total 64,8 61,8
Jeunes 62,3 56,3
Femmes âgées
de 25 à 54 ans
85 78,0
Hommes âgés
de 25 à 54 ans
91,8 89,5

Depuis notre entrée en fonction il y a 20 mois, nous avons repris le contrôle de l'immigration. Le Plan des niveaux d'immigration 2027-2029 est axé sur la stabilisation de l'immigration à des taux viables (graphique 28). Dans ce contexte, il continue d'accorder la priorité à l'immigration économique pour remédier à des pénuries de main-d'œuvre critiques, tout en respectant les engagements du Canada en matière de regroupement familial et de protection humanitaire. Il reconnaît aussi le rôle important des travailleurs étrangers temporaires dans la croissance économique, notamment dans les communautés rurales et éloignées, en prévoyant une voie accélérée vers la résidence permanente à de nombreux travailleurs temporaires qui se trouvent déjà au Canada et contribuent à leur communauté.

Graphique 28
Les niveaux d'immigration ralentissent après avoir atteint des sommets et reviennent à des taux plus viables
Graphique 28 : Les niveaux d'immigration ralentissent après avoir atteint des sommets et reviennent à des taux plus viables

Source : Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, 31 août 2026

Version texte
Catégorie de résidents 2023 (réelles) 2024 (réelles) 2027-2029 (cibles annuelles)
Nombre de nouvelles arrivées de résidents temporaires 971 815 686 010 370 000
Nombre d'admissions de résidents temporaires 471 820 483 655 380 000

Le revenu des Canadiens s'accroît et le coût de la vie devient plus abordable

Ces dernières années, les revenus et le pouvoir d'achat des ménages canadiens ont considérablement augmenté. Le revenu disponible réel par habitant a crû de 6,4 % depuis 2019, ce qui place le Canada au deuxième rang des pays du G7 à cet égard. Les salaires horaires réels sont supérieurs de 6,1 % à leur niveau de 2019, soit plus du double de la hausse enregistrée aux États-Unis (graphique 29). Conjuguées à la situation financière généralement saine des ménages, ces hausses de revenus ont contribué à maintenir la croissance des dépenses de consommation (graphique 30).

Graphique 29
Les salaires réels ont augmenté plus vite qu'aux États-Unis

Graphique 29 : Les salaires réels ont augmenté plus vite qu'aux États-Unis

Nota – Le dernier point de données réelles correspond au T3 de 2026.

Sources : Statistique Canada; calculs du ministère des Finances Canada

Version texte
É.-U. Canada
2020
T1
0,8 1,9
2020
T2
5,9 8,8
2020
T3
3,8 5,8
2020
T4
3,9 5,2
2021
T1
3,9 4,9
2021
T2
3,3 4,4
2021
T3
3,1 3,7
2021
T4
2,4 3,1
2022
T1
1,5 2,0
2022
T2
0,5 1,0
2022
T3
0,3 1,3
2022
T4
0,4 1,7
2023
T1
0,5 1,9
2023
T2
0,9 2,3
2023
T3
1,2 2,6
2023
T4
1,3 3,4
2024
T1
1,4 4,2
2024
T2
1,7 4,7
2024
T3
2,4 5,5
2024
T4
2,6 5,8
2025
T1
2,8 5,6
2025
T2
3,2 6,3
2025
T3
3,4 6,9
2025
T4
#N/A 7,1
2026
T1
3,7 7,5
2026
T2
2,8 7,0
2026
Q3
3,0 6,1

Graphique 30
La croissance de la consommation réelle par habitant s'est accélérée au cours des trois derniers trimestres

Graphique 30 : La croissance de la consommation réelle par habitant s'est accélérée au cours des trois derniers trimestres

Source : Statistique Canada

Version texte
2023
T2
-2,1
2023
T3
-2,6
2023
T4
-1,3
2024
T1
-0,3
2024
T2
-0,9
2024
T3
2,1
2024
T4
0,6
2025
T1
0,6
2025
T2
3,8
2025
T3
-1,9
2025
T4
1,8
2026
T1
2,5
2026
T2
3,3

Non seulement les salaires réels ont augmenté depuis 2019, mais les hausses ont aussi été observées dans l'ensemble de la distribution des salaires (graphique 31). Plus récemment, la montée des prix mondiaux de l'énergie a freiné la progression des salaires réels dans de nombreux pays, dont le Canada. Parallèlement, le coût toujours élevé de biens essentiels comme la nourriture et le logement à la suite des fortes augmentations des dernières années continue de peser sur le budget des ménages.

Même si les prix élevés ont continué d'exercer de la pression sur le budget des ménages, les revenus des ménages se sont raffermis au deuxième trimestre de 2026, sous l'effet de l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels, ainsi que de la hausse des revenus du travail. Le revenu disponible nominal par habitant s'est accru à un taux annualisé de 8,3 % au deuxième trimestre, ce qui s'est traduit par une hausse de 4,2 % du revenu des ménages par rapport à un an plus tôt (graphique 32). Après correction pour l'inflation, le revenu disponible réel par habitant a progressé de près de 5 % (taux annualisé) au deuxième trimestre et était 1 % plus élevé par rapport à un an plus tôt.

Nous agissons pour rendre la vie plus abordable dès aujourd'hui, tout en poursuivant les investissements à long terme nécessaires pour stimuler la croissance future et accroître les revenus et le niveau de vie. En ce qui concerne l'amélioration du pouvoir d'achat, plus de 12 millions de Canadiens à revenu faible ou modeste reçoivent l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels, qui a contribué au rebond de la croissance du revenu des ménages (graphique 32). Le Budget de 2026 propose de bonifier cette allocation par le versement d'un supplément de 50 %. Par ailleurs, environ 22 millions de Canadiens conservent une plus grande partie de leurs revenus grâce à notre baisse d'impôt pour la classe moyenne. Le Budget de 2026 propose également l'Allocation aux travailleurs pour bâtir le Canada afin d'élargir l'admissibilité de personnes à faible revenu, tout en augmentant le montant de l'aide offerte aux travailleurs à faible revenu.

Nous rendons aussi la vie plus abordable en aidant à réduire les coûts là où les besoins sont les plus criants. La suspension temporaire de la taxe d'accise fédérale sur le carburant a fait baisser le coût de l'essence, compensant en partie l'effet de la hausse des prix du pétrole. Pour rendre les aliments plus abordables et améliorer la sécurité alimentaire au pays, nous avons mis en place la Stratégie nationale de sécurité alimentaire et proposé de nouveaux investissements dans le programme Nutrition Nord Canada, qui vise à réduire le coût des aliments et à accroître l'approvisionnement alimentaire dans les collectivités éloignées du Nord. Les Canadiens bénéficient également de nouvelles mesures visant à aider les acheteurs d'une première propriété et du Programme pour l'abordabilité des véhicules électriques. De plus, un nouveau Programme national de remise pour les thermopompes est proposé dans le Budget de 2026.

La situation financière des ménages reste globalement solide. Le ratio de la dette au revenu demeure inférieur à celui observé avant la pandémie, la valeur nette des ménages atteint un niveau record et le taux d'épargne se maintient au-dessus de sa moyenne à long terme. Ce coussin financier a soutenu les dépenses des ménages pendant cette période d'incertitude élevée.

Graphique 31
Depuis 2019, les salaires réels affichent des gains généralisés dans l'ensemble de l'échelle salariale

Graphique 31 : Depuis 2019, les salaires réels affichent des gains généralisés dans l'ensemble de l'échelle salariale

Nota – Le dernier point de données correspond à août 2026. Données calculées selon une moyenne sur trois mois.

Sources : Statistique Canada; calculs du ministère des Finances Canada

Version texte
Premier
quintile
Deuxième
quintile
Troisième
quintile
Quatrième
quintile
Cinquième
quintile
Depuis l'an dernier -0,9 -1,0 -0,8 -0,7 -0,7
Depuis 2019 5,1 6,3 5,7 5,8 6,8

Graphique 32
Les mesures prises pour améliorer l'abordabilité ont contribué à l'augmentation du revenu disponible

Graphique 32 : Les mesures prises pour améliorer l'abordabilité ont contribué à l'augmentation du revenu disponible

Source : Statistique Canada

Version texte
Revenu disponible nominal par habitant Rémunération des employés Transferts fédéraux Autres
2025
T1
5,2 3,1 0,5 1,6
2025
T2
2,9 2,2 0,0 0,6
2025
T3
1,3 2,1 -0,3 -0,5
2025
T4
1,2 2,1 -0,2 -0,8
2026
T1
1,8 2,5 -0,2 -0,5
2026
T2
4,2 3,8 0,9 -0,5

On observe également des signes encourageants de progrès en ce qui concerne certaines dépenses quotidiennes. L'inflation des prix dans les épiceries a ralenti pour s'établir à 1,7 % en septembre, en baisse par rapport à son récent sommet de 5 % en décembre 2025. L'inflation des loyers a aussi fléchi alors que l'offre de logements continue d'augmenter (encadré). Les Canadiens profitent d'une baisse des coûts qui influe directement sur le budget des ménages. À l'échelle du pays, le coût moyen des services de garde d'enfants a baissé d'environ 30 % depuis 2019. Les prix des services de téléphonie cellulaire ont aussi chuté de près de moitié depuis 2019. De plus, les loyers demandés sont en baisse depuis deux ans sur une base d'une année sur l'autre, ayant chuté de près de 8 % (170 $ par mois) par rapport à leur niveau maximal pour s'établir à un peu plus de 2 000 $ à l'échelle nationale. Cela se traduit par des économies annuelles d'environ 2 000 $ pour les nouveaux locataires.

Depuis le lancement du Système pancanadien d'apprentissage et de garde des jeunes enfants afin de mettre en place des services de garde à 10 $ par jour dans tout le pays, les frais de garde à l'échelle nationale ont diminué d'environ 30 % par rapport à 2019.

Le coût de la vie reste néanmoins une grande priorité. L'épicerie et le logement continuent de coûter cher, et la hausse des prix de l'énergie a récemment exercé une pression supplémentaire sur le pouvoir d'achat. À cet égard, les mesures mentionnées ci-dessus apportent de l'aide dès aujourd'hui. Cependant, il sera essentiel d'augmenter la productivité, l'investissement et la croissance économique de façon soutenue pour assurer, à long terme, une hausse durable des revenus réels, du niveau de vie et de la prospérité.

Le Canada fait des progrès importants en vue de faire baisser le coût du logement

L'abordabilité du logement continue de s'améliorer au Canada alors que la vigueur de la construction résidentielle et le ralentissement de la demande contribuent à rétablir l'équilibre sur les marchés du logement. Au cours des six premiers mois de 2026, la moyenne des mises en chantier s'est établie à environ 250 000, soit environ 20 % de plus qu'avant la pandémie (2015-2019). Les niveaux records de construction de logements locatifs ont constitué une source importante de résilience, atténuant en partie la faiblesse persistante observée dans certains segments du marché, notamment les copropriétés et certains immeubles de faible hauteur.

Cette amélioration s'est manifestée particulièrement dans les marchés locatifs. La vigueur de la construction de logements locatifs, conjuguée à un rythme d'immigration plus viable et à une progression plus lente du nombre de nouveaux ménages, a élargi l'éventail de choix offert aux locataires et contribué à atténuer les pressions sur les loyers. Depuis le sommet atteint en mai 2024, les loyers demandés ont reculé d'environ 8 % à l'échelle nationale, ce qui équivaut à des économies d'environ 2 000 $ par an. Les baisses les plus marquées ont été enregistrées dans certains des marchés les moins abordables au Canada, notamment à Toronto (-14 %) et Vancouver (-18 %) (graphique 33).

Graphique 33
Les loyers ont reculé par rapport à leurs sommets dans les grandes villes canadiennes

Graphique 33 : Les loyers ont reculé par rapport à leurs sommets dans les grandes villes canadiennes

Nota – Le dernier point de données correspond à septembre 2026. Pour chaque ville, le sommet correspond au loyer mensuel demandé le plus élevé depuis septembre 2022.

Source : Rentals.ca

Version texte
VAN TOR CAL EDM MTL OTT
-17,9 -14,4 -13,6 -5,5 -4,9 -3,3
Graphique 34
Pour les acheteurs éventuels, les propriétés deviennent plus accessibles
Graphique 34 : Pour les acheteurs éventuels, les propriétés deviennent plus accessibles

Nota – Le dernier point de données correspond au T2 de 2026. L'indice d'accessibilité à la propriété de la Banque du Canada mesure la part du revenu qu'un ménage représentatif consacrerait aux charges liées à la propriété d'un logement.

Source : Banque du Canada

Version texte
Indice Moyenne de 2016 à 2019 Sommet après la pandémie
2016
T1
35,7 36,375
2016
T2
36,2 36,375
2016
T3
36,1 36,375
2016
T4
35,6 36,375
2017
T1
36,3 36,375
2017
T2
36,9 36,375
2017
T3
36,7 36,375
2017
T4
36,2 36,375
2018
T1
36,9 36,375
2018
T2
36,8 36,375
2018
T3
37,1 36,375
2018
T4
37,3 36,375
2019
T1
36,8 36,375
2019
T2
35,3 36,375
2019
T3
35,7 36,375
2019
T4
36,4 36,375
2020
T1
36,5 36,375
2020
T2
31,7 36,375
2020
T3
33,2 36,375
2020
T4
35,7 36,375
2021
T1
35,9 36,375
2021
T2
38,4 36,375
2021
T3
39,4 36,375
2021
T4
41,6 36,375
2022
T1
45,3 36,375
2022
T2
51,4 36,375
2022
T3
51,5 36,375
2022
T4
50,2 36,375
2023
T1
50 36,375
2023
T2
50,8 36,375
2023
T3
54,5 36,375 54,5
2023
T4
54 36,375 54,5
2024
T1
51,2 36,375 54,5
2024
T2
50,4 36,375 54,5
2024
T3
48,3 36,375 54,5
2024
T4
46,5 36,375 54,5
2025
T1
45,3 36,375 54,5
2025
T2
43,7 36,375 54,5
2025
T3
43,6 36,375 54,5
2025
T4
43,1 36,375 54,5
2026
T1
42,3 36,375 54,5
2026
T2
41,3 36,375 54,5

Pour les acheteurs éventuels, les propriétés deviennent également plus accessibles grâce à la baisse antérieure des taux d’intérêt, au repli du prix des propriétés dans plusieurs marchés et à la croissance continue des revenus, qui ont réduit les coûts d’accession à la propriété par rapport au revenu. L’indice d’accessibilité à la propriété de la Banque du Canada est passé d’un sommet de 55 % à 41 %, ce qui correspond à une diminution d’environ du quart de la part du revenu des ménages qui devrait être consacrée aux charges liées à la propriété d’un logement. Bien que l’accessibilité demeure moindre qu’avant la pandémie, l’indice s’est nettement rapproché de sa moyenne pour la période de 2016 à 2019, qui était de 37 % (graphique 34).

Pour que les progrès se poursuivent, il sera essentiel que la construction résidentielle maintienne une cadence élevée. Malgré l’amélioration des conditions du marché du logement, le Canada demeure aux prises avec une importante pénurie de logements qui s’est aggravée sur plusieurs années. Notre approche en matière de logement, qui inclut Maisons Canada, aide à accroître l’offre de logements abordables et à améliorer encore plus l’accessibilité du logement. De plus, nous collaborons avec les provinces et les territoires, entre autres dans le cadre du Fonds pour bâtir des collectivités fortes et de la Loi autorisant certains paiements sur le Trésor pour améliorer l’offre de logements, en vue de réduire les obstacles à l’offre de logements (p. ex. redevances d’aménagement ou autres taxes sur la construction de nouveaux logements).

La hausse de l'inflation est principalement attribuable aux prix de l'énergie

L'inflation globale s'est accrue au cours des derniers mois, alors que les conflits au Moyen-Orient et en Europe ont fait monter les prix de l'énergie partout dans le monde. Les perturbations ayant touché les infrastructures énergétiques et le transport maritime, ainsi que les dommages causés à la capacité mondiale de raffinage, ont maintenu les prix de l'essence et d'autres sources d'énergie à un niveau élevé. Ainsi, l'inflation globale s'est maintenue en moyenne aux alentours de 3 % au cours des six derniers mois, comparativement à environ 2 % avant le début du conflit. En septembre 2026, les prix de l'essence étaient près de 28 % plus élevés qu'un an plus tôt. La prolongation de la suspension de la taxe d'accise fédérale sur le carburant jusqu'au début de l'année prochaine continuera de compenser partiellement les pressions sur les prix.

Les pressions inflationnistes sous-jacentes demeurent contenues jusqu'à présent. La hausse récente de l'inflation s'est concentrée dans les composantes liées à l'énergie, notamment le transport et certains services liés aux voyages. L'indice des prix à la consommation (IPC) excluant l'essence est resté proche de 2 %, et les mesures de l'inflation fondamentale se sont maintenues autour de 2 % en septembre (graphique 35).

La hausse récente de l'inflation est principalement attribuable aux prix de l'énergie. Nous avons réagi en suspendant temporairement la taxe d'accise fédérale sur les carburants, pour atténuer les pressions qui s'exercent sur les ménages et offrir un répit aux transporteurs routiers et aux entreprises des secteurs de l'alimentation, de l'agriculture, du logement, de la construction, de la livraison et de l'aviation.

Graphique 35
La hausse des prix de l'énergie porte l'inflation à 3 %
Graphique 35 : La hausse des prix de l'énergie porte l'inflation à 3 %

Nota – L’inflation fondamentale est calculée à partir de la moyenne des deux mesures privilégiées par la Banque du Canada : l’IPC-tronq (moyenne tronquée) et l’IPC-méd (médiane pondérée).

Source : Statistique Canada

Version texte
Tous les articles Inflation de base Tous les articles excluant l'essence Cible de 2 % Target band Lower Bound
Janv.
2026
2,3 2,5 3,0 2,0 3,0 1,0
Févr.
2026
1,8 2,3 2,4 2,0 3,0 1,0
Mars
2026
2,4 2,3 2,2 2,0 3,0 1,0
Avril
2026
2,8 2,1 2,0 2,0 3,0 1,0
Mai
2026
3,2 2,0 2,2 2,0 3,0 1,0
Juin
2026
2,8 1,9 2,2 2,0 3,0 1,0
Juill.
2026
3,0 2,0 2,2 2,0 3,0 1,0
Août
2026
3,0 2,0 2,4 2,0 3,0 1,0
Sept.
2026
3,1 1,9 2,2 2,0 3,0 1,0

Bien que de nombreux ménages continuent de faire face aux défis liés au coût de la vie, les pressions sur les prix se sont atténuées pour de nombreux biens et services essentiels qui comptent le plus pour les Canadiens. L'inflation des prix dans les épiceries a ralenti pour s'établir à 1,7 % en septembre, soit son taux le plus faible depuis plus d'un an, comparativement à près de 5 % au début de l'année. L'inflation des prix des services de logement était de 1,4 % en septembre, un taux inférieur à sa moyenne historique. La croissance modérée des coûts d'accession à la propriété et des loyers a contribué à alléger les pressions sur le budget des ménages. L'inflation touchant les biens, sauf les aliments et l'énergie, est demeurée limitée à 1,2 % en septembre.

Les prix élevés de l'énergie devraient maintenir l'inflation globale élevée au cours des prochains mois. En parallèle, les pressions sur les prix s'accentuent en raison de la hausse des prix de l'énergie et d'autres intrants. La mesure dans laquelle les pressions se répercuteront sur d'autres prix dépendra de la rapidité à laquelle les prix de l'énergie fléchissent, de la mesure dans laquelle la hausse des prix est transférée aux consommateurs et de l'évolution globale de l'économie.

La Banque du Canada a augmenté son taux directeur de 25 points de base, qui s'établit ainsi à 2,5 %, le 28 octobre 2026, afin de réduire le risque que les prix toujours élevés de l'énergie influent plus largement sur les prix d'autres biens et services. Alors que l'économie continue d'évoluer avec une certaine offre excédentaire, l'activité économique a été plus vigoureuse que prévu et le risque que les pressions exercées par le prix de l'énergie touchent les prix à la consommation plus largement a augmenté. La Banque a précisé que d'autres hausses de taux pourraient s'avérer nécessaires, mais que, compte tenu des perspectives incertaines, elle agirait de manière prudente.

Un taux d'inflation bas, stable et prévisible est un facteur essentiel dans la prise de décisions économiques et apporte de la certitude aux particuliers et aux entreprises au Canada. Le cadre de politique monétaire, examiné et renouvelé par le gouvernement du Canada et la Banque du Canada, constitue le fondement sur lequel s'appuie cette dernière, en toute indépendance, pour appliquer sa politique monétaire selon un ciblage flexible de l'inflation.

Tous les cinq ans, la Banque du Canada et le gouvernement du Canada passent en revue et renouvellent le cadre de politique monétaire au pays. Les dernières années ont montré toute l'importance d'un cadre flexible de ciblage de l'inflation qui favorise une inflation faible, stable et prévisible, qui protège le pouvoir d'achat des Canadiens et qui contribue à rehausser le niveau de vie au fil du temps. Aujourd'hui, le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque du Canada ont publié le nouveau cadre de politique monétaire pour 2026-2031. Cet accord conjoint vient réaffirmer que l'objectif premier de la politique monétaire au Canada est d'assurer la stabilité des prix, tout en conservant la latitude nécessaire pour réagir aux chocs ainsi que favoriser des résultats durables sur les plans de l'économie et du marché du travail.

Perspectives de l'économie canadienne

La croissance devrait se renforcer à mesure que l'économie s'adaptera

Le ministère des Finances Canada mène périodiquement des enquêtes auprès d'économistes du secteur privé pour connaître leur opinion au sujet des perspectives de l'économie canadienne (voir l'annexe 1 pour plus de précisions).

Comparativement à la Mise à jour économique du printemps de 2026, la dernière enquête de septembre 2026 auprès du secteur privé repose sur un point de départ plus solide, dénotant la croissance plus forte que prévu au deuxième trimestre.

Bien que l'on s'attende à ce que les dernières mesures commerciales des États-Unis pèsent sur l'activité au quatrième trimestre de 2026 et au premier trimestre de 2027, l'économie canadienne a fait preuve de résilience face à l'incertitude accrue. Le dynamisme plus grand qu'attendu au premier semestre de 2026 a largement compensé les vents contraires additionnels liés au commerce, de sorte que les perspectives de croissance annuelle du PIB pour 2026 restent relativement inchangées par rapport à la Mise à jour économique du printemps de 2026.

À mesure que l'effet de ralentissement provoqué par les rajustements des échanges commerciaux s'estompera, les économistes du secteur privé s'attendaient à ce que la croissance se renforce au cours de 2027, soutenue par la résilience des dépenses des ménages, la stabilisation de l'activité dans le marché du logement, l'augmentation des investissements des entreprises et l'adoption continue de technologies améliorant la productivité, dont l'IA (graphique 36).

Les perspectives pour la période allant de 2028 à 2030 ont également été revues à la hausse, compte tenu d'une croissance plus forte des investissements des entreprises et de la productivité. De nouveaux incitatifs à l'investissement, dont la Mégadéduction à la productivité, qui fera passer d'environ 15 % à plus de 65 % la proportion des actifs admissibles à la passation en charges immédiate, et ce, de manière permanente, constituent une autre source de soutien possible pour les investissements des entreprises. Pour le moment, les prévisions du secteur privé ne tiennent peut-être pas entièrement compte de la réponse potentielle de l'investissement aux mesures annoncées récemment. L'adoption grandissante de technologies numériques avancées, y compris l'IA, devait aussi soutenir l'investissement et améliorer la capacité de production dans l'ensemble de l'économie.

Dans l'ensemble, les prévisionnistes du secteur privé s'attendaient à une croissance du PIB réel de 1 % en 2026 et de 1,7 % en 2027, comparativement aux taux de 1 % et de 1,9 %, respectivement, prévus dans la Mise à jour économique du printemps de 2026. La croissance moyenne annuelle en 2026 est freinée par la faiblesse de l'activité économique à la fin de 2025 et au début de cette année. Toutefois, le plus grand dynamisme observé jusqu'au milieu de 2026 et les éléments indiquant que l'activité est restée vigoureuse au cours de l'été laissent présager une croissance sous-jacente un peu plus soutenue. En glissement annuel au quatrième trimestre, le PIB réel devait augmenter de 1,6 % en 2026 et de 1,8 % en 2027, ce qui indique un renforcement progressif de l'essor économique au cours de la période de projection.

Les perspectives du Canada demeurent plus favorables que celles d'autres pays du monde. Alors que de nombreuses économies avancées font face à des difficultés d'ordre commercial et géopolitique, le FMI prévoit que le Canada devrait demeurer au deuxième rang des économies du G7 au chapitre de la croissance en 2027. Le Canada bénéficie d'importants investissements dans les ressources naturelles et les infrastructures et d'une filière croissante de grands projets, sans compter la solidité de ses finances publiques et de ses institutions financières.

Les économistes du secteur privé s'attendaient à ce que l'inflation du PIB atteigne en moyenne 4,6 % en 2026 et 1,9 % en 2027, contre 3,1 % et 1,8 % dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, étant donné que les prix du pétrole attendus ont été revus à la hausse par rapport au printemps dernier. Par conséquent, le niveau du PIB nominal devait dépasser celui prévu dans la Mise à jour d'environ 48 milliards de dollars par année en moyenne de 2026 à 2030, principalement en raison de la hausse de l'inflation du PIB attribuable à l'augmentation des prix des produits de base, à laquelle la progression du PIB réel contribuera également à moyen terme (graphique 37).

Depuis la tenue de l'enquête de septembre, les marchés ont intégré l'effet du prolongement possible du conflit au Moyen-Orient et des perturbations connexes de l'approvisionnement. Les prix à terme du pétrole indiquent maintenant que les prix du pétrole brut pourraient rester élevés plus longtemps que l'avaient prévu les économistes, ce qui accentuera les pressions inflationnistes, tout en augmentant la valeur des exportations du Canada et en améliorant les termes de l'échange. Les rendements des obligations à long terme sont un peu plus élevés que prévu, bien qu'ils aient ralenti depuis le début d'octobre. La Banque du Canada a augmenté son taux directeur de 25 points de base depuis cette période, en réponse à l'accroissement des risques d'inflation. Malgré un certain fléchissement durant l'été, l'activité économique a profité de la vigueur observée au deuxième trimestre, alors que les indicateurs récents pointent vers une forte croissance au troisième trimestre. Ensemble, cette évolution laisse entendre que les perspectives relatives au PIB nominal pourraient s'éclaircir par rapport aux prévisions de l'enquête de septembre. Cette dernière reste toutefois un point de référence à utiliser avec prudence dans la planification économique et budgétaire compte tenu de l'incertitude persistante.

Dans l'enquête de septembre, les économistes du secteur privé s'attendaient à ce qui suit :

  • Les prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) augmenteront, passant de 86 $ US le baril au troisième trimestre de cette année à 90 $ US le baril au trimestre suivant, avant de baisser progressivement pour s'établir à 73 $ US le baril au quatrième trimestre de 2027. Sur l'ensemble de 2026, le prix du pétrole devrait s'établir en moyenne à 85 $ US le baril en 2026, comparativement à la prévision de 73 $ US le baril dans la Mise à jour économique du printemps. On s'attendait à ce qu'il diminue ensuite à 79 $ US le baril en 2027, ce qui est légèrement supérieur à la prévision de 66 $ US de la Mise à jour économique du printemps.
  • L'inflation de l'IPC devrait s'établir en moyenne à 2,8 % en 2026 et à 2,2 % en 2027, comparativement à 2,5 % et 1,9 %, respectivement, dans la Mise à jour économique du printemps. L'inflation devait ensuite rester près de la cible jusqu'en 2030, comme le prévoyait la Mise à jour économique du printemps.
  • Le taux de chômage devrait s'établir en moyenne à 6,6 % en 2026, soit un taux semblable au taux de 6,5 % prévu dans la Mise à jour économique du printemps, et poursuivra sa trajectoire à la baisse pour atteindre 5,8 % d'ici 2030, ce qui représente une légère amélioration par rapport au taux de 5,9 % prévu dans la Mise à jour économique du printemps.
  • La Banque du Canada devrait maintenir son taux directeur à 2,25 % jusqu'en 2026 avant de procéder à deux hausses de 25 points de base en 2027. Avec la reprise économique, les taux d'intérêt à court terme devaient commencer à augmenter au début de 2027 pour atteindre 2,7 % en 2028, comme on le prévoyait aussi dans la Mise à jour économique du printemps. Contrairement aux prévisions faites dans la Mise à jour, cependant, les taux à court terme devaient demeurer à ce niveau au cours de la période de projection, au lieu de baisser légèrement.
  • Le taux des obligations à 10 ans passera d'une moyenne de 3,6 % en 2026 à 3,8 % en 2027 avant de diminuer pour s'établir à environ 3,7 % par la suite, des prévisions qui correspondent en grande partie à ce qui était attendu dans la Mise à jour économique du printemps.
  • Aux États-Unis, la croissance du PIB réel s'établira en moyenne à 2,1 % en 2026, en baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport au taux attendu dans la Mise à jour économique du printemps. Par la suite, la croissance devait s'accélérer au cours de la période de projection, à un rythme légèrement plus soutenu que celui prévu dans la Mise à jour économique du printemps.

Graphique 36
Projections de croissance du PIB réel : une reprise est attendue après un ralentissement temporaire

Graphique 36 : Projections de croissance du PIB réel : une reprise est attendue après un ralentissement temporaire

Sources : Statistique Canada; ministère des Finances Canada, enquêtes de mars 2026 et de septembre 2026 auprès d’économistes du secteur privé; calculs du ministère des Finances Canada

Version texte
Budget de 2026 Mise à jour économique du printemps
2026
T2
3,3 1,7
2026
T3
1,6 1,7
2026
T4
1,3 1,9
2027
T1
1,5 2,0
2027
T2
1,7 2,0
2027
T3
1,9 1,9
2027
T4
1,9 1,9

Graphique 37
Projections du niveau du PIB nominal supérieures à celles de la Mise à jour économique du printemps de 2026

Graphique 37 : Projections du niveau du PIB nominal supérieures à celles de la Mise à jour économique du printemps de 2026

Sources : Statistique Canada; ministère des Finances Canada, enquêtes de mars 2026 et de septembre 2026 auprès d’économistes du secteur privé; calculs du ministère des Finances Canada

Version texte
Budget de 2026 Mise à jour économique du printemps
2025
T3
3 261 3 261
2025
T4
3 285 3 285
2026
T1
3 328 3 329
2026
T2
3 438 3 367
2026
T3
3 455 3 394
2026
T4
3 485 3 423
2027
T1
3 509 3 453
2027
T2
3 536 3 485
2027
T3
3 566 3 518
2027
T4
3 597 3 553

Le ministère des Finances Canada estime que, collectivement, les mesures budgétaires mises en place depuis la Mise à jour économique du printemps de 2026 apporteront un soutien important à l'économie à court terme et renforceront la capacité de production au fil du temps (voir encadré). Dans l'ensemble, ces mesures poursuivent sur la lancée des investissements récents visant à renforcer l'économie du Canada, afin de soutenir les travailleurs et les entreprises dès aujourd'hui tout en créant les conditions nécessaires à l'augmentation des revenus et du niveau de vie dans l'avenir. 

Le Budget de 2026 soutient les Canadiens dès aujourd'hui et bâtit une économie plus forte pour demain

Le Budget de 2026 soutient les Canadiens et l'économie tout en jetant les bases d'un Canada plus productif, compétitif et prospère. Les mesures budgétaires mises en place depuis la Mise à jour économique du printemps de 2026 fourniront environ 151 milliards de dollars en soutien net de 2026-2027 à 2030-2031, les frais de la dette exclus, aux ménages, aux entreprises et à d'autres ordres de gouvernement, selon la comptabilité d'exercice.  

Ces mesures apporteront un soutien rapide à court terme, alors que l'économie canadienne fonctionne en deçà de son potentiel sous l'effet des droits de douane et des perturbations géopolitiques. En soutenant l'activité économique et les emplois, les mesures aideront les travailleurs et les entreprises du Canada à traverser cette période d'ajustement.  

Au-delà du court terme, les effets économiques plus durables des mesures budgétaires prévues dans le Budget de 2026 devraient se manifester de plus en plus par une hausse de l'investissement privé et de la productivité, ce qui renforcera le potentiel de croissance du Canada.  

Au centre de ces efforts se trouve la Mégadéduction à la productivité. Cette mesure permanente et de large portée réduit le coût après impôt des investissements en permettant aux entreprises de toutes tailles de déduire immédiatement et dans leur entièreté les investissements admissibles. En rendant permanente la passation en charges immédiate, le gouvernement donne aux entreprises plus de certitude en vue de prendre des décisions d'investissement à long terme, ce qui les encourage à investir, à prendre de l'expansion et à construire au Canada. Cette mesure devrait stimuler les investissements dans de nouveaux actifs, par exemple des machines, de l'équipement et des technologies, qui aideront les entreprises à se moderniser et à fournir aux travailleurs de meilleurs outils pour améliorer leur productivité. Le ministère des Finances Canada estime que, d'ici la fin de la période de projection budgétaire, en 2030, la Mégadéduction à la productivité pourrait faire augmenter à elle seule le niveau du PIB réel d'environ 0,5 %. 

Pour les Canadiens, l'accroissement des investissements et de la productivité fait augmenter les salaires réels ainsi que leur pouvoir d'achat, ce qui leur permet d'en faire plus avec leur argent. Il crée également davantage de possibilités pour les travailleurs et améliore le niveau de vie, car les investissements dans de meilleurs outils et de meilleures technologies leur permettent de créer plus de valeur dans le cadre de leur travail.

Le ministère des Finances Canada estime que, globalement, les mesures budgétaires prévues dans le Budget de 2026 pourraient faire augmenter la croissance annuelle du PIB réel de 0,2 point de pourcentage, en moyenne, jusqu'en 2030, de sorte que le PIB réel dépasserait d'environ 0,9 % d'ici 2030 le niveau projeté autrement. L'augmentation de l'activité économique qui en résultera devrait augmenter le PIB réel par habitant d'environ 800 $ (en dollars de 2026) et créer environ 50 000 emplois d'ici 2030. À mesure que les gains de productivité s'accumuleront, une part croissante de l'amélioration du niveau de vie devrait se traduire par une hausse des salaires réels, lesquels devraient augmenter de 0,8 % d'ici 2030. Ces effets s'accentuent à mesure que les investissements s'additionnent et que la capacité de production de l'économie s'accroît.

Ces répercussions économiques sont présentées séparément des prévisions économiques du secteur privé sur lesquelles le gouvernement fonde sa planification budgétaire. L'enquête de septembre 2026 menée auprès du secteur privé tient compte des mesures budgétaires annoncées avant qu'elle prenne fin, le 16 septembre, comme la Mégadéduction à la productivité, mais pas de l'ensemble des mesures prévues au Budget de 2026. Les effets potentiels sur la productivité et l'investissement des mesures stratégiques prises récemment pourraient ne pas encore être pleinement pris en compte dans les prévisions du secteur privé. Par conséquent, certains des effets économiques présentés ci-dessus pourraient s'ajouter à ceux déjà pris en compte dans les prévisions de l'enquête de septembre.

Analyse des scénarios économiques

Les risques qui pèsent sur les perspectives économiques du Canada s'expliquent à la fois par l'évolution de la situation externe et les facteurs intérieurs qui façonnent le potentiel de croissance à long terme du Canada. Malgré la résilience et la grande capacité d'adaptation dont fait preuve l'économie canadienne, les perspectives de croissance à court terme demeurent étroitement liées à la conjoncture économique mondiale. Les prévisions à l'échelle internationale restent vulnérables à une réévaluation générale des perspectives de croissance compte tenu des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, des pressions inflationnistes qui en résultent et de la hausse des rendements obligataires dans le monde. Au-delà du court terme, la performance économique du Canada dépendra de plus en plus de sa capacité à tirer parti des nouvelles possibilités qui se présentent au pays afin de stimuler l'investissement des entreprises, l'innovation et la croissance de la productivité.

L'analyse des risques permet d'évaluer l'éventail de résultats possibles en fonction des prévisions de référence et favorise une planification budgétaire prudente. Les paragraphes qui suivent donnent un aperçu de chaque scénario. De plus amples détails sur les perspectives économiques et l'analyse des scénarios se trouvent à l'annexe 1.

Scénario d'investissement accru

Le scénario d'investissement accru dépeint un environnement dans lequel les entreprises canadiennes répondent davantage aux nouveaux incitatifs à l'investissement, comme la Mégadéduction à la productivité, et adoptent des technologies qui améliorent la productivité, comme l'IA, dans une plus large mesure que ne le suppose l'enquête de septembre. Ce scénario favorise une croissance plus forte de l'investissement, de la productivité et de l'économie. En parallèle, une demande mondiale accrue en énergie, en minéraux critiques et en chaînes d'approvisionnement connexes soutient l'investissement, alors que les exportateurs canadiens étendent plus rapidement leurs activités à des marchés autres qu'américains, ce qui accélère la diversification des échanges commerciaux.

Une croissance plus forte de la productivité et l'intensification du capital soutiennent une hausse des revenus et la rentabilité des entreprises, favorisent le renforcement d'un supercycle d'investissement et améliorent la compétitivité du Canada. Par conséquent, la croissance annuelle du PIB réel dépasse les prévisions de l'enquête de septembre tout au long de l'horizon de projection, et le niveau du PIB nominal est sensiblement plus élevé que dans le scénario de référence. Bien qu'il suppose des résultats supérieurs à ceux de l'enquête de septembre, ce scénario s'appuie sur des hypothèses prudentes et présume que les gains augmenteront progressivement durant la période de projection, à mesure que la croissance de l'investissement et de la productivité accroît la capacité de production de l'économie.

Dans l'ensemble, la croissance annuelle du PIB réel du Canada est en moyenne supérieure de 0,3 point de pourcentage sur l'horizon de projection par rapport aux prévisions de l'enquête de septembre, de sorte que le niveau du PIB réel est plus élevé de 1,3 % d'ici 2030 (graphique 38). Le PIB nominal est supérieur de 26 milliards de dollars en moyenne par année par rapport aux prévisions de l'enquête de septembre pour la période allant de 2026 à 2030 (graphique 39).

Scénario de perturbation de l'approvisionnement mondial

Dans le scénario de perturbation de l'approvisionnement mondial, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient s'avèrent plus persistantes que prévu, prolongeant les perturbations des marchés mondiaux de l'énergie, de la capacité de raffinage et de routes maritimes cruciales. La hausse des prix du pétrole et du diesel, ainsi que l'augmentation des coûts du transport et d'autres intrants clés, renforce les pressions inflationnistes. En conséquence, de nombreuses banques centrales maintiennent plus longtemps une politique monétaire plus restrictive. Les inquiétudes concernant l'inflation persistante et la viabilité des finances publiques exercent une autre pression à la hausse sur les rendements obligataires mondiaux, resserrent les conditions de financement, augmentent l'incertitude et pèsent sur l'investissement et l'activité économique. La valorisation élevée des actifs et les primes de risque comprimées avant le choc rendent les marchés vulnérables à de vastes corrections des prix des actifs lorsque les conditions économiques et financières se détériorent.

Ces différents facteurs se répercutent sur le Canada en venant augmenter les prix intérieurs, diminuer la richesse des ménages, accroître le coût du financement et réduire la demande extérieure, à un moment où l'économie canadienne est déjà aux prises avec une grande incertitude liée à la politique commerciale américaine.

Par conséquent, la croissance du PIB réel du Canada est inférieure aux prévisions de l'enquête de septembre (graphique 38), et le niveau du PIB réel est plus bas de 0,9 % au creux prévu en 2027. Bien que la hausse des prix de l'énergie et des prix intérieurs soutienne dans une certaine mesure l'inflation du PIB, le PIB nominal reste, en moyenne, inférieur de 8 milliards de dollars par an aux prévisions de l'enquête de septembre pour la période allant de 2026 à 2030 (graphique 39).

Graphique 38
Des investissements plus élevés offrent un potentiel de hausse, mais les perturbations qui persistent dans les chaînes d'approvisionnement présentent un risque de détérioration

Graphique 38 : Des investissements plus élevés offrent un potentiel de hausse, mais les perturbations qui persistent dans les chaînes d'approvisionnement présentent un risque de détérioration

Sources : Statistique Canada; ministère des Finances Canada, enquête de septembre 2026 auprès d’économistes du secteur privé; calculs du ministère des Finances Canada

Version texte
Budget de 2026 Scénario de perturbation de l'approvisionnement mondial Scénario d'investissement accru
2026 1 0,9 1
2027 1,7 1 2
2028 2 2,1 2,3
2029 2 2,3 2,3
2030 1,9 2 2,2

Graphique 39
Certains risques importants pourraient entraîner une hausse ou une baisse du PIB nominal au cours de la période de projection

Graphique 39 : Certains risques importants pourraient entraîner une hausse ou une baisse du PIB nominal au cours de la période de projection

Sources : Statistique Canada; ministère des Finances Canada, enquête de septembre 2026 auprès d’économistes du secteur privé; calculs du ministère des Finances Canada

Version texte
Scénario de perturbation de l'approvisionnement mondial Scénario d'investissement accru
2026 1 2
2027 -8 13
2028 -12 26
2029 -11 38
2030 -9 52

La gestion responsable des finances publiques donne une marge de manœuvre pour investir

Nous gérons les finances avec rigueur et en fonction d'orientations bien précises. Il veille à la viabilité des finances publiques, tout en catalysant des investissements ciblés et aux vastes retombées qui renforcent la croissance, la productivité et la résilience économique à long terme.

Figure 5
Faits saillants budgétaires
Figure 5 : Faits saillants budgétaires
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Saisissez la version texte du graphique.

Le Budget de 2026 s'appuie sur cette approche pour proposer des investissements supplémentaires dans les infrastructures, l'innovation et d'autres actifs favorisant la croissance, tout en assurant une gestion prudente des dépenses de fonctionnement courantes. Le Budget de 2026 donne au Canada une marge de manœuvre pour investir, préserve son avantage financier parmi ses pairs du G7 et respecte les cibles budgétaires énoncées dans le Budget de 2025, soit équilibrer les dépenses de fonctionnement et les revenus d'ici 2028-2029 et maintenir le ratio du déficit au PIB sur une trajectoire descendante.

Le Canada est maintenant en voie d'équilibrer les dépenses de fonctionnement et les revenus un an plus tôt que prévu, d'ici 2027-2028.

Le Budget de 2026 s'appuie sur les solides assises financières du Canada

Les perspectives budgétaires restent meilleures que ce qu'indiquait la Mise à jour économique du printemps de 2026, les nouvelles mesures prévues dans le présent budget incluses. Au cours des six prochains exercices, le déficit devrait diminuer de 34 milliards de dollars par rapport aux projections antérieures. Le ratio du déficit au PIB devrait baisser au cours de la période de planification, pour passer de 1,8 % en 2026-2027 à 1,3 % en 2030-2031, restant généralement conforme, voire inférieur, aux prévisions de la Mise à jour économique du printemps de 2026, en harmonie avec nos cibles budgétaires.

Tableau 1
Évolution du contexte économique et budgétaire et mesures stratégiques
en milliards de dollars
Projections
2025–2026 2026–2027 2027–2028 2028–2029 2029–2030 2030–2031
Solde budgétaire – MEP 2026* -66,9 -65,3 -63,1 -57,7 -56,2 -53,2
Évolution du contexte économique et budgétaire depuis la MEP 2026 27,5 21,5 38,3 32,9 33,2 32,4
Solde budgétaire avant les mesures stratégiques -39,3 -43,8 -24,8 -24,8 -23,0 -20,8
Mesures stratégiques prises depuis la MEP 2026 -3,2 -3,9 -1,9 -0,1 -0,4
Mesures du Budget de 2026 (par chapitre)
1. Le supercycle d'investissement au Canada -2,0 -11,0 -12,8 -11,7 -14,4
2. Une économie canadienne plus compétitive et intégrée -2,3 -4,9 -2,6 -3,0 -2,3
3. Un coût de la vie plus abordable -8,6 -8,0 -5,1 -4,1 -4,8
4. Un Canada fort et uni -1,0 -7,5 -8,5 -9,3 -8,3
5. Un Canada souverain et en sécurité -1,0 -1,6 -1,3 -1,5 -1,1
6. Un gouvernement plus efficace -0,3 -0,6 -0,6 -0,8 -0,8
Total partiel – Mesures du Budget de 2026 -15,2 -33,8 -30,9 -30,4 -31,8
Total – Mesures stratégiques prises depuis la MEP 2026 et mesures du Budget de 2026 -18,4 -37,7 -32,8 -30,5 -32,1
Solde budgétaire -39,3 -62,3 -62,5 -57,6 -53,4 -52,9
Solde budgétaire (% du PIB) -1,2 -1,8 -1,8 -1,6 -1,4 -1,3
Dette fédérale (% du PIB) 40,2 39,9 40,2 40,4 40,3 40,1
Solde budgétaire – MEP 2026* -66,9 -65,3 -63,1 -57,7 -56,2 -53,2
Solde budgétaire (% du PIB) -2,1 -1,9 -1,8 -1,6 -1,5 -1,4
Dette fédérale (% du PIB) 41,1 41,5 41,8 41,9 41,8 41,6
Nota – Un nombre négatif indique une détérioration du solde budgétaire (en raison d'une baisse des revenus ou d'une augmentation des charges). Un nombre positif indique une amélioration du solde budgétaire (en raison d'une hausse des revenus ou d'une baisse des charges).
* Conformément à la Mise à jour économique du printemps de 2026.

Le ratio de la dette fédérale au PIB devrait aussi diminuer chaque année durant la période de projection et devrait être plus d'un point de pourcentage inférieur à la moyenne par rapport à la Mise à jour économique du printemps de 2026.

Parallèlement, la croissance des charges de programmes directes a ralenti considérablement, passant d'une moyenne de 8 % par année de 2014-2015 à 2024-2025 à moins de 2 % au cours de la période de planification du Budget de 2026 (2026-2027 à 2030-2031), tandis que les principaux transferts aux particuliers et aux provinces et territoires restent protégés et continuent de croître.

Graphique 40
Ratio de la dette fédérale au PIB depuis le Budget de 2025
Graphique 40 : Ratio de la dette fédérale au PIB depuis le Budget de 2025

Source : Ministère des Finances Canada

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2025-2026 2026-2027 2027-2028 2028-2029 2029-2030 2030-2031
Budget de 2025 42,4 43,1 43,3 43,3 43,1
Mise à jour économique du printemps de 2026 41,1 41,5 41,8 41,9 41,8 41,6
Budget de 2026 40,2 39,9 40,2 40,4 40,3 40,1

Ce plan budgétaire responsable crée une marge de manœuvre pour agir là où les Canadiens en ont le plus besoin. Alors que les pressions tarifaires et l'incertitude économique mondiale continuent de peser sur les travailleurs et les entreprises, le Budget de 2026 prévoit un soutien ciblé pour aider les industries canadiennes à demeurer concurrentielles, protéger les emplois et renforcer la sécurité économique du Canada. Ces mesures aideront les entreprises à s'adapter, à diversifier leurs marchés et à saisir de nouvelles occasions dans une économie mondiale en mutation. Par rapport au Budget de 2025 et à la Mise à jour économique du printemps de 2026, la trajectoire du ratio de la dette au PIB est nettement plus favorable dans le Budget de 2026, ce qui montre l'importance continue de l'efficacité opérationnelle et de la rigueur budgétaire (graphique 40).

Le Budget de 2026 vise à améliorer la performance économique à long terme du Canada, en proposant stratégiquement des mesures qui viendront accroître la productivité, débloquer les investissements privés, moderniser les infrastructures, renforcer les chaînes d'approvisionnement, soutenir les travailleurs et aider les entreprises canadiennes à croître et à faire face à la concurrence. Nous continuons également de nous attaquer aux problèmes d'abordabilité : près du tiers des nouvelles mesures du Budget de 2026 ont pour but de réduire le coût de la vie au pays et de protéger les Canadiens.

La rigueur budgétaire n'est pas un obstacle à la croissance : c'est une occasion à saisir. C'est ce qui permet au gouvernement de préserver des programmes sociaux essentiels et de réaliser des investissements favorisant la croissance. Même si nous investissons, les frais de la dette publique restent historiquement bas. Selon les projections, ils devraient s'établir à 2,2 % du PIB d'ici 2030-2031, ce qui est bien en deçà du sommet de 6,5 % atteint dans les années 1990.

Accroître les investissements en capital tout en maintenant la rigueur budgétaire

Dans le Budget de 2026, l'objectif consiste toujours à dépenser moins pour investir davantage. La gestion prudente des coûts de fonctionnement courants permet au gouvernement d'investir davantage dans les actifs, les infrastructures et la capacité de production dont le Canada a besoin pour sa croissance à long terme. Cette approche s'appuie sur le Cadre de budgétisation des investissements en capital, mis en place dans le Budget de 2025, qui classe les dépenses fédérales et les dépenses fiscales soit comme des dépenses en capital, soit comme des dépenses de fonctionnement courantes.

Graphique 41
Composition des nouveaux investissements en capital
Graphique 41 : Ratio de la dette fédérale au PIB depuis le Budget de 2025

Source : Ministère des Finances Canada

Version texte
Mégadéduction à la productivité 36,1
Construire les logements dont le Canada a besoin 10,5
Investir dans le logement et l'infrastructure des communautés autochtones 9,5
Bâtir une économie plus propre et compétitive 8,7
Maximiser le potentiel des ressources naturelles du Canada 2,8
Autres 21,9

Le Budget de 2026 prévoit des investissements fédéraux en capital totaux de 403,9 milliards de dollars selon la comptabilité d'exercice de 2025-2026 à 2030-2031, et de 676,4 milliards de dollars selon la comptabilité de caisse (graphique 41). Les investissements annuels en capital devraient passer de 37,4 milliards de dollars en 2025-2026 à 78,2 milliards de dollars en 2030-2031, conformément à notre engagement de réaliser des investissements stratégiques à long terme.

Le Budget de 2026 contribuera à encourager plus d'investissements en capital du secteur privé, à stimuler la productivité et à investir dans le logement et les infrastructures qui soutiennent le commerce, la croissance économique et des collectivités fortes. La nouvelle Mégadéduction à la productivité incitera les entreprises de toutes tailles, quel que soit leur secteur d'activité, à investir, à prendre de l'expansion et à produire davantage de biens et de services dont le monde a besoin. Parallèlement, des investissements de 10,5 milliards de dollars dans la construction de logements dont le Canada a besoin, de 9,5 milliards de dollars dans le logement et l'infrastructure des communautés autochtones, de près de 9 milliards de dollars dans des projets d'infrastructure électrique et de 2,8 milliards de dollars dans la maximisation du potentiel des ressources naturelles du pays permettront d'accroître l'offre de logements et d'élargir des infrastructures essentielles partout au Canada.

Conformément à nos cibles budgétaires, la réorientation de la composition du déficit se poursuivra, afin qu'il soit de plus en plus attribuable aux investissements en capital (graphique 42).

Selon les projections, l'entièreté du déficit devrait être liée aux investissements en capital à compter de 2027-2028, soit un an avant l'engagement pris dans le Budget de 2025.

Graphique 42
Le Budget de 2026 établit un équilibre entre les dépenses de fonctionnement courantes et les revenus d'ici 2027-2028, soit un an plus tôt que ce qui était prévu dans le Budget de 2025
Graphique 42 : Le Budget de 2026 établit un équilibre entre les dépenses de fonctionnement courantes et les revenus d'ici 2027-2028, soit un an plus tôt que ce qui était prévu dans le Budget de 2025

Source : Ministère des Finances Canada

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2025-2026 2026-2027 2027-2028 2028-2029 2029-2030 2030-2031
Budget de 2026 -2,0 -3,5 11,2 20,3 24,6 25,2
Budget de 2025, 2027-2028 seulement -5,5

Cette méthode de budgétisation rigoureuse préserve la marge de manœuvre pour réaliser des investissements à grandes retombées, tout en garantissant une gestion responsable et viable des fonds publics. Elle est soutenue par des efforts continus visant à réduire les coûts de fonctionnement et les chevauchements, à moderniser la prestation des services et à tirer de meilleurs résultats de chaque dollar dépensé, notamment au moyen d'examens horizontaux qui aident à cerner des gains d'efficacité et à optimiser l'utilisation des ressources publiques. Le chapitre 6 fournit plus de détails sur ces efforts et les économies recensées à ce jour.

L'avantage financier du Canada, un fondement de la prospérité future

L'investissement à long terme nécessite une confiance à long terme. Le faible ratio de la dette nette au PIB du Canada, sa solide situation financière et son engagement envers la rigueur budgétaire procurent la stabilité et la résilience que les investisseurs recherchent de plus en plus. Alors que de nombreux pays comparables sont aux prises avec une dette élevée et des pressions budgétaires croissantes, l'avantage financier du Canada constitue une base solide permettant d'agir avec confiance pour protéger les Canadiens face aux perturbations, soutenir l'investissement, stimuler la croissance de la productivité et assurer une prospérité durable au Canada, ainsi qu'une plus grande indépendance économique.

Le Canada dispose ainsi d'une marge de manœuvre plus grande que celle de bon nombre d'économies comparables pour transformer cette période d'incertitude mondiale en une occasion pour le Canada.

  • Si l'on tient compte de tous les ordres de gouvernement, le ratio de la dette nette au PIB du Canada est de seulement 9,3 %, comparativement à la moyenne de 101,3 % au sein du G7, en excluant le Canada (graphique 43).
  • Ce ratio d'endettement est inférieur à celui de tout autre pays du G7, et est même inférieur aux ratios dans ces pays avant la pandémie.
  • Le Canada affiche également l'un des plus faibles déficits du G7 en pourcentage de l'économie (graphique 44).

Le Canada est aussi l'une des deux seules économies du G7, avec l'Allemagne, à maintenir une cote AAA auprès de multiples grandes agences de notation de crédit mondiales. Cette cote AAA soutient la confiance des investisseurs et contribue à garder les coûts d'emprunt aussi bas que possible.

Grâce à cet avantage financier, nous sommes en mesure de faire aujourd'hui des investissements qui jetteront les bases de la croissance future – pour rendre la vie plus abordable, mettre en place les conditions nécessaires afin que les entreprises puissent créer de bons emplois bien rémunérés, préserver les services sociaux qui nous permettent de prendre soin les uns des autres et donner au Canada les moyens de tracer sa propre voie.

Graphique 43
La faible dette nette du Canada soutient sa capacité d'investissement

Graphique 43 : La faible dette nette du Canada soutient sa capacité d'investissement

Nota – Les chiffres incluent tous les ordres de gouvernement. Aux fins de comparaisons internationales, l’expression « tous les ordres de gouvernement » désigne le gouvernement central, les gouvernements infranationaux et les administrations locales, ainsi que les caisses de sécurité sociale d’un pays. Dans le cas du Canada, il s’agit des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, des administrations locales et des gouvernements autochtones, auxquels s’ajoutent le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec.

Source : FMI, Moniteur des finances publiques, octobre 2026

Version texte
2031 (prévisions) 2026 (prévisions) 2019
Italie 126,2 128,5 123,0
Japon 116,5 127,0 148,2
France 116,5 111,3 89,0
É.-U. 116,8 98,4 81,6
R.-U. 91,7 93,4 74,8
Allemagne 62,8 49,6 39,6
Canada 10,2 9,3 8,7

Graphique 44
La situation budgétaire du Canada demeure l'une des plus solides du G7

Graphique 44 : La situation budgétaire du Canada demeure l'une des plus solides du G7

Nota – Les chiffres incluent tous les ordres de gouvernement. Aux fins de comparaisons internationales, l’expression « tous les ordres de gouvernement » désigne le gouvernement central, les gouvernements infranationaux et les administrations locales, ainsi que les caisses de sécurité sociale d’un pays. Dans le cas du Canada, il s’agit des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, des administrations locales et des gouvernements autochtones, auxquels s’ajoutent le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec.

Source : FMI, Moniteur des finances publiques, octobre 2026

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  2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026F 2027F 2028F 2029F 2030F 2031F
Canada 0 -10,9 -3,1 0,6 -0,2 -2,1 -1,7 -2,5 -2,4 -2,3 -2,2 -2 -1,7
Minimum des autres pays du G7 -5,8 -14,1 -11,5 -8,1 -7,9 -7,8 -7,1 -8,5 -7,8 -8,1 -8,3 -8,4 -8,4
Maximum des autres pays du G7 1,3 -4,3 -3,2 -1,9 -2,2 -1,7 -0,7 -1,4 -2,1 -2,5 -1,8 -1,5 -1,4

La situation budgétaire du Canada se démarque également en dehors du G7. Comparativement à 30 autres économies avancées, le Canada affiche un ratio du déficit au PIB inférieur à la moyenne, et son ratio de la dette nette au PIB est l'un des plus faibles du groupe (graphiques 45 et 46).

Graphique 45
Le Canada conserve une situation budgétaire solide parmi les économies avancées

Graphique 45 : Le Canada conserve une situation budgétaire solide parmi les économies avancées

Nota – Le dernier point de données correspond à 2031. Les chiffres englobent tous les ordres de gouvernement (gouvernement central, gouvernements infranationaux, administrations locales), ainsi que les caisses de sécurité sociale. Dans le cas du Canada, il s’agit des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, des administrations locales et des gouvernements autochtones, auxquels s’ajoutent le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec. Les « 30 autres économies avancées » comprennent les autres économies du G7, certaines économies avancées d’Europe non membres du G7, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Israël, la Corée du Sud et Taïwan. Par souci de clarté, les soldes budgétaires de l’Irlande (2010 : -32,2 % du PIB) et de l’Islande (2016 : 12,7 % du PIB) sont exclus. La Norvège est exclue en raison de sa position d’actif net élevée (+152,5 % du PIB en 2026).

Source : FMI, Perspectives de l’économie mondiale, octobre 2026

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  1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026F 2027F 2028F 2029F 2030F 2031F
Canada -4,0 -2,9 -6,9 -8,0 -7,9 -8,8 -7,3 -5,7 -4,5 -4,7 -5,9 -8,4 -9,2 -8,9 -6,9 -5,5 -3,1 0,0 0,1 1,7 2,6 0,5 -0,2 -0,1 0,8 1,6 1,8 1,8 0,2 -3,9 -4,7 -3,3 -2,5 -1,5 0,2 -0,1 -0,5 -0,1 0,4 0,0 -10,9 -3,1 0,6 -0,2 -2,1 -1,7 -2,5 -2,4 -2,3 -2,2 -2,0 -1,7
Minimum des 30 autres économies avancées -9,7 -16,0 -12,8 -15,0 -11,2 -10,4 -10,3 -8,5 -10,6 -11,0 -11,1 -11,1 -10,1 -10,9 -8,8 -12,3 -9,7 -7,5 -9,9 -11,1 -12,7 -7,7 -8,4 -7,3 -6,1 -6,1 -4,1 -3,0 -12,0 -13,9 -11,4 -13,5 -11,5 -11,2 -7,3 -5,3 -4,4 -4,8 -5,3 -5,8 -14,1 -11,5 -8,1 -7,9 -8,1 -7,1 -8,5 -7,8 -8,1 -8,3 -8,4 -8,4
Maximum des 30 autres économies avancées 2,9 4,8 2,4 0,4 2,7 2,6 3,3 3,6 4,9 7,1 6,6 1,6 0,6 -1,5 2,0 3,7 2,6 3,0 3,0 3,5 6,7 5,6 4,0 3,7 4,5 5,2 6,4 5,6 4,2 0,6 0,3 0,9 1,1 1,3 1,4 1,3 2,3 2,5 3,2 4,3 0,4 4,1 3,4 3,5 4,1 2,9 1,4 1,4 1,2 1,0 1,1 1,1

Graphique 46
Le ratio de la dette nette au PIB du Canada est l'un des plus faibles des économies avancées

Graphique 46 : Le ratio de la dette nette au PIB du Canada est l'un des plus faibles des économies avancées

Nota – Le dernier point de données correspond à 2031. Les chiffres englobent tous les ordres de gouvernement (gouvernement central, gouvernements infranationaux, administrations locales), ainsi que les caisses de sécurité sociale. Dans le cas du Canada, il s’agit des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, des administrations locales et des gouvernements autochtones, auxquels s’ajoutent le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec. Les « 30 autres économies avancées » comprennent les autres économies du G7, certaines économies avancées d’Europe non membres du G7, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Israël, la Corée du Sud et Taïwan. Par souci de clarté, les soldes budgétaires de l’Irlande (2010 : -32,2 % du PIB) et de l’Islande (2016 : 12,7 % du PIB) sont exclus. La Norvège est exclue en raison de sa position d’actif net élevée (+152,5 % du PIB en 2026).

Source : FMI, Perspectives de l’économie mondiale, octobre 2026

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Canada 14,5 13,6 19,2 25,7 29,6 35,3 39,6 39,3 38,3 41,4 43,9 50,3 56,7 62,1 66,2 66,7 65,9 61,5 57,5 50,5 42 40,3 38,9 35,4 34,6 29,3 25 22,1 22,8 26,9 28,4 29 28,6 27 22,1 18,9 18,2 12,8 11,8 8,7 16,2 14,1 13,3 12,7 10,8 10,4 9,3 9,6 9,7 10 10,2 10,2
Minimum des 30 autres économies avancées 17,0 20,6 0,4 5,6 5,5 5,7 8,5 7,7 9,3 9,9 9,6 12,6 17,1 20,1 22,8 8,4 -0,5 -0,3 -0,2 -1,3 -0,3 -2,3 -32,8 -32,8 -29,8 -25,8 -25,4 -26,0 -22,0 -19,4 -13,2 -11,7 -10,6 -9,4 -11,3 -12,4 -12,0 -11,7 -11,7 -14,1 -10,5 -10,7 -7,8 -6,1 -5,9 -5,8 -6,9 -6,6 -6,6 -6,1 -5,5 -5,0
Maximum des 30 autres économies avancées 62,5 61,9 57,1 53,9 153,3 125,7 102,7 77,0 95,3 97,9 101,2 104,5 112,0 123,0 129,3 109,9 110,7 108,3 119,2 105,7 100,2 100,3 98,1 98,6 98,0 98,4 98,6 96,3 104,5 119,2 127,7 138,9 142,6 141,1 140,1 140,4 142,9 144,3 146,7 148,2 160,8 157,5 159,7 149,3 141,1 132,4 128,5 128,2 127,6 126,8 126,4 126,2

Cet avantage financier rend également le Canada résilient face à l'incertitude économique, comme l'illustrent les scénarios qui suivent.

Analyse des scénarios économiques : répercussions budgétaires

L'économie canadienne est demeurée résiliente, mais, à court terme, les risques demeurent élevés dans le contexte des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Pour favoriser une planification budgétaire prudente à la lumière des prévisions de l'enquête de septembre 2026 auprès du secteur privé, et pour soumettre ses prévisions budgétaires de référence à des simulations de crise, le ministère des Finances Canada a évalué l'incidence budgétaire des deux scénarios économiques.

Dans le scénario de l'investissement accru, les entreprises canadiennes investissent davantage et adoptent plus largement des technologies améliorant la productivité, ce qui accroît la croissance de la productivité. Dans ce scénario, le solde budgétaire s'améliorerait de 3,0 milliards de dollars en moyenne par année durant la période de projection (graphique 47). Le ratio de la dette fédérale au PIB devrait augmenter à 40,0 % en 2027-2028, puis descendre à 39,2 % d'ici 2030-2031 (graphique 48).

Dans le scénario de perturbation de l'approvisionnement mondial, le conflit au Moyen-Orient dure plus longtemps que prévu, de sorte que les pressions inflationnistes persistent et que les conditions financières à l'échelle mondiale se resserrent. Dans ce scénario, le déficit augmenterait de 2,2 milliards de dollars en moyenne par année durant la période de projection (graphique 47). Le ratio de la dette fédérale au PIB augmenterait pour s'établir à 40,7 % d'ici 2028-2029, puis descendrait à 40,5 % d'ici 2030-2031 (graphique 48).

Des précisions sur les perspectives budgétaires du gouvernement et l'incidence budgétaire de ces scénarios sont données à l'annexe 1.

Graphique 47
Déficit fédéral selon les scénarios économiques

Graphique 47 : Déficit fédéral selon les scénarios économiques

Source : ministère des Finances Canada

Version texte
2026-
2027
2027-
2028
2028-
2029
2029-
2030
2030-
2031
Budget de 2026 62,3 62,5 57,6 53,4 52,9
Scénario d'investissement accru 62,1 61,4 54,9 49,0 46,3
Scénario de perturbation de l'approvisionnement mondial 62,4 66,1 60,4 55,7 55,1

Graphique 48
Ratio de la dette fédérale au PIB selon les scénarios économiques

Graphique 48 : Ratio de la dette fédérale au PIB selon les scénarios économiques

Source : ministère des Finances Canada

Version texte
2026-
2027
2027-
2028
2028-
2029
2029-
2030
2030-
2031
Budget de 2026 39,9 40,2 40,4 40,3 40,1
Scénario de perturbation de l'approvisionnement mondial 39,9 40,4 40,7 40,6 40,5
Scénario d'investissement accru 39,9 40,0 40,0 39,6 39,2

Le plan économique du Canada est viable du point de vue budgétaire

Nous proposons un plan économique viable du point de vue budgétaire. La modélisation réalisée par le ministère des Finances Canada montre que le ratio de la dette fédérale au PIB demeure sur une trajectoire décroissante à long terme (graphique 49). L'analyse de sensibilité indique également que le ratio de la dette fédérale au PIB continuerait de diminuer d'ici la fin de la période de projection, même dans le scénario de perturbation de l'approvisionnement mondial. La grande rigueur budgétaire dont le gouvernement fait preuve aujourd'hui donne au Canada les moyens dont il a besoin pour investir maintenant et dans l'avenir.

Graphique 49
La rigueur budgétaire maintient le ratio de la dette fédérale sur une trajectoire décroissante à long terme
Graphique 49 : La rigueur budgétaire maintient le ratio de la dette fédérale sur une trajectoire décroissante à long terme

Nota – Ces projections à long terme, même si elles se fondent sur des hypothèses raisonnables, ne doivent pas être considérées comme des prévisions. Entre autres, la projection de référence ne tient pas compte de toutes les incidences économiques et budgétaires possibles des changements économiques mondiaux que le Canada devra affronter au cours des prochaines décennies, ni de l’intégralité des retombées positives pouvant être attendues des politiques économiques récentes et futures. Des renseignements détaillés et une analyse de sensibilité concernant ces projections budgétaires à long terme sont présentés à l’annexe 1.

Version texte
Year 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049 2050 2051 2052 2053 2054 2055 2056 2057 2058 2059 2060
Budget de 2026 33,4 33,4 34 32,9 31,5 31,9 32,2 31,4 30,7 31,2 47,2 45,0 41,1 42,1 40,7 40,2 39,9 40,2 40,4 40,3 40,1 40,0 40,0 39,8 39,5 39,0 38,4 37,9 37,3 36,7 36,1 35,4 34,6 33,9 33,1 32,3 31,4 30,6 29,8 28,9 28,1 27,2 26,3 25,4 24,4 23,5 22,6 21,6 20,6 19,6 18,6
Scénario d'investissement accru 40,7 40,2 39,9 40,0 40,0 39,6 39,2 39,0 38,8 38,5 37,9 37,3 36,6 35,9 35,1 34,4 33,6 32,8 31,9 31,0 30,1 29,1 28,2 27,2 26,2 25,3 24,3 23,3 22,2 21,2 20,1 19,0 18,0 16,9 15,8 14,7 13,5
Scénario de perturbation de l'approvisionnement mondial 40,7 40,2 39,9 40,4 40,7 40,6 40,5 40,5 40,5 40,4 40,1 39,7 39,2 38,7 38,2 37,6 37,0 36,4 35,7 34,9 34,2 33,4 32,7 31,9 31,1 30,3 29,5 28,7 27,8 26,9 26,1 25,2 24,3 23,4 22,5 21,5 20,6

Assurer la prospérité et la viabilité des finances publiques du Canada dans l'avenir

Il est essentiel de préserver la capacité budgétaire du Canada pour qu'il puisse tracer sa voie dans un environnement mondial incertain, faire face aux pressions qui apparaissent et investir dans la prospérité future au pays.

Toutefois, la prospérité à long terme et la viabilité des finances publiques dépendent en définitive d'une productivité accrue. En permettant aux entreprises et aux travailleurs de produire davantage avec les mêmes ressources, la productivité fait augmenter les revenus, accélère la croissance économique et élargit l'assiette fiscale. Dans un contexte mondial plus incertain, la productivité renforce aussi la compétitivité du Canada, sa souveraineté économique et sa capacité de bâtir à grande échelle.

Le nouveau gouvernement du Canada a hérité d'une économie marquée par des années de sous-investissement et de faible croissance de la productivité. Bien que les progrès récents soient encourageants, le Canada a encore beaucoup de retard à rattraper par rapport à de nombreuses économies comparables. Une croissance soutenue de la productivité sera essentielle pour accroître le potentiel économique du Canada et entraîner des gains durables sur les plans des salaires, des revenus, de l'abordabilité et du niveau de vie (graphique 50).

Graphique 50
Une croissance soutenue de la productivité du travail est essentielle pour accroître les salaires réels et améliorer l’abordabilité
Graphique 50 : Une croissance soutenue de la productivité du travail est essentielle pour accroître les salaires réels et améliorer l’abordabilité

Sources : Statistique Canada; U.S. Bureau of Labor Statistics; calculs du ministère des Finances

Version texte
Productivité du travail au Canada Rémunération réelle par heure au Canada Productivité du travail aux États-Unis
2000 100 100 100
2001 101,9 102,3 102,6
2002 103,8 103,4 107,0
2003 103,9 101,9 111,1
2004 104,6 101,5 114,5
2005 107,0 102,9 117,1
2006 108,6 105,6 118,3
2007 108,7 106,7 120,2
2008 107,9 105,5 121,9
2009 107,8 111,3 126,8
2010 107,9 107,4 131,0
2011 110,0 108,0 130,7
2012 109,6 109,9 131,6
2013 111,2 111,4 133,0
2014 115,1 113,8 134,1
2015 114,5 118,2 135,7
2016 114,8 115,9 136,7
2017 116,5 115,1 138,6
2018 116,9 116,7 140,6
2019 117,1 118,3 143,6
2020 127,2 132,9 151,0
2021 121,3 119,4 154,5
2022 121,4 114,5 152,3
2023 119,6 119,3 155,5
2024 120,5 121,4 160,2
2025 121,8 121,9 163,6

Depuis 2025, nous menons des efforts englobant l'ensemble de l'économie pour nous attaquer aux causes et aux obstacles qui freinent la croissance de la productivité. Nous nous employons à renforcer les conditions propices à l'investissement du secteur privé, à l'innovation et à la formation de capital par une politique fiscale favorisant la croissance, des investissements stratégiques dans les infrastructures qui facilitent l'essor des secteurs axés sur les ressources naturelles et le commerce, ainsi que des mesures visant à moderniser la réglementation, à améliorer la mobilité de la main-d'œuvre, à accroître la concurrence et à développer les compétences.

Le Budget de 2026 fait passer cette transformation économique à la prochaine phase. Le Budget de 2026 vise à soutenir un nouveau cycle d'investissement et de formation de capital en venant réduire les obstacles à l'investissement, accélérer les grands projets, mobiliser des capitaux privés et renforcer la capacité de production du Canada. Au fil du temps, les investissements accrus et les gains de productivité joueront un rôle central dans la hausse des revenus réels et du niveau de vie. Ils contribueront aussi à améliorer l'abordabilité et à préserver la capacité budgétaire nécessaire pour investir dans l'avenir du Canada.

Obstacles à la productivité au Canada et mesures stratégiques ciblées
Obstacle/faiblesse Facteurs explicatifs Mesures stratégiques ciblées depuis 2025
La faiblesse de la productivité est généralisée dans l'économie canadienne. L'écart de croissance de la productivité entre le Canada et les États-Unis s'est creusé au cours des 10 dernières années, principalement en raison d'une plus faible croissance de la productivité au sein des industries, plutôt que des changements dans la structure industrielle. Le Budget de 2025 a proposé des mesures fédérales dans le cadre d'une approche économique globale comprenant l'investissement privé, l'infrastructure stratégique, la réforme de la réglementation et de la concurrence, ainsi que l'adoption de l'IA et des technologies propres. Le Budget de 2026 poursuit la même approche globale en proposant des mesures fondées à la fois sur le soutien financier (p. ex. Fonds pour un Canada fort) et sur des réformes de la structure du marché (p. ex. Plan pangouvernemental pour la concurrence). La Mégadéduction à la productivité renforce cette approche économique globale en étendant la passation en charges immédiate à un vaste éventail de biens, de sorte qu'elle réduit le coût après impôt des investissements dans bon nombre de secteurs.
Le Canada accuse un retard dans l'adoption de technologies et l'investissement dans ce domaine. Les entreprises canadiennes investissent moins que les entreprises américaines dans des actifs qui améliorent la productivité, notamment la machinerie, les logiciels et la R-D. Les mesures visant à renforcer l'investissement et l'adoption de technologies comprennent la Mégadéduction à la productivité, des incitatifs fiscaux bonifiés pour la recherche scientifique et le développement expérimental, des initiatives de capital de risque, le Fonds pour un Canada fort, la Stratégie industrielle de défense et la Stratégie automobile du Canada. La Stratégie nationale en matière d'intelligence artificielle du Canada et les mesures prises pour renforcer l'écosystème canadien de la propriété intellectuelle visent à soutenir ces efforts : elles aident les entreprises à adopter l'IA, à commercialiser le fruit de leurs recherches et à conserver une plus grande part de la valeur issue de l'innovation canadienne. Le Sommet canadien de l'investissement a aussi renforcé les efforts visant à mobiliser des capitaux à long terme.
De nombreuses petites et moyennes entreprises font face à des obstacles à l'investissement et à la croissance qui freinent leur productivité. Les coûts initiaux élevés et les rendements incertains peuvent particulièrement dissuader les petites et moyennes entreprises d'investir dans des équipements et des technologies, ce qui limite leur capacité à combler leurs retards de productivité et à se développer. La Mégadéduction à la productivité réduit le coût après impôt des investissements pour les entreprises de toutes tailles, ce qui aide les petites et moyennes entreprises à investir dans des équipements et des technologies, à améliorer leur productivité et à se développer. L'Incitatif canadien à la croissance complète ce soutien de portée générale en permettant aux investisseurs, aux fondateurs et aux employés admissibles détenant une participation en capital de conserver une plus grande partie des gains tirés d'investissements fructueux, ce qui renforce les incitatifs à créer et à investir dans des entreprises canadiennes prometteuses.
La productivité de la main-d'œuvre est freinée par le manque de compétences et les obstacles à la mobilité. Les inadéquations entre les compétences de la main-d'œuvre et les besoins du marché du travail, la formation limitée et les obstacles à la mobilité empêchent les travailleurs de se déplacer là où ils pourraient être les plus productifs. La pénurie de main-d'œuvre qualifiée dans les métiers spécialisés limite aussi la capacité à construire des logements et des infrastructures hautement nécessaires. Le gouvernement a pris des mesures pour soutenir les talents internationaux, le développement des compétences des jeunes, la formation en apprentissage et la mobilité des travailleurs, en mettant l'accent sur l'accroissement de la main-d'œuvre qualifiée nécessaire à la construction de logements et d'infrastructures, ainsi qu'aux grands projets. Parmi les principales mesures, mentionnons Une Équipe Canada forte et le soutien accru à la formation d'apprentis dans les métiers désignés Sceau rouge, y compris 2 milliards de dollars pour que les provinces et les territoires augmentent la préparation à la formation d'apprenti et leur capacité de formation technique. Le Programme de maintien à l'emploi et de réorientation de la main-d'œuvre aide les employeurs à maintenir en poste leurs travailleurs et à leur permettre d'acquérir de nouvelles compétences durant la période d'incertitude économique actuelle. La Stratégie d'attraction des talents internationaux et le plan d'action connexe favorisent l'acquisition de compétences au pays en attirant des travailleurs, des chercheurs, des entrepreneurs et des innovateurs hautement qualifiés. La limitation du recours aux clauses de non-concurrence et la bonification de la déduction pour la mobilité de la main-d'œuvre pour les gens de métier visent également à aider les travailleurs à aller là où leurs compétences sont le plus nécessaires.
Les obstacles réglementaires et les barrières au commerce intérieur limitent la concurrence, l'investissement et le dynamisme des entreprises. Le fardeau réglementaire, les approbations incertaines et les obstacles au commerce intérieur peuvent réduire la concurrence et les investissements et empêcher la réaffectation des ressources à des utilisations plus productives. Les réformes de la réglementation et de la concurrence visent à renforcer l'investissement privé, le commerce, la mobilité de la main-d'œuvre et le dynamisme des entreprises. Les principales mesures comprennent le Bureau des grands projets, la Loi sur l'unité de l'économie canadienne et la collaboration continue avec les provinces et les territoires pour réduire les obstacles au commerce intérieur, dont une loi type sur la reconnaissance mutuelle. La nouvelle Directive du Cabinet sur la compétitivité réglementaire et la réduction du fardeau administratif renforcera l'accent mis sur la compétitivité, la croissance et l'investissement au centre de la réglementation fédérale. Le Plan pangouvernemental pour la concurrence intégrera les considérations relatives à la concurrence dans l'élaboration des politiques et règlements fédéraux, tandis que la limitation du recours aux clauses de non-concurrence et l'approche « un projet, une décision, un an » favoriseront la mobilité des travailleurs et simplifieront l'approbation des grands projets.
La faiblesse de la concurrence et l'inefficacité dans les principaux secteurs de réseaux habilitants augmentent les coûts dans l'ensemble de l'économie et limitent la productivité. Les secteurs liés aux réseaux, comme les télécommunications, les transports, la construction et les services financiers, soutiennent la productivité dans l'ensemble de l'économie en permettant l'adoption du numérique, en soutenant les investissements et en reliant les entreprises aux travailleurs, aux fournisseurs et aux marchés. La faiblesse de la concurrence, des facteurs d'inefficacité et les obstacles à l'innovation dans ces secteurs peuvent faire augmenter les coûts dans l'ensemble de l'économie et ralentir la croissance de la productivité. Les mesures stratégiques prises dans les secteurs liés aux réseaux visent à réduire les coûts à l'échelle de l'économie en renforçant le rendement de ces secteurs. La Feuille de route sur la concurrence dans le secteur des télécommunications mettra l'accent sur le choix des consommateurs et l'infrastructure numérique, tandis que les services bancaires axés sur les consommateurs, la modernisation des paiements et une plus grande flexibilité pour l'investissement dans des services financiers novateurs soutiennent la concurrence et l'innovation dans le secteur des services financiers. Le Budget de 2026 prévoit en outre des mesures pour que les décisions sur les demandes présentées par de nouveaux participants du secteur financier soient prises plus rapidement et pour accorder une plus grande souplesse quant aux structures de propriété, afin de favoriser l'arrivée et la croissance de banques concurrentes nationales et étrangères. Le programme Maisons Canada vise à favoriser l'adoption de méthodes de construction modernes et à accélérer la construction résidentielle. Parmi les mesures complémentaires figurent des mises à jour plus fréquentes des codes modèles nationaux, l'établissement de normes communes concernant les méthodes de construction modernes et l'amélioration des données sur le logement. Le renforcement des corridors commerciaux permettrait en outre d'améliorer la connectivité et l'accès aux marchés.
Le manque d'infrastructures freine la croissance dans divers secteurs, notamment les ressources naturelles et les industries exposées au commerce international. Le manque d'infrastructures de transport, d'énergie et de facilitation du commerce font grimper les coûts et peuvent freiner les investissements, en particulier dans les secteurs minier, énergétique, agricole et manufacturier. Les mesures soutiennent les divers maillons de la chaîne d'infrastructures nécessaires pour débloquer les investissements et relier les entreprises canadiennes aux marchés. Des fonds consacrés aux corridors commerciaux et aux infrastructures dans l'Arctique renforcent les ports, les chemins de fer, les aéroports et le transport dans le Nord. Le Fonds du premier et du dernier kilomètre soutient les infrastructures routières, de transport d'électricité et de transformation nécessaires pour relier les mines aux marchés, y compris pour les minéraux critiques. Le Budget de 2026 fait une grande place à la production d'électricité en faisant progresser la Stratégie nationale d'électrification, notamment en prolongeant les Crédits d'impôt à l'investissement dans l'électricité propre et dans les technologies propres jusqu'en 2040. Ainsi, les projets intraprovinciaux de transport d'électricité à haute tension deviendront admissibles au Crédit d'impôt à l'investissement pour l'électricité propre, et des investissements seront faits dans des projets de modernisation du réseau, de stockage de l'énergie et de technologies d'énergie renouvelable grâce au Programme des énergies renouvelables intelligentes et de trajectoires d'électrification. De plus, le Bureau des grands projets fait progresser des projets stratégiques d'intérêt national, dans le cadre de plus vastes efforts visant à attirer les investissements et à mobiliser des capitaux privés.

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